Lumière sur « Cinematic Chromatics » de Nick Marks
D’Australie à New York, Nick Marks, le compositeur et musicien, entrelace habilement divers univers musicaux, en fusionnant des mondes qui, bien que distincts, trouvent une harmonie étonnante dans son premier EP, « Cinematic Chromatics ».
Dans cet EP, Nick Marks nous invite à une odyssée à travers le jazz fusion, le funk, le lo-fi, le hip-hop, et l’électronica, le tout saupoudré d’une subtile touche cinématographique, une véritable aventure au coeur de la Grosse Pomme. Le projet, divisé en trois volumes, présente un artiste qui non seulement navigue aisément à travers divers genres, mais réussit également à fusionner de façon innovante les univers du scoring de film/concert et les scènes souterraines jazz, hip-hop, et néo-soul, qui ont profondément influencé sa carrière.
Les trois premiers singles, »Ride The Dragon », « Dorongo », et « Paradiso », ont d’ores et déjà capturé l’attention par leur fusion élégante de jazztronica et ont été décrits comme une « injection instantanée de synthés et de magie soul sublime ». Leur succès ne se limite pas qu’à la qualité sonore, mais s’étend également à une reconnaissance notable, avec un soutien radiophonique de la BBC6 et de JazzFM, et une sélection dans la playlist éditoriale « FRESH FINDS JAZZ » de Spotify.
Dans ce volume inaugural, le morceau « Prelude/Arc of Light » se démarque particulièrement, se lançant comme un hommage aux influences classiques impressionnistes de Marks, avant de plonger dans une collaboration imaginaire entre Claude Debussy et Brainfeeder, le tout étant interrompu de manière abrupte par une arrangement qui rappelle Quincy Jones.
Le processus créatif de Marks, qui a débuté en 2020, est loin d’être une réflexion solitaire de l’artiste, mais plutôt un ensemble monumental et collaboratif, mettant en vedette des artistes tels que Bob Lanzetti de Snarky Puppy et une section de cordes de 21 musiciens de l’Orchestre d’Art de Budapest.
Les origines de Marks, de Melbourne à New York, sont tissées à travers cet EP, avec des influences qui voyagent à travers les continents et les genres. Le fruit de ce périple est une œuvre qui, tout en respectant les principes du passé musical, se plonge audacieusement dans des sonorités futures, offrant aux auditeurs une expérience à la fois familière et exploratoire.
L’artwork, une murale peinte à Lyon par Camille « Quetzilla » Rousset, marie instruments et couleurs abstraites pour visualiser cette synergie, mettant en lumière les racines et les influences du musicien.
« Cinematic Chromatics » de Nick Marks est une pièce qui, bien au-delà de la simple musique, est un témoignage vibrant d’une fusion artistique, mélangeant avec audace différentes sphères musicales et culturelles. Les auditeurs se trouvent ainsi embarqués dans un voyage où les sonorités anciennes rencontrent les vagues du futur, le tout narré avec une finesse qui n’appartient qu’à Marks. Une introduction majestueuse à ce qui promet d’être une trilogie remarquable, faisant tomber les barrières entre les genres et les médiums, et établissant Marks non seulement comme un artiste à suivre, mais comme un pionnier du ‘nouveau jazz’ du 21e siècle.
