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The Tern voit la vie en bleu sur « The Hills Are Blue »

The Tern voit la vie en bleu sur « The Hills Are Blue »
  • Publishedaoût 17, 2026

« The Tern élargit brusquement l’horizon : “The Hills Are Blue” quitte l’intimité acoustique de ses débuts pour des guitares électriques superposées et un rock anglais qui garde encore un peu de poussière folk sous les semelles. »

Un train traverse le Royaume-Uni. Finlay Glen regarde défiler le paysage en allant vers un travail qui, de son propre aveu, n’a rien de particulièrement exaltant. C’est là que naît « The Hills Are Blue ».

Le détail change beaucoup de choses. Parce qu’on entend soudain la chanson comme un morceau écrit entre deux endroits, dans cette parenthèse très particulière du voyage ferroviaire où l’on peut avoir l’impression d’avancer très vite tout en restant parfaitement immobile. Les collines passent derrière la vitre, le boulot attend à l’arrivée, et quelque part au milieu apparaît une chanson.

Glen la rapporte ensuite à son cousin Gabriel Pearcey. Ensemble, ils l’arrangent. Puis The Tern cesse progressivement d’être seulement leur affaire à deux : Tien Albert arrive à la basse, Max Guest à la batterie, et « The Hills Are Blue » devient le premier morceau à réellement montrer ce que le groupe peut faire à quatre.

Ce passage au format complet est le vrai sujet musical du single. Jusqu’ici, The Tern travaillait davantage dans la retenue acoustique, au croisement du folk anglais, de l’alt-country et d’une certaine fascination pour l’Americana. Cette fois, les guitares électriques s’empilent et prennent davantage de place. Pas pour effacer les racines du groupe, mais pour leur donner un cadre plus vaste. On retrouve encore le goût du songwriting et des mélodies qui viennent du folk, simplement propulsés par une matière indie rock et pop rock beaucoup plus ample.

La production de Wildes, alias Ella Walker, enregistrée avec David Mountain à Off the Cuff à Herne Hill, accompagne bien cette bascule. « The Hills Are Blue » n’a pas l’air d’un groupe acoustique auquel on aurait simplement ajouté une batterie et quelques pédales. Il donne plutôt l’impression que The Tern vient de découvrir une nouvelle échelle pour ses chansons.

C’est particulièrement intéressant pour un groupe fondé à Londres à peine un an plus tôt. « Gentle James » puis « Winter Song » avaient posé les premières pierres ; le futur EP éponyme devra désormais composer avec cette nouvelle dimension. Et « The Hills Are Blue » est suffisamment charnière pour en devenir le lead single.

J’aime surtout que l’histoire du morceau conserve quelque chose d’ordinaire. Pas de retraite artistique dans une maison perdue, pas d’illumination mystique : un train, un travail sans intérêt, deux cousins qui reprennent une idée, puis un groupe qui finit par la rendre plus grande qu’elle ne l’était au départ.

La prochaine fois que les collines défileront derrière une vitre, elles auront peut-être effectivement une autre couleur.

Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous :

 

Written By
Extravafrench

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