x
Music Now

Richard Green retrouve l’« Age of Dreams » avant que l’âge adulte ne referme la porte

Richard Green retrouve l’« Age of Dreams » avant que l’âge adulte ne referme la porte
  • Publishedseptembre 16, 2026

« “Age of Dreams” appartient à cette zone fragile où l’enfance n’est pas encore devenue souvenir : Richard Green y rassemble piano, cordes et écriture contemporaine pour saisir un âge où l’imagination n’a pas encore appris à se limiter. »

Richard Green ne présente pas « Age of Dreams » comme un morceau isolé.

La composition appartient à « First Light », l’un des trois EP qui constituent sa trilogie consacrée aux grandes étapes d’une vie humaine. Le principe est simple : l’enfance, l’âge adulte, puis ce que l’on finit par laisser derrière soi. « First Light » représente le commencement de cette histoire, même s’il a été publié en dernier dans la chronologie du projet.

« Age of Dreams » se place donc du côté de l’enfance.

Pas l’enfance racontée comme une suite de souvenirs précis, mais comme un état mental. Green s’intéresse à cette capacité presque démesurée qu’ont les enfants à imaginer, projeter, inventer sans encore filtrer chaque possibilité par la peur, la logique ou le réalisme. C’est cette liberté qu’il associe à son « âge des rêves ».

Et derrière cette idée, il y a une forme de regret.

Le compositeur explique que beaucoup de personnes perdent cette faculté en devenant adultes. Il ne tranche pas vraiment sur le fait que ce soit nécessaire ou non ; il constate simplement que quelque chose disparaît souvent en route. « Age of Dreams » semble justement essayer de retenir cette chose-là quelques minutes de plus.

La musique repose sur une formation réduite mais très expressive.

Richard Green compose l’ensemble, Irene Veneziano tient le piano et le quatuor Archimia prend en charge les cordes. Le projet naît notamment du désir du compositeur de travailler avec ces instruments qu’il affectionne depuis longtemps, tout en évitant de produire une pièce enfermée dans un langage purement classique.

Sa méthode consiste plutôt à laisser plusieurs sensibilités se rencontrer.

Green parle de musique classique, bien sûr, mais aussi de pop, d’indie et même de blues. Le piano et les cordes ne servent donc pas à recréer une tradition figée ; ils deviennent les outils principaux d’une écriture beaucoup plus poreuse.

C’est probablement là que « Age of Dreams » trouve son équilibre.

La formation peut sembler académique sur le papier, mais le morceau appartient à un compositeur habitué à passer d’un registre à l’autre. Green travaille aussi bien sur des paysages électroniques que sur des formats beat-driven ou des compositions plus orchestrales. « Age of Dreams » concentre cette curiosité dans un cadre plus resserré.

L’histoire du morceau est également partagée entre Londres et l’Italie.

Green compose la musique pendant sa période londonienne, avant de la faire enregistrer au Studio Elfo, près de Piacenza. Il insiste d’ailleurs beaucoup sur l’importance des interprètes dans l’aboutissement du projet : sans Irene Veneziano et Archimia, explique-t-il en substance, les compositions seraient restées des idées.

Cette reconnaissance est cohérente avec le sujet.

« Age of Dreams » parle de ce qui existe avant que la réalité ne vienne imposer ses limites ; l’enregistrement, lui, correspond au moment inverse, celui où une idée quitte enfin l’imaginaire pour devenir matière sonore.

Au milieu de la trilogie de Richard Green, le morceau n’a donc pas besoin d’être spectaculaire.

Il lui suffit de conserver quelque chose de rare : cette impression que, pendant quelques minutes, tout pourrait encore arriver.

Pour découvrir plus de nouveautés du moment, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVANOW ci-dessous :

 

Written By
Extravafrench

Laisser un commentaire

En savoir plus sur EXTRAVAFRENCH

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture