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Mona Mio en 10 questions

Mona Mio en 10 questions
  • Publishedseptembre 3, 2026

Avec « Upset », Mona Mio signe le moment le plus frontal de son EP « Into The Light » : celui où l’on ne peut plus faire semblant de tenir. Entre soul contemporaine, guitares rock et tensions ragga, le morceau parle d’anxiété sociale, d’autodestruction, de dépendance et de ces pensées qui deviennent trop bruyantes pour rester enfouies.

Dans cette interview en dix questions, l’artiste bruxelloise revient sur son parcours, de The Voice Belgique au Conservatoire Royal de Bruxelles, sur son rapport à l’écriture comme exutoire, ses inspirations de Ray Charles à RAYE, ses chansons nées sur un palier, dans un bus ou en trottinette, et cette lumière qu’elle continue de chercher au milieu du chaos.

1) Qui es-tu ?

Je suis Mona Mio, chanteuse, auteure-compositrice et artiste indépendante basée à Bruxelles.

J’écris une musique à la croisée de la soul, de la pop et du rock, avec des influences qui vont du gospel au jazz, en passant par le funk, le reggae et toutes les musiques qui savent raconter quelque chose de vrai.

2) Quel est ton parcours ?

Je chante depuis aussi longtemps que je m’en souvienne, mais j’ai décidé de m’y consacrer pleinement à l’âge de 21 ans.

Après mon passage à The Voice Belgique, j’ai repris des études au Conservatoire Royal de Bruxelles en chant jazz. Depuis, j’ai multiplié les projets, les collaborations, les concerts et l’enseignement, tout en développant mon propre univers artistique à travers Mona Mio.

3) Que peux-tu nous dire sur ton art en quelques mots ?

Mon art est mon exutoire.

J’écris quand quelque chose devient trop grand pour rester à l’intérieur. Quand les émotions débordent, il faut qu’elles trouvent un chemin pour sortir. Mes chansons naissent souvent de cet endroit-là : un espace entre la tempête et la reconstruction.

J’aime penser que ma musique parle de ce moment où l’on touche le fond, où l’on retrouve enfin appui pour remonter vers la lumière.

4) Quelles sont tes inspirations ?

J’aime les artistes qui osent raconter leurs failles avec honnêteté.

J’ai grandi avec Ray Charles et Etta James. Puis il y a eu Queen, dont l’énergie et la liberté m’ont profondément marquée. Ces dernières années, j’ai été particulièrement touchée par Selah Sue, Allen Stone et RAYE : des artistes capables d’être à la fois vulnérables, brillants et profondément humains.

5) Quelle est ta playlist de prédilection quand tu crées ?

Elle change constamment, mais certains morceaux reviennent toujours :

Ray Charles — « Yesterday »
Etta James — « All I Could Do Was Cry »
Selah Sue — « This World »
RAYE — « Ice Cream Man »
Allen Stone — « Mystery »

C’est un mélange de voix qui racontent quelque chose de vrai et de musiques qui me donnent envie de ressentir davantage.

6) C’est quoi le plat que tu cuisines le mieux ?

Fun fact : avant de vivre de la musique, j’ai travaillé en cuisine dans plusieurs cafés, restaurants et même un club de jazz pour financer mes études.

Je suis convaincue que mon plus grand talent est peut-être finalement… la cuisine.

J’ai une véritable obsession pour les cuisines asiatiques. Mon plat signature est une soupe de wontons maison : des raviolis inspirés de recettes chinoises, des boulettes coréennes et un bouillon japonais.

C’est probablement ma plus grande obsession… Je regarde des vidéos de cuisine asiatique tous les jours. Mon algorithme en est rempli.

7) Quels sont tes projets à venir ?

Je viens de sortir mon EP « Into The Light » et je le défendrai sur scène tout l’été avec plusieurs festivals et concerts.

Une release party est également prévue à Bruxelles, avant un nouveau single à la rentrée. Je prépare aussi une résidence d’écriture et de création, avec l’envie d’enregistrer un prochain projet plus ambitieux encore.

Et surtout, j’ai un rêve très précis : tenir un jour mon premier vinyle entre les mains.

8) Peux-tu nous raconter une anecdote à ton sujet ?

Mes chansons ont tendance à arriver aux pires moments possibles.

Je ne choisis jamais vraiment quand elles apparaissent : elles s’imposent.

« Focus » a été écrite sur le palier de ma porte d’entrée. « Upset », pendant un trajet en trottinette où je m’arrêtais tous les cent mètres pour noter une phrase. « Can’t Be True », dans un bus. « UMF », sur un banc de gare. « That Night », assise dans un escalier.

Je crois que mon téléphone est rempli de mémos vocaux enregistrés dans des lieux improbables.

9) Si tu pouvais passer 48 heures avec une personne que tu n’as jamais rencontrée, ce serait qui ?

Question impossible.

Je dirais probablement Freddie Mercury, pour son audace, sa liberté et son génie de la scène.

Ou RAYE, parce que j’admire énormément son parcours, son écriture et sa capacité à transformer des expériences très personnelles en chansons universelles.

10) Un petit mot pour la fin ?

Soyez vous-même, sans vous excuser d’exister.

Être trop sensible, trop intense, trop rêveur, trop émotionnel ou trop différent peut parfois sembler encombrant. Pourtant, c’est souvent là que se cache ce qui nous rend uniques.

Et surtout : chacun avance à son rythme. Ce n’est pas une course. C’est un très long marathon.

Pour découvrir plus de nouveautés du moment, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVANOW ci-dessous :

 

Written By
Extravafrench

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