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Simeon Kirkegaard signe * (Asterisk), un album-cosmos entre pop spectrale et folk céleste

Simeon Kirkegaard signe * (Asterisk), un album-cosmos entre pop spectrale et folk céleste
  • Publishedmars 26, 2025

On dit souvent que les meilleurs albums ne sont pas ceux qu’on attend, mais ceux qui arrivent comme des réponses longtemps murmurées. Avec * (Asterisk), Simeon Kirkegaard livre un disque-miroir, un journal poétique qui capte les failles, les élans et les silences d’une décennie de création. Sorti le 14 mars 2025, ce projet n’a rien d’un accident : il est le fruit lent et lumineux d’un artisanat du cœur, façonné dans les plus belles salles d’enregistrement d’Irlande, entre Westland Studios, Orphan Studio et The Meadow.

Porté par une production fine (co-signée avec Gavin Glass et Alwyn Walker) et des collaborations précieuses – comme celle de Fiachra Trench aux orchestrations, mémoire vivante de la pop orchestrale européenne – * (Asterisk) est un disque qui refuse de choisir entre le frisson du grandiose et la douceur du dépouillé. Chaque morceau est un chapitre, une étoile sur une carte émotionnelle.

Le morceau d’ouverture, « Fever », est une pulsation fiévreuse et contenue, comme un battement de cœur qu’on tenterait de taire. « Wave After Wave » est une longue vague d’émotion, qui nous submerge doucement dans ses arrangements éthérés. « Here I Stand », plus direct, sonne comme un manifeste intime : celui d’un homme debout face à ses tempêtes. « Ocean Life Living » porte une lumière aquatique, presque enfantine, là où « Black Dog » évoque évidemment les ténèbres, mais sans jamais s’y noyer.

Puis vient « Dogeared Boy », bouleversante confession mise en musique avec une tendresse désarmée. « Catch and Release » joue la carte de l’instant fugitif, aussi court qu’intense. « Taken By You » réintroduit une forme de légèreté amoureuse, sans naïveté. « Timeless » frôle la grâce, comme un souvenir qu’on refuse d’effacer. Enfin, « If Only » clôt l’album sur une rêverie douce-amère, comme une lettre jamais envoyée.

L’ensemble est sublimé par un mix signé Benny Steele (Los Angeles) et un mastering réalisé à Abbey Road. Mais ce luxe technique ne vient jamais diluer l’essence du projet : ici, l’ambition ne crie pas, elle enveloppe. Kirkegaard ne cherche pas à épater. Il cherche à toucher juste.

Avec * (Asterisk), il signe un disque d’une élégance rare, qui rappelle que l’introspection peut être une forme de grandeur. Et que la mélancolie, quand elle est bien écrite, devient une matière première aussi solide que la joie. Une constellation intime, à découvrir les yeux fermés.

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Written By
Extravafrench

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