Leo Leonard revient avec une chanson qui porte une fièvre ancienne sous une peau pop très nette. Après dix ans à faire battre le cœur de The Pirouettes, il avance en solo avec ce mélange de pudeur et d’entêtement qui colle aux vrais auteurs : des mélodies qui accrochent vite, des mots qui restent longtemps, et une esthétique ciné en noir et blanc qui prolonge les sentiments comme un plan fixe.
Son nouveau titre, Le diable au corps, clin d’œil à Radiguet, raconte l’amour comme une intoxication élégante. Pas une romance gentille : une obsession, une attraction qui griffe, une muse-météore qu’on n’oublie pas même quand elle disparaît. La pochette, inspirée de Nosferatu, ajoute une ombre froide à l’histoire — comme si l’addiction avait enfin trouvé son visage.
On l’a attrapé entre héritage DIY, références de lecture, départ imminent pour New York et désir d’écrire plus grand encore. Voici son interview.
1 ) Qui es tu ?
Hello ! Je suis Leo Leonard, musicien de 33 ans 🙂
Je suis né à Annecy mais j’habite à Paris depuis plus de 15 ans.
2 ) Quel est ton parcours ?
J’ai été batteur chanteur dans le groupe Coming Soon quand j’étais tout jeune. À l’époque j’écrivais et composais déjà mes premières chansons, et l’une d’elle s’est frayé un chemin jusqu’à la BO du film américain Juno. Plus tard à la sortie du lycée j’ai fondé le groupe The Pirouettes accompagné de ma copine de l’époque Vickie Chérie. Le groupe a connu un vrai succès notamment à la sortie de notre premier album Carrément Carrément en 2016. On a beaucoup tourné en France et à l’étranger, avec des concerts sold out à la Cigale, au Trianon et à l’Olympia. Notre morceau L’escalier cumule aujourd’hui plus de 30 millions de streams rien que sur Spotify.
3 ) Que peux-tu nous dire sur ton art en quelques mots ?
J’écris des chansons pop qui se veulent touchantes du point de vue du texte et mélodiquement catchy, mais sans jamais essayer de copier un style en particulier ou de rentrer dans un moule. J’ai ma propre façon de faire et je la défends corps et âme. Depuis le début j’ai essayé de trouver ma propre voix, de pas suivre d’autre chemin que le mien, aussi bien en studio que sur scène. J’ai grandi au sein de Coming Soon dans un environnement fortement marqué par l’idée d’indépendance musicale, et plus globalement avec une attitude très Do It Yourself. Je garde toujours ça au cœur de ma démarche, même quand je m’aventure vers des esthétiques plus mainstream, comme ça a pu m’arriver.
4 ) Quelles sont tes inspirations ?
Je lis beaucoup (mon dernier single Le diable au corps est inspiré du roman de Raymond Radiguet par exemple) je regarde des films, et j’écoute énormément de musique bien sûr.
5 ) Quelle est ta playlist de prédilection quand tu crées ?
Allez je te donne 3 « modèles » que j’ai souvent en tête quand je crée :
Lou Reed
Dodi El Sherbini
Julian Casablancas
6 ) C’est quoi le plat que tu cuisines le mieux ?
Les oeufs brouillés lol !
Avec plein de cumin
7 ) Quels sont tes projets à venir ?
Je pars à New York le mois prochain pour une longue période, avec l’ambition d’y écrire un album, en collaboration avec mes amis de la scène anti-folk : Adam Green, Kimya Dawson…

8 ) Peux-tu nous raconter une anecdote à ton sujet ?
Aux débuts de The Pirouettes, en 2015, on avait été invités à Los Angeles du jour au lendemain pour un shooting photo de la marque Saint Laurent. Hedi Slimane était le directeur artistique à l’époque et il nous avait fait venir aux côté de La Femme, Melody’s Echo Chamber et d’autres artistes français qu’on admirait, juste pour nous prendre en photo. Voyage tous frais payés. On avait à peine 20 ans donc c’était assez fou de vivre ça grâce à la musique. C’était notre première fois à Los Angeles et ça avait été très inspirant. Pendant le séjour on avait croisé entre autres Gus Van Sant ou Alex Turner…
9 ) Si tu pouvais passer 48h avec une personne que tu n’as jamais rencontrée ce serait qui ?
48h avec Jessica Alba sur une île déserte c’est le premier truc qui me vient en tête. Ou bien 48h en studio avec mon idole de toujours Julian Casablancas (le chanteur des Strokes) je suis sûr qu’il aurait plein de choses à m’apprendre même si j’ai entendu dire que c’était pas le mec le plus sympa du monde ^^
10 ) Un petit mot ou conseil pour la fin ?
Croyez en vous et ne soyez pas trop durs avec vous-mêmes 😉
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