« Glory Days » a ce parfum particulier des choses qu’on croyait perdues et qu’on retrouve intactes : Project Smit Brothers y convoquent le meilleur du rock alternatif avec la sincérité de ceux qui n’ont jamais eu besoin qu’on leur explique pourquoi ils font de la musique.
Le nom dit quelque chose sur l’état d’esprit : Project Smit Brothers, avec ce côté atelier en cours, chantier ouvert, fratrie qui construit ensemble sans trop se soucier du résultat final. Et « Glory Days » porte exactement cette énergie-là : celle d’un morceau qui ne cherche pas à impressionner mais qui impressionne quand même, précisément parce qu’il ne le cherche pas.
Le rock alternatif a traversé tellement de cycles, de morts annoncées et de résurrections marketing, qu’on finit par ne plus trop savoir quoi en attendre. Project Smit Brothers s’en fichent visiblement : ils jouent ce qu’ils ressentent, avec les guitares qui conviennent, la dynamique qui s’impose, et cette façon indie de laisser les aspérités en place plutôt que de tout polir jusqu’à l’anonymat.
« Glory Days » fonctionne comme un morceau qui a été vécu avant d’être enregistré. On entend des gens qui ont quelque chose à raconter sur le temps qui passe, sur ce que l’on garde et ce que l’on perd, sur cette nostalgie active qui n’est pas une fuite mais une façon de tenir debout. Le pop rock structure l’ensemble avec suffisamment d’accroche pour que le morceau respire, l’alternative rock lui donne ses dents, et l’indie rock y glisse cette sensibilité particulière qui transforme l’énergie brute en quelque chose de plus personnel.
Indépendants de bout en bout : pas de label, pas de filet. Juste la musique et la conviction que c’est suffisant.
Souvent, ça l’est.
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