Gasnux ouvre 2026 sans dire un mot, et pourtant tout parle. Avec Croisière, il choisit l’instrumental comme on choisit une échappée : pas de confession frontale cette fois, mais une ligne de guitare qui embarque, des synthés qui scintillent, une pulsation disco-house qui avance comme un moteur doux sous la peau. Puis soudain, le morceau décolle vraiment. Un solo fend l’horizon, les influences jazz remontent à la surface, et l’on comprend que chez lui, le groove n’est jamais juste décoratif : c’est une manière de penser, de respirer, presque de se réparer.
À 24 ans, entre le 77 et Paris, Gasnux continue de construire une pop électronique sensible, faite de mélancolie légère, d’élans discrets et de refrains intérieurs. Après les relais playlists et l’élan de Sable, il revient avec un titre qui avance sans nostalgie pesante, mais avec cette élégance un peu floue des artistes qui regardent encore leurs doutes droit dans les yeux.
On a voulu parler avec lui de cette nouvelle traversée, de ses décollages tardifs, et de cette drôle de façon qu’il a de faire danser les angoisses.
1) Qui es-tu ?
Gasnux, enchanté! 24 ans, pur produit du 77, j’ai grandi dans une ville charmante qui s’appelle Ozoir-la-ferrière. Je vis aujourd’hui entre le 9ème et le 18ème arrondissement de Paris et travaille dans un label de musique indépendant, où j’accompagne des artistes sur leurs promos.
2 ) Quel est ton parcours ?
Bien que ce soit ma passion première, je me suis révélé tardivement à la musique. Que ce soit pour tenter d’en vivre à mon compte ou pour celui des autres. J’ai étudié le Design, la communication, l’industrie culturelle. J’ai été portier aussi. Partager mes compositions a été ma bonne résolution de l’année 2018, et m’investir toujours plus dans mon projet est devenu celle de chaque nouvelle année. J’ai longtemps créé seul dans ma chambre avec les moyens du bord, avec des textes d’abord en anglais, puis en français. Les années passantes se sont vues marquées de belles rencontres qui me poussent à consolider un peu plus chaque jour l’identité personnelle et artistique à laquelle j’aspire.
3 ) Que peux-tu nous dire en quelques mots sur ta musique ?
Ma musique, c’est de l’indie pop électronique plutôt tranquille, avec des synthétiseurs tout doux, des boîtes à rythme étouffées et des airs entrainants faciles à chanter. C’est des mélodies parfois naïves, parfois mélancoliques. J’aime partager mes doutes et mes angoisses, mais toujours dans l’envie de faire bouger la tête.
4 ) Quelles sont tes inspirations ?
Mes inspirations sont assez variées. J’aime les mélodies des musiques de vieux films français à la Vladimir Cosma, les rythmiques de Bossa Nova, l’ambiance des arrangements de l’électro des 80’s (The Rah Band, super exemple), le groove disco-funk de Jamiroquai, l’ingénieuse innocence des textes de Flavien Berger…
5 ) Quelle est ta playlist actuelle ?
Voilà quelques titres que je m’infuse en boucle en ce moment :
- RE FORRO, CA7RIEL & Paco Amoroso
- Paul’s Theme, Men I Trust
- Copricolori, Marco Castello
- Strange Love, Panache!
- UN MEILLEUR NOUS, Theodora
6 ) Quel est le plat que tu cuisines le mieux ?
Je cuisine très peu.. Quasiment pas en fait. Souvent la facilité pour moi c’est une salade où je mets tout ce que j’ai sous la main, avec du pain.

7 ) Quels sont tes projets à venir ?
J’aimerais sortir un EP d’ici la fin d’année. Les idées fusent en ce moment, j’en profite! J’en dis pas plus, mais j’ai très hâte.
8 ) Peux-tu nous raconter une anecdote sur toi ?
Je me prenais trop la tête à l’idée de jouer/chanter sur scène, à vouloir attendre d’être prêt, avec une confiance en moi à toute épreuve, un set millimétré et tous mes proches disponibles pour m’encourager. J’ai finalement fait ma première scène ouverte le jour où je venais de me faire virer de mon boulot de l’époque, sans prévenir personne, avec le moral au plus bas. C’était vraiment pas dingue, mais j’étais fier de moi.
9 ) Si tu pouvais passer 48 heures avec quelqu’un que tu n’as jamais rencontré, qui serait-ce ?
Kyan Khojandi. Fan de son travail depuis toujours, la saison 2 de Bref ça m’a retourné, comme beaucoup j’ai l’impression. Je pense que je peux économiser 2 ans de thérapie en 48 heures avec lui!
10 ) Un dernier conseil ?
Quand y’a un doute, y’a pas de doute. On perd trop de temps à hésiter, mais plus facile à dire qu’à faire..
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