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Mark Andrew Hansen a écrit « Some Say There’s No God » le jour où le silence avait besoin d’une réponse

Mark Andrew Hansen a écrit « Some Say There’s No God » le jour où le silence avait besoin d’une réponse
  • Publishedmai 27, 2026

« « Some Say There’s No God » installe Mark Andrew Hansen face au vide, au divorce, à la foi, aux guerres et à cette question immense : que reste-t-il de nous si l’amour ne gagne pas ? »

Il y a des chansons qui ne naissent pas dans un studio, mais dans une fissure. Un endroit de la vie où tout ce qui tenait debout s’est écroulé sans demander la permission : le couple, le travail, l’image de soi, la certitude d’avoir plus ou moins compris comment avancer. « Some Say There’s No God » de Mark Andrew Hansen vient de là. Pas d’un concept spirituel soigneusement préparé, pas d’une posture religieuse, mais d’un moment de solitude réelle, assis devant un vieux piano droit dans une église baptiste, après un divorce, au milieu d’une vie devenue soudain trop vide.

Ce décor compte. On imagine la nef silencieuse, le plafond haut, le bois fatigué de l’instrument, l’air immobile d’un jour de semaine. Hansen n’était pas un pratiquant, ne se définissait pas par une foi stable, mais quelque chose, dans ce lieu et dans cette chute personnelle, a ouvert une porte. Les accords sont venus, puis la chanson. Et c’est peut-être pour cela que « Some Say There’s No God » sonne moins comme une réponse que comme une prière sans mode d’emploi.

Le morceau interroge la présence ou l’absence de Dieu, mais son vrai sujet est plus large : le sens que l’on tente encore de fabriquer quand le monde semble brutal, contradictoire, indifférent. Mark Andrew Hansen y aborde les croyances, la guerre, le sort des animaux, la capacité humaine à aimer ou à détruire, avec une sincérité qui refuse le confort des certitudes faciles. Inspiré par John Newton, auteur des paroles d’« Amazing Grace », il ne cherche pourtant pas à écrire un hymne chrétien au sens strict. Sa démarche paraît plus ouverte, nourrie par une réflexion personnelle qui traverse le christianisme, le bouddhisme, la méditation quotidienne face à l’océan, et une quête plus universelle de bonté.

La production, enregistrée dans son home studio, reste fidèle à cette nudité d’origine. Pas d’auto-tune, pas de compression pour lisser l’émotion, pas de vernis excessif pour rendre la fragilité plus présentable. Hansen écrit, joue, chante et produit lui-même, dans un geste presque artisanal. On entend cette volonté de laisser la chanson respirer avec ses aspérités, ses silences, son humanité non corrigée.

« Some Say There’s No God » n’est pas un morceau pensé pour l’algorithme ou les refrains faciles. C’est une ballade existentielle, grave, dépouillée, habitée par quelqu’un qui a compris que les douleurs les plus effrayantes peuvent devenir des lieux de connaissance. Mark Andrew Hansen ne prétend pas détenir la vérité. Il fait mieux : il ose rester dans la question, et demander que l’amour, la douceur et la compassion aient encore une chance de répondre.

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Written By
Extravafrench

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