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Quand l’amour s’effrite sous une avalanche psychédélique avec My Satellite sur Person

Quand l’amour s’effrite sous une avalanche psychédélique avec My Satellite sur Person
  • Publishedfévrier 7, 2025

Il y a des albums qui s’écoutent distraitement et d’autres qui s’immiscent en vous, s’ancrent, vous happent et vous recrachent un peu différent. Person, le second album de My Satellite, appartient à cette dernière catégorie. C’est une fresque sonore en clair-obscur, une montée d’adrénaline en technicolor où la romance se dilate, se déforme et finit par imploser sous le poids de ses propres illusions.

Né d’une quête obsessionnelle, ce disque est le fruit de huit années de construction minutieuse, où chaque note, chaque ligne de basse et chaque souffle instrumental a été sculpté avec une précision quasi maniaque. Le groupe californien, emmené par Bryan Stage, voulait concevoir l’album psychédélique qu’ils auraient aimé écouter – un disque qui ose l’excès, qui ne se plie à aucune contrainte, qui déborde. Et ils l’ont fait.

Dès les premières mesures, Person vous propulse dans une spirale sonore où tout vacille entre éclats lumineux et turbulences sonores. À la croisée de Tame Impala, Glass Animals et Unknown Mortal Orchestra, My Satellite jongle entre le groove implacable d’un funk synthétique, l’onirisme débridé du rock progressif, et des moments de flottement quasi extatiques où le silence semble aussi pesant que le bruit.

Mais au-delà de l’emballage sonore, Person raconte une histoire. Une de celles que l’on connaît trop bien : un amour qui s’envole, plane haut, puis vacille sous son propre poids, jusqu’à s’effondrer. Chaque morceau est un instant figé dans cette tragédie sentimentale en accéléré. Des premières montées d’adrénaline aux doutes insidieux, des nuits fiévreuses aux lendemains vides de sens, My Satellite déroule un arc narratif où la passion brûle tout sur son passage avant de laisser place au vide.

Le groupe ne se contente pas d’effleurer les émotions ; il les exacerbe, les distord, les pousse jusqu’à l’explosion. Les basses grondent, les guitares ondulent, les synthés vrillent l’espace, comme si chaque instrument racontait, à sa manière, les fractures invisibles d’une relation vouée à l’implosion. C’est un album cathartique, qui convoque autant le lâcher-prise que la mélancolie brute.

Depuis sa formation en 2009, My Satellite s’est forgé une identité à contre-courant, refusant de s’enfermer dans un genre unique. Avec Person, ils livrent un projet qui ne fait aucune concession, un album qui ne cherche pas à séduire mais à immerger, à bousculer, à transformer. Un trip sensoriel où l’amour, dans toute sa splendeur et sa désillusion, devient une expérience physique, viscérale, indélébile.

Un disque à écouter les yeux fermés, en acceptant de se perdre un peu pour mieux se retrouver.

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Written By
Extravafrench

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