Pour la sortie de leur nouvel EP, « Rainy Wednesday », Robespierre nous invite dans leur univers rétro-pop, leur parcours et leurs anecdotes. L’occasion de découvrir l’intimité d’un groupe qui sait innover en s’inspirant du passé et de la diversité. Bref, voici Robespierre en 10 Questions, juste ici :
1 ) Qui êtes-vous ? (courte présentation avec votre nom, d’où vous venez et ce que vous faites)
Pierre : Robespierre est un groupe de retro pop franco-américain. On s’appelle Robin et Pierre et on s’est rencontré au métro Robespierre à Montreuil. C’est ce duo et cette complicité qui sont à l’origine du projet : on aime être sur scène, on le fait depuis très longtemps dans plein d’univers différents et on s’y sent bien. Au-delà du duo, Robespierre a toujours été un prétexte de partage, on aime inviter plein de gens sur scène. Je suis originaire des USA et notre musique s’ancre dans cet univers anglophone et ces références autour desquelles on s’est retrouvés adolescents. Notre musique est une pop aux accents très blues portée par la Sainte Trinité : voix – guitare – harmonica.
2 ) Quel est votre parcours ?
Robin : On a commencé les concerts de Robespierre à l’étranger, en marge des tournées du groupe ENGINE. En 2019, on s’est réinstallé en France et on a commencé un cycle mensuel de concerts sur la Péniche Anako qui a duré quatre ans, avec des invité.es à chaque fois. Au fil des concerts, on a agrandi le duo avec Tristan Bex à la batterie et Franck Marie Magdeleine à la basse. Pendant ce temps, on a sorti un premier EP Fruity Tuesday en 2022, été co-lauréats le tremplin Zebrock en 2023 qui nous a permis de jouer à la Maroquinerie et à la Fête de l’Humanité, en plus de nombreux concerts dans beaucoup de coins de France.
3 ) Que pouvez-vous nous dire en quelques mots sur votre musique ?
Robin : Robespierre est vraiment né de notre rencontre musicale qui s’est faite autour du blues. Le songwriting de Pierre est très marqué par la folk, la pop et la musique anglo-saxonne en général, et moi je viens vraiment d’une culture groove, à cheval entre la funk et les musiques du monde (latine, et ouest-africaine).
On a synthétisé ça dans un son très 70’s, qu’on qualifie de rétro-pop. Ce sont des chansons pop, enrobées d’harmonies de voix, et portées par des rythmiques organiques et groovy.
4 ) Quelles sont vos inspirations ?
R : Si vous aimez Vulfpeck, les Beatles, Steely Dan ou John Mayer, vous allez kiffer Robespierre. Pour la guitare et les arrangements, on va de Papooz à Jack White, toujours dans un travail de songwriting porté par des guitares blues.
P : On aime tous Steely Dan oui ! Nos inspirations sont assez diverses mais les premières viennent du blues : Derek & The Dominos, Lucky Peterson, Jason Ricci, Eric Bibb, St Paul and the Broken Bones, Charles Pasi… On aime aussi beaucoup la pop argentine des dernières années dont on connaît certains représentants rencontrés lors de nos voyages : Santi Celli, Bandalos Chinos, Indios. Et comment ne pas citer Arctic Monkeys.
5 ) Quelle est votre playlist actuelle ?
R : Je reviens de Colombie, donc j’écoute un max de salsa (Celia Cruz, Joe l’Arroyo) ou de musiques afro-colombiennes (Canalon de Timbiqui, Petrona Martinez, Sexteto Tabala…). Et j’ai une grosse fixette sur la musique de MARO. En France, j’ai adoré Clara Yse ces derniers mois. Et je suis retombé dans le groupe de rock francophone Luke qui a bercé mon adolescence.
P : Comme je le disais plus haut, je suis pas mal retombé dans Arctic Monkeys cet été pour mon plus grand plaisir, et j’ai beaucoup écouté le Live at Roxy de Polnareff. Sinon c’est un peu pêle-mêle c’est Catastrophe, Moses Sumney, Sparklehorse et Ariana Grande !! Et comme je rentre du même voyage en Colombie, je profite de la même playlist qu’on a faite !

6 ) Quel est le plat que vous cuisinez le mieux ?
P : Des spaghettis all’arrabiata bien mijotés avec un bon blues. Sans oublier les sacro-saints pancakes pour le dimanche matin…
R: En vrai Pierre est sûrement le meilleur cuisinier que j’ai rencontré, vous imaginez pas la diversité et la complexité des trucs qu’il cuisine… Il fait le faux modeste avec ses pâtes toutes simples.
7 ) Quels sont vos projets à venir ?
R : On présente notre deuxième EP Rainy Wednesday qui sort le 11 octobre. La release party aura lieu le 06 novembre à FGO Barbara, et on espère le tourner le plus possible dans le reste de la France en 2025. On joue à Lyon le 16 octobre et on va revenir dans la région entre janvier et février. On travaille déjà sur de nouveaux morceaux pour le prochain EP qui sera sûrement « Thursday » quelque chose…
8 ) Pouvez-vous nous raconter une anecdote sur vous ?
Lorsqu’on vivait en Argentine, on a décidé d’aller au Chili en stop pour Noël. Sur la route, à Cordoba, on a été accueillis par une famille pour le réveillon. On leur a fait un concert pour les remercier. Le soir même ils nous ont emmenés chez les voisins pour qu’on leur joue le même concert. Le lendemain matin ils avaient fait venir toute la famille élargie pour nous écouter et un énorme orage a éclaté. Ils nous laissaient plus partir, on était à deux doigts de devenir les ménestrels officiels du village. On a dû filer à l’anglaise à l’aube pour échapper au vortex. La légende dit qu’ils ont enregistré le concert en douce et qu’ils l’écoutent religieusement à chaque réveillon…
9 ) Si vous pouviez passer 48 heures avec quelqu’un que vous n’avez jamais rencontré, qui serait-ce ?
R : En ce moment je vais dire MARO, j’aime trop la musique qu’elle fait. Ou Maximilien Robespierre, pour enlever ou confirmer les doutes qu’on a parfois sur le nom…
P : Oui, c’est vrai que Robespierre ça serait quand même bien… Sinon Jim Carrey parce sa poésie hilarante me touche et me fascine. Je pense que ça serait 48h dont je me souviendrais longtemps.
10 ) Un dernier conseil ?
Mettez un ciré jaune et chantez sous la pluie. Et éteignez la télé !
Merci beaucoup !
