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Charlotte Grayson règle ses comptes avec élégance et guitare sur “Low Standards”

Charlotte Grayson règle ses comptes avec élégance et guitare sur “Low Standards”
  • Publishedavril 7, 2025

Il y a des chanteuses qui pleurent. D’autres qui crient. Charlotte Grayson, elle, ricane doucement, la guitare en bandoulière, les cicatrices maquillées avec du sarcasme. Avec Low Standards, sa nouvelle bombe folk-pop libérée le 4 avril dernier, elle transforme ses ex en matière première. Pas pour régler ses comptes, non. Mais pour composer, encore une fois, un morceau à la fois mordant, vulnérable et étrangement dansant.

“C’est sur mon goût de chiotte pour les mecs”, dit-elle elle-même. Mais l’autodérision n’enlève rien à la finesse du titre. Parce que sous ses airs de confession légère, Low Standards dit beaucoup sur les spirales émotionnelles qu’on transforme, par miracle (ou masochisme), en art. Enregistré dans un élan quasi spontané, avec The Shame Areas en backing band pour une dernière virée électrique, le morceau profite d’un contraste délicieux : des couplets dépouillés comme un dimanche matin en robe de chambre, suivis de refrains boostés aux pédales et aux regrets bien amplifiés.

La surprise ? Millie Jones (de Crescent), arrivée à la dernière minute pour les chœurs. Et quelle idée lumineuse. Sa voix vient caresser celle de Charlotte comme un rappel discret que, parfois, les accidents sauvent plus qu’ils ne bousillent. Produit avec soin par Mark Folland et mixé par Mark Aubrey (le complice fidèle depuis Grow), le morceau sonne juste, du premier arpège au dernier soupir.

Grayson, elle, s’amuse de la dissonance : elle sort des morceaux calibrés pour les scènes rock… au moment même où elle revient à ses premières amours acoustiques, seule avec sa guitare, dans des salles où l’on écoute vraiment. Où l’on respire avec l’artiste. Où chaque silence compte.

Low Standards est peut-être une chanson sur l’amour foiré, mais elle a tout d’un coup de maître. Une lucidité rare, sans amertume. Un sens du storytelling affûté comme un scalpel. Et surtout, cette chose précieuse que peu d’artistes cultivent avec autant de constance : l’art de rire de soi sans jamais perdre sa dignité.

Charlotte Grayson ne fait pas de la musique pour guérir. Elle en fait pour comprendre. Et si, au passage, on peut danser dessus, alors tout n’aura pas été complètement foutu.

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Written By
Extravafrench

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