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FILIUS fait pleurer les machines sur « CTLR », une hyperpop où le bug devient émotion

FILIUS fait pleurer les machines sur « CTLR », une hyperpop où le bug devient émotion
  • Publishedaoût 10, 2026

« FILIUS imagine un monde où les erreurs numériques ne sont plus des défauts mais des traces de vie : “CTLR” ressemble à un ordinateur qui aurait appris à ressentir, quelque part entre une mémoire corrompue et une confession laissée dans le cloud. »

Erik Chen, alias FILIUS, appartient à cette génération d’artistes qui n’essaient plus de choisir entre l’humain et la machine. Ils grandissent avec les écrans, les interfaces et les sons compressés, puis transforment cette matière numérique en quelque chose de profondément organique. Basé entre Londres et Vienne, le producteur construit depuis plusieurs années un univers où la pop futuriste rencontre le chaos contrôlé de l’hyperpop.

Sur « CTLR », cette philosophie prend une forme particulièrement expressive. Le morceau s’inscrit dans une esthétique nourrie par la scène PC Music et le digicore : synthés brillants, textures saturées, voix volontairement déformées et production qui semble parfois sur le point de se désassembler. Mais derrière cette avalanche de détails se cache une vraie sensibilité mélodique.

FILIUS ne cherche pas simplement à empiler les effets pour créer une sensation de vitesse. Chaque glitch semble avoir une fonction émotionnelle. Les couches vocales autotunées donnent l’impression d’une identité qui se cherche dans un espace virtuel, comme si la technologie amplifiait les failles plutôt qu’elle ne les effaçait.

Cette approche rappelle certaines obsessions de la pop alternative actuelle : accepter le désordre, célébrer l’imperfection, trouver de la beauté dans les fragments. « CTLR » pourrait facilement devenir une bande-son pour une scène de film où la réalité bascule légèrement — une danse sous la pluie, un moment suspendu entre euphorie et mélancolie, comme l’imagine lui-même l’artiste en référence à l’énergie de Step Up 2: The Streets.

Le parcours de FILIUS nourrit aussi cette esthétique hybride. Ses performances européennes, entre clubs viennois et nuits londoniennes, naviguent déjà entre formats commerciaux, explosions hyperpop et longues parenthèses électroniques. Son univers dépasse d’ailleurs largement la musique : ses collaborations dans la mode avec des artistes et créateurs comme Rankin, Nike ou Mura Masa participent à cette vision où son, image et culture nocturne ne font qu’un.

Avec « CTLR », FILIUS signe une pièce qui aurait pu être froide et mécanique, mais qui choisit exactement l’inverse. Les machines craquent, les voix se fragmentent, les synthés saturent — et pourtant, c’est justement dans ces imperfections que le morceau trouve sa chaleur.

Une hyperpop qui ne cherche pas à prédire le futur, mais à montrer ce que l’on pourrait ressentir une fois arrivé dedans.

Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous :

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Extravafrench

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