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Music Rock

CabinTwelve rallume l’été 2000 avec « Coming Clean »

CabinTwelve rallume l’été 2000 avec « Coming Clean »
  • Publishedoctobre 4, 2026

« Des vélos, des skateboards, des crushs mal gérés et cette impression que les journées pouvaient durer jusqu’à la nuit : “Coming Clean” replonge dans l’adolescence avec assez de nerf pour éviter la simple carte postale nostalgique. »

CabinTwelve ne cherche pas à moderniser le pop punk à tout prix. Il préfère se souvenir de ce qu’il faisait ressentir.

« Coming Clean » part de là : des étés du début et du milieu des années 2000, quand traîner dehors suffisait à remplir une journée, qu’on roulait sans but précis, qu’on espérait croiser quelqu’un, qu’on s’ennuyait parfois aussi — et que cet ennui-là avait encore quelque chose de précieux.

Le morceau récupère cette énergie sans la transformer en musée.

On retrouve bien les réflexes du genre : urgence mélodique, guitare vive, pulsation qui pousse vers l’avant, refrain pensé pour être repris plutôt que disséqué. Mais CabinTwelve semble surtout intéressé par la sensation derrière le son. Cette espèce de liberté un peu bancale, faite de maladresse, de premiers désirs, de petites humiliations et de beaucoup trop de temps passé dehors.

C’est là que « Coming Clean » fonctionne le mieux.

La nostalgie, ici, ne ressemble pas à un filtre sépia. Elle garde des genoux écorchés.

CabinTwelve puise autant dans la première vague pop punk que dans ses prolongements plus récents. Ce mélange lui permet d’éviter l’imitation stricte : le morceau peut rappeler une époque très précise sans donner l’impression d’avoir été exhumé d’un vieux disque dur.

L’alternative rock apporte d’ailleurs un peu plus d’épaisseur à l’ensemble.

Sous l’énergie happy et franchement dynamique, il reste cette petite tension typique des chansons sur l’adolescence : on se souvient surtout du plaisir, mais jamais complètement sans le vertige qui allait avec. À cet âge-là, tout paraissait énorme. Un message non répondu, un rendez-vous raté, une soirée réussie, trois kilomètres à vélo pour rejoindre quelqu’un.

« Coming Clean » conserve ce sens des proportions.

Et c’est probablement ce qui le rend attachant.

Le morceau ne raconte pas “les années 2000” comme une époque mythologique. Il se concentre sur des gestes minuscules : rouler, traîner, chercher, attendre. Des souvenirs assez simples pour devenir immédiatement collectifs.

Le pop punk a toujours été très bon pour ça.

Prendre une émotion adolescente à peine formulée et lui donner des guitares assez fortes pour qu’elle semble, pendant trois minutes, être la chose la plus importante au monde.

CabinTwelve n’a visiblement rien oublié de ce mécanisme.

Pour découvrir plus de nouveautés ROCK, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAROCK ci-dessous :

Written By
Extravafrench

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