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Music Pop

Sugartin est de retour sur Dreamlike : un voyage électro-pop entre langues, paysages et illusions

Sugartin est de retour sur Dreamlike : un voyage électro-pop entre langues, paysages et illusions
  • Publishedoctobre 3, 2025

Avec Dreamlike, le duo stuttgartois Sugartin — Iris et Daniel — signe peut-être son manifeste le plus abouti. Cinq titres, quatre langues, et une seule obsession : tendre des passerelles entre les cultures par la musique, faire de la pop une matière universelle, sensible, et toujours en mouvement. Plus qu’un simple EP, Dreamlike ressemble à une carte postale sonore griffonnée dans un avion, entre Paris et Tokyo, entre mélancolie et euphorie.

Le morceau-titre, “Dreamlike”, ouvre le bal dans une clarté scintillante : nappes de synthés qui s’élèvent comme des halos de néon, voix aérienne d’Iris flottant au-dessus d’un rythme effleuré. C’est une chanson qui porte bien son nom, comme une suspension dans le temps, où la pop devient presque impressionniste — lumineuse mais fragile, fugace comme un rêve qui se dissipe au réveil.

À l’opposé, “Graffiti” explose en couleurs saturées : deux minutes quinze d’énergie brute, de beats claquants et de mélodie accrocheuse. On la devine pensée pour la scène : un morceau qui se consume vite, mais qui laisse une trace, comme une bombe de peinture sur un mur de béton. La voix, plus tranchante, s’impose au-dessus d’une production qui n’a rien à envier aux meilleurs refrains pop britanniques.

Puis surgit “En Vain”, ballade en français qui offre un contraste saisissant. Ici, Sugartin ose ralentir, tendre vers la mélancolie élégante, avec des lignes mélodiques qui rappellent l’héritage de la chanson française filtrée par la synth-pop. Le titre sonne comme une confession, intime, fragile — presque une caresse mélodique interrompue par une ombre. L’usage du français ajoute une gravité douce, une coloration particulière qui rend ce morceau inoubliable.

Avec “Getting Real”, on retrouve l’élan euphorique du duo : tempo plus rapide, refrains à chanter en chœur, énergie solaire qui donne envie de courir dans les rues d’une grande ville à la tombée du jour. C’est le morceau le plus pop de l’EP, calibré pour l’ivresse des concerts, une injection d’optimisme sans détour.

Enfin, “Tokyo” referme l’EP comme un clin d’œil au voyage qui attend le groupe. Le morceau s’inspire de la culture japonaise, mais sans tomber dans le cliché : rythmiques électroniques précises, textures délicates et presque cinématographiques. On y ressent la fascination d’Iris et Daniel pour la métropole japonaise : une déclaration d’amour à une ville qui se vit comme un futur possible.

Ce qui rend Dreamlike si captivant, c’est sa diversité maîtrisée. Chaque morceau explore une facette différente de Sugartin — le rêve, l’énergie, la douleur, la joie, l’ailleurs. En cinq titres seulement, le duo parvient à condenser une véritable odyssée émotionnelle, toujours portée par une production léchée mais sensible.

Sugartin confirme ici son statut de groupe européen à vocation mondiale : multilingue, polymorphe, profondément sincère. Avec Dreamlike, ils ne se contentent pas de livrer un EP, ils inventent un passeport sonore, une bande-son de voyage intérieur et extérieur. Un disque qui donne envie de se perdre dans les lumières de Tokyo ou les rues de Stuttgart, casque sur les oreilles, cœur ouvert.

Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous :

Written By
Extravafrench

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