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Soheil et sa The Lost Recording Season (1974–197) Vol. 1 : le trésor d’Iran ressuscité par Farbod Biglari

Soheil et sa The Lost Recording Season (1974–197) Vol. 1 : le trésor d’Iran ressuscité par Farbod Biglari
  • Publishedjuillet 22, 2025

Un souffle ancien s’échappe des bandes magnétiques, comme une voix qui refuse de s’éteindre. À chaque craquement maîtrisé, à chaque note remasterisée, c’est une époque entière qui revient frapper à la porte. The Lost Recording Season (1974–197) Vol. 1 est une résurrection, celle d’un chanteur iranien des années 70, Soheil, dont la trajectoire artistique s’est interrompue brutalement après la révolution de 1979.

Près de cinq décennies plus tard, son arrière-petit-neveu, Farbod Biglari, réunit ces fragments de vie sur bande et les libère de leur silence. De Studio Bell à Studio Pop, ces enregistrements, qui avaient failli disparaître dans les limbes de l’histoire, renaissent sous la forme d’un disque d’une beauté saisissante, mêlant pop occidentale seventies et mélodies persanes avec une élégance rare.

Chaque morceau est une capsule temporelle. Namake Zendegi ouvre l’album comme une caresse salée, tandis que Sadaf et Sobh-E Khakestar déploient des arrangements où la mélancolie flotte entre cordes discrètes et harmonies orientales. On y entend aussi des duos avec Bahareh (Sayehaye Zendegi, Gole Booseh), d’une douceur presque cinématographique. Même les prises multiples (Sadaf – Take 2 et Take 3, Namake Zendegi – Take 2) témoignent d’un travail artisanal, d’une recherche d’émotion brute plus que de perfection technique.

Farbod Biglari a refusé les artifices modernes. Aucun ajout, aucune production lourde. Le remastering, confié à ses soins, conserve les aspérités et les textures de l’époque. C’est ce qui rend cet album si vibrant : une authenticité qui laisse percevoir le souffle du chanteur, les murs du studio, la présence fantomatique d’un Iran où la musique résonnait librement.

The Lost Recording Season est bien plus qu’un hommage familial. C’est un acte de mémoire, une résistance poétique à l’oubli. En restituant la voix de Soheil, Farbod Biglari offre au monde un chapitre oublié de l’histoire culturelle iranienne, et à la musique une nouvelle étoile à inscrire dans sa constellation.

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Extravafrench

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