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Quand la comptine devient vertige indietronica avec Vincent De La Romance sur “Petit panier”

Quand la comptine devient vertige indietronica avec Vincent De La Romance sur “Petit panier”
  • Publishedmars 24, 2025

Il y a des morceaux qui ne se contentent pas de se laisser écouter, ils t’attrapent par le col et t’invitent à un pas de danse étrange, au bord du vide. “Petit panier” de Vincent De La Romance est de cette trempe-là : une chanson comme un sort jeté en pleine nuit, entre la poésie d’un rêve et la panique d’un réveil brutal.

Sur fond de piano désaccordé, comme venu d’un grenier oublié, Vincent déroule un spoken word détaché, presque fantomatique. Il égrène ses mots comme on vide un panier de souvenirs — vanités contemporaines, futilité de la course au sens, beauté maladroite de nos tentatives d’y croire encore. On pense à des Vanités modernes, pas celles peintes avec des crânes et des sabliers, mais plutôt celles qu’on croise sur Instagram ou dans un RER à 8h03.

Le morceau avance, et tout se dérègle. La batterie devient jungle, frénétique, essoufflée. La basse vrombit comme une ligne de métro lancée à pleine vitesse. Une cavalcade. Les nappes électroniques s’étirent, se tordent. Et soudain, la comptine devient trance, le murmure devient cri muet. C’est la chute libre dans un tunnel de velours noir.

Quelque part entre Panda Bear, Flavien Berger et Stereolab sous acide, Vincent De La Romance signe ici un OVNI sonore qui ne plaira pas à tout le monde — et tant mieux. “Petit panier” n’est pas un tube, c’est un objet fragile et vénéneux, un parfum rare qui ne s’oublie pas.

À écouter dans le noir, seul ou mal accompagné.

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Written By
Extravafrench

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