Recommencer, encore, même quand tout est déjà fini.
Il y a des morceaux qui avancent.
Et d’autres qui tournent.
« All Over Again » fait les deux en même temps.
Lyndo Jaco ne cherche pas à réinventer le rock. Il le laisse respirer. Il le laisse revenir, comme une habitude qu’on n’a jamais vraiment quittée. Quelque chose de presque organique, enregistré loin des studios aseptisés, quelque part entre une guitare branchée et un potager qui pousse lentement à côté.
On entend presque le calme avant le son.
Le morceau s’ouvre sans brusquerie, porté par une basse qui ne cherche pas à impressionner mais à installer. Une ligne souple, presque nonchalante, qui donne l’impression d’un mouvement naturel, comme si la musique existait déjà avant même qu’on appuie sur play. Puis les guitares arrivent, par couches, sans violence, mais avec une évidence.
C’est là que tout bascule.
Le refrain ne cherche pas le spectaculaire, mais il s’impose. Mélodique, accrocheur sans être collant, il s’infiltre doucement. Et reste. Longtemps après.
Il y a dans « All Over Again » une forme de vérité simple : celle de ceux qui avancent, qui s’épuisent, qui atteignent quelque chose… et qui, au lieu de s’arrêter, choisissent de recommencer. Pas par obligation. Par envie. Parce que le mouvement est devenu une manière d’exister.
Et cette idée traverse tout le morceau.
On sent l’héritage du rock classique, évidemment. Mais il n’est jamais figé. Il circule, il se transforme légèrement, comme une mémoire vivante. Les textures restent propres, presque brutes, sans surproduction. Tout est joué, incarné, direct. Une approche qui donne au morceau cette sensation rare : celle d’être fait à la main.
Pas pour impressionner.
Pour durer.
« All Over Again » ne cherche pas à être un moment.
C’est un cycle.
Une boucle douce, addictive, qui te rappelle que parfois, le plus beau dans un voyage, ce n’est pas d’arriver.
C’est d’avoir envie d’y retourner.
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