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MYOON prend « Run With The Stars » et file sur le périphérique céleste

MYOON prend « Run With The Stars » et file sur le périphérique céleste
  • Publishedmai 6, 2026

« MYOON signe avec « Run With The Stars » une échappée électro-pop à cœur ouvert : six titres pour rouler de nuit, tomber amoureux d’une lumière, puis disparaître quelque part entre Paris, les synthés analogiques et le ciel. »

MYOON a cette élégance des duos fraternels qui n’ont pas besoin de surjouer la fusion : elle est déjà là, dans les silences, dans les instincts, dans cette façon de savoir où l’autre va poser la main avant même qu’il le fasse. Augustin et Charles Hurez fabriquent une pop électronique qui n’a pas honte de regarder vers le grand, le panoramique, le frisson immédiat, mais qui garde une texture humaine, presque artisanale, sous ses néons. « Run With The Stars » ressemble à un EP conçu pour les trajets sans destination, quand la ville devient floue derrière la vitre et que l’on confond enfin romance, fuite et renaissance.

« Boom Boom » ouvre le projet comme un battement qui aurait décidé de devenir paysage. Le titre a l’évidence d’un single, mais sans cette froideur des morceaux trop calibrés : le cœur tape, les synthés brillent, la mélodie accroche vite, et l’on sent déjà cette tension entre désir pop et profondeur cinématique. C’est le morceau de l’élan, celui qui donne au corps l’autorisation de repartir.

« Forward » prolonge cette impulsion dans une version plus instrumentale, plus ascensionnelle. Ici, MYOON laisse la production parler sans avoir besoin de récit frontal. Les textures montent, les rythmes avancent, l’horizon s’ouvre. On pense à une route au petit matin, quand tout paraît encore possible parce que personne n’a commencé à expliquer pourquoi ça ne le serait pas.

« Dreamer » est le centre nerveux le plus lumineux : court, visuel, pulsé, il porte bien son nom sans tomber dans la mollesse rêveuse. Le rêve, chez MYOON, garde du moteur. Il n’endort pas, il accélère. La voix de Charles y devient presque une ligne de phare, pendant qu’Augustin construit autour d’elle un décor de synthés chauds et de guitares aériennes.

Puis « Dark World » change la température. Le titre introduit une ombre nécessaire, comme si l’EP refusait la carte postale trop pure. L’électro-pop devient plus nocturne, plus inquiète, mais toujours traversée par une forme de beauté ouverte. MYOON sait que les chansons d’évasion ont besoin d’un monde sombre derrière elles pour mériter leur lumière.

« Run With The Stars », morceau-titre, condense l’ambition du projet : courir avec les étoiles, oui, mais sans perdre le sol. C’est une pop de mouvement, inspirée par M83, Phoenix, New Order ou Coldplay, mais réécrite dans une langue parisienne plus intime, plus douce, moins monumentale qu’elle n’en a l’air. Le refrain semble chercher une communauté invisible : ceux qui veulent encore croire au sublime sans devenir naïfs.

Enfin, « Walking Down The Street » ramène le cosmos à hauteur de trottoir. Après les étoiles, la rue. Après la fuite, la marche. Et c’est peut-être là que l’EP trouve sa plus belle image : l’épopée n’a pas besoin d’un vaisseau, parfois elle commence simplement avec des pas, des écouteurs, un cœur qui bat trop fort et une ville qui accepte de devenir décor de cinéma.

Produit avec Julien Galner, « Run With The Stars » marque une vraie clarification de l’identité MYOON : électro-pop organique, indie pop cinématique, synthés analogiques, émotion directe, envie de connexion. Un EP solaire mais pas lisse, nostalgique mais tourné vers l’avant, taillé pour les golden hours comme pour les nuits qui refusent de finir. MYOON n’invente pas seulement une bande-son pour s’évader ; il propose une manière de rester sensible à grande vitesse.

Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous :

Written By
Extravafrench

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