« Have A Nice Day » est le dernier avertissement avant l’album : Ghost In The Willow arrive, toujours debout, plus fort que jamais, et avec des cornes en plus. »
Gil Rodriguez a perdu son père, sa mère, son frère. Il a subi une greffe de rein. Il a regardé des collaborateurs disparaître. Et pourtant — et c’est là que Ghost In The Willow cesse d’être simplement un groupe de rock de Phoenix pour devenir quelque chose de plus difficile à nommer — il a continué d’écrire des chansons. « Have A Nice Day » sort en précurseur de Still Here, deuxième album d’un groupe qui porte son titre comme un poing levé autant que comme un soupir de soulagement.
Le morceau est énergique, épique, taillé dans ce rock punk émotionnellement chargé qui flirte avec The Gaslight Anthem et Hot Water Music sans jamais se laisser réduire à une simple filiation. Ce qui frappe d’emblée, c’est la densité — guitars en couches, batterie qui cogne avec l’urgence de quelqu’un qui sait que le temps est compté, et quelque part dans la texture, les harmonies vocales de Sam Camacho qui transforment le chaos en quelque chose de presque cinématographique. Le violon, intégré progressivement dans l’ADN du groupe depuis l’arrivée de Camacho, donne à « Have A Nice Day » cette troisième dimension dont Rodriguez parle quand il dit que les chansons ont soudainement « éclos ».
Produit par Kyle McAulay de Spanish Love Songs, enregistré entre Phoenix et les légendaires NRG Studios de Los Angeles, le single porte cette double nature qui définit Still Here entier — moitié brut et immédiat, moitié vaste et texturé. Trop punk pour le rock, trop rock pour le punk : Ghost In The Willow habite cet entre-deux avec une conviction qui rend la catégorisation inutile.
« Have A Nice Day » ne souhaite rien poliment. C’est une déclaration d’existence — rugueuse, sincère, et absolument vivante.
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