x
Electro Music Pop

Club Coma ferme la porte à l’été sur « Those Days Are Over »

Club Coma ferme la porte à l’été sur « Those Days Are Over »
  • Publishedoctobre 28, 2026

« “Those Days Are Over” prend la rupture à contre-pied : au lieu de s’effondrer, Club Coma la fait groover. Quelque part entre funk hédoniste, electro-pop et nostalgie française des années 2000, le trio transforme l’après en morceau de mouvement. »

Une séparation peut parfois ressembler moins à un drame qu’à une chaleur devenue irrespirable. L’été continue, les journées restent longues, tout paraît encore lumineux, mais quelque chose est déjà terminé. « Those Days Are Over » vit exactement dans cet entre-deux : le décor n’a pas changé, la relation si.

Club Coma résume lui-même le morceau comme une rencontre improbable entre The Gap Band et Toro y Moi, appliquée à une “breakup jam for a cruel summer”. La formule dit beaucoup. Il faut du groove, oui, mais avec une faille dedans. De la légèreté, mais pas au point d’effacer ce qui vient de casser.

C’est là que leur identité devient intéressante.

Scott Martin, Aaron Perez et Geoff Earle construisent un son expérimental qui refuse de choisir entre rock’n’roll, French touch et pop plus aventureuse. « Those Days Are Over » montre bien cette envie de ne pas respecter les frontières trop propres. La rythmique garde quelque chose de très dansant, presque funk, tandis que les textures électroniques ramènent le morceau vers une esthétique plus synthétique, plus brillante.

Le titre aurait pu devenir franchement nostalgique.

Il évite pourtant cet écueil.

“Those days are over” n’est pas seulement une phrase tournée vers le passé. C’est aussi une décision. Une manière de reconnaître qu’une époque est terminée, même si l’affect, lui, n’a pas encore complètement suivi. Le morceau fonctionne justement parce qu’il ne s’attarde pas sur le deuil. Il garde le corps en mouvement pendant que la tête essaie encore de comprendre.

J’aime beaucoup cette contradiction.

La dance-pop apporte un côté immédiat, mais le traitement reste suffisamment étrange pour ne pas sonner comme une simple chanson de rupture calibrée. On sent dans la production cette influence French touch milieu des années 2000 : goût du filtrage, des textures brillantes, de la répétition qui devient euphorique sans forcément être euphorisante au fond.

Le funk, de son côté, évite au morceau de devenir trop froid. Il donne une présence plus organique, une souplesse qui fait respirer l’ensemble. C’est probablement là que le rapprochement avec The Gap Band prend tout son sens : le groove n’est pas une décoration, il porte véritablement le morceau.

Et puis il y a cette idée de “cruel summer”.

Pas besoin d’en faire une grande tragédie. Ce qui rend l’été cruel, ici, c’est justement son indifférence. Le soleil continue de briller. Les gens sortent. Les soirées restent longues. Tout ce qui, quelques semaines plus tôt, semblait appartenir à deux personnes continue d’exister très bien sans elles.

Club Coma capte cette cruauté légère.

« Those Days Are Over » ne supplie pas le passé de revenir. Il lui accorde encore quelques minutes sur la piste, puis lui tourne le dos.

Le groove, lui, continue.

Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous :

 

Written By
Extravafrench

Leave a Reply