Nasty Guerrero n’a pas d’adresse fixe. Pas de “ville d’origine” à brandir comme un badge.
C’est un projet né dans les frottements : culture latine urbaine, technologie, identité en mouvement, et cette question qui obsède l’époque — qu’est-ce qui est “réel”, quand tout peut être simulé ? Derrière l’avatar, tout est humain : la vision, l’écriture, les prods, menées par ChipyD, DJ/MC vénézuélien avec une longue trajectoire sur la scène urbaine européenne.
Leur single “Not Real” condense le manifeste : pas réel dans la forme, réel dans la sensation. UK Funky House, afrobeat, disco, énergie électronique — un son pensé pour les dancefloors mondiaux, avec un clin d’œil provocateur aux frontières qui se déplacent. Voici l’interview :
1) Qui es-tu ?
Je suis Nasty Guerrero. Je suis un artiste digital de “Latin urban”, né de la culture, pas d’un lieu. J’existe entre plusieurs mondes : là où la musique, l’identité et la technologie se rencontrent. Ce que je fais, c’est créer du son pour les dancefloors du monde entier, en mélangeant UK Funky House, afrobeat, disco et énergie électronique, pour obtenir quelque chose de vrai… même si moi, je ne le suis pas.
2) Quel est ton parcours ?
Mon parcours n’est pas traditionnel. Je n’ai pas grandi dans une seule ville, ni été façonné par une seule scène — je suis fait de plusieurs. Je viens des racines de la culture latine urbaine, mélangées à des influences globales comme le UK Funky House, l’afrobeat et le disco.
Nasty Guerrero a été créé comme un alter ego digital pour exprimer ce qui reste souvent inexprimé. Derrière le projet, tout est humain : la musique, la vision, l’intention. Mon “background”, c’est la culture elle-même, qui évolue à travers le son, l’identité et la manière dont on vit la musique aujourd’hui.
3) Comment décrirais-tu ton art en quelques mots ?
Mon art est audacieux, global, et assumé comme profondément humain.
C’est une fusion de cultures et de sons — une énergie brute de dancefloor, mélangée à l’identité, à l’attitude et à l’évolution. Pas réel dans la forme, mais réel dans le ressenti.
4) Quelles sont tes inspirations ?
Mes inspirations viennent du mouvement, de la culture et du contraste.
Je suis inspiré par le son global — les rythmiques UK Funky House, les grooves afrobeat, l’énergie disco — mais aussi par la rue, les gens, les identités en transition. Je suis influencé par ce qui est émotionnellement vrai, même quand le monde autour devient artificiel.
Je suis aussi inspiré par l’idée de casser les structures : des artistes, des scènes et des cultures qui défient ce qu’on attend d’eux, et redéfinissent ce que “réel” veut dire.
5) Quelle est ta playlist de prédilection quand tu crées ?
Je n’ai pas vraiment de playlist “réflexe” quand je crée. Le processus vient d’un endroit plus organique.
Toutes les prods et les paroles sont fabriquées par le DJ, MC et promoteur vénézuélien ChipyD, qui a une longue trajectoire dans la scène urbaine européenne. L’approche n’est pas de suivre des playlists, mais de construire un son enraciné dans l’expérience et la culture globale.
Il y a évidemment des influences — des artistes et des mouvements qui façonnent l’énergie — comme Masters At Work, Omar, Crazy Cousinz, Ayra Starr et Los Amigos Invisibles. C’est beaucoup de fusion, des mondes qui se percutent pour créer quelque chose de frais, sans limites.

6) Quels sont tes projets à venir ?
En ce moment, sur mars et avril, on se concentre sur la promo du nouveau single “Not Real” dans le cadre de la campagne “Not Real But The Culture Is.” — une prise de position sur l’identité, le son et ce que signifie l’authenticité aujourd’hui.
Pour mai, on a signé un deal avec un label européen pour sortir un nouveau single orienté club, qui poussera encore plus loin notre place dans la scène dance globale.
Cet été, on est en négociations pour de nouveaux projets qu’on ne peut pas encore révéler — mais ça bouge dans une direction très excitante.
Et d’ici la fin de l’année, on travaille sur un EP visuel qui fusionnera musique et film. Il est inspiré par la scène ballroom new-yorkaise des années 80 — le Vogue, l’old way, cette culture brute et expressive. C’est tout ce qu’on peut dire pour l’instant, mais ça va être très spécial.
7) Un dernier mot ou un conseil ?
Merci de nous donner cet espace et de soutenir la vision.
S’il ne faut retenir qu’une chose : reste fidèle à ce que tu ressens, pas seulement à ce que tu vois. Dans un monde où tout peut être copié, la vraie culture vient de l’intention, de l’expression, du risque.
N’aie pas peur de casser la structure. C’est là que quelque chose de réel commence.
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