Découvrez Frêne. C’est l’histoire de deux frères, Noé et Eliot, qui ont commencé à jouer ensemble lors d’une soirée sous la pleine lune en 2019, dans un fort démilitarisé. Depuis, leur complémentarité et leur créativité ont donné naissance à un tandem unique. Noé, avec son piano et ses mots, raconte des histoires, tandis qu’Eliot façonne et triture les sons, toujours en quête de nouvelles textures musicales. Ensemble, ils forment un duo électro aux accents rock et pop, profondément connecté au monde moderne tout en étant nourri par leur richesse créative.
“Sans Messages”, leur premier single, est un morceau pop électrisant qui aborde la communication et le silence dans nos relations. Avec une basse captivante et des sonorités qui rappellent les rythmes anglais, ce titre vous fera à la fois danser et réfléchir. Un avant-goût prometteur de leur EP à venir ! 🔥💫
Bref voici Frêne :
1 ) Qui êtes-vous ?
Noé : Nous sommes Eliot et Noé, deux frères nés à Paris. Je suis l’aîné j’ai 35 ans, Eliot a 28 ans. On a monté le duo Frêne en 2020. Eliot travaille en tant qu’ingénieur du son à Paris, je vis à Biarritz depuis 2 ans, je suis artiste plasticien et réalisateur.
2 ) Quel est votre parcours ?
Noé : J’ai commencé la musique à 13 ans avec un groupe de rock qui s’est professionnalisé quand j’avais 18 ans. Beaucoup de concerts, de radio. Le groupe s’appelait “Les Dorians” et j’en étais le chanteur guitariste.
Quand il a pris fin en 2014 je me suis mis à la MAO. Eliot avait 13 ans à cette époque. Il venait souvent dans ma chambre squatter, regarder et écouter ce que je faisais. On a commencé à faire du son ensemble mais rien de sérieux. C’est des années plus tard, après une rupture amoureuse que je me suis remis au chant et j’ai composé un petit EP que j’ai voulu jouer en live à un anniversaire. Eliot entre temps était devenu un vrai petit geek du son et je lui ai demandé de m’accompagner sur scène et ça a été le déclic. On décidait de créer le duo Frêne le soir même.
Eliot: Moi j’ai un parcours un peu atypique, j’ai jamais vraiment aimé l’école mais je suis quand même allé jusqu’au au bac, que j’ai pas eu.
Ensuite j’ai travaillé dans la restauration pendant une dizaine d’années. Ado, je voulais faire comme mon grand frère, du coup j’ai moi aussi eu un groupe de rock dans lequel j’étais bassiste, et puis j’en ai eu marre du rock et j’ai encore copié mon grand frère pour faire de la MAO. J’ai commencé à m’acheter des synthés pour finalement construire mon studio il y a 5 ans. Aujourd’hui je produis pour Frêne, mais aussi pour d’autres projets où je fais aussi bien du rec, de la prod/réal ou du mix. Actuellement je cherche à devenir ingé live.
3 ) Que pouvez-vous nous dire en quelques mots sur votre musique ?
Noé : on aime bien le terme inventé par Hervé : “chanson électronique”. On se retrouve dans ce mélange de chanson française à texte mêlée à des instrus aux sonorités électroniques. Nos textes parlent de nos expériences personnelles, entre humour et poésie.
4 ) Quelles sont vos inspirations ?
Eliot : on est super complémentaires la dessus : Noé a plutôt cette culture du texte en français avec des artistes comme Alain Bashung, Jean Louis Murat, Nino Ferer, Malik Djoudi et moi je ramène ma culture électronique avec des artistes comme Soulwax, Weval, Jon Hopkins, Justice.
5 ) Quelle est votre playlist actuelle ?
Noé : En ce moment je réécoute toute la discographie de Bashung. J’ai aussi une grosse phase LCD Soundsystem et Eliot m’a fait découvrir un groupe Anglais qui me fascine : Fat dog.
Mais si je devais citer quelques morceaux :
Bashung “La nuit je mens” Malik Djoudi “Point sensible” Fat dog “All the same”
Eliot : Je suis un grand fan de Soulwax, de la quasi-totalité de leur discographie. Je réécoute aussi pas mal de rock / pop-rock en ce moment :
Soulwax : Missing Wires
The Strokes : Taken for a fool
Metronomy : Whitsand Bay

6 ) Quel est le plat que vous cuisinez le mieux ?
Noé : Moi j’adore les patates sautées haha c’est devenu une passion. Craquantes mais fondantes à l’intérieur. Mes amis les considèrent comme les meilleurs au monde. Simple et efficace avec un beau morceau de bœuf. On est fans de champignons avec Eliot, on a une maison familiale dans le Cantal où on passe beaucoup de temps. On a des coins à girolles et on décline tous les plats possibles : poêlée, pâtes à la crème, omelettes.
Nos parents cuisinent très bien et on a hérité de cet amour de la cuisine.
Eliot : Je fonctionne vachement par phases, je vais avoir des obsessions pour des plats que je vais faire et refaire pendant un certain temps. Récemment c’était les pad thai, les gyozas, ou les nems; bref j’ai découvert qu’il y avait un immense supermarché asiatique à côté de chez moi.
En ce moment j’aime bien me faire des salades estivales, avec du chou rouge, de la tomate, de l’avocat.
Dans la famille on est assez fan de choses simples mais toujours avec des bons produits, du moins le plus possible.
7 ) Quels sont vos projets à venir ?
Noé : On sort le deuxième single de notre deuxième EP fin septembre. L’EP lui en fin d’année. Des concerts sont prévus en France dont notamment un à la Coopérative de Mai le 26 Octobre.
Eliot : Et puis, on travaille vachement sur le live; intégrer les nouvelles compos, essayer des set-up différents avec de nouvelles machines, de nouvelles manières de retranscrire nos morceaux studios sur scène. J’ai hâte de voir comment cela va rendre.
8 ) Pouvez-vous nous raconter une anecdote sur vous ?
Noé : Alors moi j’ai une bien gratinée : je me suis marié en Juillet 2022 et je me suis séparé de mon ex femme le lendemain du mariage. Il aura duré exactement 24h. Dans la foulée j’ai changé de vie après 33 ans à Paris je rêvais de vivre en bord de mer. Je suis parti vivre à Biarritz en Octobre 2022.
Eliot : J’ai fait des drifts en Fiat Panda (1ère génération) sur le campus de polytechnique et j’ai éclaté mon essieu avant en deux. Je suis super triste, je l’adorais cette voiture.
9 ) Si vous pouviez passer 48 heures avec quelqu’un que vous n’avez jamais rencontré, qui serait-ce ?
Noé : J’aimerai bien passer 48h avec le père de notre mère qui est décédé quand j’avais un an. Il nous a laissé un orgue Yamaha sur lequel on a joué nos premières notes étant enfants et qui est devenu le son de Frêne. On le retrouve dans tous nos derniers morceaux. J’aimerai me poser avec lui et lui faire écouter tous ces morceaux et avoir son avis.
Eliot : Je suis un peu jaloux de la réponse de Noé mais pour me démarquer je dirais Tyler The Creator, j’adore tout l’univers que ce mec à réussi à se créer au fil des années et des personnages.
10 ) Un dernier conseil ?
Noé : Dans le monde actuel, la créativité c’est la lumière au bout du tunnel. J’ai envie de dire à tous ces gens qui rêvent de créer des choses d’arrêter de réfléchir et de faire avec AMOUR.
Eliot : Je suis assez sceptique sur l’avenir d’une manière générale mais le truc que je me dis pour relativiser c’est que l’amour et la création peuvent vraiment être des phares dans cet océan de caca qu’est la vie, alors aimez, les gens, le vivant, le silence (paradoxal quand on est musicien) et comme disait Stéphane Hessel, écrivain résistant et déporté : « Créer c’est résister. Résister c’est créer ».
