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Vera F Kennedy frappe deux fois avec « Nightmare Flows » et « Who Run The City »

Vera F Kennedy frappe deux fois avec « Nightmare Flows » et « Who Run The City »
  • Publishedaoût 13, 2026

« Un cauchemar qui tourne en boucle, puis une ville qu’il faut conquérir : en deux morceaux, Vera F Kennedy passe de la survie à la prise de pouvoir sans jamais desserrer les mâchoires. »

Une voiture lancée dans la nuit. Une menace qui revient. L’impression qu’aucune sortie n’existe vraiment. Le clip de « Nightmare Flows », réalisé par Ray X-Ray Martinez et Vera F Kennedy, donne au morceau des airs de thriller paranoïaque : les personnages avancent, fuient, recommencent, tandis que le rap maintient la pression.

C’est une excellente porte d’entrée dans l’univers du MC né à Brooklyn et aujourd’hui installé à Allentown, en Pennsylvanie. Vera F Kennedy appartient à cette école où un couplet doit encore pouvoir tenir sans béquille : rimes travaillées, débit rugueux, sens de la formule et goût assumé pour une écriture East Coast qui préfère le poids des mots aux effets de mode.

« Nightmare Flows » pousse cette philosophie jusqu’au combat. Le décor apocalyptique du clip n’est pas seulement esthétique : il prolonge une musique construite autour de la résistance, du danger et de cette sensation qu’il faut rapper comme si quelque chose vous poursuivait réellement.

Puis arrive « Who Run The City », et le rapport de force s’inverse.

On ne fuit plus. On revendique.

Le titre s’appuie sur un esprit boom bap plus frontal pour parler d’autorité, d’indépendance et de la nécessité de posséder son propre terrain dans une industrie où attendre qu’on vous donne une place revient souvent à ne jamais l’obtenir. La présentation du morceau insiste sur cette culture du TakeFlight : avancer selon ses propres règles, poser ses standards et assumer ce que l’on vaut.

Une petite incohérence demeure dans les informations fournies : SubmitHub répertorie « Who Run The City » comme instrumental alors que sa présentation évoque explicitement les couplets et le lyricisme de Kennedy. Impossible donc d’affirmer davantage sans autre élément. Mais l’intention, elle, ne prête guère à confusion.

Brooklyn lui a donné le langage. Allentown lui offre désormais un autre territoire.

Entre « Nightmare Flows » et « Who Run The City », Vera F Kennedy raconte finalement deux moments qui se suivent très bien : courir assez longtemps pour ne plus être la proie, puis revenir demander à qui appartient vraiment la rue.

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Written By
Extravafrench

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