Carlo Borrata fait danser les foules sur “Get That”
Si Get That était un lieu, ce serait une warehouse obscure de Kreuzberg un vendredi à 3h du mat’. Pas besoin de stroboscope hystérique ni de drops tapageurs — Carlo Borrata préfère l’élégance des débuts, l’épure des racines, cette house old-school qui sent le vinyle usé, la sueur douce, et les kicks bien posés.
À 25 ans, le producteur berlinois réussit un tour de force rare : capter l’essence de la house originelle sans tomber dans la copie figée. Get That, c’est du Chicago revisité à la sauce allemande : minimal, funky, et incroyablement dansant. Une basse ronde comme une confidence dans le noir, un groove syncopé qui te rentre dans les jambes avant même d’atteindre le cerveau, et surtout cette boucle vocale discrète mais addictive qui murmure plus qu’elle ne chante — get that, get that…, jusqu’à l’obsession.
Borrata ne cherche pas à épater : il installe. C’est ce qu’on attend d’un vrai DJ producteur — pas juste des effets, mais un climat. Et on sent bien que derrière la machine, il y a un mec qui sait ce que c’est que faire danser un public qui en a vu d’autres. Ajoutez à cela la légende de son “lucky cat” adoptée il y a cinq ans, devenue mascotte de studio et première oreille sur chaque track… on commence à comprendre que chez Borrata, chaque détail compte.
Get That ne crie pas, il insiste. Il groove sans forcer. Il est là pour durer, tourner, et te faire bouger même quand tu ne voulais pas. Et c’est ça, la vraie house : une pulsation qui ne vieillit pas. Carlo Borrata n’en est qu’au début, mais si son chat continue de valider chaque morceau, l’industrie ferait bien de rester à l’écoute.
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