Woodman DaStar retrouve l’école du rap qui cogne juste avec « I Am Him »
- Publishedaoût 21, 2026
« Plus de quinze ans après son premier projet solo, Woodman DaStar n’a aucune raison de courir derrière les modes : “I Am Him” retrouve le boom bap, l’écriture frontale et cette assurance de MC forgée sur scène autant qu’en studio. »
À douze ans, Jason Antonio Gantt rappait déjà. Son premier modèle était juste à côté de lui : son grand frère Aaron Gantt, alias A-Dot. Depuis, le chemin a été suffisamment long pour que « I Am Him » ne ressemble pas au morceau d’un artiste qui cherche encore à obtenir la permission d’exister.
Originaire de New Haven, dans le Michigan, Woodman DaStar appartient à une génération pour laquelle le rap se juge d’abord au micro. Cette culture s’entend dans son esthétique : boom bap, hip-hop old-school, écriture consciente, une importance accordée au débit et à la personnalité du MC plutôt qu’à la course au gimmick. L’ensemble regarde vers les fondamentaux sans donner l’impression de rejouer artificiellement une époque disparue.
Son parcours explique cette solidité. Un premier album solo, « Woodman Da Greatest », paraît dès 2008. Puis viennent les scènes, notamment en première partie de Young Buck, Lil Flip, Bizzy Bone, Paul Wall, B-Real, Redman & Method Man, GoodMoney ou Trick Trick. Une liste qui dessine en creux son ADN musical : plusieurs écoles du rap américain, mais une même exigence de présence.
« I Am Him » trouve naturellement sa place dans cette continuité.
Le morceau mise sur une forme de rap qui ne cherche pas à se cacher derrière une production gigantesque. Le boom bap remet la mesure, le phrasé et l’impact des mots au centre du jeu. Woodman DaStar peut alors travailler ce qu’un parcours aussi long développe nécessairement : le placement, la respiration, la manière de faire peser une phrase sans avoir besoin de hausser constamment le ton.
Cette approche paraît presque à contre-courant d’une partie du hip-hop contemporain, où la texture vocale peut parfois prendre le pas sur l’écriture. Ici, la voix reste celle d’un rappeur au sens classique du terme. La performance repose sur le caractère, sur l’articulation du flow et sur cette impression qu’un couplet doit pouvoir tenir debout même débarrassé d’une grande partie de son habillage.
Aujourd’hui signé chez G100 Music Group comme artiste, producteur et auteur, Woodman DaStar occupe d’ailleurs plusieurs places dans la fabrication de sa musique. Ce n’est plus simplement quelqu’un qui vient poser lorsque l’instrumental est terminé : son expérience lui permet d’envisager le morceau depuis l’écriture jusqu’à sa construction globale.
« I Am Him » n’a donc pas besoin de déguiser son classicisme.
Woodman DaStar connaît cette grammaire depuis suffisamment longtemps pour ne pas la traiter comme une esthétique vintage. Il rappe depuis l’intérieur de cette tradition, avec le calme de quelqu’un qui a déjà partagé assez de scènes pour savoir qu’au moment où le beat démarre, les références comptent beaucoup moins que ce qu’on est capable d’en faire.
Pour découvrir plus de nouveautés RAP, HIP-HOP, TRAP et DRILL n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVARAP ci-dessous :
Partager :
- Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
- Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
- Partager sur Tumblr(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Tumblr
- Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
- Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail
