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Music Rock

The Venus Children font dérailler « Rollercoaster » dans un grand vertige psych-rock

The Venus Children font dérailler « Rollercoaster » dans un grand vertige psych-rock
  • Publishedmai 20, 2026

« The Venus Children jettent « Rollercoaster » sur les rails d’un désir incandescent, quelque part entre groove carnivore, guitares hallucinées et abandon total au chaos amoureux. »

Leeds vient de cracher une étincelle, et elle porte le nom de The Venus Children. « Rollercoaster », premier single du groupe, ne prend pas l’auditeur par la main : il lui colle un ticket froissé dans la paume, baisse la barrière de sécurité et laisse la machine partir trop vite. Tout est déjà contenu dans le titre — la montée, la perte d’équilibre, la tentation de hurler, cette euphorie nerveuse qui rend le danger presque séduisant.

Le morceau avance sur un groove épais, magnétique, taillé pour le corps avant l’analyse. La basse et la batterie ne se contentent pas de soutenir l’ensemble : elles creusent un tunnel, imposent une traction presque animale, pendant que les guitares viennent gondoler le décor avec des reflets psychédéliques. On comprend l’ombre portée de King Gizzard & The Lizard Wizard ou des Red Hot Chili Peppers, mais The Venus Children ne donnent jamais l’impression de collectionner les références comme des autocollants sur une housse de guitare. Ils cherchent plutôt la friction : le funk du muscle, le rock de la transe, la psyché du vertige.

« Rollercoaster » parle de désir comme d’une combustion. Pas le romantisme sage, pas la séduction polie, mais l’attirance dans ce qu’elle a de plus risqué : se montrer, s’exposer, accepter de perdre un peu le contrôle. La voix semble prise dans cette mécanique-là, entre provocation et capitulation, comme si chaque ligne rapprochait un peu plus le narrateur du point où l’on ne négocie plus avec l’incendie. Le chant ritualise presque la tension, donne au morceau une dimension fiévreuse, collective, comme une cérémonie électrique dans une salle trop petite pour contenir tout ce qui monte.

Enregistré avec James Atkinson à The Stationhouse Studios, le titre possède cette production large mais pas aseptisée, assez précise pour laisser respirer les changements de dynamique, assez brute pour garder la sueur sur les murs. Les signatures rythmiques bougent, les paysages sonores se déforment, mais le groupe ne lâche jamais le fil du groove. C’est là que « Rollercoaster » gagne : dans sa capacité à rester sauvage sans devenir brouillon.

Pour un premier single, The Venus Children frappent juste. Ils ne présentent pas une carte de visite, ils ouvrent une brèche. « Rollercoaster » a le goût des débuts dangereux, ceux où l’on sent déjà qu’un album arrive avec des dents, du sexe, du feu et une drôle d’élégance dans le désordre.

Pour découvrir plus de nouveautés ROCK, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAROCK ci-dessous :

Written By
Extravafrench

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