x
Music Now Rock

9 o’clock Nasty revient nous assommer sur “BEAST” : confession douce, morsure acide, Leicester à vif

9 o’clock Nasty revient nous assommer sur “BEAST” : confession douce, morsure acide, Leicester à vif
  • Publishedmars 2, 2026

“BEAST” commence comme une caresse et finit comme une cicatrice.

On connaît 9 o’clock Nasty pour leurs uppercuts punk, leurs satires électriques, leurs refrains qui sentent la sueur et l’ironie mordante. Ici, le trio de Leicester prend un virage plus intérieur — sans jamais abandonner les dents.

L’ouverture surprend. Guitare plus retenue, presque fragile. La voix se pose avec une clarté inhabituelle, comme si Pete Brock parlait à hauteur d’âme plutôt que de barricade. On sent l’intimité, le poids des choix, les regrets qu’on traîne derrière soi comme des canettes vides après la fête. Le morceau avance lentement, contemplatif, laissant respirer les silences.

Et puis les drums entrent.

Pas un simple accompagnement rythmique : un rappel à l’ordre. Sydd Spudd martèle, Ted Pepper ancre le tout avec une basse qui gronde sous la surface. L’acidité revient, subtile d’abord, puis assumée. Le titre prend de l’ampleur, la mélodie se fissure, la tension monte.

“BEAST” joue sur ce contraste permanent entre vulnérabilité et instinct. Le texte parle de connexion, de trahison, de cette nécessité presque vitale de baisser la garde pour espérer toucher quelque chose de vrai. Mais 9 o’clock Nasty refusent toute mièvrerie. La douceur est temporaire. La bête finit toujours par respirer.

Musicalement, le morceau se situe à la croisée de leurs différentes époques. On retrouve l’énergie garage de By All Means Necessary, la conscience plus large de Culture War 23, et cette capacité à injecter une mélodie accrocheuse sans renier la rugosité. Mais ici, la dynamique est plus cinématographique. Le groupe construit une tension narrative, presque dramatique.

La production laisse volontairement transparaître les aspérités. Rien de lisse. Les guitares ne cherchent pas la perfection tonale ; elles cherchent l’émotion brute. On sent un trio qui ne joue pas pour impressionner, mais pour expulser quelque chose.

En tant que huitième extrait de l’album Chaos, “BEAST” agit comme un pivot. Il montre une facette plus réfléchie du groupe, tout en annonçant que le chaos annoncé ne sera pas seulement bruyant — il sera émotionnel.

9 o’clock Nasty ne deviennent pas plus sages. Ils deviennent plus lucides.

Et parfois, la lucidité est plus dangereuse que la colère.

Pour découvrir plus de nouveautés ROCK, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAROCK ci-dessous :

Written By
Extravafrench

Laisser un commentaire

En savoir plus sur EXTRAVAFRENCH

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture