Ada Morghe remet le feu au groove avec « Feed The Feeling »
- Publishedaoût 21, 2026
« Ada Morghe revisite “Feed The Feeling” comme un shoot de soul-disco solaire, où l’héritage acid jazz des années 90 rencontre une production plus contemporaine sans perdre son goût du mouvement. »
Il suffit parfois d’un groove bien placé pour remettre tout le corps d’accord.
« Feed The Feeling » part de là. Ada Morghe reprend ici un classique acid jazz de Perception et le fait passer par son propre filtre, avec l’aide du Darkchild Collective. Le résultat conserve cette souplesse très organique du morceau d’origine tout en l’amenant vers quelque chose de plus franchement disco, plus lumineux, presque immédiatement euphorique.
Chez Morghe, la voix joue évidemment un rôle central. Elle possède cette manière de chanter avec beaucoup de présence sans alourdir la ligne, ce qui permet au morceau de rester très mobile. Le chant ne vient pas dominer le groove : il circule avec lui.
C’est aussi ce qui rend « Feed The Feeling » agréable dès les premières secondes. La basse, la pulsation et les éléments funk installent une énergie assez directe, tandis que la dimension soul évite au morceau de devenir un simple exercice rétro. Ada Morghe ne cherche pas à reproduire les années 90 à l’identique. Elle en récupère plutôt l’élan collectif, cette idée d’une musique sophistiquée qui reste d’abord faite pour donner envie de bouger.
Le parti pris feel-good est totalement assumé. On est loin des atmosphères plus introspectives que l’artiste peut également explorer ailleurs dans sa discographie. Ici, tout passe par la chaleur, le mouvement et une forme de lâcher-prise.
La relecture reste néanmoins assez sage dans sa manière de respecter les codes soul-disco et acid jazz. Ceux qui attendent une réinvention radicale pourront trouver l’ensemble très fidèle à son terrain d’origine. Mais ce n’est pas vraiment l’ambition de « Feed The Feeling ».
Le morceau cherche plutôt à réactiver une sensation.
Et Ada Morghe y parvient sans forcer : quelques minutes de groove, une voix qui sait exactement quand se poser et quand laisser respirer l’instrumental, et cette impression que le morceau aurait tout aussi bien pu sortir il y a trente ans que cet été.
Un bon titre de saison, certes.
Mais surtout une preuve que certaines formules vieillissent très bien quand on sait leur redonner du souffle.
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