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Electro Music

Découvrez « THE THEORY » de MOMARZ : le laboratoire électro qui refuse les raccourcis

Découvrez « THE THEORY » de MOMARZ : le laboratoire électro qui refuse les raccourcis
  • Publishedmai 6, 2026

« Avec « THE THEORY », MOMARZ branche ses émotions sur des touches de piano, des basses synthwave et des percussions hypnotiques, pour livrer une électronique artisanale qui pense autant qu’elle pulse. »

MOMARZ fabrique de l’électronique comme d’autres tiennent un carnet de bord. Pas depuis une tour froide remplie de machines opaques, pas en laissant l’algorithme mâcher l’intuition à sa place, mais depuis un home studio à Boston, avec GarageBand, un Yamaha P-125, un KORG microKEY, un M-VAVE MIDI piano, et surtout cette obsession presque old school : mettre les mains dans le son. « THE THEORY » n’a donc rien d’une théorie sèche. C’est une hypothèse émotionnelle, un premier fragment de laboratoire avant l’album complet annoncé en seize pistes, où chaque morceau semble capturer l’état mental précis dans lequel il est né.

« Party Moves » ouvre la séquence avec une énergie plus immédiate, presque corporelle. Le titre pourrait promettre une simple piste de mouvement, mais chez MOMARZ, même la fête garde un léger halo introspectif. Les percussions installent le déplacement, les synthés donnent la couleur, et le piano, même discret, rappelle qu’il y a toujours une mélodie humaine sous la mécanique.

« Beyond Sight » avance déjà ailleurs, dans un espace plus intérieur. Au-delà de la vue, donc au-delà de ce que l’on croit comprendre trop vite. Le morceau semble pensé comme une traversée sensorielle, une électronique qui ne se contente pas de briller en surface mais cherche une profondeur, une perception plus intuitive.

« Dynamic Energy » porte le titre le plus frontal, et sans doute le plus physique. Plus long, plus expansif, il laisse à MOMARZ le temps de développer cette tension entre pulsation synthétique et chaleur analogique. L’énergie n’y est pas seulement un moteur ; elle devient une matière changeante, une montée, un courant, une façon de faire circuler l’émotion sans paroles.

Puis vient « The Theory », centre du projet, presque manifeste. À près de cinq minutes, le morceau prend l’allure d’une pièce maîtresse : celle où la méthode s’expose, où l’on comprend que MOMARZ cherche moins à rentrer dans une case qu’à construire son propre langage. Piano-rooted melodies, séquences hypnotiques, nappes synthwave : tout se répond comme dans une démonstration sensible, mais jamais froide.

« BOOST THAT BASS » casse joliment la retenue. Le titre arrive comme une consigne en majuscules, presque un sourire dans la console. Ici, la basse prend le volant, le corps revient au centre, et MOMARZ rappelle qu’une électronique contemplative peut aussi savoir hausser le volume et viser les côtes.

Enfin, « Signals » ferme l’EP comme une transmission. Après le mouvement, la vision, l’énergie, la théorie et la basse, il reste le message : ces petits signaux envoyés depuis une chambre, captés par ceux qui aiment les musiques qui ne se laissent pas résumer trop vite.

Ce qui rend « THE THEORY » attachant, c’est son refus du spectaculaire vide. MOMARZ travaille avec ses moyens, mais il en fait une esthétique. Sa musique garde une rugosité, une sincérité, une chaleur de fabrication qui distingue l’EP dans une scène électronique souvent saturée de surfaces trop lisses. Ici, chaque piste ressemble à une émotion testée en temps réel, puis laissée volontairement vivante. Une première porte vers un album plus vaste, et déjà la preuve qu’une théorie peut avoir un cœur.

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Written By
Extravafrench

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