FRENCH ONLY
janvier 27, 2026DZY arrive comme un courant d’air chaud dans une salle encore vide, guitares en éveil, cœurs au bord des lèvres. Né dans le silence suspendu d’un monde à l’arrêt, le quatuor a taillé ses chansons comme on taille des éclats de nuit, riffs qui accrochent la peau, groove qui soulève la nuque, mots en français qui piquent juste où il faut. On pense aux ombres des Arctic Monkeys et des Strokes, à des éclats de Deportivo ou des Red Hot, et au chic d’une plume hexagonale qui sait parler clair sans poser. Mais la référence n’est qu’un point de départ. Sur scène, tout se trouble et tout s’allume. Les refrains prennent feu, les corps se mettent d’accord, la sueur devient une chorale improvisée. Nouveau EP sous le bras, un clip qui couve, des titres déjà en chantier. DZY veut rejouer. Plus vite. Plus loin. Plus fort. Et surtout faire danser ceux qui ne dansent jamais. Place aux questions. 1 ) Qui êtes-vous ? Nous sommes DZY, un groupe Rock Indé Français qui vient de sortir son nouvel EP.Ce qui nous anime c’est de composer et jouer nos titres sur scène, c’est donc la dedans que nous mettons toute notre énergie. 2 ) Quel est votre parcours ? On s’est formé dans une période « covid » qui nous a permis d’avoir du temps pour développer notre univers, rechercher nos thèmes d’écritures, nos couleurs de sons, pour donner naissance aux prémices des titres qui composeront le 1er EP.On a beaucoup joué en live, notre expérience s’est construite sur scène, à Paris dans de nombreuses salles et aussi en tournée.Quelques années plus tard c’est notre 2ème EP que nous avons hâte de défendre en concert. 3 ) Que pouvez-vous nous dire en quelques mots sur votre musique ? C’est une musique qu’on qualifiera assez facilement de Rock, compte tenu de notre formation, et de nos influences, mais on aime bien sortir de ça et ne pas nous « réduire » à un style quel qu’il soit.C’est donc une musique assez spontanée, énergique, composée principalement de riffs impactants, et de groove marqué.On aime que nos morceaux fassent danser. 4 ) Quelles sont vos inspirations ? On écrit en français, alors nous sommes forcément sensible à plusieurs styles d’écritures français, moderne ou moins,Actuellement on pourrait citer Feu! Chatterton, Benjamin Biolay, Miki, Tim Dup…Musicalement les inspirations qu’on pourra retrouver par touches dans nos créations seront Arctic Monkeys, les Strokes, Deportivo, RHCP 5 ) Quelle est votre playlist actuelle ? Cela va dépendre entre chacun de nous, on écoute pas spécialement pareil, c’est pour nous 4 par phase, et nos playlists changent régulièrement selon les moods. En tout cas pour nous tous, ce que nous écoutons ne se cantonne évidemment pas au Rock. 6 ) Quel est le plat que vous cuisinez le mieux ? Ce que nous cuisinons le mieux est peut être un plat à deux accords, avec une mélodie qui reste en tête accompagnée d’une salade verte bien assaisonnée. 7 ) Quels sont vos projets à venir ? Revenir sur scène rapidement car c’est ce qu’on préfère.On aimerait que ce nouveau projet puisse nous permettre de nous entourer davantage, pour pouvoir tourner ailleurs en france, et rencontrer du public de partout.Un clip est également en chemin, et on travail déjà sur des nouveaux titres, pour une version extended de l’EP, ou carrément un nouveau projet, ce n’est pas encore arrêté. 8 ) Pouvez-vous nous raconter une anecdote sur vous ? Notre première scène était le Bus Palladium, qui n’existe d’ailleurs plus c’est triste. 9 ) Si vous pouviez passer 48 heures avec quelqu’un que vous n’avez jamais rencontré, qui serait-ce ? Paul McCartney. 10 ) Un dernier conseil ? Il ne faut pas fumer. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
janvier 26, 2026Sur ma peau flotte dans l’air comme un parfum qu’on n’identifie pas tout de suite, mais qui reste accroché longtemps, bien après que la musique s’est tue. J’ai écouté ce titre dans un état presque immobile. Pas parce qu’il endort, mais parce qu’il suspend. Jena Teba ne cherche pas à séduire par accumulation d’effets ou par tension dramatique. Elle fait exactement l’inverse : elle ralentit le monde. Sur ma peau s’installe dans cet espace très précis où le désir ne s’explique pas, où il se ressent, se devine, se partage sans mots inutiles. Et cette économie-là, aujourd’hui, est précieuse. Jena Teba s’inscrit ici dans une filiation soul et R&B profondément sensorielle, mais débarrassée de toute imitation. Sa voix est chaude, proche, presque tactile. Elle ne surjoue jamais la sensualité : elle la laisse affleurer, naturellement. Ce qui me frappe, personnellement, c’est cette capacité à suggérer plus qu’à affirmer. Chaque phrase semble murmurée à hauteur de peau, jamais projetée pour séduire un public abstrait. La production épouse parfaitement cette intention. Les rythmiques afro-soul sont souples, respirantes, légèrement hypnotiques. Rien ne presse. Tout ondule. L’espace est laissé aux silences, aux respirations, à cette tension douce qui fait toute la force du morceau. On est loin d’un Afrobeat démonstratif : ici, l’influence africaine est intime, intégrée, presque organique. La collaboration avec Tucee joue un rôle clé dans cette alchimie. Sa voix arrive comme un contrepoint naturel, jamais envahissant. Il ne vient pas “poser un couplet”, il dialogue. Il prolonge la sensation. Le call-and-response entre les deux artistes crée une proximité troublante, comme deux corps qui se cherchent sans jamais se heurter. Ce n’est pas une rencontre spectaculaire, c’est une connexion. Ce que Sur ma peau raconte, au fond, ce n’est pas l’amour en tant que concept, mais la présence. Être là, vraiment. Sentir l’autre sans le posséder. Il y a dans ce titre une maturité émotionnelle rare, une manière d’aborder le désir sans l’exhiber, de parler d’intimité sans la transformer en performance. Jena Teba préfère la nuance à l’évidence, et ce choix donne au morceau une élégance presque intemporelle. On sent aussi une artiste qui pense en termes d’atmosphère. Sur ma peau n’est pas un titre isolé, c’est un climat. Un morceau fait pour la nuit, pour les écouteurs, pour ces moments où l’on n’a pas besoin d’explication mais d’écho. Le français y devient une langue sensuelle par nature, jamais appuyée, jamais décorative. Pourquoi écouter Sur ma peau ? Parce qu’il propose autre chose que le R&B formaté. Parce qu’il prouve que la scène française peut dialoguer avec l’Afrique de l’Ouest sans folklore ni opportunisme. Et parce que Jena Teba affirme ici une identité claire : une musique qui se vit au ralenti, qui fait confiance au ressenti, qui laisse une empreinte. Sur ma peau ne cherche pas à marquer les corps par la force. Il s’y dépose. Et parfois, c’est exactement ce genre de musique qui reste le plus longtemps. Pour découvrir plus de nouveautés SOUL, RNB, JAZZY, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARNB ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
janvier 26, 2026« Ballade de l’anamour » avance comme un pas hésitant vers l’autre, là où l’amour ne se dit jamais tout à fait mais se joue, se devine, se raconte. Il y a dans Ballade de l’anamour une douceur qui ne cherche pas à séduire à tout prix. Une pudeur presque ancienne, mais jamais poussiéreuse. La chanson s’installe lentement, portée par une guitare acoustique qui dessine le décor, puis par une trompette qui vient colorer l’espace comme une respiration supplémentaire. Rien n’est appuyé. Tout semble tenu par un fil fragile, celui de l’émotion partagée. Chez Circanium, la chanson française est un art de la narration avant d’être un format. Ballade de l’anamour s’écoute comme un petit théâtre intime, où deux voix se répondent, se croisent, parfois se frôlent sans jamais se superposer complètement. Le duo vocal devient dialogue amoureux, échange imparfait, reflet d’un sentiment qui se construit dans l’entre-deux. Ce n’est pas une déclaration frontale : c’est une tentative. La force du morceau réside dans cette simplicité habitée. La guitare trace une ligne claire, presque évidente, pendant que la trompette apporte une mélancolie douce, légèrement jazzy, qui rappelle le lien profond du groupe avec le spectacle vivant. On sent la scène derrière la chanson, le corps, le regard, l’espace partagé avec le public. Ballade de l’anamour n’est pas qu’un titre à écouter : c’est une chanson à voir, à ressentir, à vivre. Les influences sont là, assumées mais digérées. On pense à la grande tradition de la chanson française poétique, à ces textes qui racontent l’amour sans l’idéaliser, qui acceptent ses failles, ses détours, ses maladresses. Mais Circanium ne joue pas la carte de l’hommage figé. Leur écriture reste ancrée dans le présent, portée par une sensibilité contemporaine, attentive aux silences autant qu’aux mots. Ce qui touche particulièrement, c’est cette impression d’humanité brute. La chanson semble née d’expériences vécues, de rencontres, de moments partagés hors du cadre strictement musical. La rencontre entre les arts du cirque et la musique affleure sans jamais devenir démonstrative : dans la manière de raconter, de suggérer, de laisser l’émotion se déployer dans le mouvement plutôt que dans l’effet. Ballade de l’anamour agit comme une parenthèse. Une chanson qui ralentit le rythme, qui invite à écouter autrement, à se laisser traverser par une émotion simple mais profonde. Elle trouve naturellement sa place dans un paysage folk-pop acoustique, mais dépasse le simple cadre du genre pour renouer avec quelque chose de plus essentiel : la chanson comme lien, comme récit partagé. Circanium signe ici un morceau délicat, sincère, profondément incarné. Une ballade qui parle d’amour sans le figer, qui accepte l’imperfection comme moteur poétique. Et dans un monde saturé de déclarations trop rapides, cette retenue-là sonne comme un luxe rare. https://ffm.bio/y7znmp Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
janvier 26, 2026« PTSD » n’est pas un titre qu’on écoute : c’est une alerte qui reste allumée, même quand l’écran devient noir. Dès les premières images, le clip de PTSD annonce la couleur. Rien de décoratif, rien de spectaculaire. Juste une tension continue, presque oppressante, qui colle à la peau comme une sueur froide. Le morceau ne cherche pas à raconter une histoire avec début et fin : il documente un état. Celui d’un esprit sous pression permanente, incapable de relâcher, même à l’arrêt. La collaboration entre HLD et DVGZ trouve ici une forme d’évidence presque inquiétante. La production est sèche, compacte, construite comme un bloc. Les basses ne grondent pas pour impressionner, elles enferment. Le beat avance sans respiration inutile, comme un mécanisme mental qui tourne en boucle. Tout est pensé pour maintenir la pression, jamais pour l’évacuer. HLD entre dans ce cadre sans détour. Son flow rapide, tendu, parfois presque haletant, donne l’impression d’un flot de pensées qu’on ne peut plus contenir. Chaque phrase tombe avec une urgence brute, sans recherche d’effet ou de formule mémorable. Il ne s’agit pas de punchlines, mais d’un débit continu, presque compulsif. Le rap devient un réflexe, une réaction nerveuse plus qu’une performance. Le clip renforce cette sensation d’enfermement. Les images, sobres et directes, prolongent la musique sans la surligner. Pas de narration explicative, pas de symbolisme appuyé. On reste collé à l’artiste, à son regard, à son corps, comme pris dans une boucle visuelle qui répond à la boucle sonore. PTSD n’illustre pas le traumatisme : il le met en mouvement, il le rend palpable. Ce qui frappe, c’est l’absence totale de posture héroïque. Ici, pas de glorification, pas de romantisation de la douleur. Le titre parle de stress post-traumatique au sens large : celui qui naît de l’environnement, de la répétition, de la pression sociale et mentale constante. Un PTSD urbain, diffus, qui ne vient pas d’un événement unique mais d’une accumulation silencieuse. DVGZ joue un rôle crucial dans cette cohérence. Sa production ne cherche jamais à voler la vedette. Elle agit comme une structure mentale, un décor invisible mais omniprésent. Chaque son semble calculé pour soutenir l’état d’alerte permanent dans lequel le morceau évolue. Rien ne déborde, rien ne se relâche vraiment. Même les silences semblent tendus. PTSD n’est pas un morceau conçu pour la légèreté ou l’évasion. C’est une pièce dense, volontairement inconfortable, qui laisse une trace après l’écoute. Le clip agit comme une extension naturelle du titre, renforçant cette impression d’immersion sans issue immédiate. Avec PTSD, DVGZ et HLD signent une œuvre cohérente, sombre, sans concession. Un morceau-état, un clip-miroir, et la preuve que le rap peut encore être un espace de confrontation directe avec le réel, sans filtre, sans anesthésie. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
janvier 25, 2026Ce morceau fait danser les ruines, pendant que les émotions s’archivent et que le cœur clignote encore. C’est une pulsation qui arrive sans prévenir, droite, presque clinique, comme un battement cardiaque surveillé par une machine. Cœur data ne cherche pas l’explosion émotionnelle, il préfère l’ironie calme, la lucidité nocturne, cette zone grise où l’on continue de ressentir alors même que tout a été converti en chiffres. Serge de York signe ici une chanson électro-pop française d’une précision rare, aussi accrocheuse que dérangeante, aussi dansante que profondément inquiète. Chez Serge de York, la voix reste centrale. Posée, presque détachée, elle flotte au-dessus d’une rythmique house old-school tenue, minimaliste, qui évoque autant les nuits tardives que les lendemains trop clairs. Les synthés ne débordent jamais. Ils encerclent. Ils créent un espace fermé, une bulle algorithmique dans laquelle le récit peut se déployer sans pathos inutile. Tout est affaire de retenue, de tension maîtrisée. Ce qui fascine dans Cœur data, c’est sa capacité à raconter une dystopie intime sans jamais tomber dans la science-fiction décorative. L’IA n’est pas un gadget narratif, elle est une présence diffuse, presque banale, comme nos écrans aujourd’hui. Le morceau parle de solitude, de survie émotionnelle, de ce moment précis où l’humain continue d’aimer alors que le monde fonctionne déjà sans lui. Winston, dernier survivant, n’est pas un héros : c’est un miroir. Et ce miroir renvoie une image familière, inconfortable, terriblement contemporaine. Musicalement, la chanson joue sur un faux calme. On pourrait presque la fredonner en soirée, la laisser tourner en boucle sans y prêter attention. Mais plus on écoute, plus les paroles s’infiltrent, plus l’ironie se resserre. La pop devient un cheval de Troie. Sous l’efficacité mélodique se cache une critique douce-amère de notre rapport aux émotions numérisées, aux sentiments compressés, stockés, analysés. On sent l’influence d’une chanson française qui a appris à regarder le monde sans naïveté, mais aussi celle d’une électronique qui ne cherche pas l’effet spectaculaire. Serge de York écrit clair, droit, sans détour inutile. Il préfère la ligne nette à l’emphase, la suggestion à la démonstration. Et c’est précisément ce qui rend Cœur data si efficace : cette impression que tout est à sa place, que chaque choix sert le propos. Ce morceau agit comme un chapitre essentiel d’un projet plus vaste, mais il tient aussi seul, parfaitement autonome. Une chanson pour danser avec ses angoisses, sourire face à l’effondrement, et continuer, malgré tout, à sentir quelque chose battre sous la surface. Une pop froide, oui, mais traversée d’un reste d’humain. Et c’est peut-être ce reste-là qui compte le plus. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
janvier 19, 2026Larmes de marbre ne coule pas, il se fige. Fantôme Paradis transforme la peine en monument nocturne, quelque part entre la chair et la pierre. Il y a des titres qui avancent droit devant. Larmes de marbre, lui, préfère les détours, les ruelles humides, les pensées qui reviennent quand la ville s’endort. Dès les premières secondes, une sensation étrange s’installe : celle d’entrer dans un lieu sacré et fragile à la fois, un espace où l’émotion n’est pas criée mais lentement déposée, couche après couche. Ce morceau ne cherche pas l’adhésion immédiate, il impose un climat. Et ce climat, une fois installé, ne vous lâche plus. Avec Larmes de marbre, Fantôme Paradis confirme une vision claire : faire de la dark pop un terrain poétique, presque cinématographique, où chaque son semble chargé de sens. La basse, lourde mais élégante, agit comme un battement de cœur ralenti. Les synthés, sombres et enveloppants, dessinent un décor brumeux, entre gothique moderne et romantisme désabusé. Rien n’est excessif, tout est pesé. Chaque silence compte autant que chaque note. La langue française joue ici un rôle central. Les mots ne servent pas seulement à raconter, ils texturent le morceau. La voix, grave et habitée, avance sans emphase, comme si elle murmurait une confession que l’on n’était pas censé entendre. Il y a dans cette interprétation une pudeur rare, une façon de laisser l’émotion exister sans la surligner. Larmes de marbre ne cherche pas à attendrir, il constate. Et dans ce constat, quelque chose de profondément romantique émerge. Ce qui frappe surtout, c’est la manière dont le morceau transforme la douleur en objet esthétique. Le marbre, froid, noble, éternel, devient une métaphore évidente : ici, les larmes ne sont pas faibles, elles sont solidifiées, assumées, presque revendiquées. Fantôme Paradis ne chante pas la tristesse comme une fatalité, mais comme une forme de beauté figée, digne d’être contemplée plutôt que fuie. Musicalement, le titre navigue avec aisance entre darkwave et synthpop spectrale, rappelant certaines ombres des années 80 sans jamais tomber dans le pastiche. La production reste contemporaine, précise, ancrée dans une modernité sombre qui parle autant aux amateurs de mélancolie électronique qu’aux âmes attirées par une pop plus introspective. Larmes de marbre fonctionne comme un rêve dont on se souvient par fragments. Une sensation persistante plutôt qu’un souvenir net. On le réécoute non pour comprendre, mais pour ressentir à nouveau cette étrange douceur glacée. Fantôme Paradis signe ici un morceau qui ne cherche ni la lumière franche ni la noirceur totale, mais cet entre-deux rare où la tristesse devient élégance. Un titre qui ne s’écoute pas à la légère, mais qui s’habite, lentement, comme une nuit trop belle pour être écourtée. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
janvier 12, 2026Toulouse au cœur, Göteborg dans le souffle. Entre murmure et résistance douce, Camille Bénâtre dévoile deux nouveaux morceaux : À quelle sauce sera-t-on mangé ? puis Un grand éventail gris nés sur une île suédoise et façonnés au Music A Matic avec Klara Goliger et Linnéa Ljungblad. Ici, la ligne claire s’étire : une folk mélancolique qui frôle Nick Drake ou Bill Fay sans s’y dissoudre, un regard lucide sur les pouvoirs qui serrent trop, et cette écriture artisanale qui colle à la peau. Après Alone With Everybody, Ilot de Consolation, Après le soir et Dommage, ces deux titres ouvrent la voie de l’album à venir. On tourne la page : place à la conversation. 1 ) Qui es tu ? Je m’appelle Camille Bénâtre, je viens de Toulouse mais habite depuis quelques temps à Göteborg en Suède et suis auteur-compositeur-interprète. 2 ) Quel est ton parcours ? J’ai commencé la musique il y a presque 20 ans (!), mon premier groupe s’appelait The Red Lips, puis j’ai écrit mes premières chansons folk en anglais sous le nom Alone With Everybody (devenu un groupe par la suite). En français, sous mon nom, j’ai publié 4 albums depuis 2015. Le dernier ‘Dommage’ est sorti en 2024. A l’automne 2025, je sors deux nouveaux morceaux enregistrés et produits en Suède : ‘A quelle sauce sera-t-on mangé ?’ et ‘Un grand éventail gris’. J’ai aussi joué et enregistré avec Laure Briard et suis membre du groupe pop toulousain Tango Juliett. 3 ) Que peux-tu nous dire sur ton art en quelques mots ? J’essaie d’écrire des chansons de format pop aux influences variées. La plupart du temps en français, même si je commence à écrire un petit peu en suédois. 4 ) Quelles sont tes inspirations ? Ces derniers temps pas mal de folk américain,  un peu de chanson et de poésie en langue suédoise, de la chanson française, de la musique brésilienne, du jazz… 5 ) Quelle est ta playlist de prédilection quand tu crées ? En ce moment : Julien Baer, Cornelis Vreesvjik, Alabaster DePlume, Klara Goliger, Mississippi John Hurt… 6 ) C’est quoi le plat que tu cuisines le mieux ? La tortilla. C’est pas très compliqué, et comme j’ai eu longtemps un appartement sans four, je ne cuisinais qu’à la poêle. 7 ) Quels sont tes projets à venir Retourner en studio dès que possible pour enregistrer les chansons du prochain album. Et les jouer sur scène. 8 ) Peux-tu nous raconter une anecdote à ton sujet ? Je me suis retrouvé un soir dans un bar à Paris à discuter avec Juliette Armanet, vers 2016, avant qu’elle ne devienne connue. Elle avait joué avant dans une petite salle (La Loge il me semble), et elle n’était pas très optimiste pour la suite, se demandait si sa musique n’était pas un peu ringarde. Comme quoi on ne sait jamais vraiment. 9 ) Si tu pouvais 48h avec une personne que tu n’as jamais rencontrée ce serait qui ? Edgar Morin ? Paul McCartney ? Ou non peut être Carole King. 10 ) Un petit mot ou conseil pour la fin ? On n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise. Instagram : camillebenatre Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
janvier 9, 2026Dans la pénombre des clubs comme dans la lumière crue des écrans, Invisible agit comme un miroir sans tain où l’on se découvre soudain trop visible et pourtant jamais vraiment vu. Ce qui frappe d’emblée, ce n’est pas la puissance, mais la tension. Invisible se construit sur une sensation d’attente, presque d’étouffement. Une pulsation contenue, des textures qui respirent à peine, comme si la musique elle-même hésitait à prendre trop de place. Kadeus signe ici un morceau qui ne cherche pas l’explosion immédiate, mais l’immersion progressive, celle qui agit lentement, par couches émotionnelles successives. La production s’inscrit dans une esthétique melodic bass et future bass, mais débarrassée de tout clinquant inutile. Les synthés sont larges sans être envahissants, cinématographiques sans tomber dans le spectaculaire. Chaque son semble pensé comme un fragment narratif. La rythmique, dynamique mais jamais écrasante, donne l’impression d’un mouvement intérieur plus que d’une injonction à danser. Invisible ne pousse pas le corps, il entraîne la conscience. Au centre du morceau, la voix joue un rôle crucial. Intime, presque fragile, elle contraste volontairement avec l’ampleur de l’environnement sonore. Ce décalage crée une émotion particulière, celle de quelqu’un qui parle bas dans un monde trop bruyant. La voix ne surjoue rien. Elle observe, confie, expose une vulnérabilité qui devient le véritable moteur du titre. On sent cette volonté de parler de la pression sociale non pas comme un concept abstrait, mais comme une expérience vécue, quotidienne, parfois épuisante. Invisible explore avec finesse cette obsession contemporaine de la visibilité. Le besoin d’exister aux yeux des autres, la peur de disparaître derrière des rôles que l’on endosse pour tenir debout. Le morceau ne juge pas ces masques. Il les montre. Il en révèle les fissures. Musicalement, cela se traduit par des variations subtiles, des changements de texture, comme autant de personas sonores qui se succèdent sans jamais s’imposer définitivement. Ce qui distingue Kadeus, c’est cette capacité à penser la musique comme un univers global. Invisible ne se contente pas d’être un titre efficace. Il s’inscrit dans une vision plus large, hybride, où le son, l’image et la performance live dialoguent constamment. On imagine sans peine le morceau prendre une autre dimension sur scène, porté par une scénographie immersive, où la frontière entre public et artistes devient floue, presque inexistante. Il y a dans Invisible une ambition internationale assumée, mais jamais standardisée. Le morceau parle un langage électronique contemporain, compréhensible partout, tout en conservant une sensibilité européenne, presque introspective, qui refuse la démonstration gratuite. Kadeus privilégie l’émotion à l’effet, la cohérence à la surenchère. Invisible ne cherche pas à résoudre la question qu’il pose. Il l’installe. Il laisse l’auditeur face à cette interrogation dérangeante : que reste-t-il de nous lorsque les projecteurs s’éteignent. Une musique pour celles et ceux qui dansent, oui, mais surtout pour celles et ceux qui pensent en dansant. Kadeus signe ici un titre à la fois accessible et profond, capable de résonner aussi bien dans un casque tard la nuit que sur un système son surpuissant. Une électronique qui ne dissimule rien, même lorsqu’elle parle d’invisibilité. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
janvier 9, 2026Pendant que tout craque à terre, Archipels Fragiles choisit la mer comme point d’appui, un chant de navigation lente pour celles et ceux qui refusent de sombrer avec le décor. Il ne s’agit pas d’un morceau qui s’impose d’emblée. Archipels Fragiles se glisse, s’insinue, prend le temps d’installer son climat. Une musique qui ne frappe pas à la porte mais qui entre par une fenêtre laissée entrouverte. Chez Bleu Spiruline, l’écriture ressemble à une observation attentive du monde, comme si chaque chanson était un poste de vigie dressé face à l’époque. Tout commence par une sensation d’espace. Un espace fragile, instable, volontairement non saturé. Les arrangements avancent à pas mesurés, guitares et claviers se tenant à distance respectueuse les uns des autres. Rien ne cherche à remplir. Tout accepte le vide. Cette retenue crée une tension sourde, presque physique, comme si la musique craignait de rompre quelque chose de précieux en allant trop vite. Archipels Fragiles est un équilibre constamment menacé, et c’est précisément ce qui le rend vivant. La voix arrive ensuite, grave, calme, presque ancrée. Elle ne dramatise rien. Elle constate. Bleu Spiruline chante comme on raconte un paysage, sans emphase, sans pathos, avec une lucidité douce qui rappelle certaines grandes heures de la chanson française introspective. On pense à Dominique A pour l’économie de moyens, à Daho pour cette manière de faire cohabiter la mélancolie et une forme d’élégance distante, mais sans jamais tomber dans le mimétisme. Le timbre est personnel, habité, immédiatement reconnaissable. Ce qui traverse Archipels Fragiles, c’est une réflexion sur l’instabilité comme condition contemporaine. Les archipels deviennent l’image parfaite d’une génération éclatée, de repères fragmentés, de trajectoires qui ne se rejoignent plus aussi facilement. Le morceau ne se lamente pas sur cette dispersion. Il l’accepte comme point de départ. Naviguer entre des îles fragiles, c’est renoncer à l’idée d’un continent stable, mais aussi découvrir de nouvelles routes. La mer, omniprésente en filigrane, n’est pas un simple motif poétique. Elle structure la pensée du morceau. Elle impose une autre temporalité, une autre relation au danger et à l’espoir. Ici, l’optimisme n’est jamais bruyant. Il est discret, presque obstiné. Il tient dans le mouvement lui-même, dans le fait d’avancer malgré l’incertitude, porté par le vent plutôt que par un plan précis. Musicalement, le titre refuse toute montée spectaculaire. Pas de catharsis finale, pas de dénouement évident. Archipels Fragiles préfère rester en suspension, comme une traversée qui n’atteint pas encore la côte. Cette absence de résolution est un choix fort. Elle laisse l’auditeur dans un état de flottement réfléchi, invité à poursuivre seul le voyage. Bleu Spiruline signe ici une chanson profondément ancrée dans son époque, sans jamais chercher à la commenter frontalement. Archipels Fragiles agit comme une carte imparfaite, consciente de ses manques, mais indispensable pour continuer d’avancer. Une pop française qui ne rassure pas, mais qui accompagne. Et parfois, c’est exactement ce dont on a besoin pour ne pas perdre le cap. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
janvier 8, 2026Dans L’Arène et Tempête, Firekenny n’entre pas en scène : il provoque l’impact, accepte le chaos et impose sa voix au milieu du bruit. Il y a chez Firekenny une manière très directe d’aborder la musique comme un espace de confrontation. Pas une introspection douce, pas un journal intime murmuré, mais un terrain où l’on tient debout malgré les secousses. L’Arène et Tempête fonctionnent comme deux angles d’attaque complémentaires, deux façons de dire la même chose sans jamais se répéter. L’Arène porte bien son nom. Tout y est pensé comme un face-à-face permanent : beats trap aux contours EDM, montée en pression progressive, refrains conçus pour résonner plus que pour rassurer. Firekenny y place sa voix comme un corps au milieu du cercle, exposé, volontairement vulnérable mais jamais passif. Il ne raconte pas une victoire, il décrit l’instant où l’on accepte de lutter sous les regards. La production joue sur les contrastes, alternant phases presque aériennes et frappes plus lourdes, comme si la pop tentait constamment de reprendre le dessus sur la tension brute de la trap. Face à cette arène structurée, Tempête agit comme une déflagration plus instinctive. Ici, rien n’est stable. Les textures électroniques tourbillonnent, les rythmiques s’emballent, et Firekenny semble glisser volontairement dans le déséquilibre. Ce n’est pas une tempête spectaculaire au sens hollywoodien : c’est une agitation intérieure, une accumulation de micro-pressions qui finissent par exploser. Le morceau avance par vagues, parfois retenues, parfois incontrôlables, donnant l’impression d’un combat moins visible mais plus intime. Ce qui frappe dans ce diptyque, c’est la manière dont Firekenny brouille les frontières entre pop et trap sans jamais chercher à les lisser. La pop apporte la lisibilité, l’instant de respiration, presque l’illusion d’un refuge. La trap, elle, rappelle constamment que le sol peut céder à tout moment. Cette tension permanente crée une dynamique singulière : accessible sans être confortable, directe sans être simpliste. Firekenny ne cherche pas à impressionner par la surenchère technique ou la pose. Sa force réside ailleurs, dans cette capacité à faire de la production un prolongement émotionnel, et non un simple décor. L’Arène et Tempête dessinent ainsi le portrait d’un artiste qui avance sans filtre, conscient de la violence du monde sonore qu’il convoque, mais décidé à y laisser son empreinte. Deux morceaux comme deux états d’un même mouvement : tenir debout, puis accepter d’être emporté. Et dans les deux cas, refuser de se taire. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
janvier 7, 2026Entre mirage urbain et nostalgie détournée, Oster transforme la trap en terrain de jeu frontal et charnel. Il y a des artistes qui arrivent avec une posture. Et puis il y a ceux qui débarquent avec une collision. Oster fait clairement partie de la seconde catégorie. Avec Trapistan et Dans la peau, il ne cherche pas à choisir entre l’efficacité contemporaine et la mémoire collective : il les superpose, sans précaution, sans excuse, avec une assurance presque provocante. Trapistan s’impose d’emblée comme un décor. Un territoire imaginaire, brutal, presque dystopique, où la trap devient langage officiel. La prod frappe sec, lourde, compacte, pensée pour claquer dans l’habitacle d’une voiture autant que dans un club sombre. Oster ne surjoue pas la noirceur : il l’installe. Tout est tendu vers le refrain, calibré pour rester en tête sans jamais tomber dans la facilité TikTok. On sent l’expérience du producteur multi-platine, cette science du moment qui accroche l’oreille sans la caresser. Trapistan n’est pas là pour séduire, il impose sa loi. À l’opposé apparent, Dans la peau joue une autre carte, plus dangereuse encore : celle du souvenir collectif. Reprendre un tube international des années 90 et le faire basculer dans la trap francophone, c’est marcher sur un fil. Oster s’en sort en assumant totalement le choc des époques. La mélodie familière agit comme un fantôme pop, tandis que la rythmique moderne vient la salir, la ralentir, la rendre plus physique. Ce n’est pas un hommage sage, c’est une réappropriation presque irrévérencieuse. Le morceau fonctionne parce qu’il ne cherche jamais à rassurer : il désoriente, il trouble, il force l’auditeur à accepter cette nouvelle peau. Ce qui relie Trapistan et Dans la peau, au-delà de leurs esthétiques différentes, c’est cette obsession du corps et de l’impact. Oster produit une musique qui se ressent avant de s’analyser. Chaque basse est pensée comme une pression, chaque refrain comme un point de fixation. On sent derrière ces deux titres une volonté claire : sortir du rôle de l’architecte de l’ombre pour s’imposer comme figure centrale, capable de dialoguer avec la scène française tout en revendiquant une identité belge assumée. Avec ce diptyque, Oster ne propose pas simplement deux morceaux. Il esquisse un manifeste : celui d’un producteur qui connaît les règles, les tord, les recycle, et les renvoie au public sous une forme plus dense, plus directe, presque viscérale. Une trap qui regarde derrière elle sans nostalgie, et devant elle sans naïveté. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
janvier 7, 2026« Amour Express » ne ralentit jamais. Il déboule, percute, repart, comme ces histoires qu’on vit trop vite et qu’on met des années à digérer. Il y a chez Forevermax une manière presque insolente de condenser l’émotion. Amour Express ne dépasse pas la durée d’un souffle trop long, mais il contient ce que beaucoup d’albums ratent : une trajectoire. On y entre par une porte pop faussement lumineuse, on en ressort secoué, le cœur un peu froissé, avec cette impression étrange d’avoir traversé un été entier en quelques minutes. Dès l’introduction, les synthés dessinent une surface lisse, hypnotique, presque rassurante. Une illusion de calme, comme le début d’une escapade sentimentale qu’on croit maîtriser. Puis très vite, quelque chose se fissure. La guitare surgit, orientalisante sans exotisme de carte postale, plutôt comme un souvenir précis, sensoriel, une odeur de ville étrangère qui s’imprime dans la mémoire. Istanbul n’est pas citée, elle est ressentie. Dans le grain du riff, dans cette tension permanente entre attraction et déséquilibre. Le basculement pop-rock n’est jamais décoratif. Il agit comme un reflet direct de l’état mental du narrateur. Quand la pop vacille, le rock prend le relais, plus frontal, plus nerveux, presque brutal. Forevermax joue sur les contrastes sans chercher la démonstration. Pas de montée héroïque, pas de refrain écrasant. Juste une alternance sèche, presque clinique, entre douceur fragile et débordement émotionnel. Ce qui frappe, c’est cette capacité à rester intime tout en étant extrêmement cinématographique. Amour Express fonctionne comme un montage serré : plans courts, émotions nettes, aucun temps mort. Chaque élément semble pensé pour servir le mouvement. La voix ne surjoue jamais le drame, elle le laisse affleurer, comme si le morceau refusait de s’apitoyer sur lui-même. On sent une écriture personnelle, mais jamais nombriliste, qui touche justement parce qu’elle accepte de rester incomplète, imparfaite, humaine. Il y a dans ce titre un héritage indie évident, quelque part entre élégance européenne et nervosité anglo-saxonne, mais Forevermax ne se contente pas de références. Il les digère pour raconter autre chose : l’instabilité émotionnelle, le vertige amoureux, cette sensation d’être embarqué dans une histoire qui va trop vite pour qu’on puisse freiner. Amour Express ne cherche pas à durer, il cherche à marquer. Et il y parvient avec une efficacité presque cruelle. Un morceau bref, intense, qui laisse derrière lui un léger goût de manque, comme ces relations estivales qu’on quitte sans jamais vraiment les oublier. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
janvier 5, 2026Dans close to me, Dourack transforme la rupture en espace sonore, un lieu fragile où l’intime se dit à voix basse et refuse les formules faciles. La première sensation n’est pas mélodique, elle est presque physique. Une proximité troublante, comme si quelqu’un venait de s’asseoir trop près de vous dans une pièce silencieuse. close to me ne cherche pas à accrocher l’oreille, il cherche à s’y installer. Dourack signe ici un morceau qui n’avance pas à coups de refrains démonstratifs, mais par glissements successifs, comme une pensée qui revient malgré elle, incapable de se taire. Ce qui frappe d’emblée, c’est cette manière très maîtrisée de faire cohabiter deux langues sans jamais tomber dans l’exercice de style. Le français et l’anglais ne sont pas là pour élargir un public, mais pour traduire des états. L’un s’ancre dans la précision émotionnelle, l’autre flotte dans une abstraction plus sensorielle. Ce va-et-vient devient le cœur du morceau : une relation qui se termine ne parle jamais d’une seule voix, elle se dédouble, se contredit, se répète. Musicalement, close to me se situe dans cette zone encore trop rare en France où l’R&B alternatif accepte le vide. La production respire. Les textures sont feutrées, presque mates, comme si chaque son avait été volontairement privé de son éclat. Les basses ne cherchent pas à dominer, elles soutiennent. Les nappes synthétiques apparaissent puis disparaissent, laissant derrière elles une sensation de manque. On sent la main d’un producteur qui ne remplit pas par réflexe, mais qui choisit ce qu’il enlève. La voix de Dourack, elle, refuse toute surenchère. Pas d’effets ostentatoires, pas de climax artificiel. Elle se tient à hauteur d’homme, parfois fragile, parfois distante, toujours juste. C’est cette retenue qui rend le morceau si crédible. close to me parle de la fin d’une relation toxique sans jamais la nommer frontalement. Il en montre les résidus : la proximité qui persiste alors même que tout devrait s’éloigner, l’attachement qui survit à la lucidité. Ce titre marque aussi quelque chose de plus large : une tentative assumée de redéfinir les contours de l’R&B francophone. Ici, pas de posture, pas de sensualité surjouée. L’émotion passe par la nuance, par l’entre-deux, par ce sentiment inconfortable d’être encore attaché à ce qui nous fait du mal. Dourack ne cherche pas à plaire, il cherche à dire vrai. Et cette honnêteté se ressent à chaque écoute. close to me est de ces morceaux qui ne s’imposent pas immédiatement, mais qui reviennent, insistent, s’infiltrent. Un titre qui accompagne plutôt qu’il ne divertit, qui préfère la confidence à la déclaration. Dans un paysage saturé de singles calibrés, Dourack choisit la fragilité comme ligne de force. Et c’est précisément là que le morceau trouve sa puissance : dans sa capacité à rester proche, même quand tout est déjà fini. J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
janvier 5, 2026Avec guerrier, lartson ne joue pas au dur : il raconte l’endurance, celle qu’on apprend loin des poses, quand chaque jour ressemble à un round de trop. Il y a des morceaux qui avancent comme des démonstrations, et d’autres qui marchent en boitant, mais la tête haute. guerrier appartient clairement à la seconde catégorie. Dès l’écoute, quelque chose s’impose : lartson ne cherche ni la formule virale ni l’esbroufe technique. Il rappe comme on serre les dents. Comme on continue malgré tout. La production installe un climat tendu, presque sobre, laissant l’espace nécessaire à la voix. Rien d’envahissant, rien d’inutile. Le décor est posé pour que le texte respire, pour que chaque phrase puisse tomber avec son propre poids. Ici, le rap est un outil de mise à nu, pas un costume. On sent une volonté de rester droit, de ne pas masquer les failles derrière des effets. La force de guerrier, c’est précisément cette absence de surjeu. Lartson adopte un ton frontal, parfois rugueux, mais jamais caricatural. Il parle de combat, oui, mais d’un combat intérieur autant que social. Le mot “guerrier” n’est pas utilisé comme une posture viriliste, plutôt comme une condition imposée. Être guerrier parce qu’on n’a pas vraiment le choix. Parce que reculer coûterait plus cher que continuer. Le flow est maîtrisé sans chercher la performance gratuite. Lartson privilégie la clarté, l’impact, cette manière de faire passer un message sans détour. Chaque mesure semble pensée pour renforcer le propos, pas pour impressionner. On est dans un rap qui regarde la réalité en face, sans filtre Instagram, sans storytelling artificiel. Ce qui frappe aussi, c’est la sincérité du ton. guerrier sonne comme un morceau écrit dans l’urgence, ou du moins dans la nécessité. On sent que le texte vient d’une expérience vécue, ou au minimum profondément intégrée. Lartson ne se place pas au-dessus de ce qu’il raconte. Il est dedans, pleinement. C’est cette implication qui donne au morceau sa crédibilité et sa résonance. Dans le paysage du rap francophone actuel, saturé de récits performatifs et de codes recyclés, guerrier fait l’effet d’un pas de côté. Pas révolutionnaire dans la forme, mais précieux dans l’intention. Lartson rappelle que le rap peut encore être un espace de résistance intime, un endroit où l’on transforme la fatigue en paroles, la colère en rythme. Avec ce titre, lartson affirme une identité claire : celle d’un rappeur qui préfère la vérité à la vitrine. guerrier ne promet pas la victoire, ni la rédemption facile. Il propose autre chose, de plus rare : la lucidité, et la force tranquille de continuer à avancer, même cabossé. Un morceau qui ne cherche pas à séduire tout le monde, mais qui parlera fort à celles et ceux pour qui le mot “guerrier” n’est pas un slogan, mais un état permanent. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 29, 2025Dans Catabase, FÉMUR met des mots et des rythmes sur ce que l’on cache : la colère, la peur, l’ego blessé, les pensées qui tournent en boucle quand plus rien ne tient. L’album Catabase ne cherche pas l’adhésion immédiate. Il exige du temps, une disponibilité mentale, presque un consentement. FÉMUR y signe une descente intérieure méthodique, inspirée de la figure de la catabase chère à Dante Alighieri, mais débarrassée de tout vernis académique. Ici, l’enfer n’est ni mythologique ni spectaculaire : il est intime, social, émotionnel, parfois dérisoire, souvent violent. On commence avec Prologue qui agit comme une porte lourde que l’on pousse à contrecœur. Une introduction brève, tendue, presque cérémonielle, qui annonce un album pensé comme un trajet narratif. Tout est en retenue, mais la gravité est déjà là, prête à aspirer l’auditeur. Les Autres c’est l’enfer s’impose ensuite comme une gifle conceptuelle. FÉMUR y parle du regard des autres comme d’une prison invisible, une pression constante qui déforme les corps et les esprits. Le flow est sec, frontal, porté par une production étouffante qui accentue l’isolement. Puis vient Nouveaux méchants, un titre qui explore la parano contemporaine : ennemis diffus, violences ordinaires, figures anonymes. Le morceau installe un climat de méfiance permanente, où la menace n’a plus besoin de visage pour exister. Avec Dante, la référence devient intime. Plus qu’un hommage, c’est une conversation intérieure, un miroir tendu à l’artiste lui-même. Le texte creuse, interroge la notion de chute, sans jamais tomber dans la citation décorative. Puis, Antitube des enfers fait monter la pression : attitude abrasive, presque punk, refus de la résignation. FÉMUR y rappe comme on serre les dents, transformant la colère en moteur vital. Nouveaux héros dynamite les figures salvatrices. Faux hymne, ironie mordante : le morceau démonte l’illusion du héros moderne, exposant la fragilité derrière la posture tandis que Si Dieu veut ralentit le tempo et installe une tension spirituelle. Foi, fatalisme, espoir contrarié : le morceau avance en clair-obscur, sans jamais trancher, laissant le doute respirer. Plus sombre encore,Melancholia suspend le temps. Ici, la fatigue émotionnelle s’exprime sans débordement, dans une économie de mots et de sons qui rend le malaise presque confortable, donc dangereux. Douleur & peine poursuit cette introspection avec une sobriété désarmante. Pas de plainte, mais un constat précis, presque clinique, où chaque phrase pèse. Murder tranche radicalement. Plus froid, plus direct, le morceau évoque la violence comme une conséquence logique d’un monde saturé de frustrations. Un morceau qui contraste avec Happy Life, qui lui, joue la carte de l’ironie. Derrière l’apparente légèreté se cache une critique acide du bonheur normatif, transformé en injonction toxique. Le morceau 99, quant à lui, fonctionne comme une obsession chiffrée, un compte à rebours mental, symbole d’une pression qui ne disparaît jamais vraiment. Avant dernier morceau de l’album, Hyperspace ouvre une brèche. Le morceau flotte, déréalise, comme une tentative d’évasion mentale hors du labyrinthe émotionnel. Enfin, Heroes Revenge referme le voyage sans triomphe. Pas de rédemption spectaculaire, mais une sortie consciente, lucide. La revanche ici n’est pas spectaculaire : elle est intérieure, silencieuse, profondément humaine. Avec Catabase, FÉMUR signe une œuvre dense, cohérente, pensée comme un tout. Un album qui ne flatte pas, mais accompagne. Une traversée sombre, nécessaire, et étonnamment vivante. Instagram : femurofficiel Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 29, 2025« L’Homme de ma fin » n’est pas une chanson qu’on écoute : c’est une présence qui reste dans la pièce, longtemps après la dernière note, comme un souffle qui refuse de s’éteindre. Tout commence dans un silence chargé. Pas un silence vide, mais celui qui précède les aveux qu’on n’a jamais osé formuler à voix haute. « L’Homme de ma fin » avance ainsi, à pas feutrés, sans frapper. La musique ne cherche pas à séduire, elle se pose. Elle observe. Elle attend que l’auditeur accepte d’entrer dans cette intimité fragile où chaque son semble pesé, chaque respiration assumée. Ici, rien n’est décoratif. Tout est nécessaire. Ce qui frappe immédiatement, c’est la proximité de la voix. Elle ne surplombe pas la production, elle s’y accroche. Presque chuchotée, parfois au bord de la rupture, elle donne l’impression d’être enregistrée dans une pièce trop petite pour contenir autant de chagrin. La production minimaliste laisse volontairement de l’espace, comme pour permettre aux silences de parler autant que les mots. On pense à l’intimité radicale de Billie Eilish, à la fragilité nue de Pomme, à la douleur assumée de Hoshi ou encore à la douceur mélancolique de November Ultra, mais ces références ne servent qu’à situer une émotion, jamais à enfermer le morceau dans une comparaison facile. « L’Homme de ma fin » parle du manque, mais surtout de ce qui reste après. Des nuits blanches, de la colère contre l’injustice, de cette attente absurde que tout ne soit qu’un mauvais rêve. Le texte ne raconte pas une rupture, encore moins un adieu. Il ressemble davantage à une lettre laissée ouverte, posée quelque part, sans destinataire possible. L’amour y persiste, non comme un souvenir figé, mais comme une force active, presque douloureuse dans sa fidélité. Musicalement, le morceau avance sur des couleurs basses, chaudes, enveloppantes. Le mix privilégie une sensation “warm / low”, intime, presque organique. Rien n’est surproduit. Les arrangements respirent, laissent passer l’air, comme si chaque note devait survivre à l’essentiel. Cette retenue donne au morceau une dimension cinématographique, sans jamais tomber dans le pathos. Ce qui rend « L’Homme de ma fin » profondément marquant, c’est son refus du spectaculaire. Pas de montée artificielle, pas de climax imposé. La tension est intérieure. Elle se construit dans la durée, dans la répétition des émotions, dans l’acceptation lente de l’irréversible. Le morceau devient alors un espace de résonance pour tous ceux qui ont aimé au-delà du raisonnable, au-delà même de la vie. « L’Homme de ma fin » s’impose comme une œuvre viscérale, écrite pour tenir debout quand tout vacille. Une chanson qui n’explique rien, mais qui comprend tout. Et dans cette compréhension silencieuse, elle touche juste, profondément, durablement. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 29, 2025« Dog Ways » d’Eat Greedy G ne se présente pas, il grogne. Le titre impose sa logique dès la première seconde : ici, on ne survit pas par élégance, mais par réflexe. Dog Ways avance avec une détermination animale. Le beat est sombre, menaçant, presque viscéral, comme un décor urbain filmé sans lumière artificielle. Rien n’est là pour rassurer. La production serre l’espace, enferme l’écoute, et crée une tension continue où chaque kick ressemble à un pas lourd sur le bitume. Ce morceau n’est pas fait pour séduire, il est conçu pour marquer le territoire. Au centre de cette mécanique brutale, Eat Greedy G impose une posture sans détour. Dog Ways n’est pas une métaphore délicate : c’est un manifeste. Se définir comme un « dog », c’est revendiquer une existence guidée par l’instinct, la survie, la domination. Le rap ici n’analyse pas, il affirme. Chaque phrase tombe comme un avertissement, chaque mesure rappelle que la rue ne récompense pas l’hésitation. La voix est directe, abrasive, dépourvue de filtre émotionnel. Eat Greedy G ne cherche pas à raconter une histoire complexe, il répète une règle simple : avancer, prendre, ne jamais lâcher. Cette répétition agit comme un conditionnement. Dog Ways fonctionne presque comme un mantra agressif, un rappel permanent que l’argent, le respect et la survie ne se négocient pas, ils se prennent. Musicalement, le morceau s’inscrit dans une tradition gangsta rap assumée, nourrie de trap contemporaine. Les basses sont lourdes, poisseuses, pensées pour écraser plus que pour faire rebondir. La rythmique avance droit, sans variation inutile, renforçant cette impression de marche forcée. Ici, pas de respiration superflue. Tout est orienté vers l’impact. Ce qui frappe, c’est l’absence totale de second degré. Dog Ways ne joue pas avec les codes, il les applique. Le morceau revendique une mentalité alpha permanente, une logique du « get paid » sans pause ni justification. Cette radicalité peut déranger, mais elle est cohérente. Eat Greedy G ne cherche pas l’adhésion universelle, il parle à ceux qui reconnaissent ce langage brut. Le texte, frontal, refuse toute complaisance. Il n’y a ni romantisation de la rue ni moralisation tardive. Dog Ways décrit un monde régi par ses propres lois, où la loyauté est sélective et la faiblesse immédiatement sanctionnée. Cette vision, dure et sans fard, s’inscrit dans une tradition rap qui préfère la vérité perçue à la nuance confortable. Dog Ways fonctionne comme une déclaration de guerre symbolique. Un morceau qui ne demande pas à être compris, mais accepté ou rejeté. Il impose une ambiance, une attitude, une façon d’occuper l’espace sonore. En playlist, il agit comme un rappel brutal : ici, la confiance est une arme, et l’instinct, une stratégie. Avec Dog Ways, Eat Greedy G livre un titre sans concession, pensé pour ceux qui aiment le rap quand il mord plutôt que quand il explique. Un gangsta rap cru, territorial, assumé jusqu’au bout. Pas une promesse d’élévation, mais un constat : dans ce monde-là, seuls ceux qui avancent sans détour imposent leurs règles. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 29, 2025La même résonne comme une confession murmurée trop tard dans la nuit, ce moment précis où Ben’Do décide de ne plus arranger la vérité pour qu’elle passe mieux. La même n’avance pas en ligne droite. Le morceau hésite, doute, se reprend, exactement comme celui qui parle. Dès les premières mesures, on sent que ce titre n’est pas pensé pour séduire immédiatement, mais pour rester. La production, sobre et émotionnelle, laisse volontairement de l’espace au texte. Rien n’est là pour distraire de l’essentiel : la voix, les mots, le poids de ce qui a été vécu. Au centre de cette mise à nu, Ben’Do assume une posture rare dans la pop rap française actuelle : celle de la vulnérabilité sans posture victimaire. La même n’est ni un règlement de comptes ni une autoflagellation spectaculaire. C’est un constat lucide, parfois dur, souvent tendre, sur ce qu’on devient à force de répéter les mêmes erreurs. Le titre lui-même agit comme une boucle mentale, une phrase qu’on se répète en regardant derrière soi. La voix de Ben’Do est ici centrale, presque frontale. Ce timbre reconnaissable, chargé d’une fragilité contenue, donne au morceau une dimension presque charnelle. On entend les failles, mais aussi la maturité. La même ne parle pas seulement de chute, elle parle d’apprentissage. De ce moment où l’on comprend que tomber fait partie du chemin, que saigner n’est pas une fin, mais une étape. Musicalement, le morceau navigue entre pop française et rap introspectif avec une grande fluidité. La rythmique est discrète, presque effacée, laissant le texte respirer. Les arrangements sont épurés, précis, jamais envahissants. Chaque élément sonore semble placé pour servir l’émotion, pas pour l’amplifier artificiellement. Cette retenue donne au titre une force particulière : il ne crie jamais, mais il insiste. Ce qui frappe surtout, c’est la sincérité du propos. La même évite les grandes formules héroïques. Ben’Do parle de ses erreurs sans les enjoliver, de ses doutes sans les transformer en slogans. Il y a quelque chose de profondément humain dans cette manière de raconter l’échec comme un passage obligé, presque nécessaire. Une vision adulte, apaisée, de la reconstruction. Le texte touche parce qu’il ne cherche pas l’universalité forcée. Il reste personnel, précis, ancré dans une trajectoire singulière. Et c’est précisément ce qui le rend universel. On se reconnaît dans cette idée de refaire les mêmes choix, malgré soi, parce qu’on n’était pas encore prêt à comprendre autrement. La même s’inscrit naturellement dans le parcours de Ben’Do, artiste de l’émotion directe, capable de transformer l’intime en matière collective. Ce titre ne cherche pas le tube, il cherche la vérité. Et paradoxalement, c’est souvent ce qui marque le plus durablement. Avec La même, Ben’Do rappelle que la pop rap française peut encore être un espace de réflexion sensible, loin des poses et des masques. Un morceau qui ne promet pas de solution miracle, mais qui offre quelque chose de plus rare : une honnêteté désarmante. Et parfois, c’est exactement ce dont on a besoin pour avancer, même si c’est encore… la même route. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 28, 2025ATTITUDE de MEEA ne cherche pas l’approbation, il impose une vibration : celle d’une afro pop R&B lumineuse où la confiance devient un langage à part entière. ATTITUDE s’installe comme une évidence corporelle. Le rythme prend le contrôle avant même que la réflexion n’arrive, porté par une pulsation afro pop souple, solaire, parfaitement équilibrée. Rien de brutal, rien de forcé. Le groove agit comme une posture : stable, assumée, presque magnétique. On ne saute pas, on avance. On ne surjoue pas, on affirme. Au cœur de ce mouvement, MEEA développe une proposition claire, lisible, mais loin d’être lisse. ATTITUDE navigue entre R&B contemporain et afro pop moderne, avec cette capacité rare à rendre la légèreté crédible. Les influences caribéennes ne sont pas là pour colorer artificiellement le morceau, elles structurent la dynamique, donnent au titre ce balancement naturel qui appelle le corps avant l’ego. La production privilégie la clarté et la chaleur. Les percussions sont rondes, précises, pensées pour accompagner le mouvement sans jamais le saturer. Les basses s’installent bas, rassurantes, pendant que les éléments mélodiques viennent aérer l’ensemble. ATTITUDE respire. C’est une musique qui laisse de l’espace, qui ne cherche pas à tout remplir, et c’est précisément ce qui la rend agréable, presque addictive. La voix de MEEA joue un rôle central dans cette architecture. Elle circule entre l’anglais et le français avec une aisance totalement décomplexée. Ce bilinguisme n’est pas un effet de style, mais un reflet générationnel : celui d’une pop mondialisée, fluide, où les frontières linguistiques s’effacent au profit de l’émotion et du flow. Le français apporte le caractère, l’ancrage, tandis que l’anglais offre une souplesse mélodique immédiate. ATTITUDE ne raconte pas une histoire complexe, et c’est un choix assumé. Le morceau parle d’état d’esprit, de posture intérieure, de cette confiance tranquille qu’on adopte quand on cesse de se justifier. Le refrain agit comme une affirmation douce mais ferme, un rappel que la légèreté peut être une force et non une fuite. On est dans une afro pop R&B feel-good, oui, mais consciente, maîtrisée, loin de l’insouciance creuse. Ce titre fonctionne sur plusieurs niveaux. Il accompagne aussi bien un moment de détente qu’un début de soirée, une playlist chill qu’un trajet ensoleillé. ATTITUDE n’impose rien, il accompagne. Il crée une ambiance, une humeur, un cadre dans lequel on se sent bien. Avec ATTITUDE, MEEA affirme une direction artistique cohérente et actuelle. Une afro pop R&B moderne, accessible sans être formatée, chaleureuse sans être naïve. Un morceau qui ne cherche pas à briller plus fort que les autres, mais à durer. Et dans une époque saturée de démonstration, cette forme de confiance calme devient presque un luxe. Pour découvrir plus de nouveautés AFRO, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRO ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 28, 2025Un morceau qui te fait sourire avant de te mettre face à toi-même, entre égo, désir et vérités qui dérangent. OH ne joue pas à cache-cache. Le titre s’ouvre comme une porte claquée trop fort, avec ce rap français qui assume ses angles, ses contradictions et ses émotions mal rangées. Ici, le fond et la forme avancent ensemble : une prod old-school nerveuse, presque joueuse, et des textes qui dissèquent une relation aussi toxique qu’addictive, sans jamais chercher l’excuse ou la morale. À deux voix, Cenza et Hamorabi (alias Baba Funk) livrent un échange tendu, souvent ironique, toujours lucide. Leur alchimie repose sur cette capacité à jongler entre provocation frontale et aveux à demi-mots. L’un comme l’autre incarnent ce tiraillement moderne : vouloir tout contrôler tout en ayant peur de s’attacher, traiter l’autre comme une reine tout en gardant un pied dehors. La production, résolument marquée par les années 2000, donne au morceau un rebond presque trompeur. Le beat est bouncy, efficace, taillé pour hocher la tête, pendant que la flûte arabe s’infiltre dans le mix comme un motif obsessionnel. Elle accentue cette impression de spirale émotionnelle, de relation qui tourne en boucle, impossible à quitter malgré la lassitude et la méfiance. Les punchlines fusent, pleines d’esprit, parfois mordantes, souvent drôles. Cenza et Hamorabi maîtrisent l’art de la formule : des métaphores bien senties, un sens du détail qui rend chaque scène crédible, presque cinématographique. On passe de la luxure assumée à la tendresse maladroite, du sarcasme à une sincérité désarmante, sans jamais perdre le fil. OH est un miroir. Celui d’une génération qui aime fort mais doute encore plus, qui oscille entre liberté et besoin de lien, entre désir brut et peur de l’engagement. Approuvé pour EXTRAVARAP, le morceau fonctionne autant comme banger de playlist que comme récit intime. Un rap français sans fard, vivant, qui rappelle que les histoires les plus bancales sont souvent celles qu’on écoute le plus longtemps. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 23, 2025Paris pour base, Rome comme cicatrice douce, et cette voix qui avance sans forcer, entre chanson et Néo-Soul lumineux. Ivana LCX a sorti Le Géant dort, un premier EP fabriqué serré (peu de moyens mais beaucoup d’intuition) où l’on entend l’enfance en chorale gospel, la curiosité du jazz (piano puis sax), et la patine d’une néo-soul londonienne digérée à sa façon. En studio, elle fait presque tout seule ; sur scène, le trio respire large avec Eva Neff (basse) et André Salles (batterie) : c’est là que les morceaux s’ouvrent vraiment, nerveux et tendres à la fois. Ses chansons passent du français à l’italien ou à l’anglais sans perdre le fil, mêlant ballades à nu et pulsations plus groove. Références assumées (Olivia Dean, Cleo Sol), mais jamais mimées : Ivana cherche la chaleur, pas le vernis. Une surprise arrive sur YouTube, un deuxième EP plus “groovie” se dessine. Place aux confidences : parcours, choix, scènes, et ce que veut dire défendre une musique qui bat au rythme du corps. 1 ) Qui es tu ? Ivana LCX, je suis basée à Paris et je fais de la neo soul/chanson. Mon premier EP Le Géant dort est sorti en avril. 2 ) Quel est ton parcours ? J’ai commencé le chant dans une chorale Gospel ado et ça m’a fait découvrir la soul. Très vite, j’ai ressenti le besoin de m’accompagner quand je chantais et j’ai acheté un petit synthé que j’ai pratiqué en autodidacte jusqu’à 22 ans. Ensuite j’ai étudié le piano jazz dans une école parisienne, ça m’a aussi permis de commencer le saxo. En 2022 j’ai décidé de me lancer avec mes compos et j’ai sorti deux premiers singles rnb/soul avec des beatmakers. Par la suite j’ai cherché des zicos avec qui enregistrer mon premier EP jusqu’à ce que je réalise que c’est difficile de faire du studio avec des gens avec qui tu n’as jamais joué avant. Donc j’ai enregistré mes morceaux solo sauf un qui est une version live enregistrée avec les musiciens qui m’accompagnent en concert aujourd’hui : André Salles à la batterie et Eva Neff à la basse. 3 ) Que peux-tu nous dire sur ton art en quelques mots ? Qu’il faut venir me voir en live pour le découvrir vraiment, j’adore le studio mais c’est en concert que j’arrive à défendre ma musique avec le plus de liberté et spontanéité possible 4 ) Quelles sont tes inspirations ? La scène neo soul londonienne principalement mais plein d’autres choses aussi 5 ) Quelle est ta playlist de prédilection quand tu crées ? Pour la production, Olivia Dean vraiment. C’est une cheffe dans l’écriture de mélodies et les arrangements et les mix sont indécents   6 ) C’est quoi le plat que tu cuisines le mieux ? Je sais pas haha 7 ) Quels sont tes projets à venir ? Une surprise sur YouTube prochainement et un deuxième EP bien groovie 8 ) Peux-tu nous raconter une anecdote à ton sujet ? Un jour j’me suis retrouvée avec Lous and the Yakuza, elle m’a proposé une clope que j’ai acceptée pour être stylée mais je sais pas fumer. PS : Lous écris-moi je veux chanter pour toi 9 ) Si tu pouvais 48h avec une personne que tu n’as jamais rencontrée ce serait qui ? Lianne La Havas pour qu’elle me teach en guitare 10 ) Un petit mot ou conseil pour la fin ? Le Géant dort Instagram : ivanalcx Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 19, 2025« Avec Personne pouvait me sauver, Yari transforme la solitude en uppercut émotionnel et pose une vérité crue, sans filtre, droit dans la poitrine. » Ça commence comme un aveu lâché à voix basse, puis ça monte, ça serre, ça déborde. Personne pouvait me sauver n’essaie jamais de faire joli, ni de rassurer. Yari écrit depuis l’endroit où on arrête d’attendre que quelqu’un arrive. Cet endroit chelou, entre lucidité violente et résignation active. Pas de héros, pas de main tendue au bon moment, juste un mec face à lui-même, qui constate que le monde n’a pas prévu de plan B pour les âmes trop cabossées. Musicalement, le morceau avance comme une nuit qui refuse de finir. L’instru est sombre mais pas figée, elle respire à peine, laisse passer des silences lourds, presque gênants. On sent une esthétique rap mélancolique actuelle, mais sans copier-coller. Yari ne cherche pas le gimmick, il cherche la justesse. La prod sert le texte comme un décor minimaliste : rien de trop, tout est là pour laisser la voix faire le sale boulot. Et cette voix, justement, elle n’est pas lisse. Elle tremble parfois, elle appuie là où ça fait mal, elle assume ses failles au lieu de les maquiller. Ce qui frappe, c’est l’écriture. Pas dans la punchline Instagram, mais dans la phrase qui traîne, qui revient, qui obsède. Personne pouvait me sauver sonne comme une conclusion acceptée trop tôt, mais répétée pour s’en convaincre. Yari parle de solitude, mais pas celle qu’on romantise. Une solitude urbaine, mentale, générationnelle. Celle où t’as du monde autour, mais personne dedans. Celle où tu comprends que demander de l’aide n’a pas toujours de réponse. Le morceau ne cherche jamais à faire la morale ni à vendre une rédemption rapide. Pas de “ça ira mieux demain” en carton. Juste un constat honnête : parfois, tu dois avancer seul, même quand t’as plus de jus. Et paradoxalement, c’est là que le titre devient fort. Parce que dans cette phrase ultra sombre, il y a aussi une forme de puissance. Si personne pouvait le sauver, alors c’est lui qui a tenu. Lui qui a écrit. Lui qui a survécu assez longtemps pour le raconter. Yari s’inscrit dans cette nouvelle vague d’artistes qui n’ont plus peur de montrer le vide, l’ennui, la fatigue émotionnelle. Pas pour faire pleurer, mais pour documenter une époque. Personne pouvait me sauver ressemble à un message vocal jamais envoyé, ou à une note écrite à 4h du mat quand le cerveau tourne trop vite. C’est brut, parfois inconfortable, mais profondément sincère. Un morceau qui ne cherche pas à plaire à tout le monde, et c’est précisément pour ça qu’il touche juste. Parce qu’au fond, quand tu l’écoutes, t’as l’impression que quelqu’un met enfin des mots sur ce que beaucoup taisent. Et ça, aujourd’hui, c’est déjà énorme. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 19, 2025« Sur Next Up France, 63OG ne demande pas sa place : il la prend, il la mâche, et il recrache le décor. » La scène est froide, presque clinique, mais l’énergie déborde. Avec Next Up France, 63OG ne vient pas pour tester le micro : il vient le plier. Invité par Mixtape Madness, véritable passeport international pour têtes brûlées du rap, le rappeur impose un diptyque sec, sans bavure, où C’est Nous et Manger la vie fonctionnent comme deux battements d’un même cœur. Un cœur qui tape vite, fort, et surtout sans filtre. C’est Nous ouvre le bal comme une déclaration de présence. Pas besoin de storytelling inutile : 63OG pose son monde, son clan, sa posture. La prod est nerveuse, presque minimaliste, laissant la place à un flow qui glisse entre les langues et les influences avec une aisance insolente. Français, anglais, accents US digérés sans caricature : le DMV flow devient ici un langage naturel. Ça sonne vrai, pas cosplay. On sent l’artiste qui a vécu le truc, qui a observé ailleurs pour mieux revenir cogner ici. Le morceau agit comme un cri de ralliement, un “on est là” balancé sans chercher l’approbation. Froid, mais jamais vide. Puis arrive Manger la vie, et là, le freestyle bascule dans une autre dimension. Plus sombre, plus poisseux, presque hypnotique. Le titre dit tout : survivre ne suffit plus, il faut dévorer. La rythmique saute, les textures trap se frottent à des sonorités afro en arrière-plan, créant une tension constante. 63OG rappe comme s’il courait après quelque chose – ou quelqu’un – sans jamais ralentir. Les punchlines claquent, restent en tête, se répètent comme un mantra urbain. C’est sale, c’est addictif, c’est calibré pour tourner en boucle dans la tête, exactement comme les systèmes qu’il observe et détourne. Ce Next Up France n’est pas juste un freestyle de plus dans l’algorithme. C’est un statement. 63OG montre qu’il a compris les codes sans s’y soumettre. Il joue avec, les tord, les exporte. Son parcours transpire dans chaque intonation : l’ailleurs, le retour, l’entre-deux permanent. On n’est pas sur un rap de pose, mais sur un rap de mouvement, toujours en déséquilibre contrôlé. En deux morceaux, 63OG réussit un truc rare : donner l’impression que tout peut encore arriver. Pas de surproduction, pas de posture forcée. Juste une énergie brute, connectée à son époque, qui parle autant aux caves qu’aux écrans. Next Up France devient alors plus qu’un format : un point de bascule. Et clairement, 63OG n’a pas fini de manger la vie. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 19, 2025À l’instant précis où Nata murmure « À quel point », la fête commence déjà à se fissurer. La première sensation est trompeuse. Un éclat synthétique, presque sucré, des claviers qui scintillent comme une boule à facettes trop neuve, et cette voix, immédiatement enveloppante, qui semble promettre une romance sans aspérités. Tout paraît simple, immédiat, dansant. Et pourtant, très vite, quelque chose cloche. La chanson À Quel Point ne cherche pas à rassurer, elle installe un doute. Un doute qui colle à la peau et transforme la piste de danse en terrain instable. Nata joue avec les codes de la synth-pop commerciale pour mieux les retourner. Les textures électroniques sont lisses, presque pop radio-compatible, mais leur agencement raconte autre chose. Les nappes se superposent comme des couches de maquillage, dissimulant mal une tension sourde. Derrière la mélodie accrocheuse, le morceau laisse filtrer une inquiétude diffuse, un malaise qui s’infiltre sans jamais exploser frontalement. On danse, oui, mais avec la sensation que le sol pourrait se dérober à tout moment. La voix est le véritable point d’ancrage du titre. À la fois douce et affirmée, elle oscille entre abandon et lucidité. Elle caresse l’oreille tout en gardant une forme de distance, comme si l’interprète observait sa propre histoire se dérouler sous ses yeux. Cette ambivalence donne au morceau une profondeur inattendue : À Quel Point parle d’amour, mais surtout de l’illusion amoureuse, de ce moment précis où l’on sent que quelque chose est trop parfait pour être vrai, sans encore oser l’admettre. Musicalement, le titre agit comme une porte d’entrée redoutablement efficace vers l’univers de l’EP Après-Vous. On y devine déjà un parcours plus large, un récit fragmenté où la danse devient cathartique. Les beats sont secs, directs, presque thérapeutiques. Tout semble pensé pour le corps autant que pour l’esprit, comme une séance de musicothérapie déguisée en tube électro-pop. Ce qui frappe surtout, c’est la maîtrise du contraste. Trop pop pour être totalement expérimentale, trop étrange pour se contenter d’un simple refrain catchy, Nata avance sur une ligne fine, volontairement inconfortable. Elle transforme la légèreté en outil narratif, la fête en masque, le plaisir immédiat en prélude à une reconstruction plus profonde. Avec À Quel Point, Nata ne signe pas seulement un premier single efficace. Elle impose une esthétique où la danse sert à exorciser, où la synth-pop devient un langage émotionnel ambigu. Un morceau qui s’écoute autant avec le corps qu’avec une légère boule au ventre, et qui annonce un projet prêt à gratter sous le vernis brillant. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 18, 2025« Une chanson qui ne se souvient pas de l’adolescence : elle la traverse encore, les mains tremblantes et le sourire trop grand. » Il faut imaginer Piñata comme un instant suspendu, un battement de cœur juste avant l’impact. La Parade ne raconte pas le premier amour, il le rejoue à hauteur de peau. Pas celui qu’on mythifie des années plus tard, mais celui qui arrive trop tôt, quand on n’a pas encore appris à se protéger, quand on veut faire croire au monde qu’on maîtrise tout alors que l’émotion déborde de partout. Ce morceau-là avance sans armure, et c’est précisément ce qui le rend si désarmant. Dès les premières secondes, la production installe un climat feutré, presque cotonneux, mais jamais inoffensif. Les textures électroniques sont profondes, enveloppantes, comme si le son cherchait à recréer cette bulle intérieure où tout devient plus intense. La Parade joue avec le minimalisme sans tomber dans l’ascèse. Chaque élément semble pesé émotionnellement, pas techniquement. Rien n’est là pour briller, tout est là pour ressentir. On pense à cette manière contemporaine de laisser respirer la pop, quelque part dans le sillage de Billie Eilish, mais avec une chaleur et une frontalité très françaises, qui rappellent aussi Fishbach dans sa façon de faire cohabiter fragilité et aplomb. Ce qui frappe surtout, c’est la justesse du regard. Piñata capte ce moment étrange où l’on se sent déjà trop grand pour son âge, mais encore trop petit pour ses émotions. La chanson ne juge jamais cet entre-deux. Elle l’embrasse. Elle en fait même sa matière première. Musicalement, cela se traduit par une tension permanente entre douceur et élan, comme si le morceau hésitait volontairement entre rester dans la retenue ou tout lâcher d’un coup. Cette hésitation devient son moteur narratif. Pensé à l’origine pour le film La Grande Envie, Piñata dépasse largement le cadre de l’image. Il en garde toutefois une écriture très visuelle. On y devine des chambres trop petites, des nuits trop longues, des silences chargés de sens. La Parade transforme le décor adolescent en terrain émotionnel universel. Ce n’est plus une histoire générationnelle, c’est une sensation partagée. Dans cette manière d’écrire la pop comme un espace émotionnel mouvant, La Parade s’inscrit dans une lignée où l’intime n’est jamais décoratif. On y retrouve quelque chose de l’héritage de Alain Bashung ou de Jacques Higelin : cette façon de laisser l’émotion circuler librement, sans la verrouiller dans un discours explicatif. Ici, rien n’est surligné. Tout est suggéré, vécu, traversé. Piñata agit comme un remède doux-amer. Une chanson qui ne promet pas que ça ira mieux, mais qui rappelle que ressentir aussi fort, même maladroitement, reste une expérience fondatrice. La Parade signe une pop sensible, incarnée, qui accepte enfin que la vulnérabilité soit une force esthétique. Et dans le paysage actuel de la pop française, c’est peut-être ce geste-là, humble et audacieux à la fois, qui fait le plus de bruit. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 15, 2025Pianiste formé à l’harmonie, ex-Homa désormais en français sous son nom, Barberon vise l’obsession plutôt que le tube : mélodies limpides en surface, architecture subtile dessous, nourries par des lectures (Benoîte Groult, Murakami, Rosset), des images (Krafft) et des sons têtus — un synthé, une boîte à rythmes — avec l’ombre de Julian Casablancas jamais loin. Entre le blanc de poulet crème-moutarde du mardi, un spectacle avec la maîtrise d’Étampes et une Fender Jaguar en ligne de mire, il chante « La Braise » en avouant ne pas savoir allumer le feu et nous enivre sur « Boucle D’or », son dernier titre. Voici ce qu’il nous a confié, sans détour. 1 ) Qui es tu ? Je m’appelle Alexandre Barberon, j’habite à Étampes dans l’Essonne. Je suis musicien. 2 ) Quel est ton parcours ?J’ai commencé à écrire des chansons avec un ami du lycée, Alexandre de Vitry, on a eu plusieurs groupes ensemble. J’ai tout de suite eu une passion pour l’harmonie, j’ai donc voulu en apprendre plus à ce sujet. Pendant quelques années, j’ai étudié le piano et l’écriture musicale avec Jade Boutin, ma prof. Une sorte de Nijinski du piano. Et puis j’ai sorti un album sous le nom de Homa en 2018, en anglais. Maintenant, j’écris plutôt en français, sous mon nom, j’essaye de faire sauter des barrières. 3 ) Que peux-tu nous dire sur ton art en quelques mots ?J’ai un objectif assez clair avec les chansons que j’écris, je veux qu’elles obsèdent les gens. Quand quelqu’un me dit qu’il écoute un de mes morceaux en boucle, je me dis :  «cette personne me comprend». À l’inverse, s’il reste indifférent, ça me terrifie. 4 ) Quelles sont tes inspirations ?Mes dernières lectures, films, documentaires. Quand une idée me touche, j’y pense pendant l’écriture des textes. Récemment il y a eu Benoîte Groult, Murakami,  mais aussi Clément Rosset, ou encore le documentaire sur Katia et Maurice Kraft (spoiler).  Pour la musique, j’aurais du mal à distinguer, c’est plutôt les sons qui vont m’inspirer, un synthé, une boîte à rythme… Il y a quand même un artiste qui revient souvent, Julian Casablancas, il n’est jamais très loin. 5 ) Quelle est ta playlist de prédilection quand tu crées ? (Cite quelques noms d’artistes et/ou chansons)Par définition, l’écoute de musique est plutôt déconseillée quand on compose, mais ça pourrait être une expérience intéressante ! Je ne fais pas de playlist, j’écoute généralement des albums entiers. La dernière playlist que j’ai écoutée, c’est David Simonetta, un ami peintre que me l’avait faite, exclusivement du reggae, lumineux. Lui, c’est le genre d’ami qui finit par vous faire tout aimer. Sinon, j’ai écouté en boucle You seemed so happy (The Japanese House) et Push and Pull (Mini Trees). Et Joe Da Zin (Mad Rey, Jwles) <3. 6 ) C’est quoi le plat que tu cuisines le mieux ?Blanc de poulet crème fraiche-moutarde. La recette est dans le titre, c’est pratique. Hyper basique, mais c’est le plat que je prépare à mon fils aîné tous les mardis et il adore.7 ) Quels sont tes projets à venir ?Écrire de nouvelles chansons, faire des concerts. Je prépare aussi un spectacle avec le conservatoire d’Étampes, qui sera chanté par la maîtrise du conservatoire. Acheter une nouvelle guitare (Fender Jaguar, c’est bientôt Noël, ça peut vous donner des idées ?!)8 ) Peux-tu nous raconter une anecdote à ton sujet ? Je ne sais pas faire de feu. C’est un peu comme Joey (Friends) avec l’accent français. Ou Chopper (One Piece) qui ne sait pas se cacher. Donnez-moi du bois bien sec, deux allume-feu et une boîte d’allumettes, à la fin, il n’y a plus d’allumettes, pas de flamme et  une fumée noire dans la pièce. Merci de me tenir éloigné des inserts et autres poêles à bois. À part ça, ma chanson s’appelle La Braise, on compense comme on peut.   9 ) Si tu pouvais être 48h avec une personne que tu n’as jamais rencontrée ce serait qui ?Bruce Lee. Et devenir son disciple. 10 ) Un petit mot ou conseil pour la fin ?« Be water, my friend ». Instagram : alexandrebarberon Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 12, 2025« Avec La Vague, Gros Coeur érige un océan sonore où chaque courant ouvre un nouveau monde, entre douceur hallucinée et tempête prête à tout renverser. » Il suffit de ce riff de basse motorique, acéré comme une dent de requin, pour comprendre que La Vague n’est pas une simple chanson : c’est une traversée. Gros Coeur y déploie un voyage maritime sous psychotropes, un mouvement continu qui s’étire, se transforme, revient sur lui-même, comme si les instruments respiraient avec le flux et le reflux d’une mer sauvage. Le morceau, le plus long du groupe à ce jour, s’écoute comme on suit une ligne d’horizon qui ne tient jamais en place. La basse avance, obstinée, en guise de gouvernail. La guitare, saturée juste ce qu’il faut, mord l’air et déchire la surface, tandis que la batterie pulse comme un train d’ondes prêt à soulever la coque. On devine dans cette structure mouvante la naissance même du concept de Vague Scélérate, l’album dont le single annonce le chaos délicieusement orchestré. Tout ici est liquide, glissant, transformable — un paysage sonore qui se plisse et se tord comme un rêve fiévreux. Le texte, inspiré par la musique elle-même, fonctionne comme un miroir d’eau renversé : paroles aquatiques, visions tremblantes, invitation à dériver jusqu’à perdre le nord. Gros Coeur joue avec l’instabilité, avec les virages inattendus, mais jamais gratuitement : chaque rupture est rattachée à la précédente, chaque détour fait partie d’une grande dérive narrative où l’auditeur est libre de rêver… avant de couler. Cette errance possède quelque chose de profondément charnel. On sent le groupe penser la musique comme une matière brute, comme une étendue d’écume à sculpter jusqu’à l’épuisement. Et dans ce sillage, La Vague devient plus qu’un single : un manifeste artistique, une preuve que Gros Coeur maîtrise l’art de la démesure contrôlée. À la fin, quand la mer se referme, il ne reste qu’une sensation : celle d’avoir été englouti — volontiers, joyeusement — par un groupe qui, décidément, n’a pas peur d’aller loin. Pour découvrir plus de nouveautés ROCK, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAROCK ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 12, 2025« Une chanson qui remet du ciel dans les épaules, comme si l’on retrouvait enfin la permission de brûler sans témoin. » Je ne sais pas exactement à quel moment Étoile filante a décidé de me dévisser la nuque pour me forcer à lever les yeux, mais j’ai senti ce frisson particulier, celui qui trahit une chanson née d’un vertige plus intime que les autres. Pas une urgence spectaculaire, plutôt un mouvement intérieur, un glissement subtil : l’impression de s’extraire d’un monde où tout doit être prouvé pour exister. Le morceau de Naghmeh se vit comme un antidote à cette tyrannie de la visibilité, un rappel que l’intensité ne demande ni flash, ni témoin, ni capture d’écran pour être vraie. Son rock, lui, se déploie avec une élégance féroce. Dès les premières secondes, j’ai senti l’électricité couler comme une liane vivante entre la guitare de Naghmeh et mon propre système nerveux. On reconnaît ces artistes qui jouent encore pour sauver quelque chose — d’elles-mêmes, du monde, on ne sait plus. Les frappes de Rebecca Field avancent avec un aplomb presque cinématographique, comme si chaque coup devait rappeler qu’un cœur continue de battre même dans un océan de notifications. Daniela Rivera sculpte une ligne de basse qui respire en contrebande, discrète mais vitale, une sorte de colonne vertébrale nocturne qui maintient le morceau dans sa pulsation organique. Ce qui me fascine le plus, pourtant, ce n’est pas l’énergie rock en elle-même, mais la façon dont Naghmeh fabrique du sens avec ses virages sonores. Quand le morceau bascule à 3:22, j’ai eu la sensation très nette de tomber dans une autre pièce de la même âme. Le vibraphone de Kevin Britten fait scintiller la pénombre comme un verre abandonné sur un comptoir tardif, tandis que la clarinette d’Arthur Pascau Smith semble ouvrir des fenêtres dans le plafond. Tout devient plus flottant, plus rêveur, presque liturgique. Le rock se dilate, devient vapeur, devient souffle. Et pourtant, l’impulsion initiale — cette volonté de parler du monde qui nous étouffe — reste là, tapie dans chaque recoin du mix. Naghmeh réussit cette chose rare : transformer un sujet lourd (l’injonction permanente à prouver son existence) en geste de pure grâce. Elle ne dénonce pas, elle dévie. Elle ne hurle pas, elle scintille. Une étoile filante n’argumente pas ; elle brûle puis trace. C’est exactement ce que fait cette chanson. Il m’est difficile de ne pas penser que ce morceau dit quelque chose de plus vaste sur elle — son histoire d’exil, de langues multiples, de frontières qu’elle traverse comme on traverse un couloir. Dans sa voix, dans son jeu, dans cette fragilité qui n’en est pas vraiment une, j’entends quelqu’un qui a compris que la liberté n’a pas besoin d’être applaudie pour être vraie. Étoile filante laisse une trace, mais seulement si vous choisissez de regarder au bon moment. Et c’est ça, la beauté : la chanson ne vous court pas après. Elle passe. Elle vous frôle. À vous de décider si vous voulez lever les yeux. Pour découvrir plus de nouveautés ROCK, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAROCK ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 3, 2025« Une ascension en plein désert, où la lumière hypnotise mais où chaque néon rappelle que la réussite est une dette qu’on finit toujours par payer. » Gloire & Dollars n’a rien d’un morceau de célébration. C’est une scission. Une ligne qui se fend entre ce que Mitch a été et ce qu’il est en train de devenir. On le sent dès les premières secondes : une tension maîtrisée, une détermination qui ne cherche plus à plaire, une lucidité qui a perdu ses illusions mais pas son courage. Ce n’est pas un hymne à la réussite ; c’est un rapport d’autopsie dressé par quelqu’un qui a appris que chaque victoire a son revers et que l’ascension peut ressembler à une charge, une pression, une mise à nu. Depuis ses premiers titres, Mitch écrit comme on respire, avec précision et sans décor superflu. Mais dans Gloire & Dollars, quelque chose a glissé. Une densité nouvelle, une façon de poser qui semble taillée au scalpel, presque clinique, comme s’il observait sa propre trajectoire depuis l’extérieur. On sent un homme qui a connu les étiquettes, les attentes, les catalogages, et qui décide désormais de se tenir en dehors de ces cadres. Pas par posture, mais par nécessité. Ce morceau semble naître d’un constat intime : la gloire est un terrain instable, et l’argent un miroir déformant où l’on finit par se perdre si l’on ne garde pas l’œil fixé sur ce qui compte réellement. Pourtant, au lieu de se cacher derrière un discours moralisateur ou fataliste, Mitch opte pour une écriture qui avance en équilibre, quelque part entre lucidité crue et désir de s’en sortir. Ce qui frappe surtout, c’est sa capacité à transformer la gravité en mouvement. Gloire & Dollars n’est pas un cri, pas une plainte, pas un règlement de comptes. C’est un souffle. Un souffle qui dit : je vois ce que le monde attend de moi, je vois ce que le monde coûte, mais je refuse de me laisser avaler. Une forme d’insoumission calme, presque philosophique, traversée par cette énergie propre aux artistes qui savent que tout peut basculer d’un instant à l’autre. Mitch ne se contente pas d’évoluer. Il s’étire, il se défait, il se redéfinit. Et dans cette transformation, quelque chose de rare apparaît : un artiste qui ne cherche pas à devenir plus grand, mais plus vrai. Gloire & Dollars n’annonce pas une nouvelle ère parce que le son change, mais parce que l’homme derrière le son a changé. Et cette vérité-là, on ne peut pas la fabriquer. On la traverse. On la paie. On la porte. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 2, 2025« Une déflagration intime qui danse sur ses bleus : Louise Combier transforme le stigmate en étincelle. » Il y a chez Louise Combier une manière unique de faire vibrer ce qui tremble en nous. Une façon de transformer la vulnérabilité en architecture sonore, la honte en chorégraphie lumineuse. #31#, c’est exactement cela : une mue, un cri maquillé en uppercut pop, un code secret qu’on se transmet entre êtres cabossés pour dire “voilà ce que je suis, même quand je me cache”. Dès les premières secondes, on sent Ash Workman derrière les machines : ce goût pour les textures qui glissent sous la peau, ce minimalisme qui laisse respirer les angles morts. Mais très vite, la voix de Louise prend toute la place — parce qu’elle n’interprète pas un rôle, elle s’interprète elle-même. Une diction à vif, une manière de laisser la phrase s’ébrécher juste avant de reprendre de l’élan, comme si chaque syllabe était une bataille gagnée contre elle-même. “#31#” ne s’écoute pas, il se révèle. On y entend l’ombre d’une gamine qui compte ses complexes comme on compte ses années, l’adolescente qui voudrait effacer son reflet, la femme qui finit par comprendre que ce qui la brûle peut aussi l’éclairer. Le morceau n’est pas construit pour plaire : il est construit pour dire. Et ce qu’il dit, avec sa rythmique presque insolente, c’est que la libération commence quand on ose se regarder en face. Techniquement, le titre est une bombe compacte : ligne rythmique électrisée, basses qui frétillent comme une veine pulsée par le stress, synthés taillés au scalpel. Workman lui sculpte un espace à mi-chemin entre la pop française et l’alt-pop londonienne, avec cette patte aérienne qui rappelle parfois Georgia, parfois Christine & The Queens, parfois personne d’autre qu’elle — ce qui est le signe évident qu’une identité forte est en train de s’écrire. Mais le vrai séisme, c’est elle. Cette façon de transformer un numéro — 31 — en un talisman émotionnel. On devine les silhouettes derrière ce chiffre : les souvenirs honteux, les sourires faux, les soirs où l’on se débat avec soi-même. Et pourtant, c’est un morceau qui danse, qui avance, qui respire. Un morceau qui dit que la honte n’est pas là pour nous arrêter, mais pour nous rendre plus vivants. Il y a une scène où la pop française se remet à trembler, à oser sa fragilité, à embrasser pleinement le chaos intérieur sans caricature ni complaisance. Louise Combier en est l’une des voix les plus nécessaires. Avec “#31#”, elle signe une déclaration, celle d’une artiste qui sait que la vérité ne se chuchote plus : elle s’amplifie, elle se chante, elle se revendique. Et elle pulse, fort. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
décembre 2, 2025Guitare apprise sur un voilier, adolescence entre théâtre et rock de lycée, cerveau d’ingé parti en cavale sonore : SØREN écrit des morceaux qui sentent la route et la sueur du plateau. Son son est lourd et brillant, abrasif sans être opaque : des basses qui perforent, des kicks qui vrillent le ventre et synthés qui font pouic pouic avec un sérieux d’orfèvre. On entend l’ombre de Yungblud et Bring Me The Horizon, des reflux EBM, un amour franc pour les subs de club et les amplis trop forts ; puis des éclats d’indie et d’électro (Gesaffelstein, Fontaines D.C., Boyz Noize) qui laissent des traces lumineuses. Depuis le studio-van bricolé pour composer seul sur les routes d’Europe jusqu’aux scènes où l’on saute au click sans ears, il avance avec l’énergie du “fait maison” devenu méthode. Paris pour base, production pour d’autres, musique à l’image, un nouvel EP qui claque et des dates qui arrivent vite; l’ensemble tient comme une promesse : ça va tartiner, mais avec précision. On a parlé saturation qui sourit, club comme cathédrale, voyages qui accordent les refrains et futur à haute intensité. Découvrez son interview, maintenant. 1 ) Qui es tu ? Hello 🙂 moi c’est SØREN, je suis artiste, producteur, et compositeur de musique. Je suis né versSaint Étienne, après on a pas mal bougé quand j’étais petit, mais j’ai grandi en région bordelaise. 2 ) Quel est ton parcours ?J’ai commencé la guitare en 2012, à l’époque on vivait sur un bateau à voile avec ma famille. Onest partis pendant un an faire le tour de l’atlantique et c’est là que mon père m’a appris lespremiers accords à la guitare. En rentrant j’ai fait pas mal de trucs différents, notamment beaucoupde théâtre qui m’a donné goût à la scène puis repris plus sérieusement la guitare en terminaleavec mon groupe de rock du lycée. J’aimais bien les maths donc je suis allé en classe prépa pourentrer en école d’ingénieur, et c’est là que j’ai commencé à produire et écrire mon premier projet« Beside me » qui est sorti en 2021. On a rapidement, avec Tom et Aloïs qui m’accompagnent surscène, commencé à jouer mes chansons un peu partout. On avait fait à l’époque la première partiede Véronique SANSON, le Zénith de Strasbourg et tous les tremplins possibles ahaha. En 2022, j’aiaménagé un van en studio d’enregistrement autonome et je suis partis en solitaire sur les routesd’Europe pour composer de la musique. C’était une expérience complètement dingue autantartistiquement que personnellement, d’ailleurs il y a plusieurs musiques de mon nouvel EP quisont nées dans ce van 🙂 L’année dernière, j’ai été diplômé et je suis monté sur Paris pour meconcentrer sur ma carrière musicale. Depuis j’ai fait une première date parisienne en tête d’affichefin d’année dernière, et on pas mal tourné un peu partout cette année. Maintenant je produis etcompose aussi pour d’autres artistes, je fais également de la musique à l’image notamment dansla pub et un peu d’acting sur différents projets. 3 ) Que peux-tu nous dire sur ton art en quelques mots ?Je dirai que mon son est de manière générale plutôt lourd et brillant. J’ai un style de productionassez abrasif, j’utilise beaucoup de saturation à différents degrés sur les éléments qui composentma musique en essayant de trouver un équilibre subtil pour faire grimacer les gens quand lesrefrains ou les drops arrivent et que la basse et le kick perfore directement le public sur scène.J’aime la puissance des caissons en club, les amplis bien forts sur le plateau et les synthés qui fontpouic pouic 🙂 4 ) Quelles sont tes inspirations ?Sur cet EP, mes inspirations ont été très variées parce qu’il a été créé sur une période de tempsassez longue, et je produisais pendant ce temps pleins de styles de musique différents qui sontvenus enrichir les sonorités que je voulais obtenir. Je dirais qu’en termes de compo, lesprécédents albums de Yungblud m’ont beaucoup inspiré, avec aussi Bring Me The Horizon que j’aiponcé pendant longtemps. Plus récemment, je fais une fixette sur l’EBM et beaucoup de styles demusique électronique qui ont influencé je pense certaines sonorités plus « club » sur les dernièresétapes de production de l’EP qu’on peut entendre sur certains titres. 5 ) Quelle est ta playlist de prédilection quand tu crées ? Aloooors c’est hyper dur comme question parce que ça dépend vraiment des périodes de tempssur lesquelles les musiques ont été créés mais : du côté indie, j’ai énormément écouté un groupequi s’appelle Mercury qui défonce, et comme tout le monde Fontaines DC, côté musiqueélectronique je citerai Gesaffelstein, MADMADMAD et Boyz Noise, côté métal Knocked Loose àfond et sur une partie plus organique bon Radiohead et Groillaz ça c’est matin/midi/soir et sinonSaya Gray aussi grosse grosse claque tant sur la compo que sur la patte sonore, ça donne pleinsd’idées 🙂 6 ) C’est quoi le plat que tu cuisines le mieux ?Je suis trop nul en cuisine, y a plus de place dans mon appart pour les guitares, les synthés etl’apéro que pour cuisiner ahaha donc on est majoritairement sur des pâtes, du fromage et dusaucisson. Mais si vous écoutez à fond mon EP peut-être que je prendrai un appart plus grand etque j’apprendrai à faire des rôtis de sanglier et des tartes aux myrtilles qui sait ! 7 ) Quels sont tes projets à venir ?Il y a plusieurs dates de concert qui arrivent début 2026, on a trop hâte avec Tom Aloïs et Luc quim’accompagnent en live de venir jouer ces musiques un peu partout (notamment le 08 janvier auSupersonic à Paris hehe mais y en pleins d’autres qui arrivent très bientôt). Il y a plusieurs projetsd’autres artistes sur lesquels j’ai travaillé qui vont sortir et je bosse sur des nouvelles musiques quisortiront bientôt ! J’ai composé pendant longtemps sans sortir beaucoup de musique mais là ça vatartiner ahaha vous allez avoir de quoi remplir vos playlist avec du SØREN c’est moi qui vous le dit ! 8 ) Peux-tu nous raconter une anecdote à ton sujet ?La première fois que je suis monté sur scène un micro à la main pour chanter mes chansonsdevant des gens c’était avant 7000 personnes sur une scène flottante à Agde en première partiede Véronique Sanson. Déjà c’était complètement fou, y avait tous mes potes et ma famille dans lepublic avec une moyenne d’âge de 70 ans, on sautait partout, on jouait au click sans ears doncAloïs (batteur) avait le click dans les retours, bref c’était sport mais un souvenir incroyable, je pensequ’on a fait sauter quelques pacemakers ce soir là ahaha ! 9 ) Si tu pouvais passer 48h avec une personne que tu n’as jamais rencontrée ce serait qui ?J’ai énormément d’admiration pour les artistes et les scientifiques qui arrivent à faire changer maperception des choses. Si on reste sur le côté artistique, les personnes qui m’inspirent le plus dansla vie de tous les jours c’est des gars comme Trent Reznor, Thom Yorke, ou Damon Albarn quiarrivent à s’exprimer sans concessions sur leurs projets de groupes et leurs projets perso, et qui enparallèle mènent de carrières créatives dans d’autres industries comme le cinéma qui m’attireénormément ! C’est hyper dur de choisir, mais en ce moment j’ai une grosse grosse phasemusique électronique et musique de film, donc je dirais que pour mon avenir, 48h avec TrentReznor pourraient m’apporter énormément !! Même en France on a des pépites de ce côté-là, jepense notamment à Alexandre Astier qui m’impressionne et m’inspire tellement par ses multicasquettes et la maîtrise de tous les sujets qu’il touche (et sa dimension scientifique aussi je doisdire, le combo musique/science ça me parle particulièrement), ou Gesaffelstein dont le travailm’inspire énormément. Bon après pour le délire, passer 48h avec un Ozzy ou un Tommy Lee çadevait être mémorable ahaha. 10 ) Un petit mot ou conseil pour la fin ?Branchez-vous SØREN les amis, allez écouter mon nouvel EP et venez faire la bringue avec nousen concert ! Il y a pleins de projets zinzins que je suis en train de finaliser pour la suite, c’est lebordel un peu partout dans le monde en ce moment et la musique personnellement ça me faittellement du bien donc allez voir des artistes et groupes sur scène, ça redonne le sourire et on sevoit très vite sur la route ou ailleurs :): Instagram : sorenmusic_ Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 27, 2025Dans On Décolle, Firekenny allume les moteurs comme si le sol était devenu trop étroit pour contenir son envie d’exister plus haut. La nuit s’ouvre comme un rideau d’étincelles, et Firekenny fonce dedans à cœur ouvert, avec ce mélange de trap EDM qui pétille comme un briquet qu’on craque au bord du vide. On Décolle n’est pas un morceau, c’est un tir de fusée en trois minutes, un uppercut sonore qui te rappelle que parfois la seule façon de respirer, c’est d’aller plus vite que ton propre doute. La prod oscille entre tension et hédonisme brut, avec ces synthés qui rebondissent comme des néons mouillés sur un dashboard de voiture à 3 h du matin. Firekenny navigue dans ce chaos lumineux avec la nonchalance jeune de quelqu’un qui sait exactement où poser sa voix pour que tout rentre sous la peau. Il y a ce truc très génération Z, ce côté “je m’envole pour oublier que tout me retient”, une adrénaline triste qui groove sous les basses. Sa façon de rapper frôle la confidence, comme s’il murmurait à quelqu’un couché sur le siège passager : un mélange suave de détermination et de débrouille, la sensation de se créer un destin avec deux phrases et un battement de 808. Le morceau frappe par sa simplicité assumée, mais surtout par la manière dont il reflète une vérité contemporaine : vouloir s’arracher à un quotidien trop étroit, même si on ne sait pas encore exactement où atterrir. Ce qui rend On Décolle si addictif, c’est son énergie solaire couplée à une fragilité sous-jacente, quelque part entre l’ambition et la fuite, le dancefloor et la confession. Firekenny capture cette pulsation-là avec une sincérité qui surprend, presque naïve, presque urgente. J’ai plongé dans le presskit pour en savoir plus, un document que j’ai évidemment l’autorisation d’utiliser dans la publication, et c’est là que tout fait sens : l’artiste construit son univers comme un puzzle d’impulsions lumineuses, un mélange de scènes nocturnes, d’aspirations anonymes et de désirs tenaces. On comprend mieux comment cette esthétique sonore se tisse par fragments, chaque track étant une porte ouverte sur un ailleurs rêvé. On Décolle, c’est le ticket pour cet ailleurs. Un morceau court, nerveux, vibrant, qui claque dans la poitrine comme le premier souffle d’air après des semaines à suffoquer. Firekenny y montre un instinct brut, la promesse d’un artiste qui pourrait bien s’imposer dans ce territoire hybride où la trap française frôle l’électronique la plus effusive. À écouter fort, très fort, et surtout en mouvement. Parce qu’ici, tout est fait pour qu’on décolle avec lui. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 25, 2025« Je survis est ce genre de morceau qui t’arrache un aveu que tu n’avais jamais osé prononcer tout haut. » Il y a dans ce nouveau titre quelque chose d’un battement obstiné, une flamme recalibrée pour l’époque, un souffle qui refuse l’effacement. Soléno revient avec Je survis, un morceau fraîchement libéré dans l’air du temps, comme si la ville entière avait besoin de cette confession murmurée-criant à la fois. Pop-rap hybride, écrite en français, cette pièce déploie un sens de l’urgence émotionnelle qui capte immédiatement l’oreille. Dès les premières notes, on sent cet instinct de danse qui ne sacrifie jamais le cœur. Soléno navigue au bord de ses contradictions avec une grâce imparfaite, presque fragile, mais toujours fière. Il fait partie de ces artistes qui refusent l’étiquette, et cela s’entend : le tempo se penche vers la pop, le timbre se réchauffe d’inflexions latines, et les mots – eux – tracent un territoire intime où l’on ne respire plus tout à fait pareil. Je survis raconte la résistance douce, celle qui se fabrique dans les nuits trop longues, dans les messages envoyés trop tard, dans les souvenirs qu’on remixe tout seuls. Mais jamais Soléno ne tombe dans le pathos ; il transforme sa survie en célébration discrète, en groove qui se relève, encore et encore. Le refrain, accroché à un fil lumineux, semble pensé pour tourner dans la tête jusqu’au lendemain, comme un mantra de fin de soirée pour ceux qui refusent de s’éteindre. Il y a aussi cette sincérité crue dans sa voix, une manière de tout déposer sans chichi, comme si la chambre d’enregistrement était une planque où l’on vient réparer ses morceaux cassés. Soléno danse, oui, mais il danse avec ses fantômes, avec ses doutes, avec cette volonté de rester debout quand le monde devient trop lourd. Avec Je survis, il signe un morceau qui s’écoute en mouvement, qui s’intègre naturellement dans une playlist nocturne, prête à être partagée autant sur un blog que dans un trajet d’après minuit. Une preuve supplémentaire que la survie, parfois, rime avec mélodie. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 25, 2025Pas de poudre aux yeux, juste une lueur qui tient. Baozi arrive comme un flash sur l’eau : pop-électro sensible, battements nets, mélodies qui collent aux tempes et laissent une trace saline 💦 Originaire de Hong Kong et installée à Paris depuis ses 18 ans, où elle a rencontré son amoureux et co-producteur de son projet, elle s’ompose avec une musique qui ne cherche pas l’exploit, elle vise la sensation exacte : une basse qui serre la taille, un synthé qui ouvre la fenêtre, une phrase qui mord puis caresse 🔥 On y entend la fête et l’après, les épaules serrées dans la foule et l’espace intérieur qu’on protège coûte que coûte. On a voulu parler de trajectoires, de villes qui rythment les refrains, de la manière dont on garde le cœur au centre quand les machines grondent. Voici , l’interview, maintenant 🎶 @baozi.wav #musique #interview #itw #musiquedumoment #dailysong #baozi J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 25, 2025« Il existe des chansons qui ne sauvent pas vraiment, elles montrent seulement où la lumière recommence et c’est exactement ce que Rejoindre les étoiles incarne » C’est étrange comme Rejoindre les étoiles ne commence pas vraiment : il apparaît. Comme si quelqu’un ouvrait soudain une porte dans le noir, et qu’une lumière pâle, presque timide, venait lécher le sol. On ne sait pas encore si c’est l’aube ou une étoile mourante, Nagia cultive cette ambiguïté, ce mi-chemin entre la chute et la remontée, cet endroit où les émotions ne s’expliquent pas mais vibrent. Il y a dans sa musique un parfum d’électricité humide, quelque chose de fragile et métallique qui rampe sous la peau. On dirait un rêve qui hésite à se souvenir de lui-même. Les synthés respirent comme des fenêtres ouvertes sur un hiver trop tendre, le piano trace des lignes fines qui ressemblent à des fractures soignées trop vite. Et par-dessus tout, sa voix : une voix qui ne cherche pas à impressionner, mais qui semble avancer les mains ouvertes, comme pour toucher l’air et vérifier qu’il existe encore. Nagia chante comme on écrit dans un carnet que personne ne devrait lire.Pas dans une pose esthétique, non : dans cette sincérité un peu désordonnée que seules les vérités trop lourdes savent provoquer. Chaque syllabe glisse comme une confession qu’elle aurait voulu garder pour elle — mais qu’elle laisse finalement s’échapper, parce que certaines histoires finissent par pousser toutes seules. Ce morceau n’est pas un appel au secours ; c’est la chronique délicate d’un retour.Un retour à soi après avoir longtemps déraillé dans sa propre nuit.Rejoindre les étoiles ne promet pas la lumière : il promet seulement qu’on peut y croire sans mourir de honte. Que le ciel ne guérit personne, mais qu’il peut servir de repère quand la tête tourne trop vite. Le texte flotte dans cet espace suspendu où l’on comprend que survivre n’est pas héroïque — c’est juste profondément humain. La manière dont la production retient son souffle est presque émouvante.Rien ne déborde. Rien ne cherche l’effet. On sent l’influence du silence, de ces instants où la musique n’est pas encore musique mais seulement une pulsation intérieure qu’on tente d’apprivoiser. On imagine Nagia face à son piano, tard dans la nuit, la lumière bleue d’un écran qui cligne, et cette détermination étrange de transformer le chaos en quelque chose qui tient dans une main. Rejoindre les étoiles parle d’une nuit, mais il ne raconte pas l’obscurité.Il raconte ce qu’elle oblige à regarder. Et c’est là que Nagia frappe fort : dans cette façon de transformer une fragilité en constellation personnelle. Elle ne joue pas à être blessée, elle orchestre la vérité avec une délicatesse presque cosmique. Le morceau devient alors un rite secret, une petite cérémonie pour les cœurs qui bruissent encore après la tempête. S’il fallait nommer l’émotion qu’il laisse derrière lui, ce serait peut-être… la disponibilité.La sensation rare d’être un peu plus ouvert qu’avant, un peu plus présent, un peu plus prêt à recoller ses morceaux. Une chose est sûre : si ce single est la première étoile, la constellation qui suivra risque de brûler très fort. Instagram : nagia_gb Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 19, 2025« La Pente n’est pas un morceau : c’est un 180, un virage serré où Hina passe de l’ombre à la clarté sans jamais perdre son souffle. » Une étrange sensation m’a traversé en écoutant La Pente. Comme si je surprenais un artiste à un moment charnière, ce point fragile où l’on arrête d’essayer de plaire et où l’on commence enfin à dire la vérité, la sienne, brute et dérangée. Hina, avec ce deuxième single, choisit précisément cet endroit-là : la faille plutôt que la façade, la montée plutôt que les raccourcis, le réel plutôt que les validations creuses. Le morceau s’ouvre comme un aveu qu’on aurait gardé trop longtemps dans la gorge. Quelques notes égrenées, presque timides, qui respirent le Maroc désertique, le Oud qui chauffe l’air comme une braise ancienne. Puis une voix, penchée entre deux langues, deux identités, deux héritages qui ne se trahissent pas mais s’entremêlent. On sent la Darija arriver par petites vagues, comme un souvenir qui se réinvite dans la pièce, un parfum de maison qu’on croyait lointain. C’est un geste de loyauté, un retour aux origines, mais jamais nostalgique : plutôt un point d’ancrage avant la tempête. Et elle arrive vite, la tempête. Le drop est sec, inattendu, calibré pour déraper sous les pieds. La prod bascule de la confidence à l’impact, dans une forme de rage contenue qui relie les mondes : l’électronique fine, presque liquide, heurte une rythmique trap plus urbaine, plus rugueuse. Ce contraste crée le cœur battant du morceau : l’ascension n’est pas lisse, elle secoue, elle déstabilise. Le refrain, lui, accroche comme une corde jetée dans le vide — cette corde qu’on attrape même si on tremble, parce qu’on n’a pas le choix. La force de Hina, c’est sa façon d’écrire et de composer avec une honnêteté qui tranche. Pas de posture, pas de cynisme, pas de superflu : juste le constat amer d’un artiste qui a trop attendu qu’on le valide, trop vécu l’abandon de ceux qui ne restent jamais quand ça stagne. Il transforme ce constat en moteur. La Pente devient alors un manifeste pour ceux qui avancent en silence, qui montent seuls, qui accumulent les erreurs mais refusent l’aplatissement. Ce qui émeut, au-delà de la technique, c’est l’énergie de quelqu’un qui s’est reconstruit à l’écart. On y lit un amour profond pour la création artisanale — Hina compose dans sa chambre, fidèle à l’authenticité qui l’a façonné. On y entend aussi la revanche des discrets, ceux qu’on ne regarde qu’une fois arrivés en haut. La Pente n’est ni un banger opportuniste ni une ballade triste. C’est un morceau hybride, terriblement humain, qui raconte la montée avec ses aspérités, ses griffures, ses respirations difficiles — et la beauté inattendue qu’on trouve parfois dans la lutte elle-même. Hina ne trace pas simplement son chemin. Il redessine les reliefs. Et si son ascension se fait encore discrète, on sent déjà qu’il est en train de gravir plus haut que prévu. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 19, 2025« Un duel amoureux masqué par un sourire de velours : Monalisa glisse, séduit et tranche comme une lame qui brille au soleil. » Je l’ai senti avant même de comprendre les mots : cette tension fauve, ce parfum d’étés interminables, ce quelque chose de fiévreux qui flotte entre les basses et les respirations. Monalisa n’est pas une simple chanson afro-urbaine, c’est une scène en clair-obscur — une place de quartier, une chaleur qui s’accroche aux tempes, la silhouette d’une femme qui avance et derrière elle, deux cœurs en duel, prêts à brûler pour s’attirer la faveur d’un seul regard. Rousson ne raconte pas, il incarne. Il ne chante pas, il plaque une émotion palpable sur chaque syllabe, comme si sa voix avait déjà traversé la rivalité qu’il décrit. Cette plume, mêlant français, afrikaans et russe, crée une mosaïque identitaire fascinante : le flow danse entre continents, les intentions varient comme les couleurs d’un coucher de soleil équatorial, et la langue devient un terrain de jeu où le désir circule librement. On entend l’urgence de plaire, l’assurance qui masque la vulnérabilité, et cette pointe d’ironie — parce que dans ces histoires-là, personne ne gagne vraiment, mais tout le monde joue quand même. Le beat, lui, frappe avec une précision presque sensuelle : percussions aérées, basse chaude, touches synthétiques qui s’évaporent comme des éclats de lumière sur une peau humide. Ce n’est pas un morceau qui cherche à impressionner techniquement ; c’est un morceau qui vise l’âme par le ventre. On oscille entre afro-fusion, hip-hop chaleureux et groove presque mbalax dans la manière dont les éléments se frôlent sans jamais se bousculer. Le tempo a cette vertu rare : il donne envie de marcher plus lentement, de laisser son ombre s’allonger, de jouer soi-même la scène. Ce qui rend Monalisa si enivrant, c’est ce conflit émotionnel très humain : la douceur contre la fierté, le charme contre la stratégie, le cœur contre le masque. Et au centre, Monalisa, figure magnétique que le morceau ne décrit jamais vraiment. C’est volontaire : elle existe dans l’ellipse, dans l’entre-deux, dans la tension qu’elle génère. Elle devient métaphore — celle de ce que l’on désire tant que cela finit par nous redessiner. Rousson signe un titre solaire, nerveux, intime, porté par une écriture vivante et un instinct de narration rare dans la scène afro-hip-hop émergente. Monalisa respire, vibre, charme. Un morceau qui rappelle que l’amour, même quand il déraille, reste un terrain où la musique parle toujours mieux que nous. Pour découvrir plus de nouveautés AFRO, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRO ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 19, 2025« Ti Amo n’entre pas dans une pièce : il s’y glisse comme une chaleur, un parfum, une envie qu’on comprend avant même de l’entendre. » J’ai eu l’impression d’écouter un souvenir qui ne m’appartenait pas encore. Ti Amo de Dims a ce pouvoir étrange : il dépose sur la peau un mélange d’insolence douce et de désir tranquille, comme si l’amour naissant se résumait à une pulsation, un souffle, un pas de danse volé dans une rue où l’été refuse de mourir. J’ai voulu comprendre ce qui me happait, et je me suis retrouvé à analyser chaque mouvement du morceau comme on observe quelqu’un qu’on commence à aimer, sans jamais réussir à en pointer la raison exacte. Le beat, d’abord. Non, pas un simple beat : une colonne vertébrale qui ondule, un cœur funk carioca qui a traversé l’Atlantique pour se marier à un ADN afro-pop lumineux. La production respire, s’ouvre, resserre son étreinte puis relâche. On sent derrière chaque élément une envie de provoquer le corps avant l’esprit. L’ingrédient brésilien n’est pas là pour le folklore : il est présent comme une vibration organique, quelque chose de moite et inévitable. Un groove qui ne force pas, qui suggère — c’est beaucoup plus dangereux. Puis vient la voix de Dims. Une manière de parler-chanter qui ne veut pas séduire mais qui finit par le faire malgré elle. Des inflexions chaloupées, des intentions presque murmurées, un phrasé qui glisse, qui accroche, qui mord par endroits. Ce n’est pas du rap frontal ni de la pop assumée : c’est un entre-deux, un espace intime où chaque intonation semble raconter une confidence qu’il ne répétera qu’une fois. Dims ne cherche pas à impressionner ; il cherche à faire ressentir. Et c’est précisément pour ça que ça fonctionne. L’ensemble évoque un flirt qui se déroule à la fois dans la rue, sur un trottoir tiède, et dans une fête improvisée où les basses tremblent contre les vitres ouvertes. Ti Amo devient alors plus qu’un morceau : une ambiance, un décor, un souvenir potentiellement réel. Cette fusion franco-funk-afro est servie avec une élégance presque insouciante, mais sous cette apparence légère se cache une construction chirurgicale. La dynamique du titre est réglée comme une respiration : trop brève pour que l’on s’en lasse, trop intense pour qu’on l’oublie. À la fin, je me suis surpris à sourire. Certains titres franchissent la frontière entre la musique et l’émotion en douce, sans prévenir. Ti Amo en fait partie. Dims y déploie un style qui lui est propre : spontané, sensuel, profondément urbain mais traversé d’une douceur inattendue. Le genre de track capable, en trois minutes, de te rappeler que tomber amoureux est toujours un peu un acte de groove. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 19, 2025« On perçoit dans A.D.E.L comme une prière moderne murmurée en deux langues, mais ressentie dans une seule : celle de la peau. » Je me suis surpris à écouter A.D.E.L non pas comme un titre, mais comme un message plié en quatre, glissé dans la poche d’une veste qu’on n’a plus portée depuis des mois. Il y a dans ce morceau une forme de tendresse cabossée, un mélange de chaleur et d’inquiétude, une manière de parler d’amour avec la pudeur de ceux qui savent que les mots peuvent soigner… mais aussi raviver les blessures. Or KosKas ne chante pas, il confesse. Et quand il glisse de façon organique du français à l’hébreu, on comprend que cette musique-là n’a pas besoin de traduction : elle se vit. A.D.E.L adopte la cadence d’un cœur qui hésite entre rester fidèle à ce qu’il ressent et se protéger du Monde. Le hip-hop français ici ne cogne pas : il respire, il raconte, il tisse. Les percussions sont souples, pas démonstratives, presque comme des pas dans une rue encore chaude après une journée d’été. Sur cette base, Or KosKas installe le franbreu comme un terrain de jeu intime : les syllabes s’embrassent, les deux cultures se superposent, les émotions se faufilent entre les langues sans jamais perdre leur précision. Il ne s’agit pas de faire « fusion », mais de faire vérité. Il y a quelque chose d’infiniment sensible dans la façon dont la guitare accompagne sa voix — comme si l’instrument lui-même savait quand se taire pour laisser un souffle passer, quand revenir pour rappeler une promesse. Une folk-pop discrète mais présente, enlacée à une touche de world music latine qui donne au morceau son balancement, sa manière d’avancer lentement mais sûrement, comme une marche nocturne qui suit la lumière des fenêtres allumées au loin. Et puis ce flow… pas pressé, jamais nerveux, mais habité. Il y a dans la diction d’Or KosKas une douceur qui sonne comme un héritage, quelque chose d’ancien qui flotte dans un morceau très contemporain. On y entend Paris et Jérusalem dans le même battement. On y entend l’exil, mais aussi l’appartenance. On y entend l’amour, mais aussi la fatigue. Cette ambivalence rend la chanson profondément humaine. A.D.E.L fonctionne comme une lettre qu’on n’ose jamais envoyer, alors on la met en musique. Et la musique dit tout : la fragilité, le manque, la force aussi — cette force étrange qu’on gagne quand on accepte enfin de dire ce qu’on ressent, même maladroitement, même entre deux langues. C’est une chanson qui crée des ponts, comme Or KosKas lui-même, et qui rappelle que parfois, les cœurs les plus divisés sont ceux qui illuminent le mieux les autres. A.D.E.L n’est pas un morceau à écouter. C’est un morceau à garder. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 19, 2025“Opaline traverse l’oreille comme une lumière trouble, un éclat pastel qui dissimule plus de vertige qu’on ne voudrait l’admettre.” Je dois avouer que cette écoute m’a prise de biais : Opaline s’ouvre comme une pièce que l’on croyait vide, puis les murs commencent à bouger, les couleurs changent, les silhouettes se dessinent. Le projet D.u.d.e, présenté comme pop/rock atmosphérique, tient parfaitement sa promesse, mais la dépasse surtout par un sens aigu du cinéma intérieur. On entre dans le morceau comme dans un lieu dont on ne connaît pas encore les règles — une sensation rare et profondément addictive. Ce qui frappe d’abord, c’est cette façon qu’a la production de respirer. La guitare, légèrement brumeuse, semble flotter dans un espace saturé de particules lumineuses. Elle ne cherche pas la démonstration, elle cherche la texture. Un clair-obscur sonore qui évoque ces disques 70’s où chaque note avait quelque chose d’organique, mêlé à une certaine froideur 80’s, presque new-wave, qui donne à l’ensemble une élégance distante. Puis, par moments, une impulsion beaucoup plus 2000’s surgit, avec un sens du hook mélodique et une fluidité indie pop qui ancre Opaline dans le présent sans l’arrimer à une époque précise. La voix, elle, avance avec cette retenue particulière qu’ont les artistes qui préfèrent suggérer plutôt que dévoiler. On entend dans les mots français une forme de pudeur poétique, un goût pour les images plutôt que pour l’explication. Elle glisse au-dessus de l’instrumentation comme un voile fin, quelque chose qui tremble légèrement, qui hésite entre s’effacer et s’exposer. Ce tremblement fait toute la différence : il humanise, il fissure la surface lisse, il donne accès à un trouble subtil. Il se passe quelque chose dans la structure aussi : une montée qui n’en est pas vraiment une, une tension qui refuse d’exploser. Tout est conduit avec une précision presque chorégraphique, comme si la chanson était un exercice de style — au sens noble du terme. On y sent le goût de l’esthétisme, le soin accordé à la matière sonore, l’envie de faire de chaque mesure un petit tableau. Par endroits, l’atmosphère devient presque intangible : une impression de souvenir, de photographie lumineuse, de sensation déjà vécue mais impossible à situer. Opaline se situe à cet endroit précieux où les chansons ne cherchent plus à plaire mais à installer un climat. D.u.d.e façonne une pop-rock atmosphérique où les influences variées ne se superposent pas : elles s’hybrident, elles fusionnent, elles créent un langage. On ressort de l’écoute avec une sensation douce, légèrement trouble, comme si l’on avait marché dans une pièce remplie de fumée irisée. Un titre qui ne force rien mais qui laisse une empreinte — presque minérale, presque fragile. Une opaline sonore, justement. Pour découvrir plus de nouveautés ROCK, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAROCK ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 19, 2025“Tous mes démons glisse comme une confession qu’on lâche trop vite, une vérité qui brûle mais qu’on finit par apprivoiser.” J’ai laissé le morceau tourner plusieurs fois avant de comprendre ce qui me happait vraiment : NūSōM ne chante pas seulement la chute, il chante la manière dont on décide d’habiter la chute. Tous mes démons n’a rien d’un lamento dramatique ; c’est plutôt une marche dans l’ombre, presque élégante, où chaque pas résonne comme un choix assumé. On y retrouve les textures du contemporary R&B, cette chaleur minimale qui enveloppe la voix, mais aussi une impulsion pop-rap qui s’infiltre dans la rythmique et lui donne de quoi avancer sans s’effondrer. La voix de NūSōM porte quelque chose de légèrement rauque, un grain qui dit plus qu’il n’explique. Elle flotte au-dessus du beat avec une certaine fragilité, mais une fragilité volontaire — celle qu’on expose parce qu’on sait qu’elle fait partie du décor, qu’elle donne du relief. J’ai senti une forme de pudeur combattue, comme si l’artiste s’autorisait ici quelque chose de rare : avouer, mais sans s’écrouler. Il chante bas, presque murmurant, et cette retenue crée un magnétisme particulier, un lien intime avec l’auditeur. Musicalement, le morceau joue sur la tension. Une basse ronde, discrète mais omniprésente, qui pulse comme un cœur trop rapide. Des percussions fines qui rappellent cette manière qu’ont certains producteurs de laisser l’air circuler entre les coups, comme pour ne pas étouffer la confession. Et puis, cette petite mise en scène sonore — une réverbération subtile ici, un écho qui s’attarde là — qui donne l’impression d’avancer dans un appartement plongé dans la pénombre, lumière bleutée, rideaux fermés, téléphone face contre la table. La dimension pop-rap du morceau offre un contrepoids intéressant : une structure plus directe, plus cadencée, qui empêche le titre de devenir trop vaporeux. Elle amène du mouvement, une forme de résistance au spleen, une dynamique intérieure qui pousse NūSōM à continuer malgré ce qu’il avoue. Ce mélange crée un équilibre fragile, comme si le morceau oscillait en permanence entre confession et auto-défense. Ce que réussit Tous mes démons, c’est de rendre le chaos habitable. Il transforme le trouble en esthétique, l’hésitation en geste artistique. Et dans ces trois minutes tendues mais douces, NūSōM affirme quelque chose de simple mais rare dans la scène actuelle : la beauté peut exister dans ce qu’on ose dire, même quand on n’a pas encore trouvé comment le résoudre. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 17, 2025Un slam de tendresse cabossée qui transforme la culpabilité en lumière. Certaines chansons s’avancent comme on ouvre une plaie, calmement, avec cette forme de douceur douloureuse qui serre la gorge. Macadam appartient à ce genre-là : un morceau qui ne raconte pas, mais qui remet à l’endroit une injustice intime, ancrée dans des années de silence, de non-dits, de regards évités lors des repas de famille. Entendre LaRude parler de sa sœur, c’est comme marcher au ralenti dans un souvenir que l’on croyait anodin et qui soudain vous transperce : pendant que lui jouait, elle frottait les assiettes. Pendant qu’il apprenait la vie en riant, elle apprenait la fatigue. Cette dissymétrie — domestique, sociale, genrée — il la porte encore comme une tache de naissance. Macadam en est le poème d’excuses, l’aveu tardif, la main tendue sur l’asphalte. LaRude a toujours su mêler la chair du vécu à l’élégance du verbe. Sa pop française coup de poing — ce mélange singulier de slam, d’intimisme, de réalisme social — trouve ici un point d’équilibre presque miraculeux. La production, subtile et pudique, crée une bulle de respiration où chaque syllabe tombe comme un caillou dans l’eau. Il tranche, mais il caresse. Il dit la honte avec la grâce d’un funambule. Ce qui frappe d’abord, c’est la présence. Cette voix brute, légèrement voilée, qui porte en elle des années de résilience et d’héritages trop lourds. On n’écoute pas LaRude comme un chanteur : on l’écoute comme un témoin qui parle enfin. Entre Eddy de Pretto pour l’intensité frontale, Gaël Faye pour la musicalité tendre, et Fauve pour le réalisme poétique, LaRude compose une langue à lui, rugueuse, tremblante, crue mais bouleversante. Dans Macadam, il n’accuse personne — il s’accuse. Il ne cherche ni absolution ni pathos : juste un espace pour remettre les pendules de l’enfance à l’heure. Et derrière la confession familiale, on entend l’écho plus large de tant de foyers où les filles grandissent trop tôt, où les garçons ne voient rien, où l’injustice s’invite dans les tâches les plus banales. Il y a un courage immense à dire cela. Un courage d’homme de 2025, queer, lucide, qui a passé sa vie à écrire pour les autres avant d’affronter sa propre vérité. Car LaRude n’est pas seulement un parolier brillant, récompensé ici comme ailleurs, auteur de comédies musicales saluées jusqu’au New York Times ; il est un corps qui se bat, un cœur qui bat trop fort, un porte-voix pour ceux qui n’en ont pas. Macadam confirme qu’avec Cool Kid, LaRude signe son disque le plus intime, le plus social, le plus politique — sans jamais lever le ton. Juste en murmurant ce que beaucoup taisent. Une chanson comme un pardon tardif. Et comme une promesse d’être, enfin, l’homme qu’il aurait dû être plus tôt. Instagram : _larude_ Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 10, 2025On pensait tomber sur un artiste torturé, tant il manie la poésie avec un sleepn hypnotique, mais on a rencontré un soleil qui rit entre deux éclairs. Adam La Nuit, c’est ce paradoxe : une lumière dans la nuit, un sourire qui électrocute ⚡️ On a pu s’entretenir avec ce « monstre angélique » dont l’art n’a pas de frontières, voyageant entre l’Afrique centrale et la Belgique ✈️🌍 Ce fan de Rihanna et de génération NRJ (oui il assume), nous a livré quelques confidences croustillantes pour la sortie de son dernier titre “Frankenstein”, l’histoire d’un monstre tendre, né d’un bug du cœur, d’un amour mal recousu mais encore vivant❤️‍🩹  En bref, Adam La Nuit rit, désarme, et rappelle qu’il n’y a rien de plus punk que d’être sincère 🔥 Spoiler Alert : un rappeur américain lui a volé ses chaussures et on l’a déjà prit pour Chris Brown, mais on ne vous en dit pas plus, on vous laisse découvir ses expériences incroyables dans ses anectodes 🤫 @aadanslanuit #musique #interview #itw #musiquedumoment #dailysong #adamlanuit J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 10, 2025« Un disque hanté, viscéral et charnel, où la trap devient rituel et la voix un couteau dans le brouillard.«  KSPRR n’entre pas dans le rap français comme on entre dans un genre — il y pénètre comme une ombre glisse sous une porte. Wraith n’a rien d’un projet de plus dans la masse de la drill hexagonale : c’est une descente élégante dans les bas-fonds de la psyché, un disque de fantômes fait par un homme bien vivant, mais fatigué de la lumière. Là où beaucoup jouent les démons pour vendre des tee-shirts, KSPRR, lui, les incarne. Son rap est une matière froide, tendue, presque liquide. Il ne cherche pas la punchline ni la performance technique : il sculpte le malaise. Le morceau-titre, Wraith, agit comme une invocation — une prière à l’envers où chaque 808 devient tambour rituel. Le flow est spectral, détaché, presque chuchoté, comme s’il s’adressait à des âmes plutôt qu’à des auditeurs. Dans Curtis Jackson, il convoque la figure mythique du hustler, mais vidée de sa gloire : un fantôme d’époque, errant dans un monde sans or ni pouvoir. Ketchup, avec Famille Nombreuse, est un uppercut. Le morceau sent la poudre et la peur, un featuring à la tension physique, où le beat claque comme une porte métallique. M M E pulse en deux minutes de pure adrénaline, sans gras ni artifice : un orage de flow, sec, nerveux. Puis Boîte à aiguilles (feat. Super Duper) s’infiltre comme un trip claustrophobe — voix filtrées, production étouffante, tout respire la paranoïa et le manque. Et soudain, Blahblahblah : interlude punk et cynique, où KSPRR crache sur le bruit ambiant du rap game. 00 relance la tension, presque cinématographique — un morceau d’apnée où chaque silence pèse plus lourd qu’une punchline. Mais c’est La marche du fantôme (feat. Zipbby) qui cristallise l’essence du projet : deux voix qui s’enlacent et s’opposent dans une transe mystique, comme une procession urbaine dans un cimetière mental. Dans E V P, le rap devient presque science occulte : bribes électroniques, échos spectraux, flow déshumanisé. Et quand arrive Lune (avec Mae Rojas), c’est une percée fragile de tendresse — un instant suspendu où la féminité fissure l’obscurité. Cauchemar referme le cercle comme une malédiction qui retombe : tout s’éteint, sauf la tension. Ce qui rend Wraith si singulier dans le paysage du rap français, c’est cette manière d’assumer la noirceur sans posture. KSPRR ne s’invente pas une mythologie de dur : il parle depuis un ailleurs, un entre-deux, un purgatoire sonore où la vérité se dit à voix basse. Son rap, viscéral et éthéré, évoque les grandes heures de la trap d’Atlanta, mais réinterprétée à la française — froide, lettrée, ésotérique. Dans une époque saturée de faux éclats, Wraith agit comme une éclipse. Un disque qui ne cherche pas à briller, mais à absorber la lumière. Le rap français avait besoin d’un revenant ; KSPRR en devient le plus beau spectre. Instagram : luvkillme Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 9, 2025An’Om et Vayn reviennent avec “Humain Vol. 2” comme on rouvre une plaie avec tendresse : un projet qui sonne la fin d’un amour et la naissance d’une maturité nouvelle, là où les battements du cœur se fondent dans ceux de la 808. Avec Humain Vol. 2, An’Om & Vayn poursuivent leur exploration de la psyché amoureuse là où le premier volume interrogeait l’humain dans sa quête, celui-ci le confronte à la vulnérabilité du lien, à la lumière crue de ce qu’on perd en aimant. Le duo, inséparable depuis Le Remède, pousse ici son langage au bord de l’intime : un équilibre fragile entre le spleen et la sincérité brute, entre le charnel et le spirituel. La tracklist, courte mais nerveuse, s’écoute comme une histoire qu’on aurait vécue trop fort. Paradis ouvre l’EP dans une clarté trompeuse, presque candide, avant que Kinshasa ne fasse vibrer les contours d’un amour vibrant et déjà fissuré. Subtil et Par amour plongent au cœur du doute, là où la voix d’An’Om se fait confession et le souffle de Vayn devient presque un battement de cœur électronique. Les guitares, les nappes synthétiques, les textures electro ne cherchent plus à plaire — elles respirent, elles saignent. Magenta incarne le moment de suspension : le souvenir, la nostalgie, la beauté des couleurs qui s’effacent. Puis vient Nous deux, pivot émotionnel et pièce centrale de l’EP, où le duo s’abandonne dans une mise à nu bouleversante. Le morceau — et son clip — capturent cette frontière fragile entre la fin et ce qui reste, entre le feu qui s’éteint et la braise qui continue de brûler sous la peau. La mise en scène, construite autour de la symbolique du feu et de la dispute, traduit l’érosion du lien sans jamais perdre de vue l’amour premier, celui qui résiste même quand il ne sauve plus. Enfin, Allée 3 clôt le projet comme un dernier regard dans le rétroviseur : un adieu sans amertume, une promesse de recommencement. An’Om écrit au scalpel, avec une pudeur désarmante, tandis que Vayn, architecte du son, tisse autour de lui des atmosphères hybrides, entre acoustique et électronique, rappelant que le cœur, lui aussi, bat en fréquences. Là où Parallèle racontait le rêve, et Blizzard la tempête intérieure, Humain Vol. 2 signe le moment de la clarté après la douleur — celle où l’on comprend que tout amour, même fini, laisse une lumière. Sur scène, leur énergie reste volcanique, mais ici, c’est l’émotion qui gouverne, nue, vibrante, sans vernis. Le duo s’installe définitivement comme l’un des projets les plus sincères et cohérents de la scène francophone indépendante, à la croisée du rap sensible et de la pop atmosphérique. Avec Humain Vol. 2, An’Om & Vayn rappellent que la musique, avant tout, est un miroir de l’âme — et qu’il faut parfois tout perdre pour enfin se retrouver. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 8, 2025Avec Nouveau hood, Shawn Jobin ne change pas seulement de décor — il change de peau. Un titre vibrant, entre introspection et lumière retrouvée, qui fait du renouveau un acte de groove et de foi. Je l’ai écouté un matin où tout semblait gris — le café froid, le corps fatigué, la tête pleine de brume. Et puis Nouveau hood a glissé dans les écouteurs comme un rayon de soleil filtré à travers les nuages. C’est ce genre de morceau qui semble respirer à ta place, te rappeler qu’un beat bien posé peut réaccorder le cœur. Shawn Jobin ne cherche pas à impressionner ici. Il fait mieux : il reconnecte. Le morceau s’ouvre comme une conversation intime avec soi-même, un moment de bascule entre l’ancien et le nouveau. Ce “hood”, ce n’est pas qu’un quartier : c’est un état d’esprit. L’endroit où l’on décide de se réinventer sans renier d’où l’on vient. Le saxophone arrive alors comme une présence bienveillante, presque nostalgique, une caresse sonore qui efface les angles du rap. Cette chaleur, rare dans la production francophone actuelle, donne au morceau quelque chose de profondément humain. Jobin a toujours eu cette manière singulière de rendre la technique invisible. Sa plume glisse, ses flows se déplacent avec souplesse, jamais en démonstration, toujours en intention. Chaque rime semble tomber au bon endroit, comme si elle avait attendu ce moment précis pour exister. Et puis il y a cette prod — un terrain mouvant où l’électro et le hip-hop se frôlent, se fondent, s’équilibrent. C’est propre sans être lisse, ciselé sans froideur. Aux côtés de JONO, l’alchimie opère sans effort : deux voix, deux sensibilités, un même désir de redéfinir la francophonie musicale sans caricature. Le morceau dégage une énergie presque cinétique, celle de deux artistes qui avancent, conscients du passé mais habités par l’avenir. C’est une écriture de la résilience, du recommencement — une façon de dire “je suis encore là” mais avec le sourire au coin des lèvres. Ce qui frappe, au fond, c’est la sérénité. Nouveau hood n’est pas un cri, c’est un souffle. Un groove de renaissance, où chaque note respire la paix retrouvée. C’est le genre de chanson qu’on n’écoute pas pour se prouver quelque chose, mais pour se souvenir qu’on a encore le droit d’espérer. Et dans ce monde où tout va trop vite, Shawn Jobin prend son temps. Il le sculpte. Il en fait un groove. Et ça, c’est sans doute sa plus belle victoire. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 8, 2025Sous le vernis lumineux de Numéro 1, Rama orchestre une renaissance : celle d’une femme qui reprend le pouvoir sur son propre récit, à coups de groove doré et d’élégance désarmante. Il y a dans Numéro 1 quelque chose d’à la fois triomphal et pudique, comme si Rama célébrait en plein jour ce qu’elle avait longtemps tu, la victoire d’exister pleinement. Ce n’est pas une chanson d’ego-trip, mais de clairvoyance. Une mise au monde de soi, chantée sur des textures afro-pop qui refusent la facilité tropicale pour mieux s’ancrer dans un équilibre rare : la chaleur et la retenue, la fête et la finesse. La première écoute surprend par sa clarté. Tout est limpide — la production irradie une lumière sans éblouir, les percussions cognent juste assez pour entraîner sans dominer, et la voix de Rama, subtile, semble flotter au-dessus du rythme avec cette confiance tranquille des artistes qui n’ont plus rien à prouver. Elle chante comme on respire après la tempête. Sa diction, fluide et posée, laisse passer l’émotion sans surjeu ; une élégance dans la mesure, comme si elle maîtrisait parfaitement le point de bascule entre fragilité et puissance. Ce qui fascine ici, c’est la cohérence du geste artistique. Rama ne cherche pas à plaire : elle impose une esthétique. Le morceau pulse d’une modernité polie, évoquant les travaux les plus aboutis de la scène afro-pop parisienne actuelle, entre la lucidité d’une Lous and the Yakuza et la lumière sensuelle d’une Tayc revisitée au féminin. Numéro 1 se situe dans cette zone grise où la pop flirte avec le sacré — non pas le divin, mais celui, intime, de la réconciliation avec soi. Sous ses airs de hit fédérateur, c’est un morceau de résistance douce. Une main levée dans la foule, sans cri. Rama y chante le choix de s’aimer avant qu’on nous aime, de se placer en tête d’un podium invisible que chacun porte en soi. Ce n’est pas un hymne d’orgueil, c’est un geste d’équilibre : se tenir droite, même quand le monde penche. Au fond, Numéro 1 ne dit pas “je veux briller”, mais “je suis déjà lumière”. Et cette nuance, presque imperceptible, fait toute la différence entre une artiste de plus et une voix qui compte. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 8, 2025Un frisson parcourt l’air, le velours d’une voix glisse sur les cordes d’une harpe électrique, et soudain le temps s’arrête : “Mystère & Contre-Jour” est un instantané figé dans la lumière trouble d’un désir naissant. Kristy Kline, harpiste électrique et aventurière sonore, signe ici une déclaration d’amour à la pop française des sixties, réinventée à sa manière — sensuelle, cinématique, et un brin envoûtante. Imaginez Françoise Hardy dans un rêve de David Lynch, chantant sous un halo doré, un espresso à la main, tandis que dehors la pluie dessine des miroirs sur le bitume. Le morceau s’ouvre sur un arpège de harpe aux accents vintage, aussitôt rejoint par une basse moelleuse et une batterie feutrée qui ondulent comme une respiration. La voix de Kristy, à la fois claire et chargée d’une douce mélancolie, raconte l’instant suspendu d’une rencontre : un regard, un frisson, cette tension muette où l’on sent le cœur battre plus vite que la raison. “Mystère & Contre-Jour” évoque la fascination soudaine, ce vertige délicieux qui se cache derrière les ombres et la lumière. Sous ses airs de romance rétro, la chanson brille par son écriture fine et son orchestration moderne. Chaque son semble venir d’un autre temps : un solo de harpe qui flirte avec la guitare surf, des harmonies qui rappellent Michel Legrand ou Gainsbourg, un groove discret mais irrésistible. On flotte entre rêve et réalité, comme dans un film en noir et pastel. Ce qui rend Kristy Kline unique, c’est sa capacité à mêler la délicatesse de son instrument à la fièvre d’une scène pop. Elle transforme la harpe en moteur d’émotion, un outil de séduction presque cinétique. On ne l’écoute pas seulement : on la ressent, dans le ventre, dans la peau. “Mystère & Contre-Jour” capture la fulgurance du coup de foudre, cette brûlure douce qu’on ne vit qu’une fois. C’est une chanson qui regarde droit dans la lumière — et qui ose s’y perdre. Une valse hypnotique entre ombre et éclat, entre hier et demain. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 8, 2025Un clin d’œil, une clope, un sourire en coin — “MACHO!” entre comme un film de gangsters amoureux, tourné dans la pénombre d’un club enfumé où le groove fait loi. Avec ce morceau, Hamorabi renoue avec une esthétique qu’on croyait perdue : celle du rap sensuel et bravache, où l’arrogance flirte avec la tendresse et où chaque punchline cache un sourire désarmant. “MACHO!” est un slow-banger comme on n’en fait plus — un croisement entre le RnB ghetto des années 2000 et la verve crue d’un MC français qui ne s’excuse de rien. Dès les premières secondes, le décor est posé : une prod’ soulful et mal léchée, un beat qui claque avec ce léger décalage propre aux batteries funk, et ce sample pitché, mi-mielleux mi-ironique, qui sert de toile de fond à la confession d’un bad boy sentimental. Hamorabi ne cherche pas à plaire — il séduit sans le vouloir. Sa voix glisse sur l’instru comme un cuir patiné, entre la douceur d’un lover et la froideur d’un mec qui en a vu trop pour encore tomber. L’écriture, elle, brille par sa double lecture : derrière le ton goguenard et les vannes d’ego-trip amoureux, il y a un vrai travail de style. Le texte joue sur les contrastes — désir et ironie, virilité et vulnérabilité, domination et doute. On y retrouve cette finesse de plume propre aux lyricistes qui ont digéré la rue pour mieux en extraire la poésie. Hamorabi a ce truc rare : faire rimer le sarcasme avec la sincérité. Musicalement, “MACHO!” transpire la culture G-Unit — lignes de basse qui serpentent, reflets de synthé dorés, chœurs féminins fantomatiques — mais réinterprétée à la sauce française, avec un groove plus moelleux, presque tropical. Il y a du 50 Cent dans l’attitude, mais du Doc Gynéco dans la désinvolture, et du Booba première ère dans la rime acérée. C’est ce mélange de douceur et de vice, d’humour et de classe, qui fait de MACHO! une réussite : un morceau qui ne rejoue pas la nostalgie, mais qui réactive le plaisir pur d’un rap charnel, vibrant, écrit avec panache. Hamorabi prouve qu’on peut encore parler d’amour en rappant avec des crocs. Et dans ce “MACHO!” mi-sérieux, mi-parodique, c’est tout un pan du hip-hop français qui retrouve sa saveur : celle de l’autodérision élégante, du flow qui drague et cogne dans la même mesure.Un son pour les vrais, mais aussi pour ceux qui savent que même les durs ont un cœur qui groove. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 8, 2025« Ce titre ne cherche pas la lumière : il la fabrique. “Retrouvée” est une mue sonore, un soupir suspendu entre la mélancolie et la délivrance, entre le passé qui s’efface et le calme qui revient enfin.«  Je ne sais pas si c’est la voix d’Alheïdis ou la façon dont elle respire avant de chanter, mais dès les premières secondes, on sent que quelque chose s’ouvre. Retrouvée ne dure que le temps d’un battement, d’une vague qui vient lécher la rive après la tempête. C’est une chanson courte, mais dense, comme une brèche intime laissée grande ouverte. Elle ne cherche pas à raconter, elle incarne : le moment exact où le chaos intérieur se dissipe, où la paix n’est plus une promesse mais une présence. La production, subtile, tisse un équilibre délicat entre la douceur vaporeuse du Dream Pop et l’émotion brute du R&B contemporain. À 0:32, le fameux “drop” qu’elle évoque explose comme une libération discrète — pas un cri, une exhalation. Le son s’étire, aérien, traversé d’échos et de nappes liquides qui rappellent London Grammar ou Rhye, mais avec ce grain très français, ce raffinement qui laisse la pudeur primer sur le drame. Alheïdis chante comme on se réveille d’un long silence. Sa voix, claire et légèrement voilée, s’avance sans emphase, avec la grâce de celles qui n’ont plus besoin de prouver, seulement de dire. Elle navigue entre deux langues — l’anglais et le français — comme on passe d’un rêve à l’autre, sans rupture, en glissant. Cette alternance devient un geste poétique : la traduction de l’intime. Ce qui rend Retrouvée si précieux, c’est sa retenue. Alheïdis refuse le pathos, elle choisit la nuance, le tremblement. Derrière la légèreté du tempo, on devine la cicatrice, mais elle brille au lieu de saigner. Cette chanson agit comme une eau claire : elle lave, elle apaise, elle redéfinit les contours d’un soi apaisé. Avec Retrouvée, Alheïdis signe plus qu’une introduction d’EP : elle trace la carte d’une réconciliation. Celle d’une artiste avec son propre silence, celle d’une femme qui, après la foudre, s’autorise enfin à respirer — et à se retrouver. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 7, 2025Je l’ai écouté un soir de pluie, ce morceau. Le genre de soirée où les trottoirs collent, où les mots qu’on n’a pas dits pèsent plus lourd que les gestes. Raccrocher d’EMR971, c’est ce moment précis où la ligne ne grésille plus, où la voix qu’on attendait ne reviendra pas. Pas un cri, pas un coup de poing : juste un souffle, une absence. Et c’est ça, sa force. Le morceau s’ouvre sur une prod épurée, presque triste, où la basse respire à peine. Pas de grand déploiement orchestral, juste quelques accords mélancoliques, une rythmique lente, suspendue. EMR971 s’y glisse comme une ombre, avec cette diction mi-calme, mi-blessée, qui rappelle les voix du rap hexagonal les plus sincères — entre la fatigue de Lomepal et l’introspection d’un Dinos des débuts. On sent que chaque mot sort du ventre, pas du studio. Ce qui fascine ici, c’est la retenue. EMR971 ne joue pas au dur, ne cherche pas le flow technique ou le gimmick. Il raconte, avec cette justesse rare qu’ont ceux qui ont trop vécu. Il parle de ce moment où tout s’effondre sans bruit : un appel manqué, un amour laissé filer, la distance qui ronge. Mais sous la tristesse, il y a un calme étrange, une lucidité. Raccrocher, c’est un morceau de désillusion et d’acceptation à la fois. Il ne cherche pas à consoler, il montre juste la réalité nue : parfois, on raccroche pour ne pas sombrer. Techniquement, le titre frappe par sa clarté. Le mix met la voix en avant, brute, presque sans effet — comme un témoignage. La prod, minimaliste, laisse de l’air. Chaque silence devient une phrase. Chaque respiration, une confession. On est loin du rap tape-à-l’œil : ici, tout est dans la nuance, dans la tension entre le dit et le tu. Et puis il y a cette impression, après coup, qu’EMR971 ne cherche pas à séduire. Il veut juste poser son histoire sur la table, sans artifice. C’est un rap d’introspection, un rap de solitude, celui d’un homme qui a appris à faire la paix avec l’absence. Raccrocher, c’est un murmure de fin de conversation qui reste dans la tête longtemps après. Un morceau discret, mais vrai, d’une honnêteté désarmante — comme une dernière phrase qu’on répète dans le vide, espérant qu’au bout du fil, quelqu’un finisse quand même par répondre. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
novembre 3, 2025Certains morceaux n’essaient pas de consoler : ils observent les débris avec une élégance douloureuse. noir ou blanc de Dourack fait partie de ceux-là. Ce n’est pas une chanson d’amour, mais le polaroïd un peu tremblé de ce qu’il en reste — les heures floues, les échos d’un passé qui refuse de mourir proprement. Ce que Dourack raconte ici, c’est la désintégration intime, mais sans plainte, sans pathos : un face-à-face entre deux mémoires qui ne se superposent plus. Le morceau s’ouvre sur un piano feutré, presque timide, qui semble respirer dans la pénombre. On croirait entendre la chambre d’après — celle où les draps sont froids et la lumière encore trop crue. Puis les drums, secs, clairs, hérités des années 80, s’invitent doucement, comme un souvenir de mouvement dans un présent figé. La guitare saturée, elle, se charge du fantôme : elle gronde à la périphérie du son, mi-chaude mi-acide, comme une rancune qu’on n’a pas totalement digérée. Mais ce qui frappe surtout, c’est la voix. Dourack ne chante pas vraiment : il murmure, il dépose. Sa diction glisse entre l’anglais et le français comme on se débat entre deux manières d’exister. Il y a dans ce mélange une mélancolie moderne — celle des amours post-internet, où tout semble à la fois trop réel et trop flou. Le ton n’est pas dramatique, il est lucide. Comme si raconter la rupture devenait le seul moyen de la vivre encore un peu. L’influence du R&B alternatif du début des années 2010 — Frank Ocean, James Blake, How to Dress Well — se ressent dans la pudeur et la spatialité du mix. Chaque élément sonore flotte, suspendu dans un vide texturé, un silence habité. L’ambient n’est pas ici un décor : c’est le souffle de l’absence. noir ou blanc ne cherche pas à trancher, justement. Ce n’est pas un duel entre deux versions d’une histoire, mais la coexistence fragile de deux vérités. Celle de l’autre, celle de soi. Dourack parle de ces zones intermédiaires où l’amour devient une fable, où chacun réécrit sa version jusqu’à y croire. On sort de ce morceau avec la sensation d’avoir traversé un brouillard — pas celui qui aveugle, mais celui qui révèle, par contraste, la forme des choses perdues. Dourack ne reconstruit rien : il contemple. Et dans ce regard calme, dans ce piano qui persiste comme une respiration lente, il y a cette beauté rare de ceux qui savent que la tristesse peut être lumineuse, à condition de ne pas la fuir. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 31, 2025Dans Libère les maux, Kenjah David transforme la chanson française en un souffle du monde. Ce n’est pas seulement un retour en musique, c’est un retour à soi, après des années passées à sillonner les continents — l’Asie, l’Afrique, l’océan Indien, New York — comme autant de miroirs tendus à son âme voyageuse. Son nouveau single, prélude à un album conçu comme un carnet d’itinérances, célèbre la réconciliation intérieure, la paix après la tempête, la beauté du pardon. Le morceau s’ouvre sur une pulsation douce, presque tellurique : une guitare chaude, un tambour discret, quelques vents tropicaux qui effleurent la mélodie. On y sent l’écho des musiques du monde, mais transfigurées par la sensibilité d’un artisan des mots. Kenjah David ne cherche pas à séduire : il soigne. Sa voix, grave et lumineuse, semble porter à la fois le poids du voyage et la légèreté de la délivrance. Il chante comme on respire après une longue traversée du désert, chaque note libérant un peu plus de lumière. Ce qui frappe, c’est l’universalité de son écriture. Derrière la douceur, une conviction : les blessures du monde ne se pansent pas dans le silence, mais dans la parole, la musique, l’écoute. Libère les maux devient alors une métaphore du lien humain, une invitation à déposer ce qui nous ronge. La chanson, portée par une production subtile signée Fred Martin (aux studios Ferber à Paris), équilibre émotion et groove, introspection et ouverture, sans jamais sombrer dans la grandiloquence. Kenjah David incarne une génération d’artistes pour qui la chanson française n’est plus un genre, mais une langue de passage — celle qui permet d’unir la créolité des rythmes, la poésie du texte et l’énergie du monde. À travers ses voyages, il a façonné une musique qui ne connaît ni frontières ni dogmes, une pop métissée où la spiritualité se mêle à la chair, la douleur à la danse. Libère les maux résonne comme une prière laïque, un mantra collectif : que la musique nous délivre de ce que les mots n’arrivent plus à dire. Une chanson-monde, sincère et apaisante, écrite depuis la frontière invisible où se rencontrent l’humain et l’universel. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 29, 2025J’ai écouté Stream par Stream tard, un soir où tout semblait au ralenti — les lumières de la ville, les pensées, les respirations. Et dans cette lenteur, Elias B4C m’est apparu comme un de ces artistes qui ne courent pas après la hype, mais après la justesse. Son morceau ressemble à une confession lucide au milieu du vacarme, un autoportrait peint à la main, sans fioritures, sans vernis, mais avec cette précision rare du type qui a tout appris seul. On sent d’emblée la maîtrise d’un artisan. Le son est ciselé, net, presque clinique dans son équilibre. Une boucle minimaliste, un beat rond et chaud, un flow à mi-chemin entre la lassitude et la clarté. Elias ne joue pas les héros : il raconte, il aligne les fragments d’une route faite d’essais, de solitude, de discipline. Ce n’est pas un rap de posture, mais un rap de processus — celui d’un autodidacte qui a transformé le doute en méthode. Ce qui frappe dans ce titre, c’est le rapport au temps. Dans un monde d’instantané, Elias impose le rythme de la construction. Le morceau respire comme un marathon, pas un sprint. On y entend la patience de celui qui s’est formé en regardant des tutos, en mixant ses propres sons, en se trompant pour mieux recommencer. Stream par Stream n’est pas une métaphore — c’est un manifeste. La victoire lente sur le vide numérique. Son flow, précis et sans excès, évoque ces voix qui ne crient pas mais qui pèsent. Chaque mot tombe comme un pas sûr sur un sol encore fragile. Il y a quelque chose d’éminemment humain dans cette retenue : un refus de la surenchère, une manière élégante de dire qu’on avance malgré tout, qu’on bâtit pierre par pierre. Originaire de Guyane, installé à Toulouse, Elias porte dans son timbre cette double tension : la moiteur du Sud et la rigueur de l’ombre. Sa musique sonne comme un pont entre la chaleur d’un souvenir et le froid d’un monde digital où tout s’évalue en chiffres. Et pourtant, au cœur de cette économie de l’attention, Stream par Stream devient un geste de résistance : celui de l’artiste qui choisit la constance plutôt que l’éclat. Ce morceau, c’est un regard en miroir sur toute une génération d’indépendants. Ceux qui font tout seuls, qui galèrent, qui comptent leurs écoutes comme d’autres compteraient les battements d’un cœur. Elias B4C ne fait pas du rap pour séduire, il en fait pour survivre à la vitesse du monde. Et dans son calme, dans sa précision, dans cette lumière douce qu’il allume mot après mot, il rappelle que la grandeur n’a pas besoin de bruit — juste de constance. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 27, 2025Retour sur l’interview de Naeko par Alex, une rencontre avec l’artiste originaire de Strasbourg qui a retourné la scène du Cabaret Vert cet été ☀️ Profondément humain, bien entouré et un talent qui explose en finesse, Naeko nous a partagé sa vision du travail en équipe, ses découvertes du festivals, mais aussi ses indispensables pour se préparer à un tel événement 🔥 @naeko_off @cabaretvert 👋🏽@iamalexcliatt #festival #cabaretvert #musique #interview #itw #musiquedumoment J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 27, 2025Gran Via commence comme une errance. Pas une balade nonchalante, mais une fuite lente, celle d’un type qui cherche quelque chose sans trop savoir quoi, au milieu d’une ville trop grande, trop belle, trop bruyante pour ses pensées. Dès les premières secondes, Batcho installe une atmosphère suspendue : la nuit tombe sur Madrid, les feux de circulation se reflètent dans les flaques, et la voix, calme et brumeuse, semble flotter au-dessus du bitume. Ce qui fascine chez Batcho, c’est sa capacité à raconter sans raconter. Il n’explique pas, il suggère. Ses mots, murmurés plus que chantés, évoquent le désenchantement tendre d’une génération qui a troqué la colère contre la dérive. Entre pop-rap et chanson alternative, Gran Via respire la solitude moderne : celle qu’on camoufle derrière les stories, celle qui s’invite dans les taxis à 3 h du matin. La production, subtile et soignée, accompagne cette poésie du flou. Les synthés, à la fois discrets et enveloppants, dessinent une ligne d’horizon entre la mélancolie française et les codes vaporeux du cloud-rap. La rythmique, minimaliste, pulse doucement comme un cœur fatigué qui refuse d’abdiquer. Chaque son semble choisi pour sa texture émotionnelle : ici une nappe lumineuse qui évoque la chaleur d’un souvenir, là une basse qui gronde sous les mots comme un remords qu’on tait. Mais ce qui touche le plus, c’est cette sincérité sans drame. Batcho ne joue pas le rôle du poète maudit : il observe simplement le monde depuis le siège passager, entre ironie et vulnérabilité. Sa voix porte ce mélange rare de détachement et de fièvre, comme si la seule manière de survivre à la désillusion, c’était d’en faire une chanson douce. Gran Via n’est pas un morceau qui explose. C’est un morceau qui persiste. Une traînée de lumière au fond du crâne, un écho qui continue de résonner bien après le silence. Batcho signe ici une œuvre fragile et vraie, une carte postale adressée à personne — ou peut-être à tous ceux qui, un soir, ont senti que leur vie ressemblait à une avenue vide sous les néons. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 26, 2025Je crois que Baleine n’est pas une chanson, mais un songe avalé. Une hallucination lente qui s’invite dans les poumons, puis dans le ventre, avant de se diluer dans tout le reste. Il y a dans ce titre de La Parade quelque chose d’étrangement viscéral, comme un souvenir d’enfance qu’on aurait laissé tremper trop longtemps dans l’eau salée. Une chanson qui semble se jouer sous la peau, dans cet endroit secret où le silence prend la forme d’un battement. Écouter Baleine, c’est d’abord sentir la pression de l’eau, cette montée douce et irrésistible de la profondeur. Les boucles aquatiques s’entremêlent aux pulsations graves comme un courant qui nous entraîne, sans brutalité, mais avec l’assurance de ce qui a toujours existé. La voix, elle, se détache à peine, fluide, comme une respiration qu’on n’entend qu’à demi, entre deux mondes. Elle raconte sans forcer, avec cette pudeur rare qu’ont ceux qui savent que la mélancolie n’a besoin d’aucun effet spécial pour exister. Techniquement, tout y est millimétré — mais c’est une précision qui n’en dit rien, qui se cache derrière la poésie. Le beat, discret et moelleux, évoque une transe paresseuse. Les basses s’étalent, chaudes et cotonneuses, tandis que des synthés à la texture d’algue s’enroulent autour de la voix. On pense au trip-hop des débuts, à une plongée quelque part entre Massive Attack et Dominique A, à cette frontière floue où le spleen se danse encore. Mais au fond, Baleine n’a pas grand-chose à voir avec ses références. La Parade signe ici un titre d’une étrangeté assumée, une chanson qui s’écoute comme on regarde un aquarium la nuit : tout est lent, presque immobile, mais on devine sous la surface une vie dense, bruissante, amoureuse. Il y a un romantisme moderne dans cette façon de ne rien dire trop fort, d’accepter la beauté du flou, de se laisser traverser sans chercher à comprendre. C’est peut-être ça, le grand charme de Baleine : une chanson qui ne cherche ni à plaire ni à percer, mais à envelopper. À redonner au corps son poids liquide, à l’esprit sa lenteur. La Parade compose une apnée sentimentale, un voyage dans la matrice bleue de nos émotions, un refuge contre le bruit du monde. Et quand la dernière note s’éteint, on émerge un peu étourdi, trempé de lumière, le cœur battant encore dans la gorge. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 24, 2025La nuit parisienne a ses mythes. Elle s’écrit souvent dans les vapeurs de néons, les reflets d’un trottoir humide, ou les échos d’un club où le temps s’arrête net. Soleil noir d’Echo Market s’y inscrit avec une précision troublante, comme un souvenir qu’on n’a jamais vécu mais qu’on reconnaît intimement. C’est un morceau qui sent la cigarette froide et le parfum cher, la solitude dorée et les basses moites d’une house au goût de lendemain. Le duo renoue ici avec la filiation la plus noble de la French Touch, mais en la tordant légèrement, comme pour en extraire le malaise. Sous l’éclat des synthés et la brillance mécanique des kicks, une ombre rampe, discrète mais insistante. Tout est trop beau, trop propre, trop lisse pour être vraiment rassurant. La voix, presque détachée, flotte au-dessus du mix comme un spectre amoureux. Elle parle d’amour sans y croire, de lumière sans chaleur — une chanson d’été qui frissonne en plein mois de septembre. Soleil noir est de ces titres qui séduisent par leur ambiguïté. La pulsation house est classique, un hommage évident aux clubs du Marais ou de la Riviera, mais l’harmonie tire vers quelque chose de plus noir, presque cinématographique. On y sent des réminiscences de Sébastien Tellier, des éclats de Homework-era Daft Punk, mais aussi une étrangeté postmoderne, héritée de Flavien Berger ou Agar Agar. Echo Market ne copie rien : il recycle la lumière jusqu’à en faire un miroir où l’on se perd. Ce morceau, dans sa simplicité apparente, est une architecture minutieuse. Chaque détail compte : les nappes synthétiques respirent comme des vagues, les percussions claquent avec une retenue élégante, et la basse, ronde et hypnotique, agit comme une colonne vertébrale qui soutient le drame. Ce n’est pas une chanson de fête, mais une danse intérieure, un groove mélancolique qui teinte la nuit d’un gris phosphorescent. Le titre dit tout : Soleil noir. Une contradiction magnétique, un oxymore sonore. Ce n’est ni une explosion ni une chute, mais un point d’équilibre fragile, là où la lumière devient matière et où la joie, toujours, porte un parfum de perte. Echo Market signe ici un morceau qui pourrait tourner sur un dancefloor de Berlin ou dans une voiture solitaire sur le périphérique — et dans les deux cas, il ferait battre le cœur un peu plus vite, un peu plus fort, sans qu’on sache vraiment pourquoi. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 24, 2025Il y a dans « De la nuit » cette lumière trouble qui précède l’aube, ce moment où la fête s’éteint mais où le cœur refuse de dormir. CDQP, voix douce et blessée, y tisse un récit suspendu entre désir et solitude — une rencontre au bord de la mer, une nuit d’été qui n’en finit pas de hanter. Le morceau flotte dans une tension sensuelle, une langueur électronique qui rappelle la mélancolie feutrée de Lewis OfMan ou les premières amours synthétiques de Dinos et Flavien Berger. Tout repose sur un équilibre fragile : des synthés qui respirent, des guitares en apesanteur, une basse hypnotique, et cette batterie métronomique comme un battement de cœur trop régulier pour être vivant. Le chant, lui, n’appuie jamais. Il effleure. CDQP ne raconte pas tant une histoire qu’il laisse dériver une sensation, celle du manque, du souvenir encore tiède sur la peau. On y sent le sel, la nuit, la distance — ce « presque rien » que la pop française, quand elle ose la pudeur, sait si bien sublimer. Mais là où d’autres sombreraient dans le romantisme cliché, CDQP retient tout. Il transforme le slow d’été en murmure d’hiver, la plage en décor mental, la passion en souvenir déjà consumé. Sa voix, légèrement voilée, se glisse entre les nappes électroniques avec la précision d’un souffle retenu — à la frontière du rêve et du désenchantement. « De la nuit » n’est pas une chanson à chanter. C’est une onde à traverser, une caresse qui reste sur la joue longtemps après l’écoute. Une ballade moderne, minimaliste et élégante, qui fait du silence un instrument à part entière. Dans un paysage où la pop française cherche souvent la lumière, CDQP, lui, choisit l’obscurité — et c’est ce qui la rend si belle. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 24, 2025Il y a des voix qui ne se contentent pas de chanter : elles invoquent. Alia, dans « L’Orage », fait plus que reprendre un poème de Marceline Desbordes-Valmore — elle le fait renaître sous la forme d’une tempête pop-rock d’une intensité troublante. Là où la poétesse du XIXe siècle parlait d’amour et de désespoir dans les plis d’une époque corsetée, Alia ouvre les fenêtres et laisse entrer le tonnerre. Tout commence dans une tension contenue : une guitare suspendue, quelques notes de piano comme des gouttes sur une vitre, et cette voix — douce, presque murmurée, mais chargée d’électricité statique. Puis la pluie s’abat. La batterie s’ouvre, les guitares grondent, la basse roule comme un ciel noir sur la mer. Alia chante la douleur et la lumière mêlées, avec la retenue d’une âme qui vacille mais refuse de sombrer. On pense à Feu! Chatterton pour la poésie, à Pomme pour la délicatesse, à Mylène Farmer pour le souffle dramatique — mais Alia ne ressemble qu’à Alia : une tempête qui danse, une mélancolie qui avance. Ce qui fascine ici, c’est l’équilibre entre respect et réinvention. Elle ne modernise pas le poème — elle le transfigure. Sa voix devient le fil conducteur entre les siècles : celle d’une femme d’aujourd’hui qui reconnaît dans les vers anciens la même fêlure, la même soif d’amour et de sens. « L’Orage » n’est pas seulement un hommage littéraire : c’est un cri de modernité, une relecture sensorielle de la passion et du chaos. À la fin, quand la dernière note s’éteint, on se surprend à rester là, immobile, comme après un vrai orage — trempé, mais vivant. Alia ne récite pas un texte : elle le fait pleuvoir. Et sous cette pluie-là, il fait beau. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 20, 2025Gico rappe comme on chuchote un secret qu’on n’a jamais osé dire tout haut. Dans Figurant, il donne voix à cette silhouette qu’on ne regarde jamais, à ce rôle secondaire que la vie distribue sans audition. Mais au lieu d’en faire une plainte, il en tire un poème — lucide, fragile, drôlement humain. La production, fine et feutrée, épouse parfaitement cette pudeur. Quelques nappes électroniques s’étirent comme une respiration nocturne, soutenues par une rythmique douce, presque hésitante. C’est un pop-rap de l’ombre, sans clinquant, sans surjeu — un décor minimal où chaque mot résonne avec justesse. Gico ne cherche pas à éblouir, il cherche à toucher, à caresser le banal jusqu’à en extraire la beauté. Le morceau fonctionne comme une introspection déguisée : derrière le ton léger perce une douleur diffuse, celle de ne pas se sentir à la hauteur du film qu’on croit devoir jouer. “Figurant” devient alors une métaphore de l’existence contemporaine, de cette fatigue d’être en représentation, d’avoir toujours l’air de passer dans le plan sans jamais en tenir le premier rôle. Mais dans cette fragilité se cache une vérité bouleversante : le figurant, c’est celui qui observe tout, celui qui sent avant les autres, celui qui comprend que l’essentiel se joue dans les silences. Le flow de Gico épouse ce sentiment d’apesanteur, oscillant entre nonchalance et confession. Il a cette manière de parler juste avant le beat, comme s’il refusait de courir derrière le tempo — comme s’il voulait ralentir le monde, ne serait-ce qu’une seconde. Il rappelle parfois les débuts de Lomepal, ou la mélancolie douce d’un Hervé, mais sans posture. Tout chez lui respire la sincérité d’un artiste qui ne triche pas. Figurant ne crie rien, il raconte doucement. Et dans ce murmure, on entend quelque chose d’essentiel : la tendresse de ceux qu’on oublie, la lumière discrète des seconds rôles. Gico signe ici un morceau de solitude habitée, une chanson de ceux qui se tiennent en retrait mais rêvent quand même d’exister un peu plus fort, ne serait-ce que le temps d’un refrain. C’est une confession à hauteur d’homme, un morceau pour ceux qui marchent derrière mais savent déjà où va le film. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 16, 2025Un cri traverse la fumée, une rythmique se cabre, des éclats de rire s’échappent d’un chaos maîtrisé : Les fantômes peuvent danser commence comme une déflagration joyeuse, une farce enflammée sur les ruines du sérieux. Ibou et Chictyp n’essaient plus de convaincre — ils s’autorisent simplement à exister. Et c’est précisément cette insouciance retrouvée qui rend leur proposition si magnétique. Tout, dans cette chanson, transpire la nécessité. Pas celle de réussir, mais celle de respirer à nouveau. On imagine la scène : deux potes, des objets à casser, des idées qui s’entrechoquent, un décor qu’on détruit parce qu’on en a marre de l’habiter. Le son est dense, nerveux, presque animal. Une basse tendue, une mélodie qui s’accroche au vide, une urgence à vivre enfin sans scénario. Ce n’est pas une performance, c’est une libération filmée, et elle suinte la vérité. Le clip, signé Chictyp, embrasse le désordre comme un geste artistique à part entière. Il ne cherche pas la beauté, il la provoque. Des ralentis absurdes, des flammes monumentales, des regards qui éclatent de sincérité : on se croirait dans un rêve de pyromane bienveillant. Derrière cette apparente anarchie, quelque chose de très doux émerge — une réconciliation entre l’artiste et l’enfant qu’il a laissé derrière lui. Ibou, longtemps obsédé par la rigueur, lâche enfin prise. Son chant devient matière brute, ses mots se frottent à la poussière, son énergie se déploie sans filtre. Les fantômes peuvent danser, c’est la fin du contrôle, le moment où le feu devient outil de renaissance. On pense à Bashung qui aurait rencontré Feu! Chatterton dans un squat en pleine crise existentielle, à ces instants rares où la musique ne cherche plus à séduire mais à survivre. Ce qui se joue ici dépasse la simple chanson : c’est un manifeste intime, une déclaration d’indépendance contre le cynisme et la peur du ridicule. Ibou & Chictyp transforment la chute en chorégraphie, la fatigue en fête, la frustration en art populaire. Dans le vacarme, on entend quelque chose de tendre : l’envie de recommencer, autrement. Les fantômes peuvent danser, c’est l’éclat du verre quand on arrête de trembler. Un morceau qui rappelle que l’émotion n’a pas besoin d’être polie pour toucher, qu’un cri sincère vaut tous les arrangements du monde. On en sort décoiffé, un peu ému, et surtout vivant. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 11, 2025C’est le genre de morceau qu’on croise par hasard, comme un regard de fin de soirée qui s’attarde trop longtemps — un clin d’œil entre deux shots, une mélodie qui colle à la peau sans prévenir. Soiréésquive de PERKÉ with a K, c’est un lendemain de fête en Technicolor, une histoire d’amour avortée sur un fond de reggaeton pastel, la rencontre improbable entre Ben Mazué et Bad Bunny dans un bar de province à deux heures du matin. Derrière cette pop effervescente, il y a quelque chose d’infiniment humain : cette flemme douce qu’on ressent quand on sort “juste pour ne pas rater quelque chose”, cette fatigue teintée de désir qui fait qu’on danse quand même, qu’on rit trop fort, qu’on tombe un peu amoureux sans oser le dire. PERKÉ transforme cette apathie moderne en matière première, un groove sautillant où les synthés latinos caressent les mots comme une vague tiède. C’est solaire sans être lisse, sentimental sans être mièvre. La prod respire — tout est dosé, léger, mais précis. Les percussions se mêlent à une guitare qui frôle la saudade, tandis que les voix s’enroulent dans un sourire à moitié sincère. Le duo joue avec la pop francophone comme on taquine un flirt : avec ironie, charme, et un peu de maladresse volontaire. Le refrain, entêtant, donne envie de lever les bras, pas pour prier, mais pour se foutre de tout. Ce qui rend Soiréésquive fascinant, c’est la façon dont PERKÉ with a K réinvente la fête : non pas comme un exutoire, mais comme une scène fragile où le banal devient cinématographique. On imagine la fumée d’une terrasse, la lumière orange d’un lampadaire sur un visage inconnu, cette brève seconde où tout semble possible avant que le bus de nuit n’efface le reste. Le morceau capture ce moment suspendu où la légèreté devient profondeur, où l’humour flirte avec la mélancolie. On y sent l’empreinte d’une génération qui danse avec pudeur, qui esquive les drames mais pas les émotions. PERKÉ signe ici une pop du réel, de l’instant et du souvenir. Une chanson pour ceux qui rient trop fort, pour ceux qui ne savent pas s’ils sont tristes ou juste fatigués, pour ceux qui savent qu’une soirée ratée peut parfois contenir toute la beauté du monde. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 11, 2025Maureen a retourné Woodstower 😳 Voix miel et rasoir, refrains qui collent aux paumes, basses qui te massent la cage thoracique — chaque drop a fait lever la foule comme une vague douce et féroce.  C’était moite, solaire, irrésistible: un orage qui danse🌪️ Accompagnée de sa troupe de danseuses, Maureen nous a montré qu’elle est bien la queen du shatta qu’elle pense être, à tel point qu’elle a transfomé la scène en Baile Twerk géant sur « Shake It To The Max », et le moins qu’on puisse dire c’est que c’était Hot as Fuck 🔥 👋🏽@maureen.l.l 📍@woodstower_ #festival #woodstower #concert #shatta #maureen Pour découvrir plus de nouveautés AFRO, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRO ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 10, 2025La P’tite Fumée a retourné Woodstower comme une vague chaude à minuit. Sur l’herbe de Gerland, la tribu a levé un totem de BPM: kicks galopants, mains en rafales, transes qui se passent de mots 🔥  Quatre musiciens en fusion, un son qui griffe et qui soigne, et cette façon de transformer une fosse en clan — on a vu des inconnus devenir voisins de cœur en trois breaks et un drop 🎶 On était collés au crash, à saisir le moment où la nuit bascule: les corps qui prennent feu sans crier, les regards qui se répondent en morse, la poussière qui scintille comme si la scène soufflait des étoiles ✨ LPF ne “joue” pas: ça convoque, ça envoûte, ça te laisse avec des éclats sous la peau. On a crié, on a ri, on a tout donné — et ça n’a toujours pas suffi 🧨 👋🏽@laptitefumeeofficial 📍@woodstower_ #festival #woodstower #concert  Pour découvrir plus de nouveautés du moment, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVANOW ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 9, 2025Vladimir Cauchemar a transformé Woodstower en messe païenne 3.0 🙏🏽 Masque d’os, flûtes spectrales, 808 qui grondent: une rave médiévale où chaque drop sonnait comme un tocsin. Les corps ont suivi le rituel, mains au ciel, poussière qui scintille sous les strobos, BPM tatoué sur la peau. Lyon vibrait comme un sanctuaire, et la nuit avait l’odeur électrique des grandes premières🔥 On était collés au crash, à voler ces secondes interdites: cellulaires en apnée, basses qui plient l’herbe, refrains qui percent comme des lames. Cauchemar ne “passe” suelment pas un set : il invoque. Liturgie club, sueur bénite, extase calibrée. On a senti demain battre à plus de 130 bpm 🫶🏽 👋🏽@vladimircauchemar 📍@woodstower_ #festival #woodstower  #vladimircauchemar #concert  J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 9, 2025Ben PLG a débarqué au Woodstower comme une pluie tiède sur l’asphalte: direct, sans filtre, cœur de Roubaix vissé au micro 🔥 Sur scène, celui qui a été propulsé par Nouvelle École a transformé la fosse en salon où l’on vide ses poches: punchlines qui claquent, vérité qui colle aux doigts, ego-trip à hauteur d’homme. Quand la prod gronde, ses mots font le grand écart entre la rage et la tendresse — et tout le monde saute à la même pulsation, comme si un seul thorax respirait pour mille 🎶 👋🏽@ben_plg📍@woodstower_ #festival#woodstower#benplg#concert J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 9, 2025Naeko a mis le feu doux et la tornade en même temps 🌪️Sous les néons verts du Cabaret Vert, sa voix a fendu la nuit comme une lame de pluie, et tout le champ s’est mis à respirer au même tempo. On a vu des regards se rallumer, des épaules se délier, des refrains devenir des promesses. C’était brut, tendre, en sueur, en or 🎶 On était là, collés à la barrière, à voler ces secondes où le monde bascule:
basses qui bourdonnent, peau qui vibre, refrains qui s’échappent des lèvres avant même qu’on les connaisse. Naeko n’a pas joué un set, il a ouvert une faille—et on y est tombés avec le sourire 🫶🏽 Bonne nouvelle: on ne s’arrête pas là. Notre interview exclusive avec Naeko sort à la fin de la semaine. On a parlé vertige, débuts cabossés, studio nocturne et amour du live. Restez branchés: ça arrive très vite, et ça pique juste ce qu’il faut 🔥 👋🏽@naeko_off🎥 @iamalexcliatt📍@cabaretvert #festival#cabaretvert#naeko#concert J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 8, 2025Vendredi 17 octobre, le Point Éphémère deviendra l’arène la plus brûlante de la capitale. Pas de gala poussiéreux, pas de scène aseptisée : Playoff Season III revient comme un uppercut culturel signé Baton Rouge, ce collectif parisien qui transforme les showcases en expériences, les battles en communion et les soirées en mythes. Le concept est simple, mais son énergie, elle, ne l’est pas : six talents émergents — Laast, Hamilton, OJ Billz, OMS, Isis et Waks — monteront sur scène pour défendre leur univers face à un public devenu jury. Oui, ici, c’est la rue, la foule, les labels et les artistes qui décident ensemble. Le spectateur devient acteur, l’auditeur devient voix. Une tension saine, électrisante, presque rituelle : celle du hip-hop à l’état brut. À leurs côtés, plusieurs labels partenaires viendront poser leur sceau sur cette édition : 360 OTG, Punch Promo, SNG Rec et Guizmo Deluxe, preuve que la scène indépendante parisienne sait encore s’unir quand le feu du talent se fait sentir. Deux prix seront remis — Prix du public et Prix du jury — mais dans cette arène, la vraie récompense, c’est le respect. Celui qu’on gagne sur scène, en sueur, micro en main. Et parce que Baton Rouge ne fait jamais les choses à moitié, la soirée s’enchaînera sur des showcases inédits signés Julaï (Punch Promo) et La V (360 OTG). Deux univers, deux énergies, une seule direction : la montée en puissance d’une scène qui refuse de dormir. Quand minuit frappera, les BPM changeront de visage : DJ Nandor prendra le relais pour un set incandescent avant de passer le flambeau au concept Versuz, mi-clash mi-show scénique, un délire musical pensé pour retourner le dancefloor jusqu’à l’aube. En host de prestige, Willyan de Rapunchline mènera la soirée comme un maître de cérémonie d’un ring où la musique remplace les gants. Entre compétition, communion et afterparty fiévreuse, Playoff Season III promet de dépasser la simple idée d’un événement hip-hop. C’est un manifeste. Une célébration du risque, du partage, de l’authenticité. Une preuve que la relève n’attend pas qu’on lui tende la main : elle prend le micro et met le feu à la scène. 🔥 Rendez-vous le vendredi 17 octobre, de 19h à 6h, au Point Éphémère.Une nuit pour rappeler à Paris que le rap vit, grandit, et se joue — toujours — en live. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 7, 2025Je me souviens de la première fois où j’ai entendu un artiste rapper “Abidjan” sans filtre, sans fioritures, sans exotisme : c’était comme une gifle d’air chaud, une claque de vérité. Avec Abidjan, y’a pas son deux !, Control Source Code reprend ce flambeau, mais d’une manière presque cybernétique — entre le bitume et la carte mère, entre la rue et le code source. Le morceau est un drôle de cocktail : une célébration urbaine et technologique, un hommage rap afrobeat vibrant à la capitale ivoirienne qui résonne comme une pulsation d’orgueil et de lucidité. Control Source Code ne rappe pas simplement une ville, il la décompile. Il prend ses sons, ses cris, ses rires et les fait passer à travers un filtre de 0 et de 1, jusqu’à créer une texture sonore inédite — quelque part entre le rap brut et la musique électronique bricolée dans un garage. C’est ce mélange d’artisanat et de machine qui rend le morceau si singulier. On sent le logiciel, mais aussi la sueur. Le beat cogne sec, presque métallique, tandis que la voix — légèrement trafiquée — garde une humanité désarmante, une sincérité qu’aucune IA ne peut feindre. Derrière le slogan du titre, “Abidjan, y’a pas son deux !”, on entend tout un manifeste. C’est plus qu’une punchline patriotique : c’est une profession de foi. L’artiste y revendique la richesse du chaos abidjanais, cette ville où la débrouille devient un art, où les contradictions sont la norme, où la modernité s’entrechoque avec la tradition dans un vacarme glorieux. On y perçoit l’influence des sons du continent — afro-fusion, coupé-décalé, n’dombolo — remixés à la sauce digitale d’un créateur qui bidouille autant qu’il compose. Là où d’autres se contentent de rapper leur vécu, CSC (Control Source Code) le programme. Il assemble ses morceaux comme un ingénieur assemble des lignes de code : chaque mot, chaque texture sonore semble calculé pour provoquer une émotion brute. On sent le côté “geek sensible” dans la construction du morceau : ce va-et-vient entre introspection et exubérance, entre le monde intérieur et l’explosion extérieure. Mais derrière cette technicité, ce qu’on retient surtout, c’est la chaleur. L’amour d’un lieu, d’un peuple, d’une énergie. Quand il scande le refrain, c’est toute une génération connectée qui s’y retrouve : celle qui fait de son ordinateur un studio et de sa culture un moteur. Abidjan, y’a pas son deux ! devient alors bien plus qu’un morceau de rap — c’est une déclaration d’identité à l’ère du numérique. CSC prouve ici que la fusion entre humanité et technologie peut être poétique, vivante, vibrante. Il injecte du cœur dans les circuits, du rythme dans les lignes de code. Et au bout du compte, il nous livre un hymne urbain aussi sincère qu’expérimental, qui rappelle une vérité simple : les villes comme Abidjan ne se programment pas. Elles se vivent, à pleine intensité, jusqu’à saturation. Pour découvrir plus de nouveautés AFRO, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRO ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 7, 2025Ça commence comme un souffle retenu, un battement de cœur coincé entre deux souvenirs. Père absent n’est pas un simple morceau de trap : c’est une cicatrice mise en musique. MATTFOU y dépose des mots qui brûlent, sans chercher la pitié ni le pathos, juste la vérité brute d’un gosse qui a grandi sans repère masculin, le regard tourné vers une mère devenue roc. Le titre sonne comme une confession murmurée à travers les dents serrées — une lettre ouverte à l’absence, adressée depuis les profondeurs du vécu. La production est sombre, lente, presque cinématographique. Une basse qui suinte la douleur contenue, des hi-hats qui tracent la tension du cœur, et cette voix pleine de failles maîtrisées — rauque, fatiguée, mais lucide. MATTFOU ne surjoue rien. Il ne pleure pas son passé : il le dissèque. Dans ses couplets, on sent les murs gris, les regards fuyants, les rêves qu’on enterre trop tôt. Mais au lieu de s’y noyer, il en fait de la force, une façon d’élever sa mère en lumière — celle qui, dans son ombre, a tout porté. “Père absent” n’est pas qu’un constat social, c’est une poésie du réel. Le flow, précis, épouse les silences comme s’il parlait à la fois à lui-même et à nous. On entend la colère — bien sûr — mais surtout la tendresse, une tendresse d’homme cabossé qui a compris que l’amour n’a pas toujours besoin d’être complet pour être vrai. C’est cette ambivalence qui rend le morceau si fort : le feu et la pudeur, le cri et le pardon. Dans un paysage rap souvent saturé d’ego et d’artifice, MATTFOU choisit la vulnérabilité comme arme. Il signe ici un texte qui dépasse la douleur individuelle pour toucher une génération entière — ceux qui ont dû se construire seuls, entre la rage et la loyauté. “Père absent” n’est pas qu’un titre. C’est un hommage. À la mère, au manque, à la résilience. Et à cette promesse muette que tout enfant blessé se fait un jour : transformer l’absence en héritage. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 6, 2025Il y a dans la voix d’Émile quelque chose de profondément humain, une fatigue douce, comme celle qu’on traîne après trop de nuits blanches passées à penser à demain. Baby d’Overseas est un carnet de route, un autoportrait flou où chaque mesure ressemble à une photo prise au vol dans le rétroviseur d’une vie en mouvement. On y entend le vent chaud des départs, le claquement discret des portes qui se ferment derrière soi, et cette solitude étrange qui habite les voyageurs qui ne savent plus très bien où se trouve « chez eux ». Installé à Sydney, Émile rappe la distance comme d’autres parlent d’amour. Il transforme le déracinement en style, la mélancolie en groove. Rien n’est plaqué, rien n’est forcé. La production — pensée avec un cercle intime de beatmakers — respire, laisse de l’air entre les notes. On entend des textures organiques, des nappes qui s’étirent comme l’horizon après la pluie, des basses qui frappent sans brutalité. La musique d’Émile a ce charme rare : elle avance doucement mais laisse des traces profondes, comme une marée lente sur un rivage intérieur. Ce qu’il raconte, on ne le saisit pas forcément tout de suite. Ce n’est pas un rap de démonstration ni un manifeste de plus sur l’indépendance. C’est un souffle. Une façon de dire le monde tel qu’il est vécu depuis l’exil : à la fois vaste et étroit, bruyant et silencieux. On sent dans chaque morceau un aller-retour permanent entre la rue et l’intime, entre le souvenir de Troyes et la lumière blanche de l’Australie. Émile n’imite personne, il avance à pas calmes, un peu cabossé, un peu rêveur, mais lucide. Baby d’Overseas dégage cette chaleur rare qu’ont les disques sincères : ceux qui ne cherchent ni la perfection ni la mode, mais simplement la justesse. Le mix, signé de proches, garde cette proximité du souffle, cette impression d’être dans la pièce avec lui. C’est du rap qui parle bas mais qui résonne longtemps, comme un murmure qui refuse de s’éteindre. Un disque à écouter seul, peut-être la nuit, quand tout s’apaise et que le monde paraît enfin à la bonne distance. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 3, 2025À Toulouse, il pleut autrement. Pas ces orages écrasants du Sud, mais une pluie qui rythme les pas, qui te colle à la peau et t’oblige à lever les yeux. C’est dans cette bruine sensible que DALIA installe son nouvel EP, Les jours de pluie, six morceaux qui font de l’introspection un terrain de danse, et de la mélancolie une pulsation collective. Ce trio, mi-rappeurs, mi-chanteurs, mi-artisans de textures, refuse le confort des cases. Leur musique, c’est un carrefour : le rap qui raconte, la chanson française qui s’épanche, le jazz qui insuffle sa respiration, et des effluves latines qui réchauffent tout ça. On pense à Kendrick Lamar dans la manière de tordre la ville en récit sonore, à Iliona dans l’intimité à fleur de peau, et parfois à Billie Eilish dans ce goût du proche, du brut, de la voix qui frôle presque l’oreille. Dans Les jours de pluie, chaque titre agit comme une vitre embuée où les voix dessinent des silhouettes tantôt indignées, tantôt nostalgiques. Les textes parlent de changements de vie, de liens humains fragiles, de force du collectif. Et toujours cette ambiguïté : une plainte qui se danse, une douceur qui cogne. Le groove — sculpté par les percussions, la basse et cette trompette incandescente — donne l’impression que même sous l’averse, on peut bouger les épaules. Le mixage, volontairement brut, casse la distance. On n’écoute pas DALIA, on discute avec eux, comme si les deux voix du groupe s’asseyaient dans ton salon pour balancer leurs doutes et leurs visions. Le mastering de Sheldon polit l’ensemble sans l’étouffer, préservant cette chaleur rugueuse qui fait toute leur singularité. Et puis il y a cette pièce maîtresse : Un quart d’heure. Quinze minutes de montée ininterrompue, un bloc sonore qui déroule la ville telle qu’on la vit : bruyante, pressée, saturée, mais toujours traversée de silences. Le morceau s’étire comme une marche nocturne où l’on finit par ne plus savoir si le grondement vient de l’extérieur ou de soi. Le clip animé prolonge ce vertige : entre réalisme cru et échappée poétique. Avec Les jours de pluie, les membres de DALIA fabriquent une chambre d’écho où chacun peut déposer ses fêlures. Un disque humain, terriblement humain, qui donne envie d’aimer la pluie. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 3, 2025On attendait l’incendie, c’est une braise qui nous accueille. Pyromane, le nouveau single de Benjamin Quartz, surprend par son refus du spectaculaire immédiat : au lieu de s’embraser d’entrée de jeu, le morceau choisit la tension lente, la caresse qui précède la brûlure. La première image est presque cinématographique : des cordes effleurées, une guitare fragile comme une allumette qu’on hésite à craquer. L’embrasement ne viendra pas dans un déluge de flammes, mais dans la finesse d’un feu qui danse sous contrôle. L’artiste marseillais tisse sa toile sonore avec des fils de violon et de contrebasse, bientôt rejoints par des percussions brésiliennes qui apportent le balancement d’une samba discrète, intime, comme entendue au loin, derrière des voiles de fumée. Le génie de Quartz réside dans cette ambiguïté : Pyromane aurait pu être un hymne à l’excès, il choisit au contraire la séduction feutrée. On se surprend à imaginer la silhouette d’une gitane tournoyant autour d’un brasier clandestin, ses castagnettes claquant comme des étincelles, ses mains battant la mesure d’un désir qui s’enroule plus qu’il ne consume. Cette danse hallucinée, évoquée dans la dernière partie du morceau, transforme la chanson en tableau vivant : entre passion criminelle et poésie fragile, entre feu de chair et feu d’âme. Musicalement, Pyromane rappelle que Benjamin Quartz aime brouiller les pistes. Sa voix, volontairement posée en retrait, laisse toute la place aux textures instrumentales. La samba n’y est pas traitée dans sa chaleur festive, mais comme un rythme intérieur, une pulsation qui donne au morceau son souffle organique. Tout est question de retenue, de mesure, de flamme contenue. Le résultat est un paradoxe délicieux : un titre qui parle de brûlure mais qui choisit l’embrasement lent, un chant de passion qui s’écrit en demi-teintes. Pyromane est une chanson qui chuchote là où d’autres hurleraient, qui frôle là où d’autres mordent. Et c’est justement dans cette délicatesse que l’incendie naît, insidieux, mémorable. Avec ce titre, Benjamin Quartz confirme qu’il appartient à cette catégorie rare d’artistes capables de transformer une histoire de passion en rituel sensuel et poétique. Pyromane n’allume pas seulement un feu dans l’oreille : il continue de brûler longtemps après, dans l’imaginaire. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 3, 2025Il y a ces parkings de zones commerciales à la lisière des villes, gris comme des lendemains de fête, ces salles des fêtes aux crépons fatigués et aux néons cruels, ces boules à facettes qui font tourner la mélancolie en slow improbable… Ce décor-là, on le connaît par cœur. Et c’est précisément dans cette mémoire collective, dans ces lieux sans éclat mais tatoués à jamais dans nos souvenirs, qu’Alexandrie vient planter son deuxième EP comme un film de quartier devenu fresque universelle. Avec « Rockstar », son nouveau single, Alexandrie rejoue la carte du banal sublimé. Mais ne vous y trompez pas : derrière l’humour et l’autodérision, il y a une plaie bien réelle. Un cambriolage, des œuvres envolées, un artiste à nu. D’un désastre intime, il tire pourtant un hymne solaire, une chanson pop claire et addictive qui pousse à lever le poing et à hurler le refrain comme si on avait, nous aussi, perdu quelque chose. Peut-être que c’est ça, finalement, la grandeur des petites tragédies : elles deviennent universelles quand elles sont chantées avec sincérité. Ce deuxième EP marque aussi un tournant. Alexandrie troque les boîtes à rythme contre une batterie organique, convoque basse et guitare électrique comme pour solidifier ses récits. Les échos de Daho et Malik Djoudi se faufilent dans ses arrangements, mais l’ombre tutélaire reste celle de Balavoine, son héros éternel. L’équilibre est trouvé entre héritage et modernité, élégance pop et vulnérabilité brute. Et puis il y a ce live en duo, batterie-voix face aux synthés, qui rend chaque performance tendue comme un fil fragile mais incandescent. On y devine la même volonté : dépouiller pour mieux toucher. Là où beaucoup enjolivent la banalité, Alexandrie la revendique, en fait un terrain de jeu, une épopée de la vie ordinaire. Avec « Rockstar », il signe un morceau de résilience joyeuse, une revanche intime qui brille comme une boule à facette au-dessus d’un parquet usé. Et si être une rockstar, c’était justement ça : transformer l’anodin en mythe, et nos souvenirs de salle des fêtes en chansons immortelles ? Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 1, 2025Certains groupes savent transformer leurs sorties en diptyques, comme si chaque titre se répondait, se contredisait ou se complétait. Echo Market, avec Miroirs d’horizon et Avances dans la nuit (Kin la belle mix), ne livre pas seulement deux singles : il dessine un jeu de miroirs, une exploration en clair-obscur des vertiges pop. Miroirs d’horizon s’ouvre comme un lever de soleil électronique. Les synthés s’élancent dans des nappes claires, presque liquides, où l’on croit entendre les reflets d’une mer figée en mouvement. C’est de la French Pop qui flirte avec l’indie, élégante mais jamais lisse, où la mélodie cherche toujours à dépasser son propre cadre. On y sent une quête, un désir d’aller voir plus loin que l’horizon, avec ce sentiment d’étrangeté douce que procure la mélancolie lumineuse. Puis vient Avances dans la nuit (Kin la belle mix), et tout bascule. Là où le premier morceau contemplait, celui-ci pulse. Le mix lui donne une tension urbaine, plus dansante, avec des basses qui cognent et des rythmes qui rappellent le Dance Pop le plus hédoniste. C’est la ville après le crépuscule : les néons, la sueur, les regards qui s’accrochent et se perdent. Les voix semblent se découper dans le noir comme des éclats de verre polis, tandis que l’arrangement garde ce raffinement indie qui empêche le morceau de tomber dans la facilité club. Le contraste est fascinant. Echo Market ne choisit pas entre l’intime et le collectif, il embrasse les deux. On peut écouter Miroirs d’horizon seul, les yeux fermés, en quête de résonance intérieure. Et juste après, laisser Avances dans la nuit propulser le corps dans le tumulte, comme une libération. Ce double mouvement dit beaucoup de l’identité du projet : une pop polymorphe, à la fois introspective et fédératrice, qui s’écrit dans le frottement des contraires. Echo Market signe ici une preuve éclatante que la modernité pop ne se résume pas à un format, mais à une manière de raconter nos oscillations entre désir de silence et besoin de danse. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
octobre 1, 2025On imagine deux silhouettes dans un appartement plongé dans la pénombre, la lumière des briquets pour seul contrepoint. Me-low n’est pas une performance, c’est une confidence. Un morceau qui ne cherche pas à impressionner mais à fissurer le vernis, à rendre audible ce qu’on tait d’ordinaire entre les murs d’une chambre ou au détour d’un couloir de cité. E.G, voix posée, habite cette mélancolie presque flottante, comme s’il craignait de rompre l’équilibre fragile qui le tient encore debout. En face, D&L prend le contrechamp : plus sombre, plus massif, il incarne la gravité de ce “low” qui aspire. Les deux univers ne s’opposent pas, ils s’enlacent, se contredisent pour mieux se compléter, donnant au morceau l’allure d’un dialogue intérieur, où chaque vers est une pièce d’un miroir brisé. La production, minimaliste mais élégante, se retient autant qu’elle suggère. Pas d’artifice tapageur, pas de surenchère : juste une basse souterraine, des nappes discrètes, un rythme qui avance à pas feutrés. L’espace sonore devient le décor d’un huis clos, presque cinématographique, où les voix prennent toute la place. On pense aux expérimentations intimistes de Damso, aux confessions à demi-mots d’un Lomepal époque Jeannine, mais avec ce grain singulier, ce vécu qui ne s’invente pas. Ce qui frappe dans Me-low, c’est son refus de la posture. Là où le rap hexagonal joue souvent la carte de la surenchère, E.G choisit le murmure, la vulnérabilité, et prouve qu’il n’y a rien de plus puissant qu’un silence habité. D&L, lui, vient densifier le récit, rappeler que derrière chaque fragilité se cache une tempête prête à éclater. En définitive, Me-low est moins une chanson qu’une mise à nu. Un morceau qui ne fait pas l’économie de la douleur mais la transforme en esthétique, et qui confirme E.G comme une voix à part dans le rap français : plus intime, plus fissurée, plus humaine. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
septembre 30, 2025Le titre est un leurre : Délicat ne se contente pas de la fragilité qu’il annonce, il ose aussi la brûlure. La voix de Gayané flotte au-dessus d’une production pop-indé cristalline, comme si chaque note cherchait à poser un baume sur des blessures anciennes, tout en ouvrant grand les fenêtres à l’air frais d’un avenir réinventé. L’histoire est simple mais bouleversante : celle d’une solitude assumée, choisie presque comme armure, qui se fissure au contact de l’amour. Dans les mots et les respirations de Gayané, on entend la bascule, ce moment où le repli n’a plus de sens face au désir irrépressible de partager, de se livrer, de se risquer à l’autre. L’aveu est lumineux, mais jamais naïf. Car Délicat rappelle aussi que vivre, c’est accepter les erreurs, trébucher pour mieux se redresser, apprendre à reconnaître ses propres angles morts. Musicalement, la production emprunte autant à la tendresse de la chanson française qu’à l’élégance éthérée de l’indie pop contemporaine. Les arrangements se font sobres mais précis : un canevas électronique fin, des cordes discrètes qui rappellent son passé de violoniste, et ce timbre vocal qui ne force jamais mais impose sa présence par sa sincérité nue. On pense à la mélancolie d’une Clara Luciani qui se serait égarée dans les brumes nordiques de Lykke Li, ou encore à la douceur désarmante d’Agnès Obel. Mais ce qui rend Délicat si singulier, c’est la façon dont Gayané transforme son propre parcours intime en matière universelle. Marquée par le deuil, elle ne cède ni au pathos ni à l’autocomplaisance : elle tisse au contraire un récit d’émancipation où l’apprentissage de soi se confond avec l’ouverture aux autres. Le morceau devient alors un manifeste doux-amer, une invitation à apprivoiser ses failles pour en faire des points d’appui. Avec Délicat, Gayané s’impose non pas comme une simple nouvelle voix de la pop française, mais comme une conteuse d’états d’âme, capable d’envelopper nos propres fragilités dans un écrin sonore qui apaise et élève. C’est la preuve qu’une chanson peut être à la fois caresse et électrochoc, une main tendue et un miroir. Pour découvrir plus de nouveautés du moment, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVANOW ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
septembre 30, 2025On dirait presque un rêve fluorescent, coincé entre un écran cathodique des années 90 et une nuit moite dans un club où les néons remplacent les étoiles. Avec Gameboy, Deb signe un titre qui parle à l’enfant resté tapi en nous, celui qui triturait des boutons en plastique pour avancer dans des mondes trop grands, trop dangereux, mais étrangement familiers. Dès les premières secondes, la production électro pop installe son décor : des synthés taillés comme des pixels, une rythmique qui claque comme le bruit sec d’une touche « A » qu’on martèle trop fort, et une ligne mélodique addictive, presque naïve dans son évidence, mais qui cache une profondeur plus sombre. Car derrière le vernis acidulé, Deb glisse une tension souterraine, comme si ce Gameboy n’était pas seulement une machine de poche mais aussi une métaphore de nos vies, réduites à des niveaux à franchir, des vies à perdre, des bonus à grappiller. La voix flotte au-dessus du beat, à la fois espiègle et mélancolique. On entend un sourire dans le timbre, mais un sourire crispé, comme celui qu’on arbore en recommençant une partie perdue d’avance. Deb joue de cette ambiguïté : la nostalgie et la légèreté s’emmêlent à la frustration et au désir d’évasion. Ce qui frappe surtout, c’est la précision avec laquelle la chanson capture le langage des jeux vidéo pour le transposer dans le champ émotionnel. Les loops, les montées, les petits glitches sonores : tout sonne comme des artefacts de console, mais transfigurés en textures sensuelles, prêtes à enflammer un dancefloor. On pourrait presque dire que Gameboy est moins une chanson qu’un level design musical, où chaque drop, chaque silence, chaque pulsation devient une plateforme à franchir. Deb réussit ici à créer une bulle : un instant où l’électro pop ne se contente pas d’être dansante mais devient miroir, un miroir pixelisé où se reflètent nos manques, nos désirs de recommencer, nos envies de « continuer » sans jamais appuyer sur Game Over. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
septembre 26, 2025On croit d’abord lire une simple adresse, une « carte postale » envoyée à l’autre bout du monde. Mais très vite, le morceau de Lartson se révèle être bien plus qu’un souvenir de voyage : c’est une lettre ouverte à quelqu’un qui ne répondra plus. Une tentative fragile de maintenir le lien après la perte, de parler encore à la voix qui s’est tue. Le deuil en rap n’est jamais un exercice gratuit : il impose une mise à nu, une sincérité brute qui ne laisse pas place aux artifices. Ici, Lartson trouve ce juste équilibre entre pudeur et douleur, en racontant la disparition comme on raconte une ville qui s’éteint au crépuscule. La prod, minimaliste et spectrale, installe une atmosphère suspendue, presque cinématographique. On perçoit des ombres, des silences plus éloquents que n’importe quel cri. Le flow de Lartson se déploie comme un souffle irrégulier, parfois heurté, parfois apaisé, traduisant l’instabilité d’un cœur qui vacille entre colère, résignation et tendresse. Le texte oscille entre souvenirs précis – comme des clichés qu’on sort d’une boîte à chaussures – et réflexions universelles sur ce que signifie survivre à l’absence. La « carte postale » devient alors une métaphore bouleversante : un message adressé à l’au-delà, une trace matérielle pour dire l’indicible. Ce qui frappe, c’est la manière dont Lartson refuse le pathos facile. Son écriture privilégie l’évocation, les images qui collent à la peau plutôt que les slogans. On est plus proche d’un carnet intime griffonné à la lueur d’une lampe que d’un manifeste crié dans la rue. Et c’est précisément cette retenue qui rend Carte postale si percutant : la douleur est là, palpable, mais elle est travaillée, sculptée par la poésie du rap. Avec ce morceau, Lartson s’inscrit dans la lignée de ces artistes qui utilisent le hip-hop comme médium de mémoire et de transmission. Carte postale ne cherche pas seulement à faire ressentir la perte : il tente de prolonger la présence de l’absent, d’ériger la musique en sanctuaire. Et lorsqu’arrive le dernier couplet, on comprend qu’il ne s’agit pas de fermer une plaie, mais d’apprendre à vivre avec l’ombre qui accompagne désormais la lumière. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
septembre 26, 2025Gracie Convert a cette façon d’ouvrir une chanson comme on entrouvre une fenêtre sur une chambre encore saturée d’émotions de la veille. babe pourquoi t’es comme ça? s’inscrit dans cette esthétique fragile et pourtant assumée : une ballade néo-soul qui flirte avec la bossa nova et l’indie R&B, enrobée de textures fines, d’accords solaires qui masquent à peine la morsure des mots. Le morceau respire la dualité. D’un côté, un groove nonchalant, une guitare au grain feutré qui convoque la saudade brésilienne, une rythmique douce comme une vague qui effleure le sable. De l’autre, la voix de Gracie, mi-susurrée mi-interrogative, qui semble chercher des réponses dans les silences de l’autre. C’est une chanson d’intimité, où chaque inflexion vocale est un battement de cœur mal maîtrisé, où le français et l’anglais s’entrelacent comme deux langues complices d’une même douleur. La force du titre réside dans son économie : pas d’esbroufe, pas de production ostentatoire. Tout est pensé pour laisser la voix porter la vulnérabilité, avec des respirations qui laissent planer la tension. La question qui donne son nom à la chanson n’appelle pas vraiment de réponse — c’est un mantra blessé, répété jusqu’à devenir mélodie. On retrouve ici une approche artisanale et sensible, proche de ce que pouvaient proposer des figures comme Sade ou Corinne Bailey Rae, mais actualisée avec un ton générationnel plus cru, presque sans filtre. L’alternance entre douceur veloutée et phrases qui claquent donne au morceau une intensité paradoxale, comme une dispute chuchotée sous la couette. Avec babe pourquoi t’es comme ça?, Gracie Convert signe un fragment de journal intime mis en musique : une chanson qui touche parce qu’elle ne prétend pas panser la blessure, mais simplement l’habiter, avec élégance et sincérité. C’est à la fois fragile et solide, comme toutes les véritables confessions. Pour découvrir plus de nouveautés du moment, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVANOW ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
septembre 21, 2025Impossible de ne pas sourire en écoutant Chalala d’Azoo. Pas ce sourire lisse de façade, mais celui qui surgit quand une vérité brute est habillée d’humour, quand une histoire personnelle se transforme en refrain populaire, taillé pour résonner dans les cages d’escalier comme sur les plateformes de streaming. Azoo arrive avec une identité que peu osent assumer frontalement : rappeur marseillais, juif, et fier d’en faire une matière poétique. Son Chalala est une passerelle entre cultures, un pont dressé entre le français et l’hébreu, entre les souvenirs de la cité phocéenne et un héritage spirituel qu’il revendique sans dogme ni posture. Le morceau groove dans un mélange subtil de pop-rap et de second degré, porté par un flow qui ne cherche pas la démonstration mais l’adresse directe, comme si Azoo s’installait à côté de nous pour raconter sa vie en improvisant une comptine urbaine. Ce qui frappe, c’est la fluidité avec laquelle il réussit à glisser d’un idiome à l’autre, sans exotisme forcé. La langue devient rythme, la rime devient sourire, et l’ensemble se transforme en un hymne à la légèreté consciente. Derrière l’ironie, il y a des cicatrices, des regards croisés dans la rue, une différence qu’il a dû porter comme un poids et qu’il choisit aujourd’hui de transformer en force. Chalala n’est pas qu’un morceau, c’est un manifeste déguisé en ritournelle. Une manière de rappeler que le rap, avant d’être industrie, est d’abord une histoire de sincérité et de communauté. Azoo ne joue pas au prophète, il joue avec ses mots, avec son accent, avec ses héritages. Et de ce jeu naît quelque chose de précieux : une chanson qui désarme, qui rassemble et qui, sans avoir l’air d’y toucher, inscrit Marseille encore un peu plus comme une capitale mondiale du métissage sonore. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
septembre 21, 2025Il y a dans le nouveau single de Missy D, J’avance, cette impression rare d’entendre une artiste marcher au rythme exact de ses convictions. Chaque mot claque comme un pas affirmé, chaque mesure déroule la route d’une femme qui a fait du rap non seulement un art, mais un terrain de résistance et de réinvention. Ce qui frappe d’emblée, c’est la fluidité avec laquelle Missy D navigue entre français et anglais. Loin d’un simple gimmick, ce bilinguisme devient un outil narratif qui lui permet de tisser des univers parallèles, de superposer les héritages et d’ouvrir le texte à des résonances multiples. La voix, claire et incisive, porte un grain qui sait être aussi doux que tranchant, comme si Lauryn Hill avait trouvé une sœur cadette dans les rues de Vancouver. La production choisit l’épure, une boucle souple de batterie jazzy, un groove feutré qui rappelle parfois le boom bap éclairé des années 90 mais revisité avec des touches contemporaines. L’espace sonore respire : on y entend le grain du silence entre deux phrases, ce vide maîtrisé qui met en relief la puissance du verbe. Dans ce décor minimaliste, Missy D érige son flow en architecture : une charpente solide, rythmée par des respirations qui tombent toujours au bon endroit, une maîtrise qui n’écrase jamais l’émotion. Le texte, lui, est une ode à la persévérance. Pas de leçon moralisatrice, mais une écriture vécue, nourrie par les racines multiples de l’artiste — Rwanda, Côte d’Ivoire, Zimbabwe — et par ce chemin de femme dans un milieu où l’affirmation de soi reste une lutte. J’avance est un titre qui regarde droit devant, qui refuse de s’excuser d’exister ou de prendre de la place. Chaque couplet avance comme une marche ascendante, chaque refrain vient poser la respiration d’un mantra : continuer, malgré tout, et transformer les cicatrices en tremplins. On retrouve là ce que Missy D appelle son “Rap & Soul” : une hybridation vivante entre le flow incisif du hip-hop, la chaleur du R&B et la profondeur émotionnelle de la soul. Plus qu’un morceau, J’avance s’entend comme un étendard : une déclaration d’indépendance et de confiance, où la musique sert autant à fédérer qu’à raconter. Avec ce titre, Missy D confirme qu’elle n’est pas qu’une voix de plus dans le paysage du rap francophone et anglo-saxon, mais une figure qui trace sa propre route, inclassable et lumineuse. J’avance n’est pas seulement un single : c’est une trajectoire, un mouvement, une invitation à marcher à ses côtés. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
septembre 17, 2025Avec Jamiroquai, Allen Akino prouve qu’il a compris une chose essentielle : le funk n’est pas qu’une esthétique sonore, c’est une manière de dire non. Non à l’étouffement, non aux carcans affectifs, non à ces relations qu’on traîne comme des boulets alors qu’on voudrait danser plus léger. Derrière la surface solaire et les syncopes colorées, ce titre est une véritable chanson de rupture — mais servie sur un plateau de groove, histoire que la douleur se transforme en énergie. Dès les premières mesures, la basse s’impose, moelleuse, tactile, comme un appel à libérer le corps. Les riffs empruntent à l’héritage acidulé du funk des années 90, avec un clin d’œil assumé à l’icône dont le morceau reprend le nom. Mais Allen Akino n’est pas dans la copie : il hybride ce patrimoine avec des touches de phonk et des inflexions hip-hop, créant une matière sonore hybride, à mi-chemin entre dancefloor en sueur et introspection urbaine. Son flow, précis et joueur, navigue entre le chant et le rap, donnant à chaque phrase une tension particulière : un mélange de désinvolture et de lucidité. On sent l’artiste marseillais habité par la nécessité de tourner une page, mais aussi par l’envie de le faire avec panache. Pas de ballade larmoyante ici : la mélancolie est sublimée par le rythme, comme si le meilleur exutoire restait la danse. Ce qui frappe surtout, c’est l’élégance avec laquelle Akino déjoue les codes du rap français traditionnel. On retrouve son goût pour la punchline et la verve héritée d’IAM, mais filtrés par une approche pop et funky qui ouvre de nouveaux horizons. Jamiroquai sonne à la fois comme une confession et comme une célébration : un morceau qu’on peut écouter en boucle, seul avec ses doutes ou entouré sur un parquet collant. Avec ce titre, Allen Akino confirme qu’il avance hors des sentiers battus, cultivant un mélange de styles qui refuse l’étiquetage facile. Jamiroquai n’est pas qu’une référence : c’est une déclaration de liberté, un groove qui redonne du souffle là où la vie semblait s’étrangler. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
septembre 15, 2025Je ferme les yeux, et ce morceau me donne l’impression d’être allongé sur une terrasse au bord de l’océan, entre deux mondes : celui de la fête qui pulse au loin et celui, plus intérieur, du relâchement total. Bigger Bada Boom (Remix), premier dialogue entre Frank Delour et EverythingOshaun, ne cherche pas à cogner fort, mais à glisser sous la peau, à vous envelopper dans une chaleur feutrée où chaque battement de caisse claire ressemble à une respiration tranquille. Frank Delour, producteur et DJ chevronné qui a longtemps animé les nuits new-yorkaises avant de se mettre en retrait, revient ici avec un geste presque méditatif. Son remix déploie un subtil équilibre entre afrobeat et transe électronique : des percussions qui ondulent doucement, comme des vagues régulières, des nappes synthétiques aériennes qui rappellent l’hypnose des longues nuits d’été, et cette basse souple, jamais agressive, qui maintient le corps en mouvement sans jamais le brusquer. C’est de la danse, oui, mais une danse intérieure, où les gestes se font fluides, suspendus. La voix d’EverythingOshaun agit comme un phare dans cette architecture sonore. Ni cri, ni démonstration, mais une présence qui caresse et guide, un timbre qui flotte au-dessus du groove comme une confidence. Là où d’autres auraient cherché à saturer l’espace de gimmicks, Delour choisit l’épure : laisser respirer chaque élément, jouer sur la retenue pour créer une tension diffuse, presque sensuelle. Il y a dans ce remix quelque chose du lounge cosmopolite, du chill assumé mais jamais décoratif. On imagine aussi bien ce titre accompagner un coucher de soleil à Medellín qu’un rooftop à Miami. C’est la rencontre de deux sensibilités : l’énergie organique des rythmes africains et la précision hypnotique de l’électro minimale. Avec Bigger Bada Boom (Remix), Frank Delour signe plus qu’un retour : il offre une parenthèse de sérénité groovy, une preuve qu’on peut faire danser en douceur, séduire par la nuance et redonner au mot “chill” une vraie profondeur. Pour découvrir plus de nouveautés du moment, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVANOW ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
septembre 12, 2025Ce matin, j’ai écouté L’instant d’après avec la fenêtre entrouverte. La pluie battait sur le zinc et, étrangement, le morceau semblait s’y accorder, comme si Indolore avait pensé sa guitare acoustique pour le bruit des gouttes. Sa voix, tendre et sans apprêt, glisse entre les interstices du quotidien pour nous rappeler que les regrets ne sont pas forcément des prisons mais parfois des abris. Aujourd’hui, le titre sort officiellement, et il s’écoute comme un rituel intime : deux minutes pour déposer les armes et retrouver un souffle. Premier extrait de l’EP La Vie Face A attendu en octobre, L’instant d’après s’inscrit dans la trajectoire singulière d’un artiste qui a fait de la fragilité une matière noble. Indolore n’a jamais cherché l’effet tapageur. Ses chansons sont des refuges qui se transmettent en bouche-à-oreille, comme ces secrets que l’on se confie au creux d’une soirée. De ses premiers pas pop avec Shine (et des premières parties pour Sia ou Morcheeba) à ses voyages sonores en Islande (Love Letters from Eylenda enregistré au studio de Sigur Rós), en passant par Nashville et Paris, il a bâti une œuvre faite de déplacements, de métissages et d’empreintes laissées sur le sable. Ici, il revient à l’essentiel : une guitare, une voix, une atmosphère suspendue. Les amateurs de Nick Drake ou Elliott Smith reconnaîtront cette manière de transformer la douleur en lumière, mais Indolore y ajoute une douceur, un sourire discret au milieu de la mélancolie. On comprend pourquoi son dernier album After the Rain avait été salué comme “album de l’année” par la presse britannique : il sait écrire des chansons qui s’écoutent comme des confidences, universelles et intimes à la fois. L’instant d’après est une chanson minuscule par sa durée, immense par son pouvoir d’évocation. On l’écoute, et soudain, on se sent moins seul. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
septembre 11, 2025Un soir d’été, la fenêtre entrouverte laisse filer les bruits d’une ville qui s’électrise. Dans la pièce, un casque sur les oreilles, Toi aussi s’invite. Le morceau a cette façon de saisir l’instant : il donne envie de se lever d’un coup, d’agiter ses bras dans le vide, de rire et de pleurer dans la même seconde. Andrea Ponti ne chante pas seulement une chanson pop, elle impose une manière de respirer le monde quand on est trop sensible pour l’affronter de face. La pulsation est nette, presque arrogante : un beat qui claque, des synthés taillés pour les clubs, une mélodie immédiate qui a tout d’un tube. Mais derrière l’efficacité, on perçoit la faille. Les harmonies s’ouvrent par petites brèches, laissant passer une mélancolie subtile, un aveu discret. Cette tension, entre éclat et fragilité, rappelle le génie de certaines grandes voix féminines de la pop moderne, mais Andrea la revisite à sa manière, en français, avec un naturel qui fait mouche. Ce qui rend Toi aussi si singulier, c’est cette volonté d’assumer l’hypersensibilité comme un moteur et non comme une excuse. Là où la pop contemporaine recycle souvent les mêmes refrains d’ivresse artificielle, Andrea propose une vérité à fleur de peau, emballée dans un écrin rythmé et dansant. On peut s’y perdre à plusieurs, sur une piste de danse, ou s’y retrouver seul dans sa chambre – l’effet est le même : un soulagement, presque une libération. Andrea Ponti ne se contente pas de chanter son rêve : elle l’écrit à voix haute, dans la lignée des grandes plumes pop capables de transformer leurs blessures en refrains universels. Toi aussi est une promesse autant qu’un manifeste : la preuve qu’on peut transformer ses larmes en feu d’artifice, et faire de ses failles une matière incandescente. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
septembre 3, 2025Pépite du jour, et gros coup de cœur même. Il y a dans Ma beauté quelque chose de rare, presque anachronique dans une époque où le rap et le RnB courent souvent après l’effet immédiat : ici, l’émotion prend son temps. Le morceau s’installe avec une douceur trompeuse, comme une confidence glissée à voix basse, mais derrière cette apparente simplicité se cache une tension — celle d’un homme qui, après avoir traversé la mélancolie (Toxic) et les exaltations charnelles (Baby Boy, Besos), trouve enfin les mots justes pour célébrer sans détour ce qui le touche profondément. Ce qui rend le morceau unique, c’est sa pudeur. Le beat est volontairement minimaliste, avec une rythmique RnB chaloupée et des notes de piano enveloppantes qui laissent la voix respirer. Pas d’artifice, pas de surenchère : DVSN choisit l’économie pour mieux mettre en avant ce qu’il dit. Le refrain, d’une limpidité désarmante, agit comme une incantation amoureuse. Et c’est précisément dans cette simplicité qu’il touche droit au cœur : à rebours des codes virilistes encore trop présents dans le rap français, il offre une déclaration où l’ego s’efface devant l’autre. Mais Ma beauté n’est pas forcément qu’une déclaration d’amour à proprement dit. C’est aussi une étape dans l’itinéraire artistique de DVSN. Après avoir exploré différentes facettes de son identité sonore comme le reggaeton solaire avec Paquita, l’afro-dancehall entraînant avec Baby Boy, ou encore l’introspection sombre avec Toxic; il livre ici une pièce fondatrice, presque manifeste : dire que la beauté peut être moteur, que l’attachement n’est pas une faiblesse mais une force créatrice. Plus encore, DSVN prouve que ce n’est pas toujours le stéréotype de l’homme rappeur qui fait capoter la relation avec une femme et qu’il peut lui-même souffrir de cette relation. Les 15 000 écoutes en quatre jours ne sont pas qu’un chiffre, elles sont le signe que le public a perçu cette sincérité et s’y reconnaît. Il faut aussi replacer Ma beauté dans une filiation. La culture hip-hop française a donné des classiques de l’amour désarmé — on pense à certains morceaux de La Fouine ou même aux instants de fragilité de Booba — mais rarement avec une telle transparence émotionnelle. DVSN n’imite pas, il prolonge cette veine à sa manière, avec sa voix légèrement voilée, ses intonations qui oscillent entre confidence et ferveur. Au fond, Ma beauté n’est pas seulement une chanson dédiée à une femme aimée, mais une profession de foi. Celle d’un artiste qui veut rappeler que le rap, dans sa force narrative, peut aussi être un lieu de tendresse et de reconnaissance. Une tendresse brute, dépouillée, qui, loin d’affaiblir, rend plus fort. Et c’est ce paradoxe-là qui donne au titre sa puissance : une ballade amoureuse qui sonne comme un acte de résistance. Pour découvrir plus de nouveautés SOUL, RNB, JAZZY, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARNB ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
septembre 3, 2025Levy rappe avec l’accent d’ailleurs mais le cœur resté là-bas. Basé en Australie, il porte dans PVLL UP cette tension singulière des artistes délocalisés : une identité fragmentée, nourrie par l’éloignement, mais qui refuse de perdre son grain originel. Ici, pas de mimétisme du rap anglo-saxon environnant. Levy trace sa ligne, fine mais tenace, celle du hip-hop français à la croisée des classiques boom-bap et de la douceur lo-fi. La prod est volontairement dépouillée, presque contemplative, comme si les boucles s’étaient érodées sous le soleil australien. Entre nappes chaudes et batterie feutrée, l’espace sonore s’ouvre pour accueillir un flow en clair-obscur, où l’arrogance tranquille du PVLL UP se mêle à la retenue du poète urbain. Loin des artifices de trap clinquante ou d’egotrip criard, Levy installe une intensité par l’économie : chaque mot pèse, chaque respiration résonne. Ce qui frappe, c’est la manière dont PVLL UP condense deux univers a priori opposés. L’énergie revendicatrice du hip-hop classique – celle des cyphers, des samples poussiéreux, des beats new-yorkais – rencontre l’intimité nocturne du lo-fi, ce rap du casque, fait pour la chambre plus que pour l’arène. Levy fait dialoguer ces deux temporalités, créant une zone grise où la mélancolie devient combustible. Rapper la France depuis l’autre bout du monde, c’est aussi affirmer qu’on ne s’efface pas. PVLL UP n’est pas un simple morceau, c’est une présence, un ancrage. Comme si, de Sydney à Marseille, de Melbourne à Paris, les ondes transportaient un même groove, immuable, qui refuse l’oubli. Levy s’y pose sans fard : frontal, mais jamais bruyant. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : https://open.spotify.com/playlist/1kzaSA3mnqUhkRxvh67ueh J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
septembre 3, 2025On croit souvent qu’il suffit de poser un beat tranquille et quelques accords jazzy pour que la paix intérieure se dessine en musique. Illusion de Paix, dernier titre de MATTFOU, rappelle que ce n’est jamais aussi simple : derrière la façade chill-hop et les ambiances feutrées, il y a la tension, l’intranquillité, le questionnement constant. Et c’est précisément ce paradoxe qui fait la force de ce morceau. Le beat, calibré dans un boom bap élégant, déroule une cadence lente et posée, presque comme un pas dans une ruelle de fin d’après-midi. Les cuivres et textures jazz-hop tissent un voile de sérénité apparente. Mais MATTFOU, épaulé par Jarny et Naylina, ne tombe jamais dans la facilité d’un simple “study beat”. Les flows viennent gratter cette surface lisse : la voix s’insinue dans les interstices, dépose des vérités inconfortables, soulève la poussière cachée sous le tapis. La présence de Naylina ajoute une respiration vocale lumineuse, fragile mais tenace, comme une lueur entre deux doutes. Jarny, lui, ramène du poids, une densité brute qui empêche le morceau de s’évaporer dans une contemplation trop légère. Ensemble, ils bâtissent une tension subtile : celle d’un morceau qui voudrait apaiser mais qui refuse d’anesthésier, qui cherche à comprendre au lieu de fuir. Illusion de Paix s’impose ainsi comme un manifeste en creux : la paix qu’on croit atteindre n’est peut-être qu’un mirage, mais ce mirage vaut d’être exploré, car il révèle ce qui reste à guérir. Dans un paysage saturé de lo-fi playlists interchangeables, MATTFOU ose complexifier le chill, le rendre vivant, imparfait, humain. Et c’est précisément dans cette imperfection que le morceau trouve sa vérité. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
août 18, 2025Le son rap du bitume qui croise la chaleur de l’afrobeat et la sensualité du RnB, voici une nouvelle playlist qui va vous faire groover les tympans, quelques claques sonores à déguster sans compter pour bien accompagner vos journées cet été. Mila – Mikado ILIANA – Rodéo | PHENIX LIVE SESSION 7vn – One More Morçeno – The Grid Studyla – A tes côtés FAABOLO – Côté R.I.O Dexe – Mucho plata Kaé – Tu joues IDY – Wandedu NVM3K – Netay DeanC – LOVE (Na Lingi Yo) K.MI – .UBSCENE Mugen SK – Comme Hier Jeune Poète, Mara Kyps – Souleymane ZELGA – MAQUETTES LE RD – Freestyle OSCURO 3 sinops – 1250 SUPERSAD, Kunsa, Austin. – Qui aurait SF Le Vrai – Naufragé J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
août 14, 2025Couper le monde, monter le volume, laisser la chambre devenir un car rapide à minuit. Loco n’est pas seulement un ticket retour vers la “motherland”, c’est un transplant rythmique : on sort de l’écoute avec un nouveau cœur, plus large, plus syncopé. DM Saninga ne joue pas la carte postale, il met les mains dans la terre et mélange les racines aux néons d’une pop française millésime maintenant. Résultat : un tube qui ne fait pas semblant d’aimer les percussions — elles mènent la danse, elles dictent le pas, elles signent le passeport sur la peau. Dès l’attaque, la prod attrape le bassin par la diplomatie. Talking drums et balafon (ou leur fantôme synthétique) posent le décor, la guitare highlife dessine les sourires, la basse ronde fait office de guide touristique intérieur. Au-dessus, un motif de synthé pastel ouvre les fenêtres côté pop FR, histoire de rappeler que l’hybridation n’est pas une coquetterie mais une stratégie : parler à la foule sans diluer la lignée. Les kicks sont tendus, les claps claquent sec, les shakers chuchotent comme des colliers de perles ; surtout, l’espace respire — pas de boursouflure, une aération qui laisse les corps trouver leur propre swing. DM Saninga a la voix des passeurs : timbre chaleureux, diction limpide, ce grain qui tutoie sans forcer. Il sait où placer l’accent pour que le hook s’incruste, il sait se taire à l’endroit juste pour que le beat raconte. Et quand il glisse vers le rap, l’angle reste élégant : précision rythmique, images à hauteur de trottoir, refus du folklore plaqué. On n’est pas dans l’afrobeats sous cellophane, mais dans une afrofusion urbaine, ciselée, faite pour les toits de Paris comme pour les mariages où les tatas lancent les youyous au bon moment. Ce qui séduit, au-delà de l’évidence dansante, c’est la tenue. Loco maintient sa trajectoire sans jamais s’effondrer dans l’inertie des tubes d’été : micro-breaks qui font vaciller le plafond avant le retour de flamme, basslines qui ondulent plutôt qu’elles n’écrasent, chœurs discrets qui épaulent sans étouffer. C’est une esthétique de la joie précise, pas l’euphorie en vrac. On y entend une ambition : fédérer sans aplatir, célébrer sans caricaturer, fabriquer un morceau-carte d’identité à montrer partout où l’on passe. À l’heure où tant de singles confondent tropicalité et tapisserie, DM Saninga signe un rappel salutaire : la fête, c’est une science. Loco, c’est la formule bien dosée — héritage + modernité + espace — qui transforme la piste en table commune. On danse, on se reconnaît, on s’ancre. Et quand le dernier coup de tambour retombe, on a cette certitude douce au creux du ventre : la maison n’est pas un lieu, c’est un rythme. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
août 14, 2025Pare-brise mouillé, néons au ralenti, moteur qui ronfle sans bouger d’un mètre : Fast ne promet pas la vitesse, il raconte son mirage. Edison Edisal y déroule un cloud rap français brumeux comme une rocade à 3 h du matin, autotune liquide vissé au larynx, pour parler du trio toxique argent/pression sociale/vide intérieur. On entend tout de suite la patte de tomaax & pinot : drums en apesanteur, 808 large mais tenue, pads qui respirent comme des halos de station-service, petites cloches digitales qui brillent puis s’éteignent avant l’overdose. C’est minimal, mais chaque espace laissé dans le mix devient une pièce où l’angoisse réverbère. La voix d’Edison avance au pas, presque somnambule, avec ce vibrato artificiel qui ne cache rien — au contraire, il souligne la fissure. Mélodies en ligne brisée, phrasés qui effleurent la mesure, hoquets de silence au bord de la phrase : le flow n’appuie jamais, il glisse. Le refrain, lui, accroche sans frapper fort ; on le garde en poche comme un ticket de métro froissé, prêt à resservir. Fast est de ces morceaux qui n’éteignent pas l’incendie, qui l’encerclent jusqu’à ce qu’il s’essouffle. Ce qui tue, c’est la lucidité. Edison ne fétichise ni la thune ni la chute ; il cale la caméra au ras du bitume et cadre l’essentiel : la solitude sous la capuche, la course à l’image, la fatigue d’être “à la hauteur” d’un plafond qu’on n’a pas choisi. Le texte vise juste parce qu’il s’autorise l’aveu : le mouvement ne sauve pas toujours, parfois il aggrave. La prod suit la dramaturgie : breaks courte-paille, sub qui se retire une demi-mesure pour laisser la poitrine vide, retours de snare comme des rappels à l’ordre. On pense aux dernières hybridations cloud/emo rap, mais Edison Edisal y imprime un grain d’ici : diction nette, grisaille lumineuse, refus du pathos grandiloquent. Fast vit dans les transitions — ces zones molles de la nuit où tout peut basculer mais où, souvent, rien ne change. Et c’est précisément sa force : faire d’un non-événement un choc esthétique. Un titre pour rouler sans destination, vérifier au fond du miroir que la fuite n’est pas toujours un plan, et accepter que l’on peut freiner sans honte. Sur le tableau de bord, une vérité simple clignote : même à 200, le vide reste dans l’habitacle — alors autant apprendre à le décrire avec style. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
août 12, 2025Dans Difficile, Nayyar ne cherche pas à enjoliver le réel. Sa voix sort comme un souffle contenu trop longtemps, un flux tendu où l’ego-trip se frotte à une lucidité désarmante. C’est le genre de morceau qui ne se contente pas d’impressionner par la technique — même si elle est là, acérée — mais qui s’incruste dans l’esprit par ce mélange de fierté et de fragilité. La prod, sombre et millimétrée, ouvre un espace presque cinématographique. Les basses grondent comme une menace sourde, les kicks frappent secs, et chaque élément semble calibré pour accompagner un monologue intérieur en pleine rue déserte. On n’est pas dans l’ostentation tapageuse, mais dans cette esthétique du minimalisme noir qui laisse la place aux mots, aux silences, aux images mentales. Nayyar balance ses punchlines comme des flashs photographiques : rapides, nettes, visuelles. Il parle pour ceux qui se savent à part, qui avancent malgré le poids du doute, pour les rêveurs endurcis qui refusent de courber l’échine. Pas de refrain chanté pour adoucir le propos — juste une ligne droite, tendue comme une corde, où le flow ne perd jamais l’équilibre. Difficile est moins une chanson qu’un état d’esprit : celui de celui qui sait que le chemin est escarpé, mais qu’il vaut mieux le gravir seul que trahir sa propre voix. Un titre qui respire l’authenticité, et qui confirme que Nayyar ne rappe pas pour séduire, mais pour dire. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
août 12, 2025Il y a des morceaux qui, dès les premières secondes, t’installent dans un paradoxe. TBF d’Afenzo en fait partie : un morceau d’amour qui fait bouger la tête, mais dont le cœur bat au ralenti, lesté par une histoire qui ne s’écrit pas à deux. La rythmique trap, nerveuse mais souple, donne l’illusion d’un morceau festif, alors qu’en arrière-plan se dessine le film d’un amour non réciproque, celui qui avait tout pour durer — jusqu’au mariage même — mais qui s’éteint dans un silence plus violent que la rupture. Afenzo ne cache rien. Derrière ce projet intitulé ENZO, illustré par sa photo enfant au sourire lumineux, il y a la volonté de se livrer sans filtre : la motivation qui pousse à continuer malgré tout, la mélancolie qui s’invite au détour d’un couplet, les fulgurances old school qui claquent sur des instrus trap modernes, et cette voix très expressive, parfois brute, parfois presque fragile. On pense à ces rappeurs qui savent que l’authenticité est leur meilleure arme, même si elle les met à nu. TBF s’écoute comme une confession qui ne sombre jamais dans la complainte : Afenzo injecte juste assez d’énergie dans la prod pour que la douleur reste dansante. On sent dans le flow cette façon de tenir debout en transformant le manque en groove, en trouvant dans le mouvement du beat une façon d’éviter la chute. Couplé à Amour et Pissenlits et Avant Tout Ça, le titre compose un triptyque intime qui ne cherche pas à enjoliver les sentiments mais à les livrer crus, tels qu’ils brûlent. Dans un paysage rap où beaucoup enjolivent leurs cicatrices, Afenzo choisit de montrer la plaie — et de la faire danser. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
août 8, 2025Une guitare. Un souffle. Trois battements dans le ventre avant que ça commence. Frénésie ne se lance pas, il glisse. Comme une sueur froide le long de la colonne, ou une pensée obsédante qui revient toujours te visiter à l’aube, quand tout dort sauf toi. Benjamin Quartz, c’est un peu comme si Leonard Cohen avait fait un détour par l’Atlantique, bu un café au comptoir d’un PMU désert et décidé, dans un dernier élan de lucidité, de tout chanter avec les moyens du bord : une voix comme une caresse sur du verre pilé, un jeu de guitare qui te regarde dans les yeux, et ce groove discret, faufilé, presque timide, mais qui fait tout tanguer. Pas besoin d’en faire trop. Ici, le drame se joue à l’intérieur. La production est nue, sans artifice, sans triche. Bois, cordes, souffle. On entend presque le silence entre les notes, les regards entre les musiciens, la pièce où ça a été enregistré. Ce n’est pas un titre, c’est un fragment de vie suspendu. Un moment de vertige, offert comme on tend la main en pleine nuit. On n’est pas dans l’émotion spectaculaire, on est dans le frisson discret, celui qui te prend quand tu repenses à quelque chose de trop fort, trop ancien, trop vivant. Et puis il y a cette manière unique de faire groover l’immobilité, comme si la lenteur devenait un mode de résistance. Frénésie ne crie jamais, mais il serre. Comme une étreinte qu’on n’ose pas lâcher. Il y a des chansons qui accompagnent. Celle-ci te précède. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juillet 28, 2025On croirait presque à une hallucination sonore, un mirage dressé sur une ligne d’horizon en feu. Et pourtant, Moonlight est bien réel — capté dans une live session en plein désert, comme si La Parade voulait confier leur chanson au ciel ouvert plutôt qu’à un studio cloisonné. Ce morceau, à la fois intime et ample, s’écoute comme on lirait une lettre d’amour écrite à la lumière des phares. La guitare, suspendue et cristalline, pose les premières pierres d’un édifice mélancolique. Elle n’attaque pas, elle caresse. Une rythmique souple soutient l’ensemble, plus proche du souffle que de la frappe, pendant que les voix se croisent, se répondent, s’enlacent sans jamais se heurter. C’est un chant d’évasion où la sensualité n’a rien de clinquant : elle est feutrée, nocturne, un peu égarée. On pense à une version française de Rhye ou à un Phoenix ralenti, plongé dans un bain d’onirisme folk. Les arrangements flirtent avec l’ambient sans jamais décrocher du sol, toujours ancrés dans une chaleur organique. L’équilibre est délicat : assez vaporeux pour faire décoller, mais assez incarné pour émouvoir. Moonlight n’est pas un tube, c’est une respiration. Une halte. Une façon de se rappeler que parfois, ce n’est pas la destination qui compte, mais l’instant capturé entre deux mouvements. Et La Parade sait comme peu d’autres transformer ces instants en ballades lunaires, chargées d’émotion discrète. Une escale précieuse. Un doux vertige. Un morceau qu’on garde sur soi comme un souvenir qu’on n’a pas envie d’expliquer. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juillet 28, 2025C’est une virée. Une échappée-belle en clair-obscur, au volant d’une décapotable imaginaire filant à travers les artères d’une ville un peu floue. “X-PRESSO”, le dernier morceau du collectif CINQ, s’écoute comme on boit un cocktail à 16h : avec un sourire en coin et une légère angoisse en fond de gorge. Ici, le cloud hop s’infuse dans une filter house à la française, où les boucles filtrées sentent le bitume chaud et les refrains doux-amers. Le piano, omniprésent, convoque l’héritage d’un jazz urbain délavé, pendant que les MC’s débitent des vers introspectifs avec une nonchalance précise, comme s’ils parlaient à eux-mêmes, en aparté, pendant une fête trop bruyante. Le beat tape juste ce qu’il faut pour secouer les épaules, sans jamais dissiper la brume mélancolique qui plane sur la prod. Mais CINQ ne fait pas que poser sur l’ambiguïté – ils la célèbrent. Car “X-PRESSO” n’est pas juste une bande-son pour l’euphorie des virées entre potes, c’est aussi une méditation feutrée sur ce qui se cache derrière les lunettes de soleil : les doutes, les paradoxes, cette peur subtile de se perdre dans l’instant qui passe trop vite. Le morceau évite les clichés du chill rap estival pour explorer quelque chose de plus fin, de plus vrai : la joie fuyante, le présent qui pèse et libère à la fois. Avec leur écriture à tiroirs, leur esthétique DIY pleine de charme et leur approche organique du beatmaking, CINQ offre un instantané générationnel, à la fois tendre et lucide. À écouter casque vissé, verre à la main, cœur ouvert. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juillet 27, 2025Dans un paysage où les singles estivaux se suivent et parfois se ressemblent, SALÉ se distingue comme un éclair de moiteur tropicale au goût poivré. Le trio infernal — Eranio, Eurosoundz et le turbulent Manq Carrot — livre ici une bombe dansante aux allures de brûlot balnéaire : solaire, sensuelle, et férocement syncopée. Pas question ici de se contenter d’un beat reggaeton générique ou d’un refrain chuchoté sur autotune paresseux. SALÉ vient puiser à la source du Kompa haïtien, genre noble et souvent maltraité par les machines à tubes, pour en extraire le cœur battant. On y retrouve cette chaleur des cuivres virtuels, cette basse chaloupée qui fait trembler les hanches, et ce grain vocal qui, bien que produit avec soin, conserve une trace de sueur live, comme un micro tendu dans une boîte trop pleine à Port-au-Prince ou à Marseille Nord. La production, signée Eurosoundz, joue habilement la carte du contraste : nappes électroniques qui s’étirent langoureusement, percussions digitales qui claquent net, et clins d’œil discrets à la pop latine contemporaine. Mais c’est Manq Carrot qui crève l’écran : sa ligne de basse, organique et charnelle, agit comme une colonne vertébrale hédoniste à cette sucrerie salée. Eranio, quant à lui, assure le groove vocal avec nonchalance maîtrisée. Il glisse sur le beat comme un danseur pieds nus sur carrelage tiède. Ce n’est pas seulement un titre de l’été, c’est une invitation à redéfinir la fête — sensuelle, plurielle, enracinée. SALÉ ne cherche pas à surfer sur la vague, il la soulève. Il est ce morceau qui transforme une fin d’après-midi banale en fantasme tropical. Vous avez dit hit ? On dit rituel. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juillet 17, 2025C’est dans l’intimité feutrée d’un home studio strasbourgeois que Tranks prend racine, là où Lucalme, beatmaker et digger passionné, redonne vie à des sons oubliés en les sculptant dans la matière même du vinyle. Aux côtés de R Lion, il signe ici un morceau où la trap française se teinte d’un groove soulful, d’un héritage jazz et d’un goût certain pour la boucle hypnotique. Lucalme n’est pas un faiseur de hits : il est artisan du son. Depuis qu’il a découvert le sampling en 2015, sa musique respire la poussière des bacs à disques, l’énergie brute des sessions nocturnes, et une curiosité insatiable pour les textures. Avec Tranks, il prouve qu’un simple loop peut devenir une incantation. Les 808 profondes côtoient des claviers aux accents 70’s, et la voix de R Lion, posée comme une confidence, amène une mélodie vaporeuse qui traverse le beat comme une brume. Loin du banger de club, Tranks est une errance urbaine, une bande-son pour les trajets en tram sous la pluie, les nuits de réflexion et les matins sans sommeil. On y retrouve l’esprit crate digger, cette philosophie de réanimation sonore : chaque coup de batterie est une pulsation, chaque sample un fragment de mémoire recontextualisé dans le présent. Ce titre est à l’image de Lucalme lui-même : entre la précision d’un horloger et l’instinct d’un explorateur sonore. À chaque écoute, une nuance se révèle, une note se détache, preuve que le travail de ce producteur est aussi riche que ses influences — soul, funk, prog, jazz, mais toujours avec cette recherche du “juste loop” qui fait mouche. Avec Tranks, le duo propose une vision à contre-courant du trap hexagonal : introspective, élégante, presque contemplative. Un morceau qui ne cherche pas à impressionner mais à habiter, qui se savoure comme un vinyle rare trouvé au hasard d’un marché aux puces. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juillet 16, 2025Certains EP ne se contentent pas de passer dans vos oreilles. Ils s’y accrochent comme une odeur d’orage, s’incrustent dans les replis de la mémoire et vous laissent un goût de fer sur la langue. L’or dans les mains, le nouvel EP de Tisma, appartient à cette catégorie rare où la musique n’est plus seulement un art, mais un exutoire, une nécessité physique, une incantation pour tenir debout quand tout autour semble prêt à s’effondrer. À 19 ans, le jeune rappeur d’Argenteuil a déjà la voix de ceux qui ont vécu trop tôt. Pas une voix de rappeur fabriqué pour les playlists, mais une voix qui charrie des nuits blanches, des open mic où l’on saigne ses premières rimes, des sessions de studio bricolées dans l’urgence et la foi. Il y a quelque chose d’étrangement fragile et inébranlable dans son phrasé, une façon d’attaquer le beat comme s’il voulait l’apprivoiser plutôt que le dominer. On pense à ces rappeurs qu’on n’oublie jamais, non pas pour leur technique mais pour l’humanité qui transpire entre les lignes : un Oxmo des débuts, un Georgio époque Bleu Noir, ou un Népal qui murmure ses doutes à la lune. Les productions de son mentor Le Chroniqueur Sale enveloppent ces confessions d’un écrin texturé, à la fois brut et sophistiqué. Boombap sans nostalgie, basses feutrées, samples à la chaleur organique, comme des vinyles oubliés qui reprennent vie sous une aiguille éraflée. Ici, pas de bangers calibrés, mais une bande-son pour les âmes en transit. On y perçoit l’odeur d’un appartement aux volets fermés, la lumière blafarde d’un téléphone en veille, le tic-tac sourd d’un cœur qui bat à contretemps. Mes Enceintes, Mon Micro, premier single et épicentre émotionnel de l’EP, est un chef-d’œuvre de retenue. Tisma y parle de sa chambre comme d’un sanctuaire, où le rap devient talisman contre la grisaille, arme contre les souvenirs qui grattent. La diction est précise, presque chirurgicale, mais jamais froide. Chaque syllabe porte la fatigue des jours sans sommeil, l’espoir irrationnel d’une voix qui refuse de se taire. Avec L’or dans les mains, Tisma signe un disque d’apprentissage au sens noble du terme. Pas seulement un apprentissage du rap, mais de la vie, de ses contradictions, de ses ombres et de ses rares éclats. Il y a là une beauté imparfaite, une honnêteté brute qui se fiche des algorithmes et des refrains formatés. On sent l’artiste en pleine mue, ses textes oscillant entre désenchantement et étincelles de grandeur, ses beats comme des respirations lourdes qui s’allègent à mesure que l’EP avance. Écouter Tisma, c’est plonger dans un journal intime en clair-obscur, où chaque mesure est un pas de plus vers la lumière. Ce n’est pas un projet parfait, et c’est tant mieux. Parce que dans ses failles, dans ses hésitations, on trouve cette matière précieuse que peu de rappeurs parviennent à façonner : la vérité. Et si cet or-là ne brille pas encore sous les projecteurs, il est déjà là, palpable, dans la voix de Tisma. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juillet 9, 2025Il y a des chansons qui semblent porter en elles la moiteur des soirées d’été, le parfum des peaux salées et le vertige des amours qui nous échappent. Prête à Tout – Summer Radio Edit est de celles-là. Dans cette nouvelle version, Marie Minet insuffle une énergie nouvelle à l’un de ses morceaux les plus intimes, comme une deuxième respiration plus dansante, sans jamais perdre l’âme poétique qui faisait battre le cœur de l’originale. Réarrangée par le duo TwoBars (Ghana) et SDO (France), cette relecture ne se contente pas de surfer sur une vague estivale. Elle épouse la douceur de la brise marine avec une rythmique subtile, entre afro-fusion et accents house délicatement filtrés, qui invite au lâcher-prise. On retrouve cette voix, tendre et habitée, qui flotte au-dessus des beats comme une confidence murmurée à l’oreille, tout en gardant l’élégance mélancolique propre à la chanson française. C’est une métamorphose, un voyage entre continents et émotions, qui fait vibrer le morceau au rythme des danses lentes de fin de soirée ou des escapades au crépuscule. Minet confirme ici son talent pour la fusion des cultures et des textures sonores, héritée de ses collaborations avec Jon Luz ou Gyedu-Blay Ambolley. Avec Prête à Tout – Summer Radio Edit, Marie signe non pas un simple remix, mais une déclaration d’amour à la musique qui traverse les frontières et les corps. Une bande-son parfaite pour celles et ceux qui aiment leurs étés à la fois légers, brûlants et délicieusement nostalgiques. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juillet 9, 2025Imagine un instant : une ville plongée dans une lumière bleutée de fin de soirée, le métro file comme une pulsation cardiaque, et dans tes écouteurs Scroll Fatal d’Electrance tourne en boucle. Ce n’est pas seulement une chanson, c’est une expérience : le parfum suave d’un R&B contemporain, caressé par des synthés éthérés, qui capture l’intimité et la perdition dans un monde obsédé par l’écran. Derrière ce titre se cache un constat acide mais terriblement sensuel : nos relations deviennent des flux de notifications, des scrolls sans fin où le désir se dilue. Electrance joue de cette tension avec une production à la fois minimaliste et charnelle. Les basses sont profondes, presque organiques, les beats claquent comme des doigts sur une peau, et des nappes électroniques enveloppent le tout d’une brume hypnotique. C’est à la croisée d’un Frank Ocean en mode french touch et de l’élégance sombre d’un The Weeknd époque Trilogy. Mais là où Scroll Fatal frappe, c’est dans sa capacité à être à la fois critique et immersif. On s’y perd volontairement, comme on le fait sur les réseaux, piégé dans une boucle où les likes et les DM remplacent les battements d’un cœur réel. Electrance semble murmurer à l’oreille : “regarde-moi, pas ton écran”. Ce titre est une démonstration de force pour la scène R&B française encore en quête d’icônes. Avec Scroll Fatal, Electrance ne propose pas seulement un banger nocturne ; il tend un miroir à notre époque et transforme le doomscrolling en un geste de séduction. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juillet 9, 2025Un matin de pluie, une écoute distraite, puis cette voix : Sarah Maison n’implore rien, elle constate. Et d’un coup, la pièce semble plus vaste, comme si un souffle ancien venait bousculer la poussière sur les meubles. Exister ne cherche pas à séduire, il happe. C’est un morceau-frontière où la folk psychédélique croise la pop contestataire, où la guitare vrille comme une sirène d’alerte dans un monde trop occupé pour l’entendre. Sarah Maison ne chante pas pour plaire. Elle se dresse, solide, dans l’espace sonore comme ce chêne urbain qu’elle convoque, symbole de résistance muette face au béton. Sa musique a la rugosité de la matière vivante, des racines qui fissurent les trottoirs. Les tempos qui se brisent, les percussions qui galopent puis s’éteignent, tout évoque l’urgence d’une course effrénée et la nécessité de s’arrêter. Dans ce morceau, on retrouve la brûlure douce d’Al Massrieen, l’électricité des Kinks et une dramaturgie presque cinématographique qui rappelle Jodorowsky. Mais Maison ne singe personne. Elle distille une mélancolie moderne qui renvoie à nos propres obsessions pour la productivité, la performance, l’illusion d’une existence rentable. Dans ce paysage sonore dense, chaque note devient un appel à reprendre possession de son temps, à redevenir nature, vulnérable et indomptable. Ce qui frappe, c’est cette capacité rare à allier contemplation et colère, douceur et vertige. Exister n’est pas seulement une chanson, c’est une prise de conscience. Un manifeste à écouter les yeux fermés, jusqu’à ce que la ville s’efface et qu’il ne reste plus que nous, face à nous-mêmes. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juillet 9, 2025Il y a des chansons qui n’ont pas besoin de fracas pour éclater en nous. Je veux du soleil de Solamour est de celles-là. Ça commence comme une confession qu’on aurait griffonnée dans un carnet à spirales au milieu de la nuit, une mélodie douce-amère qui s’infiltre sans prévenir, comme ces souvenirs d’étés passés qui reviennent nous brûler la peau en plein hiver. Solamour n’est pas une débutante. Elle a vécu plusieurs vies avant celle-ci : carrière dans le luxe, trois enfants, une pile de rêves laissés sous clé pour ne pas déranger. Puis un jour, elle a décidé de tout faire sauter. À 37 ans, elle branche un synthé, sample des sons en cachette, convoque ses années de conservatoire comme on rouvre une boîte pleine de lettres d’amour oubliées. Et de ce fracas intime naît une musique qui sent la liberté et la nostalgie. Je veux du soleil pulse comme un cœur qui bat plus vite à l’idée d’un premier baiser. C’est du nu-disco qui a pris le temps de mûrir, une pop française qui refuse les clichés pour aller chercher quelque chose de plus viscéral. On y entend les échos de L’Impératrice, oui, mais avec une fragilité qui évoque plutôt les cicatrices qu’on cache sous des robes légères. C’est une chanson à danser les yeux mi-clos, un verre de vin blanc à la main, avec cette sensation étrange d’être à la fois joyeux et au bord des larmes. Solamour signe ici un hymne à la vulnérabilité, à la force discrète de celles et ceux qui continuent à briller, même quand tout s’effondre. Je veux du soleil n’est pas seulement une chanson, c’est une caresse pour celles et ceux qui, dans leurs nuits les plus longues, n’ont jamais cessé de chercher la lumière. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juillet 9, 2025C’est une course contre soi-même, un road trip mental à travers une ville qui dort à peine. “N.G.H.T x M.O.D.E” ne se contente pas de dérouler un beat trap : Paradis Noir y injecte une tension viscérale, des nappes synthétiques qui vibrent comme des néons sous la pluie et une voix à mi-chemin entre l’incantation et la confession. Ici, chaque 808 est une pulsation cardiaque, chaque silence un vertige qui précède la chute. William, aka Paradis Noir, prouve qu’il sait modeler les émotions comme il sculpte ses textures sonores. Son bagage de designer se devine dans cette précision quasi architecturale du mix, où les basses grondent et les hi-hats crépitent comme des étincelles. Plus qu’un morceau, c’est une expérience : le genre de track qui s’écoute casque vissé, dans un métro désert ou une voiture filant sur le périphérique à 3h du matin. Là où d’autres se contentent de remplir des playlists “emo trap” ou “cloud hop”, Paradis Noir construit un univers cinématographique. On pense à Blade Runner remixé par Travis Scott, à un Kid Cudi halluciné errant dans les ruelles de Tokyo. Le titre est court mais dense, parfaitement calibré pour ces nuits où l’on cherche la paix sans jamais la trouver. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juillet 9, 2025Dans “PANAME”, GUII débarque en français impeccable et réussit un coup de maître : rendre hommage à Paris tout en y apportant son regard d’étranger, sans jamais tomber dans l’exotisme facile ni l’appropriation culturelle. Sur une prod trap soyeuse à 136 BPM, le morceau allie mélodies entêtantes et rythmiques urbaines pour dessiner une carte postale sonore de la capitale française — mais une carte griffonnée à la bombe de peinture sur un mur du 19e, pas sur un joli papier glacé. Il y a dans la voix de GUII une sincérité rare, une chaleur qui traduit la fascination d’un jeune portugais pour l’effervescence culturelle et sociale de Paris. Chaque ligne, chaque image, transpire l’émerveillement et la lucidité d’un outsider qui sait capter l’énergie d’une ville sans prétendre la posséder. “PANAME” devient ainsi une passerelle entre deux cultures, un pont générationnel entre Lisbonne et la Seine, qui se nourrit du hip-hop contemporain comme langage universel. La production léchée porte le storytelling unique de GUII, alternant nappes synthétiques aériennes et basses profondes qui donnent à la track un relief cinématographique. C’est à la fois une balade urbaine et un hymne de rooftop, un titre qui s’écoute casque vissé sur les oreilles en flânant sur les quais ou à fond dans une soirée de quartier. “PANAME” n’est pas seulement un hommage : c’est une lettre d’amour en 808, une preuve qu’il est possible d’entrer dans une scène musicale étrangère en respectant ses codes et son âme. GUII, en outsider authentique, y gagne ses galons de conteur global. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juillet 3, 2025Rien n’a jamais été linéaire chez Boogie. De ses premiers kicks rageurs sur Jeune Rookie jusqu’à la maturité affirmée de Sophomores, le rappeur rennais a tracé sa route sans rien devoir à personne. Avec Big Dawg, troisième et dernier volet d’une trilogie entamée en janvier 2024, Boogie se réinvente une fois de plus : plus collaboratif, plus ambitieux, plus politique. Mais sans jamais perdre cette énergie brute qui l’a propulsé dans les playlists et sur les scènes. Conçu comme un séminaire entre potes beatmakers, Big Dawg sonne comme un manifeste. Sur des prods Trap, Hood Trap, Jersey ou Brazilian Phonk, Boogie lâche les egotrips ciselés et l’autodérision qui ont fait sa marque, mais y ajoute une dimension nouvelle. On y trouve des réflexions acides sur l’industrie musicale, des uppercuts à la société, et des confidences sur l’entourage. Un EP plus libre, où chaque track respire l’envie de repousser les frontières. Le single Commerce, déjà en ligne depuis le 6 juin, donne le ton avec un clip nerveux qui a séduit public et médias. Depuis Rennes, Boogie a toujours préféré l’intensité américaine à la retenue hexagonale. Du catch pour le show, du basket pour le dépassement, et le rap pour tout exorciser. À l’image d’un XXXTentacion ou d’un Travis Scott, il se forge une signature visuelle et sonore unique : il produit, il réalise, il met en scène. Résultat : plus de 100K auditeurs mensuels, des millions de streams (Go, Shake Da, Full Black), des premières parties pour Kodes ou Kerchak et une présence remarquée aux Vieilles Charrues. Big Dawg n’est pas seulement la fin d’un cycle. C’est un passage de témoin : de rookie à patron, Boogie franchit le cap avec assurance. À écouter fort, de préférence. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juin 23, 2025Il y a dans la voix d’Ana ce timbre grave et feutré, comme un frisson contenu dans un souffle, qui évoque à la fois le jazz moite des clubs enfumés et l’intimité crue des confessions nocturnes. Avec Des heures, son tout premier titre en français, la chanteuse nous plonge dans un vertige délicat : celui d’un amour persistant, de ceux qu’on tente d’éteindre en vain, qui se rallument à la moindre étincelle de souvenir ou de peau. La production, tout en velours néo-soul et battements funk discrets, suit une courbe sinueuse — ni vraiment montante, ni complètement descendante — à l’image de cet amour qui refuse de se faire passé. On est dans l’entre-deux : celui des sentiments qui se contredisent, des pulsions qu’on déguise en détachement, des silences où la voix d’Ana se fraie un chemin, douce mais sûre. La trompette de Ludovic Louis, connue pour avoir accompagné les plus grands, plane comme une vapeur au-dessus de cette tension charnelle. Chaque note semble soupirer un nom qu’on n’ose plus dire à voix haute. C’est une présence discrète mais essentielle, comme le souvenir d’un parfum qu’on ne porte plus mais qui hante encore les draps. Il y a dans Des heures une maîtrise rare pour un premier titre dans la langue de l’intime. Ana n’explique pas, elle suggère ; elle ne crie pas, elle retient. Et c’est dans ce non-dit musical que la magie opère. La chanson ne cherche pas la catharsis, elle épouse l’ambiguïté avec élégance. Avec cette pièce sensuelle et suspendue, Ana affirme une signature : celle d’une artiste qui sait que l’amour, comme la musique, vit souvent mieux dans les creux que dans les sommets. Et qu’on peut danser même quand le cœur vacille. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juin 23, 2025Il y a des morceaux qui se contentent de couler. MEZCAL de Nemo Nebbia, lui, flotte. Entre deux eaux. Entre l’envie de fuir et celle de comprendre. On y avance comme dans un rêve alcoolisé, celui d’un homme qui n’a plus ni rhum ni amour mais une bouteille d’agave pour boussole, et des silences plein les poches. Nemo Nebbia ne rappe pas vraiment, il invoque. Avec son timbre grave et posé comme une confession à l’aube, il tend un miroir brisé où chaque éclat reflète un bout de désillusion, de doutes, mais aussi une beauté fragile. Ce n’est pas un banger, ce n’est pas un hymne, c’est un vertige. MEZCAL n’embarque pas pour les sommets, il descend dans les caves de l’âme, là où le manque devient matière poétique. Entre les images marines et les élans célestes, le texte se construit comme un carnet de voyage intérieur. Le rap ici n’est plus un cri, mais une brume. Pas besoin de hurler pour être politique. Pas besoin de punchlines pour toucher au cœur. Nemo trace son sillon à contre-courant, quelque part entre l’élégance spleenétique d’un Lomepal époque Flip, la prose sentimentale d’un Georgio et l’introspection sensorielle d’un Terrenoire passé rap. Le plus fascinant dans MEZCAL, c’est qu’il ne cherche pas à séduire. Il propose. Une dérive, un vertige, un rendez-vous avec soi-même dans les reflets d’un verre de feu. Et parfois, c’est tout ce qu’on demande à la musique : ne pas nous divertir, mais nous réveiller là où l’on dormait depuis trop longtemps. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juin 23, 2025Il y a des morceaux qui n’attendent pas l’autorisation de tourner sur les ondes. Casse Que Le Bas, ou « CQLB » pour les intimes, de l’artiste Hidy, est de ceux-là. Un titre qui ne prend pas la peine de frapper à la porte : il entre, torse nu, sueur au front et sourire carnassier, avec cette insolence décontractée des sons calibrés pour électriser les corps avant même de séduire les cerveaux. Entre pulsations afrobeat, échos reggaeton et reflets french-rap moite, Hidy invente une langue hybride, charnelle, qui dit l’envie sans détour et sans balise de décence. Ici, tout est question de rythme et de déhanché : la basse claque, les percussions ondulent, et le flow glisse avec cette nonchalance effrontée qui rappelle les ruelles surchauffées de Marseille croisées aux rooftops de Lagos. Mais derrière la façade de fête, il y a une ruse. Car CQLB, ce n’est pas juste un hit pour danser — c’est aussi un manifeste du corps comme moyen d’expression, d’émancipation, presque de vengeance. Une manière de dire qu’on existe, ici et maintenant, par le bas, par le battement, par le mouvement. Hidy n’est pas là pour faire du bruit — il est là pour marquer les esprits, pour imposer sa vision d’un son sans frontières, à la fois pulsionnel et profondément ancré dans son époque. Casse Que Le Bas, c’est le genre de morceau qui colle à la peau comme une nuit sans fin, qui laisse des traces sur les murs des clubs et les mémoires des amants d’un soir. Et c’est très bien comme ça. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juin 19, 2025Il y a dans Sorry quelque chose de la caresse et de la brûlure, du silence coupable et de l’orgueil blessé. Une errance sentimentale chantée à deux voix, celles de Hussly et CKNO, qui ne cherchent pas tant à s’excuser qu’à survivre à la faille. Dans ce titre, la mélodie n’est pas un simple ornement : c’est le cœur du conflit. Un combat doux-amer, mené sans arme mais avec une plume trempée dans le vécu. Hussly, déjà repéré avec Plan B, affine ici son univers entre introspection et tension mélodique, toujours aux frontières du chant et du rap. CKNO, complice de toujours, répond avec la même tendresse rugueuse. Les deux artistes s’imbriquent, se renvoient les refrains comme des regrets mal digérés, avec ce sens de l’émotion brute qui dépasse les schémas du genre. La prod est discrète mais précise, nappes synthétiques et percussions minimales comme un écho du cœur qui bat, trop fort, trop tard. Ce qui frappe ici, ce n’est pas tant la punchline que l’aveu. Pas de posture, pas de masque. Juste deux voix un peu cassées, qui chantent comme on parle dans une nuit trop longue, entre deux clopes, à moitié allongé sur le capot d’une voiture. Sorry n’est ni un banger, ni une déclaration d’amour. C’est un moment suspendu. Une cicatrice mise en musique. Et c’est bien plus rare qu’il n’y paraît. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juin 16, 2025Ça commence presque sans oser, comme une confidence jetée à la mer sans bouteille. Une voix fragile qui cherche sa place entre les nappes d’un piano désossé. Pas vraiment un chant, pas tout à fait un spoken word. Plutôt un entre-deux. L’endroit exact où naissent les fêlures qu’on n’ose pas nommer. Willine, alias Lauriane Silvestri, ne cherche pas l’effet. Elle cherche la vérité. Et dans Whispers, elle la trouve à tâtons, les yeux fermés, en frôlant le silence comme on frôle une épaule familière dans une foule indifférente. C’est brut, c’est bancal, c’est presque trop nu — et c’est précisément pour ça que ça fonctionne. Pas de refrains faciles, pas de beats prêts à streamer. Juste une présence qui se tient là, entre fragilité et clairvoyance, entre murmure et révolte. On pense à Baudelaire sous autotune, à Billie Eilish qui aurait grandi à Lyon entre deux lectures de Tarkos, à Lonepsi sans l’artifice. Mais surtout, on pense à rien d’autre qu’à elle. Parce qu’il y a un truc dans la manière dont elle délivre ce texte — cette douleur — qui ne ressemble à personne d’autre. Quelque chose de fuyant, de trouble, d’ultra-contemporain. Un spleen 2.0 pour les âmes hyperconnectées mais en manque d’étreintes réelles. Whispers n’a pas vocation à buzzer. Il est là pour celles et ceux qui savent que survivre, parfois, c’est juste réussir à dire « je vais mal » sans hausser la voix. Un morceau qui s’écoute seul, tard, les yeux ouverts dans le noir, et qui ne te lâche plus. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juin 4, 2025Elle arrive comme une silhouette floutée dans la pénombre d’un club moite, La plus belle du cartel ne demande pas qu’on l’écoute : elle exige qu’on la ressente. C’est une traînée de sueur sur une tempe, une boucle de basse qui colle au bassin, une chanson qui s’infiltre et ne ressort plus. SOLAMOUR, dans un mélange charnel de beats indie dance et de tension quasi cinématographique, signe ici un morceau qui évoque à la fois les nuits à courir après quelque chose et les matins où tout semble déjà trop tard. Ce n’est pas de l’électro qui tabasse. C’est une caresse lente, presque sadique. Une montée d’adrénaline sans climax. La voix — désinvolte, un peu lasse, un peu hautaine — te murmure dans le creux du cou. Comme si Sébastien Tellier s’était perdu dans un club berlinois un soir de pleine lune, et qu’il avait laissé ses lunettes dans les toilettes. Comme si Clara Luciani avait trop fumé et décidait de ne plus articuler. C’est flou, c’est sexy, c’est trouble. Et c’est volontaire. Il y a quelque chose d’à la fois très français et très vénéneux dans ce titre. On pense à Sexy Sushi pour l’insolence, à Rebeka Warrior pour la moiteur, à L’Impératrice pour l’élégance poisseuse des basses. Le refrain tourne comme une obsession, et la ligne mélodique, simple mais entêtante, fonctionne comme une fragrance qu’on reconnaît immédiatement sans pouvoir la nommer. La plus belle du cartel, c’est une héroïne qu’on ne rencontre qu’une fois. Celle qui met le feu au comptoir, puis disparaît avant qu’on ait pu lui dire au revoir. Et le morceau, comme elle, s’évapore. Mais laisse une empreinte, quelque part entre l’ombre et la lumière. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juin 4, 2025Pas besoin d’ailes quand le vertige vient de l’intérieur. Avec Out of Flight, Bellefolie — littéralement “belle folie” — signe une rêverie pop en clair-obscur, un tube estival qui plane à mi-hauteur entre exaltation et abandon. C’est un morceau qui ne cherche pas l’atterrissage, mais la suspension. Un instant en apesanteur. Dès les premières secondes, la voix s’élève sur des synthés vaporeux, accrocheurs, presque liquides, comme si l’on ouvrait les fenêtres d’un roadtrip sans destination. Il y a dans cette production un quelque chose d’irrésistiblement doux-amer : une chaleur mélodique qui cache un frisson sous la peau. Le genre de titre qui réinvente la mélancolie façon soleil couchant, sourire aux lèvres et lunettes teintées. Out of Flight évoque ce moment précis où l’on choisit de lâcher prise, non pas pour fuir, mais pour ressentir pleinement. C’est le déséquilibre assumé, l’élan dans le vide, la beauté des décisions imprévisibles. Bellefolie transforme cette émotion en hymne alternatif — léger mais profond, aérien mais jamais creux. Un banger pour celles et ceux qui dansent les yeux fermés, un verre à la main, le cœur encore accroché à un souvenir d’avant. L’été a son cri de liberté : il s’appelle Out of Flight. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juin 4, 2025Pas besoin de gilet pare-balles, mais presque. Avec “Kiya”, YADLAM transforme le chaos intérieur en art martial sonore. Un uppercut de trap trempé dans la réalité brute, un cri du cœur qui se fait mantra : Kiya, ce souffle des combattants, devient ici incantation urbaine. Sur une prod qui vibre entre basses tectoniques et percussions chirurgicales, le rappeur trace sa ligne de feu entre rage contenue et lucidité tranchante. Flow millimétré, diction sèche comme une lame : YADLAM frappe juste, sans détour ni détourner le regard. C’est du vécu qui déborde, mais jamais sans contrôle. Le morceau ne s’embarrasse pas de fioritures. Il fonce. Il fend. Il sculpte le silence pour en faire un terrain de vérité. Dans Kiya, chaque mot pèse, chaque break respire l’urgence de ceux qui n’ont pas le luxe de la pause. Une pulsation presque spirituelle traverse le morceau — la foi dans l’acte de créer, de se relever, de continuer. YADLAM ne rappe pas pour faire joli. Il balance sa vision à pleine puissance, entre les lignes d’une société fracturée, sans jamais perdre son équilibre. “Kiya” n’est pas qu’un titre : c’est une position. Celle de celui qui tient debout malgré les coups. Un morceau comme un affrontement. Ou comme une méditation qui cogne. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juin 4, 2025Ça ne se décide pas, un morceau comme “Peu à Peu”. Ça se rêve, ça se murmure, ça se traverse comme un souvenir qui refuse de se taire. Daklaoma, alchimiste de la nuance, livre ici un titre qui ne suit aucun plan de vol prévisible. C’est un croisement suspendu entre l’Afrofusion, le rap francophone murmuré dans la gorge, et une sensibilité orchestrale d’un autre temps. Imaginez un beat à la Burna Boy qu’on aurait fait passer par une salle de concert baroque. La voix de Daklaoma — un timbre fragile mais habité, comme frotté aux silences — vient s’y poser non pas pour dominer, mais pour révéler. Elle dit sans appuyer, évoque sans expliquer, elle suggère une ascension lente, un “peu à peu” qui n’est ni résignation ni attente, mais mouvement intérieur. Comme si l’on marchait sur le fil tendu entre ce qu’on a dû taire et ce qu’on choisit enfin d’incarner. Les orchestrations s’invitent sans prévenir : nappes de cordes dramatiques, touches de piano impressionnistes, souffle choral presque sacré. On entend l’enfance classique, la rigueur du conservatoire, le flamenco tatoué dans le cœur. Mais Daklaoma ne tombe jamais dans l’ostentatoire. Chaque élément semble posé avec une pudeur chirurgicale, comme si tout excès risquait de faire éclater l’émotion contenue. Et c’est peut-être là que “Peu à Peu” trouve sa force : dans sa capacité à sublimer la lutte sans la travestir. Le texte s’inscrit dans cette esthétique du fragment, de la reconstruction lente après la chute — pas celle qui cherche l’applaudissement, mais celle qui écoute la voix revenir, contre toute attente, contre tout diagnostic. C’est une musique de seuils et d’équilibres. Une respiration dans un monde trop rapide. Une invitation à avancer, doucement, mais avec tout ce qu’on a. Pour découvrir plus de nouveautés du moment, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVANOW ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juin 3, 2025C’est une chanson qui ne s’écrit pas : elle s’exhale. Comme un soupir coincé entre deux langues, In My Way s’ouvre sur ce silence qui précède toujours l’implosion. Gracie Convert n’a jamais chanté, elle chuchote des vérités trop grandes pour le format couplet-refrain, et son nouveau morceau est une mise à nu à peine maquillée, une confession bilingue où le cœur parle d’abord en anglais, puis saigne doucement en français. Il ne s’agit pas ici de rupture brutale, de cris ou de drame. Non. In My Way parle de cette lente érosion de soi que provoque un amour mal aligné, un amour où chaque compromis laisse une ecchymose invisible, un angle émoussé de ta personnalité. C’est la dissonance cognitive mise en musique, le moment précis où tu te demandes si aimer quelqu’un signifie cesser de t’aimer toi-même. La production minimaliste — nourrie par les vibrations chaudes du R&B des années 2000 — laisse toute la place à la voix, à peine rehaussée par des nappes électroniques et des accords en apesanteur. Jack Seagal est aux manettes, mais c’est Gracie qui touche le nerf. Chaque note semble suspendue, comme si elle hésitait à tomber, par peur de ce qu’elle révélerait. In My Way est un mémo vocal oublié, une confidence envoyée à minuit trente et jamais relue. Elle fait mal parce qu’elle est vraie. Elle console parce qu’elle est partagée. Dans un monde qui te pousse à t’adapter, Gracie Convert choisit l’honnêteté brutale : aimer, parfois, c’est se perdre. Et il faut bien plus qu’une chanson pour s’en remettre — mais celle-ci est un bon début. Pour découvrir plus de nouveautés du moment, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVANOW ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
juin 3, 2025Certains morceaux sont des cartes postales, d’autres deviennent des songes. Et puis il y a cette cover de “Comment te dire adieu” signée Soap, collectif insaisissable né entre Paris, Moscou et San José, qui transforme un classique de la chanson française en caresse synthétique, douce comme un au revoir qu’on n’a pas vraiment envie de dire. À l’origine, il y avait Françoise Hardy, l’élégance blessée, la diction millimétrée, les orchestrations feutrées d’un autre temps. Chez Soap, tout s’effiloche un peu. La voix flotte, comme chuchotée depuis l’oreiller, les synthés s’étirent avec une langueur d’été trop longue, et la production — entièrement maison, enregistrée depuis leurs chambres respectives — donne au morceau une intimité désarmante. Comme si la rupture qu’on raconte n’était pas entre deux amants, mais entre deux fuseaux horaires. C’est une version à la fois plus fragile et plus aérienne. Un hommage qui ne cherche pas à singer, mais à prolonger. Soap garde la mélodie, mais la glisse dans un monde parallèle, entre dream pop, indie électronique, et synthpop de chambre, à la croisée de Beach House, L’Impératrice et d’une BO de Sofia Coppola jamais sortie. Ce “Comment te dire adieu” est une relecture en apesanteur, qui évoque plus le souvenir d’un amour que sa fin réelle. Une chanson comme une photo Polaroid laissée sur un bureau, fanée par le soleil mais jamais oubliée. Et si le titre pose la question, Soap y répond sans un mot : parfois, on ne dit pas adieu. On laisse juste la musique tourner. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
mai 30, 2025Il n’y a pas de hasard dans la musique de Marie Minet, seulement des chemins intérieurs qui s’enlacent aux itinéraires du monde. Je serais tout ce que tu veux — version High Life Acoustic — n’est pas simplement une revisite, c’est une renaissance. Celle d’un morceau écrit au bord d’un vertige amoureux, réenchanté par les lumières chaudes d’un Ghana ressenti comme un second souffle, une évidence rythmique. À l’écoute, quelque chose vibre — non pas une nostalgie, mais une tension délicieuse entre l’ailleurs et l’intime. En studio, entourée d’instruments qui semblent avoir voyagé plus qu’elle, Marie murmure, interroge, caresse la langue française avec une douceur presque douloureuse. La guitare, limpide et caressante, déroule ses arpèges comme on effleure les contours d’un souvenir qu’on ne veut pas tout à fait nommer. La structure est dépouillée mais généreuse, la poésie subtilement offerte, jamais démonstrative. On sent le sable rouge sous les pieds, la moiteur des nuits dans l’air, la présence invisible d’un choeur absent qui plane entre les lignes. Avec ce morceau, Marie Minet transforme l’aveu amoureux en rituel. La vulnérabilité n’est plus un aveu de faiblesse, mais un art de la métamorphose. Elle épouse l’idée qu’aimer, parfois, c’est tenter d’être mille visages, mille voix, pour rester à hauteur de l’autre — quitte à s’y perdre un peu. On pense à Cesária Évora, à Lhasa, à Pauline Croze, toutes ces voix qui ont su suspendre le monde en quelques notes. Mais ici, c’est le timbre de Marie qui suspend, qui tient l’espace, entre terre et mer, entre ici et là-bas. Je serais tout ce que tu veux est moins un morceau qu’une offrande. Il faut l’écouter seul, à l’heure où la lumière tombe. Il faut le recevoir comme une confidence qui vous échappe un instant après avoir été dite. Marie Minet n’imite personne : elle invente une cartographie émotionnelle où les contours de l’Afrique de l’Ouest dansent avec les ombres de la chanson française. Et cette fusion, rare, est belle à en pleurer. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
mai 20, 2025Pas de storytelling glamour, pas d’esthétique léchée à la Booba époque Miami. Ici, c’est le béton qui parle. Le ghetto, le vrai. Mandinka débarque avec “Hard”, un clip sans concession, sans vernis, qui sent la sueur, la rancune et la fierté. Dans un paysage rap saturé de bling recyclé et d’egotrips plastifiés, ce morceau sonne comme une détonation : un retour aux sources du rap de terrain, celui qui vient des tripes, pas des tendances. Dès les premières secondes, la prod met les points sur les i : kicks secs, hi-hats nerveux, basses sombres comme un hall d’immeuble à la nuit tombée. C’est une instru minimaliste, crue, tendue comme un regard mal interprété dans un quartier sous tension. Pas de place pour les fioritures — Mandinka s’y engouffre avec une voix rauque, urgente, presque essoufflée, comme s’il n’avait qu’un seul couplet pour tout dire. Et il dit tout. La galère, la rue, les trahisons, les codes, la rage contenue et l’envie de s’en sortir sans se renier. Chaque ligne claque comme une gifle. “On n’a pas grandi sur des velours / On parle fort car personne nous écoute” — on sent que chaque mot est vécu. Il ne rappe pas pour divertir. Il rappe pour exister. Le clip, lui, suit la même logique. Pas de cinéma : du réel. Hall d’immeuble, fumée, regards caméra frontaux, plans tremblants à la volée. Ça sent la débrouille, mais ça vise juste. La caméra colle au corps, à la peau, au sol. Mandinka y évolue comme un fauve dans sa cage, à deux doigts de tout arracher. “Hard” n’est pas là pour plaire. Il est là pour déranger, dérider, faire lever les têtes. Dans la lignée d’un Kery James époque Si c’était à refaire, d’un LIM ou d’un early Rohff, Mandinka rappelle que le ghetto rap, le vrai, existe encore. Et qu’il n’a pas besoin de s’excuser pour parler fort. Un premier tir d’alerte qui laisse présager un projet plus large, sans compromis. Mandinka ne demande pas de place. Il la prend. Et maintenant qu’il est là, difficile de faire comme si on ne l’avait pas entendu. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
mai 19, 2025Sur la rive de Mohammédia, un bateau échoué. Au pied du silence, Saylens. Son nouveau morceau, Sans Ailes, ne déroule pas une narration, il fracture une absence. C’est un rap qui ne cherche ni punchlines ni refrains faciles, mais la juste blessure : celle qui pulse encore sous la peau quand on croit l’avoir oubliée. Une chanson-épave, ramenée à la surface après sept ans de dérive intérieure. Sur une prod minimaliste à l’élégance sombre, Saylens superpose les ruines et les renaissances. Les drums, noyés sous les nappes mélancoliques, battent comme un cœur qui doute. Sa voix — rauque, presque cassée — navigue entre les échos d’un passé qu’on regarde sans pouvoir le toucher. Loin des excès actuels du rap autotuné, sa plume trace à main nue des paysages émotifs, entre errances nocturnes et amours échouées. La présence de ses racines marocaines et les réminiscences chaâbi s’invitent dans les recoins du morceau, avec une finesse qui évite l’effet carte postale. Le clip, tourné avec ses amis d’enfance, devient une métaphore documentaire. L’art y rejoint la vie sans filtre : on y sent la poussière du réel, la chaleur muette des retrouvailles, l’ironie d’un destin qui se répète. Saylens ne joue pas à revenir, il revient pour de vrai — et ça change tout. Avec Sans Ailes, Saylens ne signe pas un single de plus. Il signe une cicatrice. Une trajectoire. Un cri à demi avalé. Ceux qui écouteront avec les tripes comprendront : certains morceaux ne sont pas faits pour plaire. Ils sont faits pour survivre. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
mai 8, 2025Avec “Morphée”, la chanteuse française TENNIN poursuit sa trajectoire en clair-obscur, dans ce sillon où la soul s’embrume de trip-hop et où l’introspection devient une forme de résistance. À mi-chemin entre R&B contemporain et spoken word spectral, ce nouveau titre ne cherche pas tant à séduire qu’à révéler. Il en émane une densité sourde, un murmure têtu qui refuse la transparence des choses lisses. Composée avec Boucle d’Or, la production épouse parfaitement le propos : minimaliste, grave, presque en apnée. Une pulsation électronique mate, des nappes synthétiques comme des halos de pensées. TENNIN y livre un texte personnel, sans lyrisme superflu, évoquant ses luttes intérieures, les nuits longues comme des absences, les douleurs muettes qu’aucun mot ne console. Loin des figures imposées du R&B à l’américaine, elle travaille dans l’économie du geste, refusant les effets vocaux pour privilégier le timbre brut, ce fil fragile qui relie l’auditrice à l’artiste. Née d’un métissage culturel riche : franco-sénégalo, polonais et slovaque, TENNIN a toujours revendiqué une altérité musicale. Elle ne cherche pas l’efficacité d’un refrain radiophonique mais l’empreinte d’un instant juste. Dans “Morphée”, elle atteint une forme de plénitude dans le dépouillement : celui où la musique ne console pas tout à fait, mais accompagne avec pudeur. Une œuvre modeste en apparence, mais profondément nécessaire. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
mai 8, 2025Il y a des morceaux qui ne cherchent ni la révolution sonore ni l’esbroufe émotionnelle — juste une petite place dans l’oreille pour chuchoter l’évidence : « je t’aime ». C’est exactement ce que fait “rien que pour toi” de Zac Celinder, une ballade néo-soul chantée en français, extraite de l’album sweet music. Le titre, comme soufflé au creux d’un oreiller au petit matin, s’impose par sa délicatesse et son absence totale de prétention. Entièrement jouée à la main par l’artiste danois, excepté les batteries assurées avec subtilité par Brandon Davis, la chanson rayonne de chaleur organique. Pas de samples, pas de programmations à outrance, juste un groove moelleux, des accords qui roulent comme un drap de soie, et une voix qui glisse doucement dans le canal auditif comme un mot d’amour laissé sur un post-it. Là où beaucoup auraient surchargé d’effets ou de variations superfétatoires, Celinder choisit le dépouillement élégant, ce qui confère à l’ensemble une authenticité précieuse. On pense à Sade, à Corneille à ses débuts, ou à Ben l’Oncle Soul dans ses instants les plus feutrés. C’est du « radio friendly » au sens noble du terme — une chanson qui s’écoute partout, mais surtout à l’intérieur. Avec “rien que pour toi”, Zac Celinder ne révolutionne rien. Et c’est justement pour cela qu’on y revient. Parce qu’il rappelle, en français dans le texte, que la simplicité reste une forme de luxe. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
mai 8, 2025Il y a des chansons qui ressemblent à un murmure dans la nuit, à une trace de pas dans la neige qui ne fond jamais. Quand je partirai, premier souffle d’AENKA, duo énigmatique formé par Anouk et Alexis, s’inscrit dans cette lignée fragile et bouleversante. Une chanson comme une lettre non envoyée, un adieu au monde tel qu’il est, ou peut-être au soi qu’on n’a jamais su habiter. Sur un piano qui sonne comme s’il avait été enregistré à la lisière d’un rêve, Aenka déploie une mélodie aussi diaphane qu’obsédante. La voix d’Anouk, proche du micro comme une confidence, tremble et soupire entre les silences, comme si chaque mot pesait une vie entière. La production, elle, épouse cette pudeur : une basse tapie dans l’ombre, une boîte à rythme vintage qui bat comme un cœur ralenti, et surtout… des respirations. Beaucoup de respirations. Car Quand je partirai est aussi un morceau qui laisse la place — au vide, à l’écoute, au trouble. La force du morceau tient autant dans ce qu’il dit que dans ce qu’il ne dit pas. Le départ dont il est question n’est ni spectaculaire ni tragique ; il est feutré, presque désincarné. Et c’est dans cette retenue que réside sa beauté : AENKA ne cherche pas l’effet, mais l’impact. Celui qui reste longtemps après la dernière note, comme une chambre qu’on vient de quitter. À l’heure où la pop urbaine flirte souvent avec l’excès, AENKA choisit la soustraction, la retenue, l’intime. On pense à Billie Eilish pour la tension contenue, à Tamino pour la gravité, à The Do pour cette manière d’inventer son propre langage sonore. Mais surtout, on entend une voix qui ne ressemble à aucune autre, un univers déjà pleinement formé, à peine né mais déjà inoubliable. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
mai 8, 2025Il y a chez Maddene cette manière de chuchoter le chaos, de faire rimer la chute avec la grâce. “Druga” n’est pas seulement une chanson, c’est une rechute dans les limbes molles d’un amour toxique, traité comme une substance illicite – druga, la drogue en serbe, en polonais, en ce qu’on veut tant qu’on comprend que l’autre est devenu manque. Et le manque, style. Sur une prod aérienne et poisseuse à la fois, quelque part entre la trap brumeuse de Clouddead et les envolées digitales d’un Laylow au ralenti, Maddene déroule son spleen avec un flow sans majuscule, comme s’il se refusait à crier sa douleur. Auto-tune voilé, textes en français et arabe dépouillés de pose, mais bardés d’images crues – il ne rappe pas l’amour, il le transpire, comme une sueur froide au lendemain d’une nuit trop longue. “Druga” n’est pas un banger. C’est une confession à demi-consciente, celle d’un type qui se regarde se perdre, mais avec style. Le texte joue sur la confusion entre le sentiment amoureux et l’addiction pure, sans jamais chercher la rédemption. C’est triste. C’est beau. C’est honnête. Maddene ne cherche pas à choquer, il cherche à ressentir. Et ça, c’est peut-être plus radical encore. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
mai 8, 2025Il y a chez Alvin Amaïzo ce quelque chose d’insaisissable, ce fil tendu entre douceur et douleur, comme un sourire qui ne parvient pas tout à fait à cacher ce qui l’habite. Son nouveau titre, “autre gars”, incarne parfaitement cette tension : une balade R&B en clair-obscur, où la lumière chaude du groove vient lécher les ombres longues d’un texte au goût de manque. Sur une production aux allures de jam estivale — percussions légères, nappes souples, basse qui chaloupe — le morceau avance, comme en roue libre. Mais derrière cette nonchalance apparente, se cache un refrain à double fond : “tu veux un autre gars / quelqu’un de moins bancal.” C’est toute la tragédie du titre : sous le groove fluide, l’évidence d’un amour qui glisse, et l’impossible compétition avec ce quelqu’un d’autre qu’on invente pour fuir. La voix d’Amaïzo, travaillée en transparence, glisse sur l’instru avec un contrôle impressionnant. Pas de démonstration vocale inutile ici — tout est au service de l’émotion. Il y a du Frank Ocean dans cette pudeur, du Tayc dans le phrasé, du D’Angelo dans les silences. Ce “autre gars” pourrait n’être qu’un tube chill, mais il devient un miroir : celui de notre inévitable besoin d’être choisi pour ce qu’on est, pas pour ce qu’on pourrait devenir. Alvin Amaïzo continue de creuser son sillon, quelque part entre la soul moderne, le R&B francophone et la pop de chambre. Et il le fait avec ce mélange rare de sincérité et d’élégance. “autre gars” n’est pas un hit tapageur. C’est un petit poison doux, à diffusion lente. Et il risque de rester longtemps en vous. Pour découvrir plus de nouveautés SOUL, RNB, JAZZY, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARNB ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
mai 8, 2025K.R.A. TheGreat ne demande pas l’autorisation. Il débarque, allume le feu, et laisse les cendres parler à sa place. Avec “Hott”, le rappeur ivoiro-français signe un missile trap infusé d’afrofusion, tendu comme un sprint dans les rues de Berlin et de France, rythmé par l’urgence d’un parcours qui refuse l’oubli. Ici, pas de posture : juste du vécu brut, une rythmique qui cogne et une énergie de survie élevée au rang d’art. Le beat est nerveux, gras, presque toxique — une trap moite, bourdonnante, qui claque avec une précision clinique. Mais K.R.A. injecte autre chose : une chaleur organique, venue du sud, de l’enfance, d’Abidjan. Une afro-vibration qui insuffle au morceau ce supplément d’âme, ce truc inclassable entre la rue et la danse, entre le coup de poing et le déhanché. Sa voix, rugueuse et vive, ne triche pas. Elle balance des vers tranchants, raconte les obstacles, les soifs de revanche, l’ambition qui ronge et qui sauve. “Hott”, c’est une déclaration : celle d’un rappeur qui ne se contente plus d’exister entre les lignes, mais qui brûle de réécrire le récit. Une voix francophone qui claque dans un paysage trap souvent saturé, avec une sincérité brute et un feu intérieur qui fait tout fondre. Signé chez le label berlinois Shree Records, K.R.A. TheGreat incarne cette nouvelle génération d’artistes diasporiques qui brouillent les frontières entre les genres, les langues et les codes. Avec “Hott”, il ne propose pas seulement un son : il impose une température. Et dans ce magma sonore, une certitude : le futur du rap se parle aussi en français, avec accent, avec flair, avec feu. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
mai 7, 2025Il ne s’agit pas simplement d’un premier single. “Alerte on sort” est un cri du cœur disco-pop, une renaissance électrisée portée par une voix qui ne demande plus la permission d’exister. Solamour, alias la femme-orchestre sortie de l’ombre à 37 ans, signe ici un coup d’éclat solaire, en talons pailletés et cœur battant. Loin des productions formatées, ce titre est une bouffée d’air à la Juliette Armanet sous MDMA émotionnelle. Ça claque, ça groove, ça caresse — un beat inspiré des grandes heures de la French touch, une ligne de basse moelleuse comme un canapé en velours, et une urgence palpable dans les arrangements qui disent : « c’est maintenant ou jamais ». Le tout porté par un texte simple mais viscéral, qui semble avoir été écrit en dansant, ou peut-être en pleurant sur le quai d’un RER. On ne sait plus, et ce flou fait tout. “Alerte on sort” est aussi un manifeste. Celui d’une femme qui claque la porte d’un bureau feutré dans le luxe pour chanter l’éphémère, la sueur, l’instant. Ancienne cadre dans les parfums de luxe, mère de trois filles, Solamour fait voler en éclats les récits linéaires. Elle ne débute pas, elle surgit. Et derrière ce surgissement : des années de conservatoire, de composition secrète, de nuits à bidouiller ses beats comme on construit une évasion. Ce morceau est la première pierre d’un EP annoncé pour septembre 2025. Si “Alerte on sort” est une indication de ce qui nous attend, alors il faut se préparer à danser avec les tripes. Il y aura aussi des covers de rap français en version disco-electro, parce qu’il faut bien qu’un jour quelqu’un ose faire groover SDM dans une boule à facettes. Solamour ne cherche pas à coller aux tendances. Elle les brûle, les souffle, et les transforme en hymnes d’amour dansants. “Alerte on sort” n’est pas juste une chanson. C’est une déflagration douce. Une pulsion de vie habillée de synthés. Et si vous l’écoutez au bon moment, elle pourrait bien vous faire sauter hors de votre routine comme un bouchon de champagne au petit matin. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
mai 7, 2025À mi-chemin entre une larme qui sourit et une vanne qui saigne, TR LE TODORAINTE dégaine avec C U B A un tube de l’âme déguisé en chanson d’été. Car derrière l’insolence solaire d’une prod bossa nova minimaliste — guitare brésilienne, nappes légères, claps doux comme une tape dans le dos — se cache une confession à ciel ouvert : celle d’un môme moche qui voulait plaire, un loser en CM2 qui rêvait de queens latinas et de love inter-ethnique dans la cour de récré. Spoiler : il a pris des vents. Et il les a transformés en feu. La force du morceau réside dans ce décalage magnifique entre la légèreté du son — qui rappelle les grooves oniriques d’Aupinard ou les plages tristes de November Ultra si elle avait grandi avec Nekfeu — et la brutalité des souvenirs qu’il charrie. Car TR LE TODORAINTE ne fait pas que rapper ses insécurités d’enfance, il les rejoue littéralement dans une stratégie promo aussi risquée que brillante : des vidéos « réalistes » de harcèlement scolaire avec un enfant de 11 ans dans son propre rôle, mis en scène comme des vraies, qui exploseront sur les réseaux avant qu’on révèle la supercherie. But ? Délivrer un message essentiel : apprendre à s’aimer, peu importe qui on est et d’où on vient. Et surtout peu importe ce qu’on nous a dit de nous. Ligne après ligne, il pose un regard tendre et amer sur les échos de l’enfance qu’on porte encore dans nos désirs d’adultes. « En CM2 j’étais trop tuba (moche) » balance-t-il, mi-ironique mi-brisé, avant d’enchaîner sur ce fantasme quasi cinématographique des “meufs de Cuba”. Mais derrière le swag assumé et l’écriture crue, c’est toujours le môme en survêt trop grand qui parle. Celui qui dansait seul chez lui en mimant les clips de Sean Paul et qui croyait qu’un jour, les belles filles aimeraient les moches sensibles. C U B A c’est donc un tour de passe-passe : faire danser les gens sur un texte qui parle de honte, faire sourire en parlant de rejet, et transformer la moquerie en mélodie. Une sorte de revanche sentimentale emballée dans une prod de plage — comme si Booba avait écrit Je danse le mia après une séance chez son psy. Un ovni ? Oui. Une bouffée d’air nécessaire ? Aussi. TR LE TODORAINTE offre ici une vraie masterclass de storytelling générationnelle, avec cette lucidité tragico-comique qui fait le charme de la Gen Z quand elle décide de parler vrai. Un futur classique de cœur pour tous les enfants moches devenus beaux, ou juste devenus eux-mêmes. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
mai 5, 2025Sixième versement d’un élixir bien de chez nous, cette French Cream est un concentré de promesses, de vertiges et de certitudes nouvelles. On y goûte une scène française en ébullition, insaisissable et décomplexée, qui joue avec les codes comme on joue avec une allumette : pour le frisson, pour la lumière, parfois pour l’incendie. La French Cream #6, c’est une radio pirate dans tes écouteurs, un shoot de nouveauté locale qui n’a rien à envier aux scènes de Londres ou de Berlin. Une preuve que la francophonie musicale n’a jamais été aussi sexy, floue et fièrement bâtarde. SUDYLA – MISTI Bleu Satellite – Shit BOLIVARD – VOYEURISME  Bleu Berline – Jeu Vidéo Stopnicki – Sur Ton Nuage Odetto – BONHEUR SAMPLER y4st0n – Munja Tom Perrichon –Tes lèvres ont le goût de miel Eddy Woogy – Billet d’avion MAJORA – Jour de Départ Margot Cavalier – Ça va mieux BAZDA – Grandir  KiKi – MAUVAISE JOUEUSE Le Zer – Heaven KYZI feat KANOÉ – Le monde est petit Le Monde selon Alex by Alex Revox Jr $UP€R CH€URI – oXni Kolia. K Tentaculaire – Dopamine PATHER – VENGEANCE DIUCE – BOULEVARD DES MALHEUREUX oXni ~ A VIDE TYZE – Mamacita EUKA CONCEPT – Mon Évidence J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
mai 5, 2025C’est une chanson comme un soupir dans le vide, un murmure lancé à personne et qui finit par revenir en écho dans la poitrine de ceux qui n’ont jamais su marcher droit dans les couloirs bien éclairés de la norme. Un Autre, nouvelle offrande de &Tilly en collaboration avec Matt Matteo, est un titre d’une lucidité douce-amère, porté par une voix qui ne chante pas seulement, mais semble chercher une sortie. À la croisée du dream pop, de l’indie à la française et d’une certaine nostalgie digitale, la production épouse l’invisible. On entend des nappes comme des brumes matinales, des synthés qui s’étirent comme des souvenirs qu’on ne sait plus dater, et un tempo suspendu, comme si le morceau refusait de vraiment atterrir. Tilly, dans cette diction toute en retenue, donne aux mots l’ampleur des silences qu’ils laissent derrière eux. Chaque syllabe flotte, glisse, puis s’efface, comme une tentative de devenir autre — sans jamais vraiment y parvenir. La beauté de Un Autre, c’est son refus d’être un hymne. C’est un aveu. Celui de se perdre à force de vouloir correspondre. Une chronique douce et impitoyable de cette pression sociale qui pousse à se travestir, à lisser l’âme, à devenir le fantasme d’un monde qui exige des contours nets. On y entend l’appel de l’ailleurs, mais aussi l’impossibilité de s’y abandonner sans se renier. Ce n’est pas une chanson qui frappe. C’est une chanson qui hante. En trois minutes et quelques poussières, &Tilly et Matt Matteo prouvent qu’on peut faire de la pop un outil de résistance intime. Un Autre n’est pas un tube calibré pour l’algorithme. C’est un miroir tendu à ceux qui se demandent, dans la solitude d’une chambre ou d’un regard de trop, pourquoi il faut toujours être quelqu’un d’autre pour être accepté. Et si la réponse, finalement, c’était de ne pas répondre ? Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
mai 1, 2025On l’a trop souvent rangé dans les marges. Trop âgé, trop productif, trop singulier. Pourtant, Filest n’a jamais demandé l’autorisation. Trois ans, huit projets, une explosion de textes qui cognent juste et fort. Avec Colombes, son 8e opus, le rappeur parisien atteint une forme de maturité rare dans le paysage rap francophone : celle d’un artisan du verbe qui façonne chaque rime comme une photographie de l’âme. Là où Arlequin posait les bases d’une esthétique fragmentée, presque kaléidoscopique, Colombes resserre le propos. Filest devient limpide sans être lisse, direct sans sacrifier sa poésie rugueuse. Il y a dans ce disque une tension maîtrisée, comme si chaque mesure était taillée à la serpe pour ne garder que l’essentiel. Et cet essentiel, c’est la rue, la solitude, la lucidité, et l’amour, aussi – celui qui survit à la désillusion. Les prods, confiées à DJ Elite, Platinumwav, Johnny OLA et Sobek, déroulent une bande-son cinématographique : parfois brumeuse, parfois tranchante, souvent hypnotique. C’est du rap d’auteur. De celui qui t’emmène à Colombes comme on te ferait visiter un film en noir et blanc, entre ruelles humides et flashes de lumière crue. Filest n’a pas besoin de refrain accrocheur pour convaincre. Sa voix claque comme une gifle douce, et sa plume, longtemps discrète, prend ici toute la place qu’elle mérite. On sent chez lui une urgence rare, une volonté de dire, pas pour impressionner, mais pour témoigner. Avec Colombes, Filest ne rappe pas pour percer, il rappe pour rester. Pour inscrire ses doutes, ses visions, ses souvenirs sur le bitume sonore de 2025. Et dans ce geste-là, il y a quelque chose de profondément beau. Brut. Inaltérable. Tu veux du rap vrai, sans filtre ni posture ? Colombes t’attend. Et il ne te lâchera pas. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
mai 1, 2025Et si on profitait de ce jour férié pour découvrir l’univers musical de Clémentine Weck, une artiste lyonnaise qui vient tout juste de sortir son premier EP nommé « Les yeux fermés », une œuvre teintée de pop enivrante qu’elle porte d’une voix hypnotique et qui envoûte lentement. Invitée dans « L’interview en 10 questions », elle nous partage son parcours, des momenst de vie et quelques anecdotes, à découvrir juste ici : 1)Qui es-tu ?Je suis Clémentine Weck, auteure, compositrice et interprète de chansons Indie Pop en français, originaire de Lyon. 2)Quel est ton parcours ?J’ai toujours été attirée par la musique et l’écriture. Mon papa m’a appris les bases à la guitare quand j’étais ado, j’ai aussi pris quelques cours de piano, de flûte, et je me suis mise à écrire des chansons au lycée, d’abord en anglais pendant quelques années, puis en français depuis un séjour au Québec / Canada où j’ai vécu deux ans. 3)Comment décrirais-tu ta musique ? J’écris une musique intime et introspective. Je parle beaucoup de mes relations amoureuses passées, de mes échecs, de ma vie de manière générale, mais avec une approche thérapeutique. Dans la vie, je suis quelqu’un d’assez solaire, mais j’ai beaucoup de mélancolie en moi que je viens mettre dans mes chansons. J’aime les mots et les tournures qui dessinent des images, et jouer avec les sonorités. 4)Qu’est-ce qui t’inspire ? Ma vie et tout ce qui se passe à l’intérieur de ma tête sont source d’inspiration. Parfois des films, des rêves, des conversations, etc. Y’a pas vraiment de limite à comment peut démarrer une chanson. 5)Qu’y a-t-il sur ta playlist en ce moment ? J’aime bien faire mes propres playlists selon le mood. Je vais souvent dans mes « titres likés », ce sont un peu mes crushs du moment. Et sinon, j’aime bien les playlists type indie-pop, indie rock, assez chill, que je peux m’écouter n’importe quand. 6)Ton plat signature ?Je me débrouille plutôt bien en tartes salées haha, je fais ma pâte brisée avec quelques épices, j’ajoute mes légumes, l’appareil, du fromage en topping, et tout ce qui m’inspire à ajouter dedans. 7)Sur quoi travailles-tu en ce moment ? J’ai sorti un premier EP le 25/04, et on prépare le 1er album. 8)Une anecdote drôle ? J’ai une passion infinie pour les animaux, alors je peux vous parler de la fois où un ours a grimpé sur ma voiture et a essayé d’ouvrir la portière pour chercher à manger ! Je traversais le Canada avec une petite voiture aménagée pour dormir dedans. J’ai vu l’ours un peu plus tôt, quand j’étais en train de cuisiner. Il m’a regardée, mais a continué sa route, l’air de rien. Mais l’odeur alléchante de ma cuisine (lol) a fait qu’il est repassé me voir quand j’allais m’endormir !! Longue histoire courte, la portière était fermée, je ne suis pas restée dormir à ce spot, mais j’ai gardé une belle griffure sur ma portière en signature 🙂 9)Si tu pouvais passer 48 heures avec quelqu’un ? Quelqu’un qui a l’air profondément gentil, genre Billie Eilish ou Alain Chabat… 10) Un conseil ? Faites ce que vous aimez, ce qui vous rend heureu.x.ses 🙂 Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
mai 1, 2025Avec son nouveau, “En émoi”, Rap Elle nous transporte dans une chambre. Avec les rideaux tirés, la lumière tamisée par des souvenirs qui collent à la peau comme un drap d’été humide. Ce single est un battement irrégulier dans le creux de la poitrine. La Parisienne insulaire y réinvente son propre souffle dans une pop francophone suspendue, presque irréelle, comme si elle chantait à l’intérieur d’un coquillage abandonné sur une plage. On avait connu Rap Elle dans un registre plus tranchant, quelque part entre les claquements urbains de MC Solaar et les fulgurances désinvoltes de Billie Eilish. Mais ici, elle nous attrape autrement. Plus bas. Plus lentement. “En émoi” n’a pas besoin de crier pour troubler. C’est dans l’économie de mots, la retenue instrumentale, que naît sa densité. Une boucle douce comme un ressac, un beat discret qui pulse comme un cœur inquiet, et cette voix, mate, souterraine, qui semble s’étonner elle-même d’oser murmurer. Ce n’est pas une chanson d’amour. Pas vraiment. C’est plutôt une façon d’explorer l’inconfort délicieux de l’attente. Une mélodie qui se déplie dans l’intime, comme un lit qu’on referme après une nuit blanche, ou une photo qu’on regarde trop longtemps sans la montrer à personne. Pas besoin de crescendo ici : Rap Elle maîtrise le silence comme d’autres domptent les refrains. Elle ralentit le temps pour mieux nous laisser respirer. Et ce qui frappe, c’est ce flou volontaire, cette ligne d’horizon incertaine. Comme si “En émoi” avait été écrit entre deux lieux, deux états, deux marées. Une chanson qui ne cherche pas à conclure, mais à habiter le trouble. Ce genre de morceau qu’on écoute les yeux ouverts, dans le noir, pour se rappeler qu’on est vivant. Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
avril 24, 2025La chaleur a quelque chose d’irrationnel, d’un peu magique aussi. C’est elle qui te fait soudainement écrire ce texto à minuit, celui qui réchauffe une histoire qu’on croyait refroidie pour toujours. C’est exactement cet état d’esprit que Greezy capture à merveille sur « Come Back to Me », avec l’aide précieuse du rappeur Kayos KF et des vibes ultra-solaires de DJ Keishawn. Les Montréalais savent parfaitement qu’un été réussi tient souvent à une seule chanson. Ici, elle tombe du ciel comme une évidence, une prière murmurée à l’oreille sur des rythmiques afro-caribbéennes chargées d’électricité statique. Greezy y pose ses mots avec une simplicité désarmante : dès les premières secondes, on l’imagine écrire ces phrases en équilibre sur une émotion vive, spontanée, irréfléchie mais jamais maladroite. Le couplet de Kayos KF, tout en fluidité nonchalante, arrive comme une vague au moment idéal, faisant monter encore un peu plus la température avant que DJ Keishawn vienne injecter une dose supplémentaire d’énergie sensuelle. La magie opère grâce à cet équilibre subtil : les trois artistes ne se marchent jamais dessus, ils s’entrelacent avec finesse, presque en secret, comme des amoureux retrouvant leur rythme après une longue séparation. Greezy raconte avoir écrit ce morceau d’un trait, comme poussé par une pulsion irrépressible dès qu’il a entendu l’instrumental. Et on le croit volontiers : « Come Back to Me » est un cri discret du cœur, un morceau intime qui se partage pourtant largement. Un hymne aux retrouvailles, à la loyauté, à ces amours d’été qu’on espère prolonger bien après septembre. Alors que Montréal s’apprête à suffoquer sous la chaleur estivale, ce titre pourrait bien devenir ton refuge, ton mantra, ton excuse parfaite pour renvoyer ce fameux texto. Après tout, si l’amour doit revenir, autant qu’il revienne avec une chanson aussi puissante que celle-ci. 4.5 Pour découvrir plus de nouveautés AFRO, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRO ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
avril 22, 2025On pourrait croire que « La Routine » n’est qu’un énième autoportrait de rappeur fatigué par le quotidien. Mais chez Kipstone, chaque ligne est un dérapage contrôlé, chaque mesure un miroir tendu à cette étrange mécanique qu’on appelle la vie. À mi-chemin entre le constat désabusé et la chronique urbaine en clair-obscur, le Strasbourgeois installé à Paris balance son nouveau single comme on sort fumer une clope sous la pluie : sans attendre l’éclaircie, juste pour respirer. Avec ce morceau, Kipstone appuie là où ça tape. Pas de storytelling flamboyant, pas de hooks mielleux. Juste un flow au cordeau, précis comme un scalpel, qui vient trancher dans le gras des habitudes. Ce n’est pas une complainte, c’est une observation clinique. Le beat boom-bap, classique mais solide, laisse toute la place à sa voix, légèrement grave, posée, presque trop calme pour ce qu’elle dit — et c’est là que ça mord. Dans « La Routine », il ne s’agit pas de se plaindre, mais de nommer. Le métro, le doute, la ville qui broie, les rêves à géométrie variable… Kipstone les traite avec une plume qui ne cherche pas l’effet, mais la justesse. Ce n’est pas la révolte, c’est l’usure. Une rage sourde, élégante, qui ne claque pas la porte mais qui laisse la lumière allumée, juste assez pour voir où on marche. À quelques semaines d’un EP qui s’annonce dense et introspectif, « La Routine » agit comme un prélude. Une mise en garde tranquille, mais ferme : Kipstone ne crie pas, il creuse. Et quand il gratte la surface, c’est pour trouver du vrai. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
avril 22, 2025Pas besoin d’entrer bruyamment pour marquer un territoire. So, lui, préfère l’incantation à l’explosion, le symbole au slogan. Avec Ouroboros, dernier chapitre visuel de son album Hussard Noir, le rappeur s’efface presque derrière le mythe pour laisser parler les cycles, les métaphores, les images. Le clip, tourné comme un court-métrage aux accents nordiques, nous embarque dans un imaginaire viking dense et sensoriel, où les mots deviennent autant de runes gravées sur la peau du temps. Mais Ouroboros n’est pas qu’un trip visuel : c’est une réflexion intime et sombre sur l’éternel retour, sur cette sensation d’être pris dans une boucle, à mi-chemin entre sagesse stoïcienne et désespoir silencieux. So livre ici un texte dense, tranchant comme une hache mais porté par une diction posée, presque apaisée. L’instru minimaliste s’étire, laisse de l’air entre les mots, comme pour mieux laisser s’infiltrer les silences. Et dans ces silences, tout résonne : les doutes, les défaites, les renaissances. Ouroboros, c’est le genre de morceau qui ne te saute pas au visage mais qui te poursuit longtemps après l’avoir écouté. Une pièce de fin d’album pensée comme une porte… qui ne se ferme jamais vraiment. Car dans l’univers de So, rien ne commence, rien ne finit : tout revient. Toujours. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
avril 16, 2025Il y a des morceaux qui ressemblent à des carnets intimes qu’on aurait balancés dans un volcan. I Miss You But I’m Happy de Jeremy Sprung est de ceux-là : un labyrinthe sonore sans panneau de sortie, un cri doux-amer qui danse entre genres et langues, et une mise à nu à vif d’une génération qui ne veut plus choisir entre le chagrin et la beauté. 23 ans, une double culture franco-israélienne, une guitare, une MPC, et un cœur qui bat à contretemps — Sprung n’a pas cherché à faire un tube, il a jeté un sort. Celui qui transforme des souvenirs flous en obsessions musicales. Sa voix navigue entre spoken word désabusé et montée vocale à la Jeff Buckley version post-internet. Il rappe comme on écrit dans un carnet au bord d’un lit défait. Il chante comme on gueule dans un tunnel vide à 3h du matin, sans réponse attendue. Le morceau est construit comme une fracture : beat électronique instable, murs de guitares qui jaillissent sans prévenir, éclats de voix en plusieurs langues comme autant de fantômes d’un passé multiforme. Il parle de tout ce qui ne tient pas : les relations, les sens qu’on donne à ce qui ne devait pas en avoir, les boucles temporelles d’un deuil amoureux jamais vraiment digéré. Mais là où beaucoup sombreraient dans la plainte, Sprung choisit la transcendance. Dire “je vais bien” tout en pleurant un hier qui ne reviendra pas. Une catharsis queer et solaire, où les larmes se mélangent au sourire d’avoir ressenti quelque chose de vrai. De fort. D’inexplicable. Avec ce titre, Jeremy Sprung ne propose pas un single : il propose une expérience émotionnelle brute. Un uppercut tendre dans le ventre du nihilisme. Une preuve que les histoires qui ne devaient pas compter sont parfois celles qui nous sculptent le plus. Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
avril 16, 2025Il faut parfois se perdre pour retrouver le souffle. Avec “N2”, Nemo Nebbia signe un poème gazeux, dense, presque radioactif, qui plane au-dessus des têtes comme un orage qu’on sent mais qu’on ne voit jamais tout à fait éclater. Ce n’est pas un titre, c’est une alerte. Une fuite de soi dans une chambre close, où le rap ne cogne pas, mais murmure jusqu’à ce que tu t’effondres — ou que tu t’élèves. Le morceau s’ouvre comme une porte mal huilée sur un couloir mental : les mots claudiquent, glissent, s’entrechoquent. Nemo, funambule du verbe, avance à voix basse entre ses propres doutes, ses contradictions, ses espoirs, comme s’il cherchait l’issue sans vouloir vraiment la trouver. La prod boom-bap est minimale mais pas sage, lourde d’un silence qui pèse plus qu’un beat trap, comme un souffle retenu trop longtemps. On pense à Oxmo, à Casey, à Gaël Faye par moments. Mais surtout, on pense à personne d’autre qu’à lui, Nemo Nebbia, cette nébuleuse rapologique qui préfère l’ombre à l’esbroufe, l’allusion à l’explication. “N2” est une spirale intime, qui te parle d’étouffement sans jamais crier, de haine sans jamais juger, d’amour sans jamais promettre. Il y a des images qui piquent, des silences qui tranchent, et cette voix, toujours, comme un miroir qu’on ne veut pas regarder mais qui te suit partout. “N2”, c’est aussi le refus du spectaculaire, l’art de rester là où les autres zappent. Une œuvre de condensation, qui ne cherche pas à plaire mais à percer. Un appel à celles et ceux qui n’ont jamais trouvé les mots — Nemo les a captés dans le brouillard, et il nous les rend, tremblants mais debout. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…
avril 16, 2025Il y a dans la musique d’Antoine Assayas quelque chose de ce moment suspendu où, à l’aéroport, ton vol est retardé et tu regardes fixement les panneaux d’affichage, un casque vissé sur les oreilles, le cœur ailleurs. Avec EXIL, extrait de son troisième EP Quand j’aurai l’âge, le musicien globe-trotteur parisien installé entre Hanoï et l’ailleurs signe une ballade aérienne, intime et pourtant étrangement vaste, comme une carte postale envoyée à soi-même depuis un rêve. Dès les premières secondes, EXIL trouble. Le morceau s’ouvre sur des textures organiques, granuleuses, presque imperceptibles : peut-être un field recording capté à l’aube dans la jungle du Myanmar ou près d’un temple indien au chant matinal. Puis arrive cette voix douce, voilée, presque murmurée, comme si Assayas chantait à travers un filtre de brume ou de souvenirs. Il ne s’adresse pas vraiment à quelqu’un : il raconte une fuite, une absence, un “ailleurs” qui n’est pas géographique mais émotionnel. Musicalement, Assayas tisse ici une pop minimaliste teintée d’électro downtempo et d’accents asiatiques subtils – un mélange entre Unknown Mortal Orchestra sous valium, Connan Mockasin en méditation, et Brigitte Fontaine si elle avait enregistré à Saigon. La cithare et les nappes synthétiques s’enlacent en arrière-plan, pendant que la batterie déconstruite imprime un tempo irrégulier, comme les battements d’un cœur exilé. Dans EXIL, le voyage ne se fait pas en avion mais à l’intérieur de soi. C’est une errance douce-amère, entre apesanteur et ancrage, entre ce qu’on fuit et ce qu’on espère retrouver. C’est une berceuse pour adultes désorientés, une prière électronique pour ceux qui n’ont jamais su où poser leurs valises – et peut-être n’en ont jamais eu envie. Antoine Assayas continue de creuser le sillon d’une pop voyageuse, rêveuse, frontalière, sans jamais céder à la carte postale facile ni à la world-music de vitrine. EXIL est un morceau qui ne dit pas “regarde où je suis allé”, mais plutôt “voilà ce que j’ai ressenti en partant”. Et c’est mille fois plus précieux. Pour découvrir plus de French nouveautés, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAFRENCH ci-dessous : J’aime ça :J’aime chargement… [...] Lire la suite…