Tout droit venu d’Athènes en Grèce, Panos Malandris manie le piano comme personne. Avec son nouvel EP, « 5 Pieces for Solo Piano« , il nous plonge dans un univers instrumental aussi méditatif que cinématographique. Une pause sonore intemporelle qui révèle vos émotions profondes avec simplicité et sincérité.
Intrigués par cet artiste qui a beaucoup à raconter, à travers ses notes soignées et qui semblent venir d’un autre monde, nous avons voulu en savoir plus sur ce compositeur au talent inné qui a tout simplement fait chavirer nos tympans et nos coeurs en quelques mélodies. Bref, voici Panos Malandris en 10 questions :
1) Qui es-tu ? (Brève présentation avec ton nom, d’où tu viens et ce que tu fais)
Je suis Panos, un passionné de musique originaire d’Athènes, en Grèce, qui se considère comme une personne créative.
2) Quel est ton parcours ?
J’ai commencé les cours de musique à l’âge de cinq ans, et je possède plusieurs diplômes dans des domaines liés à la musique. Je suis également un producteur de musique primé. En parallèle, j’ai étudié l’histoire et l’archéologie, car je trouve cette science passionnante.
Durant mon adolescence, j’ai joué du clavier et du piano dans de nombreux groupes. À l’université, je donnais des cours de piano et travaillais dans des salles de concert en tant que musicien. La musique a toujours été ma passion, et j’ai commencé à sortir ma propre musique, principalement instrumentale, dès le lycée.
À cette époque, j’ai reçu d’excellents retours, notamment grâce au lancement de Facebook qui m’a permis d’interagir avec des personnes du monde entier. J’ai alors compris que l’univers m’envoyait un message : celui de poursuivre une carrière musicale.
Dans ma vingtaine, j’ai fait partie d’un groupe grec à succès qui a tourné dans tout le pays. En parallèle, ma musique originale a été diffusée sur la télévision nationale grecque et utilisée dans des documentaires. C’est aussi à ce moment-là que j’ai commencé à composer pour le théâtre, une discipline que j’ai voulu explorer davantage, car j’ai toujours aimé cet art.
Je me souviens que, petit, lorsque mes parents m’emmenaient au théâtre, je courais dans les coulisses pour prendre des photos avec les acteurs et les féliciter. Il semblerait que cette passion pour l’art m’animait déjà à l’époque.
Tout s’est ensuite enchaîné naturellement. J’ai toujours travaillé dur pour me perfectionner, en étudiant, en pratiquant le piano, en passant des nuits blanches et en consacrant des milliers d’heures à des projets. J’ai cherché à développer ma propre voix artistique et à maîtriser les outils essentiels à la création musicale, en réalisant des arrangements et des productions pour de jeunes artistes talentueux.
Cette flamme en moi ne s’est jamais éteinte. Elle m’a toujours poussé à élargir mes connaissances, à me perfectionner, à acquérir de nouvelles compétences, à apprendre, à étudier et à rencontrer des personnes partageant la même passion créative.
Aujourd’hui, dans la trentaine, j’ai sorti de nombreuses œuvres musicales dans des styles variés et je suis fier d’avoir contribué à de nombreuses productions pour des artistes et des projets, qu’il s’agisse de jingles pour la télévision, de publicités, de compositions originales pour le théâtre ou de musiques pour des documentaires et des labels de disques.
3) Que peux-tu nous dire sur ta musique en quelques mots ?
La musique instrumentale que je publie en tant qu’artiste est profondément personnelle. J’y mets énormément d’effort et de passion. Elle est principalement axée sur le piano, qu’il soit en solo, accompagné d’instruments comme le violoncelle et le violon, ou intégré à des productions plus complètes.
J’ai aussi sorti de la musique plus « lourde », proche du rock instrumental, mais cela date d’une période où j’étais plus jeune. Aujourd’hui, je me concentre davantage sur des compositions apaisantes et mélodiques.
Je soigne chaque note de mes compositions et je vise toujours une performance de qualité en studio, ce qui n’est pas toujours évident, car nous sommes humains et non des machines.
Tu sais, Marie, nous vivons une époque dominée par l’intelligence artificielle. Les choses sont bien différentes de ce qu’elles étaient il y a 5, 10 ou 20 ans. La valeur de la musique a changé et il devient de plus en plus rare d’écouter de la musique originale créée et interprétée par des artistes. Dans ce monde rempli de contenu généré par l’IA, les gens ne réalisent pas toujours à quel point les choses évoluent rapidement dans tous les domaines de la vie et du travail. J’espère sincèrement que cela apportera du positif malgré tout.
4) Quelles sont tes inspirations ?
C’est une question difficile ! J’ai toujours eu un esprit ouvert en matière de goûts musicaux. J’ai grandi en écoutant de la musique classique, du rock, du métal, du funk, des musiques de films, un peu de hip-hop à certaines périodes, de la pop, du folk… bref, tout ce qui attirait mon oreille.
Je crois que dans tous les styles de musique, on peut trouver des trésors et que chaque morceau a sa propre valeur.
Quand j’écris en tant que professionnel, j’essaie toujours de visualiser l’émotion que je veux transmettre à l’auditeur. Que ce soit du latin, du classique ou de l’industriel, j’adapte ma création au contexte et à l’ambiance souhaitée, que ce soit pour une publicité, un film, une pièce de théâtre ou une composition indépendante destinée à apaiser l’âme et à inviter au voyage spirituel.
Dans ce domaine, mon inspiration principale reste la musique orientée autour du piano et les bandes originales de films.
5) Quelle est ta playlist actuelle ?
Être musicien professionnel te pousse parfois à te demander si tu aimes encore la musique que tu écoutes, car tu dois interpréter des morceaux de genres variés pour gagner ta vie.
Dans mon temps libre, j’écoute de la musique en fonction de mon humeur. Si je suis en colère, j’écoute du rock ou du métal. Si je suis heureux, je préfère la musique électronique ou les fanfares balkaniques. En voiture, le matin, j’aime écouter des concertos classiques.
Le jazz me donne toujours une grande énergie, grâce à son côté improvisé. Ayant étudié le piano jazz, je respecte énormément ce genre.
Quand j’ai besoin de méditer et de me plonger dans mes pensées, j’écoute des musiques cinématographiques et des performances instrumentales du monde entier. J’ai une affection particulière pour les interprétations de violonistes comme Samvel Yervinian et David Garrett.
6) Quel est le plat que tu cuisines le mieux ?
Tu sais que la cuisine grecque est l’une des plus nutritives au monde, non ? Haha ! On dit que le régime méditerranéen est le meilleur…
Cela dit, j’aime cuisiner des spaghettis (peut-être ai-je des origines italiennes, je devrais faire un test ADN !).
7) Quels sont tes projets à venir ?
Je travaille actuellement sur la sortie de mes prochains albums ainsi que sur deux nouvelles marques musicales que je prévois de lancer en 2025.
Abonne-toi à ma chaîne YouTube « Panos Malandris » pour suivre mon actualité et découvrir des coulisses inédites de mon travail.
8) Peux-tu nous raconter une anecdote sur toi ?
Il y a 9 ou 10 ans, alors que j’étais encore jeune et enthousiaste, j’ai décidé d’aller dans un studio d’enregistrement professionnel – et très cher – pour composer, arranger et produire un morceau sur place.
J’étais naïf… Le résultat était correct, mais j’ai dépensé bien plus que prévu. J’ai alors appris une grande leçon : même si l’inspiration est là, la production musicale nécessite une organisation et une planification budgétaire rigoureuse.
J’ai appris cela à la dure, mais j’aime tirer des leçons de mes erreurs pour toujours m’améliorer et progresser.
9) Si tu pouvais passer 48h avec une personne que tu n’as jamais rencontrée, qui serait-ce ?
Probablement Leslie Nielsen ! Quand je me sens seul, anxieux ou triste, j’adore regarder des comédies et j’admire le travail des acteurs.
10) Un dernier conseil ?
Pour les jeunes qui veulent percer dans l’industrie musicale, je dirais : soyez vous-même.
La musique est un marathon, pas un sprint. Ne courez pas après les tendances, ne cherchez pas à être quelqu’un que vous n’êtes pas juste pour des vues ou des abonnés. L’authenticité finit toujours par être reconnue.
