Frank Lazo balance une mèche Rap enflammée avec « Hustle Den Rap 4 »
Il y a des albums qui cognent, d’autres qui racontent. « Hustle Den Rap 4 », c’est un peu des deux. Avec ce quatrième volume d’une série qui commence à faire office de mythe dans certains coins bien renseignés du rap game africain, Frank Lazo ne rappe pas seulement – il documente, enregistre, cristallise. La rue est son studio, le bitume son beatmaker.
Dès l’ouverture de ce disque sans concession, on comprend qu’on ne va pas faire du tourisme. Lazo ne vend pas du rêve – il vend des vérités. Brutes, frontales, livrées avec la sécheresse d’un uppercut bien placé. Ici, la trappe est mentale autant que musicale, et chaque rime pèse le poids d’une vie entre deux choix : survivre ou crever.
Sur la cover track “Hustle Den Rap 4”, la production boom bap aux relents crasseux d’Old Dirty Bastard version Kinshasa vient se frotter aux adlibs minimalistes d’un flow ciselé au scalpel. Pas de vernis, pas d’effet de style. Juste des punchlines qui claquent comme des portières de taxi collectif, et une honnêteté crue qui ne laisse aucune place au doute : Frank Lazo est là pour graver son nom dans la poussière.
Le reste de l’album explore les recoins d’un quotidien où le hustle est un sacerdoce, où le rap devient outil de transmission intergénérationnelle, et où les beats sont moins là pour faire bouger la tête que pour s’ancrer dans les tripes. Si vous cherchez un projet calibré Spotify, passez votre chemin. Mais si vous voulez sentir le souffle du vrai, celui des artistes qui rappent avec la dalle au ventre et le feu dans la gorge, « Hustle Den Rap 4 » est votre dose. Pure. Non-coupée. À consommer sans modération, et sans filtre.
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