Certains morceaux se contentent de faire danser, d’autres d’accompagner un état d’âme. Et puis il y a ceux, plus rares, qui choisissent d’être des cris de ralliement. Avec Chosen Generation, Lapricaty signe un de ces titres qui dépassent la simple idée de single pour devenir manifeste. Produit par Ball J — figure incontournable de la scène ghanéenne — et porté par le label Sons Of Destiny Records, le morceau a l’allure d’un appel : un hymne adressé à une jeunesse qui refuse la résignation.
Là où beaucoup de productions afrobeat flirtent avec la légèreté, Lapricaty choisit la densité. Sa voix tranche dans le rythme, entre soul et hip-hop, comme un étendard. On pense à une Erykah Badu militante plongée dans les sonorités d’Accra, ou à Burna Boy au féminin, mais avec une gravité plus solennelle. Ball J, lui, bâtit un socle rythmique solide, sec et lumineux, qui mélange pulsation traditionnelle et éclats électroniques, donnant au morceau une intensité presque cérémonielle. On y entend autant l’énergie brute des clubs londoniens que l’écho des places publiques africaines où la musique sert de porte-voix.
Mais au-delà de sa construction impeccable, Chosen Generation brille par son intention. Lapricaty y inscrit une idée : que chaque jeunesse, chaque génération a une mission. Elle convoque l’identité comme une force, la résilience comme un réflexe, et le rêve comme une arme. Le refrain n’est pas seulement accrocheur, il est galvanisant, pensé pour être repris en chœur, comme une devise qui se grave dans la mémoire collective.
On devine derrière ce single une volonté claire : faire de la musique un outil de transmission, mais aussi d’action. Lapricaty ne cherche pas l’évasion facile, elle cherche la secousse, le sursaut. Dans un monde saturé de tubes jetables, elle ose la profondeur et la fierté. Et avec ce morceau incandescent, elle ne se contente pas de chanter pour sa génération : elle la convoque.
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