Quand Startzy sort un morceau, il ne se contente pas de poser un 16. Il construit un monde. Et avec Chin Chin, il balance plus qu’un simple banger drill — il nous catapulte dans un univers aussi brut que déjanté, où les beats cognent comme un uppercut et où les références culturelles s’entrelacent comme des punchlines.
Sur une instru drill aussi menaçante qu’un coup d’État, Startzy fait danser ses syllabes à la mitraillette. Ça frappe sec, c’est nerveux, plein d’énergie électrique, mais surtout, c’est drôle — car Chin Chin, c’est aussi le nom d’un snack nigérian croustillant, sucré et addictif. Un choix de titre aussi inattendu que révélateur : on est ici dans l’art du détournement, de l’ironie, du folklore urbain sublimé par le flow. Le rappeur transforme l’ordinaire en emblème.
Mais Startzy ne s’arrête pas là. Chin Chin, c’est aussi le premier épisode de sa série de comics Asbo Chronicles — une plongée dans le quotidien fantasmé d’un anti-héros des quartiers, entre bastons, vannes et galères. Cette extension narrative donne une nouvelle dimension au titre : c’est du storytelling transmédiatique DIY, un pied-de-nez aux formats figés, un acte d’indépendance artistique complet.
Startzy incarne ce que la drill anglaise peut devenir quand elle sort du cliché : un véhicule de style, d’héritage, de narration. Un pont entre Londres et Lagos, entre rage urbaine et auto-dérision. Il est en avance sur son époque, sans forcer. Il joue avec les genres comme avec les références. Chin Chin, c’est plus qu’un son — c’est une signature. Et Startzy la grave en lettres capitales dans le béton sonore de 2025.
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