BLKSMIITH fabrique de la musique comme on remonte une vieille borne d’arcade au milieu d’un club sombre : ça clignote, ça cogne, ça file droit dans les réflexes. Depuis New York, Ian, de son vrai nom, trace une voie entre jungle, breakbeat, house, electro et nostalgie digitale, avec ce grain brut qui donne l’impression d’écouter quelque chose à la fois futuriste et déjà gravé dans un souvenir d’enfance.
Avec « ARSENAL », extrait de son album à venir « NEW TYPE », il quitte les zones plus ambient et IDM de ses débuts pour revenir au mouvement, à la ville, au corps. Le morceau avance comme une course nocturne : minimal, tendu, physique, mais toujours traversé par cette épaisseur atmosphérique qui colle à son univers. « NEW TYPE » s’annonce comme un disque de club, mais pas seulement : une bande-son pour danser, conduire, rentrer tard, ou simplement retrouver un endroit à soi dans le bruit.
On a parlé jeux de combat des années 90, Daft Punk, Midwest emo, ancêtres impossibles à comprendre et nécessité de rester soi-même, même quand le monde préfère les copies.
1) Qui es-tu ?
Hey, je m’appelle Ian, aussi connu sous le nom d’artiste BLKSMIITH. Je viens de New York et je fais une musique centrée autour de la jungle et de la rave.
2) Quel est ton parcours ?
Depuis que je suis enfant, je joue et je crée de la musique. J’ai commencé la guitare à six ans et j’ai joué dans plein de groupes jusqu’au lycée. À cette époque, j’écoutais beaucoup de rock alternatif, de metal, de Midwest emo et de jazz.
La musique électronique a toujours fait partie de ma vie aussi. J’ai écouté « Discovery » de Daft Punk vers sept ans, et cet album m’a totalement possédé — et c’est encore le cas aujourd’hui. La jungle et d’autres genres ont toujours été présents dans ce que j’écoutais, que ce soit via les jeux vidéo, les médias, Internet, ma famille ou mes amis.
3) Comment décrirais-tu ta musique en quelques mots ?
Brute, minimale, nostalgique.
4) Quelles sont tes inspirations ?
Les jeux de combat des années 90 et du début des années 2000, la culture drift, les sports de combat. Ça n’a pas forcément l’air logique, mais pour moi c’est un peu comme quelqu’un qui va courir et entre dans un état de flow.
5) Quelle est ta playlist de prédilection quand tu crées ?
Westside Gunn, Daft Punk, Roc Marciano, Remarc.
« 5 Star » de Icytwat.
« I Don’t Know Dem » de Chief Keef.
« Give Me the Night » de George Benson.
« Superior Race » de Dopplereffekt.
6) Quel est le plat que tu cuisines le mieux ?
Quand je cuisine, je fais simple. Probablement un NY strip steak, des pommes de terre rôties et des asperges au four. Mais en général, je mange comme un paysan.
7) Quels sont tes projets à venir ?
Le 13 juillet, je sors mon nouvel album, « NEWTYPE ». C’est un album long format centré autour de la jungle et du breakbeat, avec des influences house, electro et hip-hop. Je suis vraiment enthousiaste à l’idée d’aller plus loin avec ce son plus énergique et plus uptempo.
8) Peux-tu nous raconter une anecdote drôle ou surprenante à ton sujet ?
Quand j’avais douze ans, je jouais dans un groupe et on a eu une date en première partie de Hawthorne Heights. C’est un groupe emo légendaire, donc c’était vraiment surréaliste. C’est très drôle de se dire qu’un groupe composé d’enfants qui faisaient surtout des reprises pouvait ouvrir pour eux.
9) Si tu pouvais passer 48 heures avec quelqu’un que tu n’as jamais rencontré, qui serait-ce ?
Un ancêtre random à moi, genre en 1258. On ne pourrait pas communiquer, mais je pense qu’on pourrait quand même bien vibe ensemble.
10) Un dernier mot ou conseil ?
Tu n’as pas besoin d’être quelqu’un que tu n’es pas pour attirer l’attention des autres. Je préfère passer du temps avec quelqu’un qui est pleinement lui-même, même s’il est perçu comme “ringard”, plutôt qu’avec quelqu’un qui fait semblant d’être autre chose pour être accepté.
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