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Music Rock

RedLight fait sauter le vernis sur « Ten Circles »

RedLight fait sauter le vernis sur « Ten Circles »
  • Publishednovembre 2, 2026

« Depuis Marseille, RedLight remet les guitares au centre avec “Ten Circles”, un single indie rock brut qui préfère l’impact du jeu à la perfection de studio. Entre héritage 90s, énergie live et philosophie DIY, le groupe français signe un retour frontal après Homeworks. »

Il y a quelque chose de presque rafraîchissant à entendre un groupe qui ne cherche pas à masquer les coutures. RedLight vient de Marseille, en France, et « Ten Circles » assume précisément ce refus du lissage. Les guitares dominent, la rythmique avance sans détour et l’ensemble garde cette matière légèrement rugueuse qui donne l’impression d’entendre des musiciens jouer plutôt qu’un morceau entièrement poli en post-production.

Le groupe revendique des influences qui situent assez vite le terrain : Pearl Jam, Pixies, dEUS, The Cure, The Black Keys ou encore LCD Soundsystem. Ce grand écart dit beaucoup de RedLight. Il y a l’attachement au rock alternatif, aux guitares qui gardent du grain, aux structures qui savent être efficaces sans devenir trop propres, mais aussi un goût pour les textures et les dynamiques capables de sortir du simple revival.

« Ten Circles » arrive après le LP Homeworks et fonctionne comme une réaffirmation. Le groupe ne change pas de cap, il resserre son intention : une formation électrique complète, un son direct et une envie très claire de laisser les guitares porter le morceau. Pas de détour conceptuel inutile, pas de surproduction qui viendrait lisser l’énergie. RedLight préfère miser sur les nuances de jeu et les petits accidents qui donnent du relief à l’ensemble.

Cette approche prend encore plus de sens quand on regarde la manière dont le titre a été enregistré. « Ten Circles » a été produit dans le home studio MySmall Studio au Rove, près de Marseille, avec Dape, guitariste du groupe, aux commandes de l’enregistrement et du mixage. Le DIY n’est donc pas ici un simple argument esthétique ; c’est une méthode complète, un choix de production et presque une ligne de conduite. Le groupe garde la main sur son son du début à la fin.

Ce contrôle total permet aussi d’éviter un piège fréquent dans le rock actuel : vouloir sonner “vintage” au point de devenir figé. RedLight ne cherche pas à rejouer exactement les années 90. Le groupe reprend plutôt ce qui faisait leur force — la tension, les contrastes, les guitares qui respirent encore — pour les replacer dans une écriture plus contemporaine.

La production laisse volontairement les aspérités en place, et c’est là que « Ten Circles » gagne en personnalité. Les attaques de guitare, les changements de dynamique, les respirations entre les différentes couches ne sont pas corrigés jusqu’à devenir invisibles. Tout cela donne au morceau une présence plus physique, presque live, qui colle parfaitement à l’identité du groupe.

Le single repose aussi sur une forme de simplicité assumée. RedLight résume presque son approche en une phrase : “only rock n roll”. Ce n’est pas une revendication rétrograde, plutôt un rappel que le rock peut encore fonctionner sans avoir besoin de justifier son existence par un concept énorme. Une bonne dynamique de groupe, des guitares fortes, une production qui ne trahit pas le jeu et suffisamment de personnalité pour que le morceau ne ressemble pas à une copie : parfois, ça suffit.

Depuis Marseille, RedLight continue donc de défendre un indie rock français qui préfère les amplis aux filtres et les nerfs au vernis. « Ten Circles » ne cherche pas à révolutionner le genre. Il rappelle simplement pourquoi, quand c’est bien joué, le rock n’a pas besoin de beaucoup d’excuses.

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Written By
Extravafrench

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