Impossible de rester assis quand Princess Superstar reprend du service. Harrison Ford n’est pas juste un banger de plus dans la galaxie électro-pop — c’est une déflagration, une réinvention, un rappel qu’à cinquante nuances de provocation, la New-Yorkaise demeure la reine du désordre organisé. En compagnie du jeune prodige Whethan, elle signe un morceau qui sent la sueur, le cuir et la nostalgie de l’électroclash des années 2000, remixé pour la génération TikTok sous stroboscopes postmodernes.
Dès les premières secondes, le son claque comme une gifle : basses grasses, beat martial, synthés acides qui s’enroulent autour d’une voix à la fois désinvolte et tranchante. Princess Superstar n’a rien perdu de son arrogance divine — ce ton mi-dandy mi-démon qui transforme chaque punchline en mantra de club. Harrison Ford roule à toute allure, les vitres ouvertes sur un vent de techno-pop vintage et de bass house moderne, et la chanteuse y conduit comme une cascadeuse : sans freins, sans peur, sans filtre.
Whethan, lui, injecte dans cette orgie sonore une science du détail impeccable. On reconnaît sa patte — un groove qui flirte entre le chaos et la précision, la brutalité d’un drop taillé pour les festivals et la sensualité d’un refrain presque pop. Tim Randolph parachève l’ensemble avec un polish calibré pour le dancefloor : un son massif, carnassier, mais toujours élégant.
Ce qui fascine, c’est la manière dont Princess Superstar transforme la dérision en pouvoir. Elle joue avec son image, comme Harrison Ford jouait avec les archétypes de ses rôles : un héros cabossé, charismatique, légèrement absurde. Ici, la diva se moque des codes, du sérieux, du bon goût, et c’est précisément pour cela qu’on la croit. Sa voix devient un miroir déformant de notre époque — hyper consciente, ultra ironique, délicieusement excessive.
Harrison Ford sonne comme une traversée du temps : le fantôme de l’électroclash de 2004 rencontre la brutalité propre aux bass drops de 2025. Le résultat ? Une bombe glamour et baroque, à la croisée d’un club berlinois et d’un cabaret cyberpunk. Princess Superstar n’a rien d’une relique : elle est encore et toujours en avance, moteur allumé, sourire carnassier, prête à nous embarquer dans une virée où le chaos devient art et la décadence, un manifeste.
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