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Analog Dog sur “get U hi*]” : la transe kaléidoscopique venue de San Francisco

Analog Dog sur “get U hi*]” : la transe kaléidoscopique venue de San Francisco
  • Publishedavril 7, 2025

Il y a des morceaux qui ne cherchent pas à plaire mais à posséder. “*get U hi]**” d’Analog Dog fait partie de ceux-là. En moins de cinq minutes, ce titre nébuleux et dansant t’enlace comme un trip acide un peu doux, un peu sombre, et résolument honnête. Nu-disco au squelette, psyché-rock au cœur, et prog dans le cerveau, le morceau est un monument hédoniste à l’intranquillité.

Tout commence par une pulsation sèche, presque clinique, comme si Giorgio Moroder avait pris des champis dans une backroom du Haight-Ashbury. Puis viennent les guitares en delay, les synthés qui rampent, et ce groove viscéral qui évoque à la fois les clubs moites et les rêves éveillés d’une jeunesse hantée par l’idée de ne jamais vraiment appartenir. Le chant arrive, planant, semi-murmuré, distordu par le spleen et les effets, comme une voix intérieure surgie de la fin de soirée. On pense à Tame Impala, aux Flaming Lips ou même aux grooves plus sombres de Jungle.

Mais là où “get U hi*]” frappe, c’est dans sa capacité à mêler le céleste et le funèbre. C’est une chanson sur la mort, oui, mais la mort comme source d’extase, comme miroir d’une quête artistique sans compromis. Analog Dog, groupe de San Francisco, ne cache pas ses origines : la ville plane sur le morceau comme un fantôme lysergique, un souvenir des hippies réincarné en beat cosmique.

Le climax instrumental, dense, vertigineux, semble recréer l’instant précis où l’on oublie qui on est pour simplement devenir un corps qui danse, un esprit qui s’élève. “get U hi*]” ne veut pas te convaincre. Il veut t’emmener quelque part – et si tu fermes les yeux, tu y es déjà.

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Extravafrench

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