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Confession nocturne sur fond d’électro-pop vénéneuse avec GINAxC sur le LP « My DNA »

Confession nocturne sur fond d’électro-pop vénéneuse avec GINAxC sur le LP « My DNA »
  • Publishedseptembre 24, 2025

Il suffit de plonger dans les premières secondes de Intro My DNA pour comprendre que GINAxC ne livre pas un simple disque de dance-pop. Ce souffle spectral d’une minute, presque cinématographique, agit comme une porte entrouverte vers un club imaginaire où chaque titre deviendra un chapitre intime. L’album n’est pas une succession de bangers interchangeables : c’est une odyssée électro, un autoportrait éclaté qui balance entre désir, revanche et fragilité.

Like a Snake – Velvet Club Pop Mix déroule immédiatement son venin : un track glissant, sensuel, qui rampe dans les corps avec une ligne de basse hypnotique et un groove reptilien digne des dancefloors berlinois. On y entend déjà cette tension entre attraction et danger qui irrigue tout l’album. Avec Femme Fatale, GINAxC embrasse pleinement l’archétype – beat minimal, voix glaciale, une chanson qui fait de la séduction une arme et de la vulnérabilité une mise en scène théâtrale.

La montée en intensité passe par Dopamine Rush, court mais fulgurant, véritable shot chimique où la pulsation se fait drogue. Suit The Risky Business, titre plus narratif, où l’artiste joue avec l’imagerie des années 80 tout en injectant une noirceur contemporaine. À l’inverse, Secret Little World ralentit le tempo et se fait presque confessionnel : un cocon secret, une bulle d’air entre deux accélérations.

Le cœur du disque explose avec Pure Intoxication et Dangerous, deux titres jumelés comme les faces claires et sombres d’une même extase. La première, euphorisante, se consomme comme un shot de tequila ; la seconde, martelée par un beat plus froid, rappelle que l’ivresse se paie toujours.

Puis vient My Darkness (Dorian Gray), sommet gothique et miroir de l’album, où GINAxC se regarde dans un reflet brisé, entre glamour et damnation. Put Your Mouth To Work (Shut Up) reprend les codes des hymnes club, insolent, frontal, prêt à devenir un cri fédérateur à 3h du matin. Mais l’album sait aussi s’effondrer : Growing Without You laisse apparaître les fissures, dépouillée, comme si la voix seule suffisait à porter l’émotion. Enfin, Making Love To Myself clôt l’odyssée en renversant le prisme : de l’amour manqué à l’amour de soi, une réconciliation en forme de mantra.

Avec My DNA, GINAxC ne se contente pas de livrer un album électro-pop. Elle signe une dramaturgie intime où chaque track agit comme une pièce de puzzle – du venin de Like a Snake au miroir sombre de Dorian Gray, jusqu’à l’affirmation libératrice de Making Love To Myself. C’est un disque qui danse autant qu’il saigne, où la voix de GINAxC se fait confession et incantation.

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Written By
Extravafrench

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