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Fiona Amaka laisse « Love that fills my world » respirer autrement

Fiona Amaka laisse « Love that fills my world » respirer autrement
  • Publishedmai 19, 2026

« Fiona Amaka offre à « Love that fills my world » une seconde vie acoustique, plus nue, plus ample, comme si le rock’n’soul quittait la scène pour marcher pieds nus dans l’herbe londonienne. »

Le risque, quand on déshabille un titre déjà aimé en live, c’est de lui retirer son feu. Fiona Amaka fait l’inverse : elle ne réduit pas « Love that fills my world », elle lui trouve une autre météo. Là où la version band semble vivre dans l’énergie électrique, les longues respirations de guitare et cette tension rock’n’soul qui fait sa signature, l’acoustic version choisit une voie plus cinématographique, presque chambriste. Moins de volume, mais plus de peau.

Enregistrée à Londres avec le producteur et guitariste de session Andy Zanini, cette relecture remplace la force frontale du rock par une architecture plus fine, portée par le violon, le violoncelle et une couleur orchestrale folk difficile à enfermer proprement dans une case. C’est précisément ce flottement qui rend le titre intéressant : un pied dans le classique, un autre dans le blues, un troisième — imaginaire mais bien présent — dans le rock. La formation classique de Zanini joue ici un rôle essentiel, non pas pour rendre la chanson plus “noble”, mais pour lui offrir une respiration différente, une manière d’ouvrir les angles émotionnels sans les surligner.

La voix de Fiona Amaka garde cette matière bluesy, chaude, légèrement rugueuse, qui empêche le morceau de devenir trop sage. Elle ne chante pas comme si elle voulait prouver la délicatesse de la version ; elle laisse plutôt l’émotion circuler dans les interstices, entre les cordes, les silences, les élans plus retenus. On entend l’artiste capable de passer d’un indie-rock soulful, nourri par Stevie Nicks, Smashing Pumpkins ou les ombres folk-rock, à une forme plus dépouillée sans perdre son identité.

Le clip, tourné au London Wetlands and Wildlife Trust centre, prolonge naturellement cette sensation : l’amour n’est plus seulement une déclaration, il devient un paysage, quelque chose qui bouge doucement, qui respire, qui prend sa place hors du vacarme.

« Love that fills my world » réussit parce que Fiona Amaka n’y cherche pas une simple version alternative. Elle ose déplacer le centre de gravité de sa propre chanson. Et dans ce déplacement, elle révèle ce qui tenait déjà sous la surface : une tendresse solide, une élégance organique, et cette façon rare de faire sonner la vulnérabilité comme une force tranquille.

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Written By
Extravafrench

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