PLAYKNOW pose une question simple à un monde qui complique tout dans « Is It So Hard To Be Good »
- Publishedaoût 30, 2026
« Porté par la voix chaude et singulière de Kim Rysstad, “Is It So Hard To Be Good” transforme une réflexion sur la brutalité du débat public en synth-pop mélodique, ample et profondément humaine. »
Avant d’être une chanson, « Is It So Hard To Be Good » était presque un éditorial.
Hans Petter Stormoen, cerveau du projet norvégien PLAYKNOW, travaillait sur un faux texte d’opinion consacré à une société où l’attention semble de plus en plus récompensée par le conflit, l’outrance et la capacité à écraser l’autre. Au milieu de cette réflexion, une phrase revenait sans cesse. Une question, en réalité : est-ce vraiment si difficile d’être bon ?
C’est à partir de là que le morceau s’est construit.
Le propos aurait pu basculer très vite dans la chanson à message trop appuyée. PLAYKNOW évite ce piège en choisissant une écriture musicale qui privilégie la mélodie. Adult contemporary, synth-pop, new wave et retro-pop s’y croisent dans une production ambitieuse, soutenue par une vraie section instrumentale : Frode Berntzen à la guitare et à la production, Håkon Brynjulvsrud à la basse, Børre Flyen à la batterie, Jakob Lund Paulsen aux claviers et synthétiseurs, avec Morten Lund au mastering.
La présence de Kim Rysstad est centrale.
Figure singulière de la scène norvégienne, capable de naviguer entre musique traditionnelle et répertoires contemporains, il apporte au morceau une gravité qui lui évite de devenir purement démonstratif. Sa voix donne du poids à une écriture qui parle moins de morale abstraite que de comportement concret : écouter davantage, regarder ceux qui construisent, soignent, élèvent les enfants, accompagnent les personnes âgées, et se méfier des figures publiques qui promettent beaucoup mais restent éloignées de ceux qu’elles prétendent représenter.
La chanson oppose ainsi deux visions du pouvoir.
D’un côté, le spectacle, les slogans, les sauveurs autoproclamés, les chiffres d’audience. De l’autre, une idée beaucoup moins spectaculaire de la force : rester présent lorsque les caméras s’éteignent, parler au-delà de son propre intérêt, choisir une parole qui répare plutôt qu’une parole qui blesse.
PLAYKNOW n’en fait pourtant pas un manifeste partisan. Le morceau vise plus large. Il interroge surtout cette fascination collective pour la brutalité, comme si la gentillesse ou la décence avaient fini par devenir des formes de faiblesse.
Le projet lui-même repose sur cette volonté de ne jamais servir une formule unique. Stormoen navigue entre nu-disco, funk, soul, synth-pop, new wave et songwriting plus adulte, en privilégiant à chaque fois ce que la chanson réclame. Ici, il fallait de l’ampleur, mais aussi suffisamment de chaleur pour que le message reste humain.
Et Kim Rysstad fournit précisément cette chaleur.
« Is It So Hard To Be Good » ne prétend pas résoudre le problème qu’il soulève. Il se contente de remettre la question au centre, là où elle devient difficile à esquiver.
Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous :
Partager :
- Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
- Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
- Partager sur Tumblr(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Tumblr
- Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
- Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail
