KABEAUSHÉ débarque comme un film qui grésille et qui claque. Né à Nairobi, installé à Berlin, iel rappe, chante, produit, joue et surtout, iel incarne.
Avec “UNTITLED 1981”, iel enfonce le clou de son univers : Herr Iggy, souverain délirant du Doerf Kingdom, personnage qui vacille à mesure que l’ego gonfle. Le morceau prend appui sur l’imagerie blaxploitation des années 70 et l’ombre de Basquiat, mêle rap et gospel déconstruit, et cherche le physique, le brut, l’immédiat. Le clip, lui, emprunte au cinéma allemand des débuts et à l’esthétique du muet : théâtre sec, gestes trop grands, autorité qui se fissure en plein cadre. Tout chez KABEAUSHÉ est performance, et c’est précisément ce qui la rend vitale.
Voici ses “premières fois”.
Interview “First Times”
1. La première chanson qui t’a bouleversé ?
Comme ça, là tout de suite : “Affairs of the Heart” de Damian Marley. Je suis sûr qu’il y en a d’autres, mais celle-là… je l’avais récupérée sur l’iPod de mon cousin et je n’arrêtais pas de la remettre en boucle. C’est une chanson incroyable.
2. Le premier artiste dont tu as été fan ?
Oh, probablement Kanye.
3. La première chanson que tu as écrite ?
C’était en swahili. Je peux encore me souvenir de quelques lignes.
4. Le premier concert auquel tu as assisté ?
À Nairobi, c’est sûr. Pendant les vacances, surtout à Noël, nos parents nous emmenaient dans des restaurants locaux où il y avait des concerts de benga et de mugiithi.

5. Le premier live que tu as fait ?
Un créneau d’ouverture de 15 minutes, dans un festival à Nairobi qui s’appelle le Koroga Festival.
6. La première opportunité musicale qui a changé ta vie d’artiste ?
Mon tout premier concert à Bruxelles, en 2022. Ça a changé beaucoup de choses dans ma manière de voir les choses.
7. Le premier moment de studio qui t’a retourné le cerveau (accident heureux, plug-in, prise unique) ?
Ça arrive tout le temps, c’est dur d’en choisir un seul !
8. La première collaboration qui t’a secoué — et ce que ça a changé ?
Je viens de sortir un nouvel album intitulé KABEAUSHE PRESENTS: IGGY SWAGGERING UNGRATEFUL INCESSANT LITTLE PEEEAAAAAAAA, et le fait de travailler avec des cordes et des éléments orchestraux a ajouté énormément de couleurs et d’accentuation à la musique.
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