Une double claque indie-pop avec « One for Georgie / I Can’t Live With You » par Giant Killers
Il y a des groupes qui disparaissent dans les limbes de l’industrie musicale. D’autres qui refusent de crever en silence. Giant Killers appartient à cette deuxième catégorie, celle des survivants, des insoumis, des artistes pour qui le mot « résilience » est un mode de vie. Leur histoire est un roman : signés dans les 90s, broyés par l’industrie, privés de leurs propres morceaux pendant trois décennies, ils sont enfin libres. Et libres, ils frappent fort.
Ce double single, « One for Georgie / I Can’t Live With You », ne sent pas la nostalgie ni le regret, mais une énergie brute, une pulsation vitale qui défie le temps. « One for Georgie » est un hommage détourné à George Best, le footballeur-star des sixties dont la trajectoire flamboyante s’est consumée sous les projecteurs. Mais derrière la référence au ballon rond, le morceau parle à tous ceux qui rêvent grand et qui, un jour, tombent de haut. Un morceau mélancolique, certes, mais habité d’une tension euphorique, comme si Giant Killers nous criaient : « Allez-y, admirez vos héros, mais n’oubliez pas qu’ils finiront toujours par vous décevoir. »
Et puis, il y a « I Can’t Live With You », une tranche d’indie rock comme on n’en fait plus, pulsée par la batterie percutante de Neil Conti (David Bowie, Prefab Sprout). Un morceau qui transpire l’énergie crue de deux gamins affamés de musique, vivant dans un taudis à Londres, tentant de gratter leur place dans un monde qui ne leur faisait aucun cadeau. C’est à la fois un cri d’exaspération et une lettre d’amour au rêve qui refuse de mourir.
Giant Killers ne jouent pas sur la corde du retour en grâce, ils n’ont jamais cessé d’être là. Ils ont traversé Glastonbury, ouvert pour Blur, Lionel Richie ou encore Edwin Starr, et ils débarquent aujourd’hui avec une discographie enfin libérée et un appétit intact. Ce double single n’est qu’un début : trois nouvelles bombes sont déjà prêtes à sortir dans la foulée.
Ils le disent eux-mêmes : « Exceller dans n’importe quel domaine demande de la patience, de la résilience et une putain de bonne étoile. Mais même avec tout ça, le succès n’est jamais garanti. C’est ce que raconte One for Georgie. C’est ce qu’on a vécu, plus d’une fois. »
Le message est clair : Giant Killers ne sont pas là pour faire de la figuration. Ils reprennent enfin ce qui leur appartient, et cette fois, personne ne pourra leur arracher des mains.
Pour découvrir plus de nouveautés ROCK n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAROCK ci-dessous :
