Arrêt sur « I Wish Humans Were Made In A Factory… » de Zachary Mason
Certains artistes aiment bousculer les conventions, d’autres préfèrent les contourner avec un clin d’œil malicieux. Zachary Mason, lui, choisit de les tourner en dérision avec « I Wish Humans Were Made In A Factory… », un single où l’ironie flirte avec une énergie rock indé brute et contagieuse.
Ici, Zachary imagine un monde où la reproduction humaine ne serait plus une affaire de hasard, d’émotions et de complexités relationnelles, mais un processus méthodique et standardisé, façon chaîne de montage. Une idée absurde ? Sans doute. Mais à travers ce huitième single, il s’amuse de l’inefficacité des rapports humains, de ces petits travers qui rendent la cohabitation sociale parfois compliquée. Derrière l’humour, il y a ce regard lucide, celui d’un artiste qui observe le monde avec amusement, sans cynisme mais avec un brin de sarcasme bien dosé.
D’un point de vue sonore, Zachary Mason oscille entre rock alternatif et indie rock, avec une touche expérimentale qui lui confère une identité singulière. Les guitares se croisent et se répondent, les basses ronronnent, et l’ensemble rappelle l’énergie insouciante du rock des années 90, quelque part entre Pavement et Beck. Une mention spéciale pour la basse groovy signée John Thomasson, musicien chevronné qui accompagne habituellement Little Big Town.
Zachary, originaire de Guildford, au Royaume-Uni, n’est pas un débutant. Depuis 2021, il accumule les morceaux, avec déjà près de 200 maquettes enregistrées sur un home studio offert par un proche. Une créativité bouillonnante qui l’a mené jusqu’aux ondes de Bay FM et à la presse musicale espagnole, lui permettant même de figurer dans le catalogue de sync companies comme YTINIFNI Pictures et Relva Music. Il s’inscrit dans la lignée de ses influences : Neil Young, Bob Dylan, Mac DeMarco et The Beatles, des songwriters qui, comme lui, savent jongler entre profondeur et autodérision.
Avec « I Wish Humans Were Made In A Factory… », Zachary Mason livre un morceau à la fois léger et mordant, une critique déguisée en hymne rock immédiat et entêtant. Une nouvelle preuve que derrière son approche DIY et son goût pour les sonorités vintage, il y a une personnalité artistique bien affirmée. Un musicien qui, loin des usines et des standards uniformisés, façonne son propre univers, aussi imprévisible que spontané.
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