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_ophelioo dévoile « project_0 » ou le code noir d’une fièvre club

_ophelioo dévoile « project_0 » ou le code noir d’une fièvre club
  • Publishedseptembre 22, 2026

Entre noir satellite, sueur numérique et pulsation brésilienne, _ophelioo débarque avec « project_0 » comme on entrouvre une porte sur une nuit qu’on ne comprend pas tout à fait, mais qu’on a très envie de suivre jusqu’au matin.

Certains projets ressemblent à des cartes de visite, tandis que d’autres arrivent déjà avec leur propre météo. « project_0 », le premier double single de _ophelioo, appartient à cette seconde catégorie. À peine deux titres, « Intero » et « Mona Lisa », et pourtant déjà une sensation nette : celle d’un univers qui ne cherche pas seulement à faire danser, mais à installer un décor mental, une texture, presque une mythologie.

Nigel Naveed, qui se cache derrière ce nom à la fois flottant et précis, produit depuis 2018. D’abord sur GarageBand, puis sur Logic Pro, avec ce parcours typique des artistes qui ont passé des années à bricoler leur langage avant de le laisser sortir au grand jour. Ce qui frappe ici, c’est que _ophelioo ne se présente pas comme un simple beatmaker de plus dans la masse électronique actuelle. Il pense en ambiance, en tension, en imagerie. Son projet vit autant dans le son que dans l’ombre qu’il projette autour de lui.

Musicalement, « project_0 » attrape l’époque sans s’y dissoudre. On y entend la poussée du baile funk, sa nervosité percussive, son pouvoir immédiat sur le corps, mais aussi une colonne vertébrale house plus froide, plus structurée, presque architecturale. Le résultat n’est pas un collage opportuniste. C’est un alliage.

« Intero » pose la base avec une forme de sécheresse élégante. Le morceau avance comme une silhouette dans une lumière stroboscopique : net, tendu, hypnotique. Il y a là quelque chose de très physique, mais aussi une retenue, une maîtrise, qui empêchent le titre de basculer dans la simple efficacité de club.

« Mona Lisa », lui, semble plus insidieux. Plus charmeur aussi. Son pouvoir tient dans cette manière de faire monter la fièvre sans la surexpliquer. Le morceau accroche vite, mais il garde une part de mystère, comme si le hook servait moins à rassurer qu’à aimanter.

Ce qui rend « project_0 » encore plus intéressant, c’est tout ce qui l’entoure. La storyline Tumblr, les visualizers noir et blanc, les références à Saturnalia : rien n’est laissé à l’état de simple habillage. _ophelioo comprend qu’en 2026, un projet naissant peut aussi se raconter par fragments, par signes, par éclats visuels. Il ne livre pas seulement deux morceaux. Il propose déjà un climat.

Et c’est peut-être ça, le plus prometteur.

« project_0 » n’arrive pas en criant. Il glisse. Il clignote. Il attire. Il donne surtout envie de voir jusqu’où _ophelioo peut pousser cette tension entre groove frontal et imaginaire plus trouble. Dans un paysage saturé de sorties interchangeables, cette entrée en scène a le mérite rare de laisser une trace : une trace violette, métallique, légèrement trouble, comme la fin d’une nuit qui refuse encore de rendre ses secrets.

Pour découvrir plus de nouveautés du moment, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVANOW ci-dessous :

 

Written By
Extravafrench

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