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Music Rock

The Elusives font danser « The Strangler » là où le malaise devrait normalement gagner

The Elusives font danser « The Strangler » là où le malaise devrait normalement gagner
  • Publishedseptembre 16, 2026

« “The Strangler” avance avec une contradiction assez délicieuse : The Elusives prennent l’imaginaire du tueur en série, le recouvrent de basse, de funk et de synthés, puis le transforment en morceau de soirée suffisamment séduisant pour faire oublier qu’on ferait mieux de surveiller avec qui l’on danse. »

La ligne de basse est le piège.

The Elusives construit « The Strangler » autour d’un groove souple, nocturne, nourri par les dancefloors des années 70 et 80, mais le morceau ne raconte rien de léger. Le groupe parle lui-même de « haunting romantic funk » et imagine des basses capables de suivre le rythme cardiaque au milieu de la nuit.

Le personnage central est fictif.

Mais son origine, elle, vient d’un phénomène bien réel qui fascine depuis longtemps le groupe : ces meurtriers, stalkers ou tueurs en série devenus objets de fascination au point de recevoir des centaines, parfois des milliers de lettres d’admiration ou d’amour de la part de personnes qui auraient très bien pu devenir leurs victimes.

« The Strangler » part de cette aberration.

Plutôt que d’adopter une narration criminelle classique, The Elusives préfère faire entrer une forme de romance tordue dans le récit. Le morceau s’intéresse moins au meurtre qu’à l’attraction inexplicable qui peut se construire autour d’une figure dangereuse. La sensualité du groove devient alors presque ironique : plus la musique invite à se rapprocher, plus le sujet suggère qu’il faudrait faire l’inverse.

Cette tension fonctionne particulièrement bien avec l’identité du trio.

Paul Gilligan, Joe Brady et Laura Hand travaillent sur un terrain où synth pop, funk, indie rock et textures plus cinématographiques peuvent cohabiter sans chercher à choisir un camp. La voix atmosphérique de Laura Hand apporte à cet univers une douceur qui ne gomme jamais totalement l’inquiétude.

Ici, la sophistication compte plus que l’agression.

« The Strangler » n’a pas besoin de durcir le ton pour être sombre. Il préfère une ambiance presque lounge, une basse bien en avant et cette impression que tout se déroule dans une salle où les lumières sont trop belles pour qu’on remarque immédiatement le danger.

Le morceau devient ainsi très logique pour Halloween, mais pas uniquement.

The Elusives le présente comme un possible « floor filler » de saison, et c’est effectivement l’un de ses atouts : il garde suffisamment de groove pour fonctionner hors contexte, sans dépendre entièrement des codes de l’horreur.

Cette approche évite aussi le costume gothique trop évident.

Pas besoin de hurlements, de lourdeur ou de mise en scène excessive. Le groupe choisit la séduction. Le malaise vient après.

Et cette seconde de retard change tout.

« The Strangler » ne vous demande pas de fuir la piste.

Il vous laisse d’abord danser, puis vous rappelle discrètement que la personne en face n’est peut-être pas celle que vous croyez.

Pour découvrir plus de nouveautés ROCK, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAROCK ci-dessous :

 

Written By
Extravafrench

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