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E. Lundquist déploie « My Wings » au-dessus du bruit terrestre

E. Lundquist déploie « My Wings » au-dessus du bruit terrestre
  • Publishedmai 20, 2026

« E. Lundquist et India Blue font planer « My Wings » dans une néo-soul vaporeuse, où la voix devient une aile et le groove une orbite douce. »

La soul a parfois besoin de quitter le sol pour mieux toucher juste. « My Wings » ne cherche pas la grande démonstration vocale, ni le refrain qui se dresse en statue. Le titre préfère une autre gravité : celle des morceaux qui flottent doucement autour de nous, comme une lumière indirecte, une pensée qu’on n’arrive pas à formuler mais qui insiste quand même. E. Lundquist y installe un espace feutré, presque cosmique, où le R&B ne se contente pas de séduire : il respire, il dérive, il prend son temps.

Au centre de cette suspension, India Blue impose une présence magnétique. Lead singer du groupe londonien Azamiah, elle apporte à « My Wings » une voix qui semble moins posée sur l’instrumental que dissoute dans sa matière. On pense à cette manière très moderne de faire de la douceur un territoire complexe : un timbre aérien, mais jamais absent ; une fragilité, mais tenue par une vraie conscience du groove. Les comparaisons possibles avec Jamila Woods éclairent quelque chose de son élégance, cette capacité à chanter comme si chaque inflexion ouvrait une pièce plus intime.

La production d’E. Lundquist avance sur une pulsation funk-inspired, souple, nocturne, assez présente pour faire bouger le corps mais suffisamment discrète pour préserver l’état de rêve. Les basses gardent le morceau ancré, les textures dessinent autour de la voix une atmosphère presque liquide, et l’ensemble trouve un bel équilibre entre néo-soul, alternative R&B et instrumental introspectif. Rien ne force l’émotion. Tout circule.

« My Wings » touche justement parce qu’il ne cherche pas à décoller dans le spectaculaire. Il parle plutôt d’élévation intérieure, de cette sensation fragile où l’on retrouve un peu d’espace en soi. Le morceau a la beauté des choses qui guérissent sans annoncer qu’elles guérissent : un battement calme, une voix qui traverse la brume, une chaleur basse qui revient dans le corps.

E. Lundquist et India Blue livrent ici une pièce élégante, moody, presque astrale, taillée pour les fins de nuit autant que pour les moments de repli. Une chanson qui ne tombe jamais, même quand elle regarde vers l’ombre.

Pour découvrir plus de nouveautés du moment, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVANOW ci-dessous :

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Extravafrench

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