Entre rage synthétique et vulnérabilité punk avec Forever at Midnight sur l’EP « Diabolical Girl »
Il est minuit quelque part à Sydney, et le ciel gronde. Forever at Midnight, formation alternative en pleine montée, lâche une bombe à fragmentation émotionnelle avec « Diabolical Girl », mini EP de trois titres qui ne se contente pas de cogner – il consume, il reconstruit, il révèle.
Dès les premières secondes de « Shattered Pieces », on comprend que cet EP n’est pas là pour flatter les tympans. C’est une claque sonique en trois actes, où les synthés crissent comme des cauchemars numériques et où la voix de Sidonie Winer se promène sur un fil tendu entre fragilité et fureur. La production est chirurgicale, mais jamais aseptisée – elle laisse filtrer le grain, la sueur, la colère retenue.
« I Swear, I’m Fine » est une gifle sarcastique à l’ère du masque émotionnel. C’est la bande-son de tous ceux qui disent “ça va” en sachant que ça ne va pas du tout. Le mélange de pop-punk flamboyant et de metalcore synthétique y atteint un équilibre rare : accessible sans jamais être lisse, puissant sans sombrer dans la caricature.
Quant à « Hollow Eyes », c’est la plongée finale dans un abîme introspectif où la basse palpite comme un cœur épuisé. Loin d’un final convenu, c’est un morceau qui laisse une empreinte. Celle d’un regard éteint, mais pas sans espoir.
« Diabolical Girl », c’est trois titres, et pourtant un monde entier. Le format court se transforme ici en concentré d’intensité. Forever at Midnight réussit le pari de l’évolution sans reniement, de l’expérimentation sans posture. Leur signature ? Refuser de choisir entre mélodie et rage, entre vulnérabilité et puissance. Ils veulent tout. Et ils prennent tout.
Si vous avez encore une once d’adolescence brûlante dans les veines, préparez-vous à la sentir reprendre feu. Écouter Forever at Midnight, c’est se souvenir que la nuit n’est pas faite que pour dormir. C’est l’heure de hurler.
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