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ITW Première fois Jeremy Gangi

ITW Première fois Jeremy Gangi
  • Publishedjuillet 29, 2026

Chez Jeremy Gangi, tout semble commencer très tôt : une cassette de Céline Dion réclamée à trois ans, un hoodie 2Be3 au Summum de Grenoble, puis « Les Rois du monde » chanté à sept ans devant un public. Depuis, la scène ne l’a jamais vraiment quitté. Longtemps, il a porté les chansons des autres ; aujourd’hui, avec « Drama King », il commence enfin à faire entendre les siennes.

Dans cette interview « Première fois », Jeremy remonte le fil de ses déclics, entre amour immense pour Alizée, rêve de Starmania, rencontres fondatrices et conseils qui changent une trajectoire. À l’occasion de la sortie du clip de « Drama King », il raconte aussi ce moment où l’on cesse d’imiter pour accepter sa propre singularité.

Première chanson qui t’a touché ?

La première chanson que j’ai chantée, comme beaucoup de gens de ma génération, c’était « Pour que tu m’aimes encore » de Céline Dion. J’avais trois ans. J’avais forcé ma mère à m’acheter la cassette audio — c’est dire la vieillesse du gars.

Mais si on parle d’une chanson qui m’a profondément ému, c’est bien plus tard, avec « Mon enfance » de Barbara.

Premier artiste dont tu as été fan ?

Alizée. J’étais extrêmement amoureux d’elle. Et je continue de dire que certaines chansons de ses deux premiers albums restent, pour moi, parmi les meilleures chansons de pop française de tous les temps.

Réécoutez « L’Alizé », « Gourmandises », « À contre-courant »… Elles sont dingues. En même temps, avec Boutonnat et Farmer aux manettes, forcément !

Première chanson que tu as écrite ?

J’étais au collège. Ça s’appelait « Fils de la pensée » et je pense que c’était terriblement nul. Il faudrait que je la retrouve… Non, franchement, mieux vaut peut-être pas.

Premier concert auquel tu as assisté ?

Les 2Be3 au Summum de Grenoble en 1998. J’avais cinq ans. Je portais un magnifique hoodie avec leurs têtes dessus et une casquette à l’envers.

Mais le concert qui m’a le plus ému, c’est celui du chanteur Christophe en acoustique. Il en a fait un album live qui s’appelle « Intime ». Je vous le recommande.

Première scène live que tu as faite ?

C’était en octobre 2000, à l’Alpexpo de Grenoble. J’avais sept ans. J’ai chanté « Les Rois du monde » pour un radio-crochet, et je n’ai plus jamais quitté la scène depuis.

J’ai chanté un peu partout en France, mais aussi en Italie, au Maroc et en Suisse. Jusqu’à présent, c’étaient toujours les chansons des autres. J’ai hâte d’enfin présenter les miennes.

Première collaboration qui t’a bousculé — qu’est-ce que ça a changé dans ta musique ?

Alexandre Bonnemort, mon producteur musical. Il a tout changé. Il a transformé des mélodies qui n’étaient faites que de bouts de ficelle, d’accords et de paroles orphelines en vraies chansons. C’est un magicien.

Première opportunité musicale qui a changé ta vie d’artiste ?

Lors de mon premier radio-crochet, quand j’avais sept ans, j’ai été repéré par une professeure de chant grenobloise, Sandra Avenier. Pendant des mois, elle m’a enseigné toutes les bases. Je lui en serai reconnaissant toute ma vie.

Première déception musicale ?

J’ai fait beaucoup de castings, donc souvent, haha. Mais il y en a un qui m’a plus marqué que les autres. Mon rêve d’enfant était de jouer dans Starmania. Quand je n’ai pas eu le rôle, ça a été un peu plus dur à encaisser.

Mais il ne faut pas oublier qu’être chanteur, c’est un métier, même si c’est une passion avant tout. Il faut considérer un refus à un casting comme un non à un entretien d’embauche. Ça ne doit ni nous démoraliser, ni remettre en question qui nous sommes.

Premier moment en studio qui t’a retourné ?

Quand Alexandre Bonnemort a joué pour la première fois le thème de mon deuxième single, en reprenant les accords que je lui avais envoyés. Je ne lui ai rien dit sur le moment, mais j’ai cru que j’allais littéralement tomber par terre.

C’était beaucoup trop d’émotion. J’ai hâte de vous la faire découvrir. C’est une ballade, donc forcément très différente de « Drama King ».

Première critique qui t’a fait grandir — qu’est-ce que tu as changé après ?

Un grand producteur m’a dit d’arrêter de vouloir imiter les autres et de chercher à gommer ma singularité. Ça a pris du temps, mais j’ai fini par décider d’être moi.

Tant pis si ça ne plaît pas à tout le monde. Au moins, c’est sincère.

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Written By
Extravafrench

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